Tsili avant-première du film avec Amos Gitaï

J’ai assisté en août à la projection de ‘Tsili‘ à Paris en présence du réalisateur Amos Gitaï‘Tsili’, adapté du roman d’Aharon Appelfeld est publié aux éditions Points. Si je suis sortie un peu perplexe de cette projection, j’avoue pourtant une curiosité pas encore assouvie quant au roman qui vient de rejoindre ma PAL.

Amos Gitaï est venu présenter son film, nous expliquant qu’il avait eu envie de raconter un destin sans arrière-pensée politique, et surtout de parler de la seconde guerre mondiale sans aborder la Shoa ou les combats.

Aaroon Appfeld, l’auteur du roman a vu une jeune femme,  sa mère, être assassinée devant ses yeux. Il choisit donc une jeune femme pour jouer son rôle. Sa langue maternelle est l’allemand, mais cette langue est à jamais associée à l’assassin de sa mère, il ne veut donc plus l’utiliser. C’est pourquoi tous ses textes sont écrits en hébreu

Pour préparer son film, Amos Gitaï a rencontré Aaroon Appfeld car il souhaitait adapter le livre à sa façon. Essentiellement d’ailleurs pour créer un dialogue à partir du texte (même si au final le film est pratiquement muet). L’auteur a alors prouvé sa confiance dans le cinéaste quand, dans le contrat de cession de ses droits d’auteur, il a rayé la clause qui lui permettait le contrôle du scénario. Le film ne sera tourné ni en allemand ni en hébreu mais en yiddish. Il conserve ainsi la musique de la langue de l’écriture. C’est donc un film peu verbal qui se veut fidèle à la façon dont est écrit le destin de Tsili.

Tout au long du film, la nature omniprésente protège et nourrit Tsili, lovée dans son nid de branches. Mais c’est surtout au spectateur d’interpréter ce qu’il voit à l’écran. Même si le cinéaste le guide par des effets de caméra ou de dédoublement de personnage. La caméra est fixe et en plan unique, avec pour seuls bruits de fond les chiens, les canons, les combats et les cris en allemand,  tant que dure la guerre, puis c’est une caméra qui bouge, avec de la musique, des personnages qui évoluent, lorsqu’est arrivée à la fin de la guerre.

C’est un film étrange et empreint d’une certaine poésie malgré l’épisode tragique auquel il se réfère et les moments parfois difficiles dont le spectateur est le témoin. J’avoue, je suis curieuse de découvrir ce livre.
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La bande annonce : http://bit.ly/1NlmOBw

L’histoire :
En 1942, Tsili Kraus a douze ans. Elle est la petite dernière d’une famille nombreuse et vit dans un village d’Europe centrale. Quand la haine anti-juive éclate, tous s’enfuient, laissant Tsili pour garder la maison. Mais personne ne reviendra. Elle va se battre pour survivre jusqu’à ce qu’elle rencontre Marek, évadé d’un camp, et qui se cache lui aussi…

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