« Fragonard, amoureux », au Musée du Luxembourg à Paris

On dit qu’il faut « lâcher prise et se laisser transporter au gré des évolutions picturales de Fragonard ». Voilà qui est fait, je suis allée voir l’exposition du musée de Luxembourg.

Jean Honoré Fragonard, "Le Verrou", vers 1777-1778Que l‘on évoque les œuvres de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) lors de son parcours en Italie, ou les peintures plus classiques de la fin de sa carrière, le sentiment amoureux est toujours particulièrement prégnant sous le pinceau de l’artiste, même s’il évolue à travers le XVIII e siècle.

L’œuvre de Fragonard est indéniablement portée par l’inspiration amoureuse.
Qu’elle soit galante, libertine, polissonne ou au contraire synonyme d’une nouvelle éthique amoureuse, son œuvre met perpétuellement en scène la rencontre des corps et la fusion des âmes.

Que ce soit par les peintures exposées, les dessins et les ouvrages illustrés, au contenu érotique plutôt explicite, l’exposition du Musée du Luxembourg met en lumière l’œuvre de Fragonard à travers ce prisme amoureux.

Parfois un peu trop « poudré » à mon goût, on ne peut malgré tout qu’admirer le talent d’un artiste reconnu par tous.
Par contre j’aime énormément certains détails de ces tableaux, superbes de délicatesse. En voici quelques uns :

10302056_10201185172468253_3672633274516044344_nEnfin, quelques œuvres font parler, comme « le verrou » où l’on comprend que la limite du libertinage est sans doute proche de l’abus ou du viol.. autres temps, mais pas autres mœurs, où les femmes ne sont pas toujours consentantes, où le « non » à une signification différente suivant s’il est prononcé ou entendu ? …

Mais dans tous les cas, c’est une très jolie exposition, dans ce lieu que j’aime beaucoup, tout à côté des beaux jardins du Luxembourg et du Sénat. A voir jusqu’au 24 janvier 2016.


12391052_10201185173148270_1726657440246094607_nSouvent en écho avec les transformations et préoccupations de son époque. L’exposition explore les diverses variations autour du thème du sentiment ou de l’impulsion amoureux, inlassablement repris et enrichi dans l’œuvre de Fragonard : depuis les premières « bergeries » liées à la grande tradition de galanterie héritée du XVIIe siècle jusqu’aux allégories amoureuses néoclassiques imprégnées d’un véritable mystère sacré de la fin de sa carrière.

Commissaire : Guillaume Faroult, conservateur en chef, en charge des peintures françaises du XVIIIe siècle et des peintures britanniques et américaines du musée du Louvre.
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais en partenariat avec le Musée du Louvre.

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