La journée de la vierge. Julie Marx

« La journée de la vierge », de Julie Marx est à la fois un premier roman bavard et un étonnant plaidoyer sur la solitude.

Domi_C_Lire_la_journee_de_la_viergeDans Paris, en plein mois d’août et malgré le monde autour de soi, on peut se sentir seul, ou simplement aspirer à passer cette journée seule. C’est donc en ce 15 aout que, toute à ses pensées, ses délires, mais seule chez elle, elle repense… à  Lady solitude qui empli sa vie mais qu’elle voudrait tant fuir…

A Samy, avec qui elle écrit ses stand-up où elle parle de sa vie de célibataire. A sa relation tellement ambiguë avec son docteur. A sa voisine qu’elle essaie d’aider, surtout depuis la tentative de suicide, quand Lætitia s’est jetée du 6 étage mais qu’elle s’est fort heureusement loupée. Alors aujourd’hui ses jambes sont un peu en miettes mais la vie doit reprendre. A Grégoire, avec qui elle essaie d’écrire un livre, mais cette relation-là est bien bancale il faut l’avouer. Sur un coup de tête, ou une intuition, elle va promener sa solitude à Notre Dame, peuplée de fidèles et de touristes en cette chaude mais néanmoins particulière journée d’été. Elle y rencontre Margaret, avec qui elle travaille. Margaret et ses exigences de femme seule. Et le salon de massage, où elle va enfin s’abandonner, où la masseuse par touches subtiles sur sa peau et son corps va lui redonner goût à certains plaisirs. A Cyril enfin, l’ami de Grégoire, qui tente d’oublier sa toute récente solitude, puisque sa femme l’a quitté, il faut bien qu’il s’adapte à ce célibat qui devrait être interdit tant il perturbe, il attriste, il déprime…

Un roman bavard donc, dans lequel le lecteur a peu d’espace pour souffler. Un peu comme s’il était envahi par les pensées qui tournoient dans la tête de ces êtres en recherche. A la recherche de quoi d’ailleurs, d’un bonheur qui semble s’être définitivement enfui, ou qui est tellement hypothétique qu’il en devient inatteignable ? Étonnant ce premier roman !

💙💙💙


Catalogue éditeur : éditions de l’Olivier

Un 15 août dans la grande ville.
Une femme à bout de souffle s’est donné 24 heures pour faire le point. Elle est auteure de stand-up, traverse une passe difficile, mais n’a pas dit son dernier mot. D’ailleurs, la voici qui nous parle… Boires et déboires, aventures et mésaventures s’enchaînent en une cavalcade burlesque et mélancolique qui ne s’achèvera qu’au bout de la nuit.
Ce roman dans lequel la solitude ne se laisse jamais oublier est aussi un manuel de survie destiné à tous ceux pour qui l’humour tient lieu de boussole. Julie Marx y fait flèche de tout bois et met à nu son époque avec une incroyable virtuosité.

140 × 205 mm / 192 pages / EAN : 9782823611755 / 17,00 € / Date de parution : 01/02/2018

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