Tout le pouvoir aux Soviets. Patrick Besson

De la grande époque du parti communiste à la Russie de Poutine, « Tout le pouvoir aux soviets » de Patrick Besson nous entraine dans les méandres de l’âme russe à travers trois générations.

Domi_C_Lire_patrick_besson_tout_le_pouvoir_aux_soviets.jpgMarc Martouret est un jeune banquier à qui tout sourit. Il possède à la fois le capital financier qui rend la vie si facile et le capital séduction qui fait tomber les femmes dans ses bras. En voyage en Russie,  il rencontre une jeune femme, prétexte à se poser des questions sur sa propre famille, lui qui est issu d’une mère arrivée tout droit d’URSS et d’un père qui est sans doute l’un des derniers communistes encore existants sur le sol français !

C’est donc à Moscou que Marc rencontre Tania, cette jeune femme qui porte le même prénom que sa mère. Il tombe immédiatement sous le charme et s’imagine déjà amoureux. Il comprend vite que Tania connait des amis de son propre père.

Car c’est à Moscou que René, le père de Marc rencontre Tania, traductrice et sans doute KaGébiste, lors de la visite de la délégation communiste française qui célèbre les 50 de la révolution d’Octobre. René épouse Tania, puis ils partent vivre à Paris, lui le communiste convaincu, elle l’anti communiste proclamée. C’est également à Moscou que René rencontre Dodikov, qui sera son guide et son facilitateur. Lors de sa visite à Peredelkino, René croise la route de la petite fille de Dodikov, Natalia.

Dans Tout le pouvoir aux soviets, on croise également Lénine en exil à Paris, puis Lénine à Moscou, en 1917, la révolution russe et les bolchéviques. Puis Poutine à Moscou, dans une Russie de 2015 où l’argent peut presque tout. Prétexte pour l’auteur à présenter la situation sur un plan plus historique et politique.

Quand le passé et le présent se rejoignent, quand malgré les années et les pays qui les séparent, les personnages se rencontrent pour une histoire commune à leurs familles et leurs pays.  Marc et Tania au présent, et Natalia, la mère de Tania sont comme un pont entre le présent et le passé.

Et le lecteur découvre une famille à travers le temps, mais aussi des manipulations et des trahisons, des amours et des convictions. Ce que j’ai aimé dans ce roman ? Une écriture incisive, une narration érudite et un contenu politique et historique particulièrement bien construit.

💙💙💙


Catalogue éditeur : Stock

Marc Martouret, jeune banquier né d’une mère russe antisoviétique et d’un père communiste français, porte en lui ces deux personnes énigmatiques dont on découvrira les secrets tout au long du roman qui nous emmène du Paris de Lénine en 1908 au Moscou de Poutine en 2015, ainsi que dans l’URSS de Brejnev pour le cinquantième anniversaire d’octobre 17. L’épopée révolutionnaire, ses héros et ses martyrs, ses exploits et ses crimes, ses nombreuses ambiguïtés, sont ressuscités au fil des pages. Trois histoires d’amour se croiseront et seule la plus improbable d’entre elles réussira. Tout le pouvoir aux soviets est aussi une réflexion, chère à l’auteur, sur les rapports entre le pouvoir politique quel qu’il soit et la littérature. Le titre est de Lénine et on doit la construction aux célèbres poupées russes.

Parution : 17/01/2018 / 256 pages / Format : 136 x 210 mm / EAN : 9782234084308 / Prix : 19.00 €

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