Le Grand Mort, T 7, Dernières migrations

Parce qu’on aime cette série, le plaisir de retrouver Le Grand Mort

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Dans le petit monde, les grand dignitaires ne savent plus comment faire, car Macare est dans le coma et comme ils ont enfin compris où elle voulait en venir, ils attendent avec impatience son réveil. Mais comment contacter Erwan, le transporteur, quand la communication est rompue entre Blanche et Sombre ? Comment Pauline et Gaëlle peuvent-elles réussir à revenir quand dans leur monde tout s’écroule, famine, catastrophes naturelles, pillages, rébellion et violence s’enchainent et leur chemin est difficile vers la paisible maison où tout ne se passe pas comme elles imaginent.

Toujours aussi beau graphiquement parlant, plus sombre aussi, par les couleurs et les intentions, les personnages, l’alternance entre les deux mondes, le dérèglement de la planète qui interrogent le lecteur, c’est toujours un régal à découvrir. Mais à mon goût un peu trop de lenteur, on a l’impression qu’il ne se passe pas assez de choses, et du coup on a juste envie de découvrir le tome suivant pour enfin connaitre l’issue. Et si le plaisir finalement c’était d’attendre le dernier pour les lire tous en même temps, la frustration serait sans doute moins grande ?

Retrouvez les épisodes précédents :

Catalogue éditeur : Glénat

Le sort des deux mondes est entre leurs mains

Les dignitaires sont atterrés. Macare, la prêtresse hermaphrodite sortira-t-elle de son coma ? Le petit monde est au bord du chaos le plus total, car elle-seule aurait la possibilité de le sauver : elle détient la connaissance, mais risque de mourir avec… La seule solution pour remédier à cela est de faire revenir Erwan, le transporteur, afin qu’il la partage équitablement entre les clans. Mais Macare vivra-t-elle assez longtemps ? Et comment prévenir Erwan qu’il y a urgence … lire la suite…

Scénariste Régis Loisel & Jean-Blaise Djian / Dessinateur Vincent Mallié / Coloriste François Lapierre

Format : 240 x 320 mm / 64 pages /  ISBN : 9782749308371 / Prix : 14.50€

Mademoiselle, à la folie. Pascale Lécosse

« J’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien»… Après une vie bien remplie, la lente descente dans l’oubli par la maladie d’Alzheimer dans « Mademoiselle, à la folie » le premier roman de Pascale Lécosse.

Domi_C_Lire_mademoiselle_a_la_folie.jpgMademoiselle, c’est Catherine Delcour, 48 ans, comédienne fantasque et talentueuse. Elle va être décorée sous peu de la légion d’honneur par le président de la République, une reconnaissance de son succès et de sa carrière déjà bien remplie.

Mais Catherine préfère que ce soit par le ministre de la culture Jean Rivière, son amant depuis si  longtemps qui lui remette sa décoration. Mais qui est cet homme près d’elle ? Catherine cherche Jean.
Mais Catherine ne sait plus, ou parfois se souvient par bribes, car où est passé son sautoir de perle qu’elle aime tant.
Mais peu à peu Catherine à la mémoire qui flanche.

Mina Flammand, sa fidèle secrétaire et assistante depuis tant d’années est là pour l’accompagner, pour l’aider, sans vouloir voir réellement que la maladie est là, insidieuse. Jusqu’au moment où le spécialiste confirme que la maladie est irréversible, et que ce qui fait le sel de la vie, les souvenirs, s’en va peu à peu de façon inéluctable.

Difficile chemin de ceux qui souffrent de cette maladie, Alzheimer ou d’autres formes de sénilité aux symptômes quasi identiques, et qui oublient peu à peu, mais qui ont également conscience de leur état. Car qui est-on et que reste-t-il d’une vie si l’on ne se souvient plus de rien ? Difficile chemin d’accompagnement également pour ceux qui marchent à côté des malades, les soutiennent dans leur souffrance et leur oubli.
En peu de pages, et avec un parti pris plutôt gai qui pourtant ne choque pas, Pascale Lécosse fait passer émotions, douleurs, incertitudes et chagrins, et bouleverse son lecteur. Ceux qui ont connu des proches plonger dans cette maladie se reconnaitront sans doute, mais pour tous, l’émotion à la lecture de ce premier roman à l’écriture prometteuse est évidente.

💙💙💙


Catalogue éditeur : éditions de La Martinière

Catherine danse au sommet de sa vie. Fantasque et admirée, elle a embrassé les acteurs les plus séduisants, joué dans les plus grands films. Elle aime les autres éperdument et distraitement. Jean, son amant éternel, ministre dûment marié. Mina, son assistante, sa confidente, sa meilleure amie. Mina qui ne lui passe rien, Mina qui lui permet tout.
Pourtant, un jour, les coupes de champagne à onze heures du matin, les coups de tête irrésistibles : même Catherine n’y comprend plus rien. Tout va trop vite, tout s’embrouille. Mina fera tout pour protéger Catherine de la maladie qui ne dit pas son nom.
Car Mademoiselle veut jouer son rôle jusqu’au bout. Un peu, beaucoup, à la folie.

130 x 205 mm / 128 pages / 17 aout 2017 / 9782732484532 / 14 €

Quand Dieu apprenait le dessin. Patrick Rambaud

Dans son dernier roman « Quand Dieu apprenait le dessin » Patrick Rambaud nous conte l’histoire abracadabrantesque et passionnante de la quête des reliques de saint Marc par Venise, en 828.

DomiCLire_quand_dieu_apprenait_le_dessin.jpegLe tout début des années 800, en France et à Venise, est une période d’obscurantisme. Louis le Pieux est empereur des Francs. Il n’est autre que le fils du grand Charlemagne, on comprend qu’il lui est difficile de s’imposer en passant après un père aussi emblématique. L’empire connaît une très grande instabilité politique et religieuse.

Au même moment, à Venise, la ville souhaite assurer son indépendance face à la suprématie d’autres villes prospères et établies. A cette époque, tous les moyens sont bons pour affirmer sa place,  pourquoi pas par exemple l’idée totalement saugrenue d’aller chercher la sainte relique de saint Marc, alors conservée jalousement à Alexandrie, pour en faire le protecteur de la cité des doges ?

Manipulation politiques et religieuses ne font pas peur aux régnants. Et quand la cité des Doges décide qu’elle doit s’affranchir de la tutelle des autres villes, en particulier de celle très menaçante de Rome, tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Y compris de laisser carte blanche à ses plus emblématiques commerçants. Car les commerçants ont l’habitude d’aller d’un pays à l’autre pour y échanger esclaves et soieries contre métaux et objets manufacturés, ils seront les meilleurs messagers et les seuls à même de négocier et de transporter les restes du saint.  Mais l’aventure s’avère  aussi intrépide que rocambolesque.

C’est en tout cas l’objet de ce très étonnant roman. Patrick Rambaud nous conte l’histoire abracadabrantesque mais passionnante de ce voyage, de cette quête et des différents personnages qui vont réaliser ce voyage. Il nous parle surtout de cette époque fort complexe pendant laquelle le christianisme s’étend de part et d’autre de la méditerranée. A l’arrivé de la relique, le Doge de Venise dédie une église à saint Marc l’évangéliste puis les reliques rapportées par les marchands seront conservées dans la basilique éponyme, toute de marbre, mosaïques, pierres précieuses, comme pour mieux assoir la magnificence de la ville.

Quand Dieu apprenait le dessin est un roman qui se lit d’une traite, tant l’écriture, le rythme, l’intrigue sont fascinants et prenants. Un roman qui fait passer un excellent moment, et qui plus est, une lecture dont on a l’impression de sortir un peu plus savant.

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Catalogue éditeur : Grasset

Au début du IXe  siècle, «  nous étions à l’âge des ténèbres. Le palais des doges n’avait pas encore remplacé la lourde forteresse où s’enfermaient les ducs. Les Vénitiens étaient ce peuple de marchands réfugiés dans les lagunes, pour se protéger des barbares. Ils ne voulaient pas affronter des ennemis mais cherchaient des clients  : aux uns, ils vendaient des esclaves, aux autres du poivre ou de la soie. Leur force, c’étaient les bateaux – dans une Europe encore aux mains des évêques et des Papes.  »
Venise la récalcitrante excite les convoitises et s’exaspère du pouvoir de Rome. Le 31 janvier 828, le doge de Rialto envoie deux tribuns en mission à Alexandrie pour ramener par tous les moyens la dépouille momifiée de saint Marc… Lire la suite

Parution : 10/01/2018 / Pages : 288 / Format : 130 x 205 mm / Prix : 19.00 € / EAN : 9782246814863