Frida Kahlo le petit cerf blessé, Gérard de Cortanze

Frida Kahlo femme et artiste, ou la beauté, la créativité et la force incarnées

Gérard de Cortanze a beaucoup écrit sur Frida Kahlo. Ce récit au titre inspiré par un tableau de Frida, retrace en 7 chapitres les événements, les rencontres, la souffrance et les blessures tant physiques que sentimentales qui ont émaillé sa vie. Apparaissent tour à tour Diego Rivera, Gisèle Freund, Léon Trotski, la sœur ou la famille, mais avant tout la fureur de vivre et de créer de cette artiste inimitable et inoubliable.

Frida Kahlo est née en 1907 dans la « Casa azul” dans une famille aisée à Coyoacán, Mexico, d’une mère mexicaine et d’un père allemand. Une poliomyélite à cinq ans, puis un grave accident dans un bus alors qu’elle était étudiante vont transformer sa vie à tout jamais. L’étudiante joyeuse et promise à un bel avenir d’à peine dix-sept ans devient une femme forte qui souffre intensément dans sa chair. De multiples interventions chirurgicales, différents corsets rigides, une amputation, de nombreuses fausses-couches et de longs séjours à l’hôpital ou allongée dans son lit vont émailler sa vie, rien ne lui sera épargné.

Mais Frida est forte, courageuse, déterminée à vivre, créer, aimer. Elle rencontre Diego Rivera,  puis épouse l’artiste de 21 ans son aîné en août 1929. S’en suit une relation intense, prolixe, et tumultueuse. L’un et l’autre se trompent mutuellement, en souffrent, se séparent puis se remarient.

Elle rencontre Trotski lors de son arrivé au Mexique en 1937. Banni d’URSS par Staline, le réfugié court le monde pour sauver sa peau. Ils vivent une relation amour-amitié passionnée et mouvementée, comme tout dans la vie de Frida. Léon Trotski sera finalement assassiné au Mexique en 1940.

Toute sa vie, Frida Kahlo porte comme un emblème les signes de sa culture et de l’identité mexicaine, sur ses toiles comme sur elle avec ses coiffures et ses tenues de paysanne. Mais ce qui ressort le plus de ses œuvres est sans doute la tristesse, la douleur, la souffrance.

« La tristesse est reflétée dans chaque recoin de mes tableaux« 

Frida Kahlo meurt en 1954 à quarante-sept ans, on se posera toujours la question d’un suicide, surtout après la lecture de son journal « J’espère que la sortie sera joyeuse… et j’espère bien ne jamais revenir. Frida« .

J’ai aimé ce court récit qui fait revivre l’artiste et la femme à travers de ceux qui l’ont côtoyée, aimée, soutenue, trompée et trahie parfois aussi. Si de chapitre en chapitre, des faits et des événements se répètent, ce n’est vraiment pas gênant, au contraire et en particulier pour ceux qui ne connaissent pas du tout l’artiste, c’est une excellente approche de sa vie.

On ne manquera pas de lire également le formidable roman de Claire Berest, Rien n’est noir, Editions Stock, 2019

Gérard de Cortanze a publié :

Frida Kahlo, la beauté terrible, Albin Michel, 2011; Livre de Poche Hachette, 2013.
Frida Kahlo par Gisèle Freund, Albin Michel, 2013.
Les amants de Coyoacan, Albin Michel, 2015; Le Livre de Poche Hachette, 2017.
Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre, Albin Michel, 2020.
Frida Kahlo, le petit cerf blessé, Libretto/Phébus, 2020
Un amour de Frida Kahlo (théâtre), 2020.

Catalogue éditeur : Libretto

Reconstitution sensible, sous la forme de sept textes, de la vie de Frida Kahlo (1907-1954), figure mythique de l’art du siècle dernier. Sept chapitres, où l’on croise Diego Rivera bien sûr, mais aussi la photographe-portraitiste Gisèle Freund mais encore Léon Trotski dont elle a été la maîtresse lorsqu’il vécut son exil au Mexique.

Récit subjectif plein de sensibilité, la vie de Frida Kahlo est ici vue par Gérard de Cortanze à l’aune d’événements ou de rencontres qui ont marqués son existence et imprégnés sa création.

Date de parution : 20/08/2020 / Format : 12 x 18,2 cm, 160 p. / 8,10 € / ISBN 978-2-36914-573-8

5 réflexions sur “Frida Kahlo le petit cerf blessé, Gérard de Cortanze

  1. Jean-Paul DEGACHE septembre 3, 2020 / 20:02

    Encore un livre qui fait envie ! Gérard de Cortanze n’est pas très connu mais tous ses livres témoignent du passé ou de personnages oubliés. C’est bien de les faire connaître.

    J'aime

    • Domi septembre 3, 2020 / 21:20

      facile à lire, et il me semble que c’est intéressant aussi de connaître sa vie pour mieux comprendre ses œuvres, indispensable même.

      J'aime

    • Domi septembre 3, 2020 / 21:18

      Très différent, celui-ci est plus posé mais tout aussi admiratif du personnage. On y voit évoluer ceux qui l’ont entourée, alors que Rien n’est noir était beaucoup plus centré sur la relation avec Diego il me semble.
      il faut dire que j’ai tendance à lire ce que je trouve et à aller voir toutes les expos sur Frida, alors je n’ai pas hésité, et c’est très rapidement lu.

      J'aime

      • Matatoune septembre 4, 2020 / 06:02

        Tes remarques me font reconsidérer mon affirmation. Je le note et peut être après cette longue liste de livres qui m’attend ….😢

        J'aime

Répondre à Jean-Paul DEGACHE Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s