El Maestro, au Théâtre de La Reine Blanche

Avec Mouss Zouheyri sur un texte de Aziz Chouaki

Algérie, années 90, El Maestro fait répéter son orchestre. L’enjeu est de taille car ils jouent leur place en finale pour aller représenter l’Algérie à Genève.
Mais qu’il est difficile et fastidieux d’intéresser et de motiver les musiciens.
Comment impulser le rythme auquel il pense, comment le leur faire comprendre.

Il utilise toutes les images possibles pour éveiller leur intérêt. Les couleurs, les odeurs, les saveurs de la cuisine, les herbes aromatiques s’opposent ici au harissa, les personnages typiques de ces quartiers d’Alger dans lesquels ils évoluent. La mer, omniprésente, amie ou ennemie, familière et docile, qui prête au voyage et qui nourrit.

Un moment incroyable, un jeu d’acteur puissant. Quelle performance, tenir la scène seul avec un texte fort même s’il semble parfois abscons pour les non initiés. Il me semble que connaître l’histoire récente de l’Algérie, en particulier de ces années 80/90 est un plus, même si ce n’est pas indispensable pour apprécier la pièce. Seul face aux spectateurs El maestro réussi à nous faire voir et entendre tous ceux à qui il s’adresse, même ces hommes qui frappent à la porte. Mêlant le français l’arabe et le kabyle il impulse un élan à la fois vibrant, tendre et désespéré à ce texte souvent triste, parfois loufoque, toujours humain.

Au théâtre de la Reine Blanche à Paris jusqu’au 18 décembre 2022
Texte : Aziz Chouaki
Jeu : Mouss Zouheyri
Regard extérieur : Jacques Séchaud
Création musicale : Jean Luc Girard

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