Danger en rive, Nathalie Rheims

Harcèlement, traumatisme, perte de mémoire, disparition, dans un roman qui a tout du roman noir

La narratrice est une autrice qui a cessĂ© d’Ă©crire et dĂ©cidĂ© de disparaĂ®tre. Elle vit dĂ©sormais dans la maison qu’elle avait achetĂ©e des annĂ©es auparavant, dans un petit village normand en pays d’Auge. Elle se terre loin du monde auquel elle appartenait pourtant avec un certain bonheur. Son changement de vie fait suite Ă  une hospitalisation qui a failli lui ĂŞtre fatale. Elle vit avec Paul, ce chien fidèle qui l’accompagne partout oĂą elle va, y compris ce matin lĂ  lorsqu’elle trouve une Clio bleue bizarrement garĂ©e au bord de la route, personne Ă  bord, clĂ© bien visibles.

Une impulsion et elle rentre dans le vĂ©hicule, le fouille, y trouve un bracelet qu’elle emporte discrètement chez elle. Puis elle part dĂ©clarer cette Ă©trange rencontre Ă  la police locale. Ensuite, elle Ă©coute dans le village ce qu’il peut bien se dire de cet incident. En parle-t-on sur les rĂ©seaux sociaux ? Sait-on Ă  qui appartient cette voiture ? A-t-on retrouvĂ© la femme disparue qui semble y ĂŞtre liĂ©e ?

A mesure de l’intrigue, on comprend peu Ă  peu que cette femme Ă  quasiment perdu la mĂ©moire Ă  la suite d’un fort traumatisme liĂ©e au harcèlement dont elle a Ă©tĂ© victime cinq ans plus tĂ´t. Et les bribes lui reviennent, la douleur, la souffrance, la seule issue qu’elle trouve dans la fuite. Surtout au moment oĂą le harceleur en question semble ĂŞtre de retour. Son seul salut est dans un dĂ©sir d’Ă©crire Ă  nouveau, comme une catharsis qui pourrait l’aider Ă  panser ses plaies et Ă  raviver sa mĂ©moire. Car elle le sait depuis toujours, l’imaginaire est bien pire que le rĂ©el. Le lecteur quant Ă  lui se demande que viennent faire cette voiture, cette rencontre dans son histoire, dans sa recherche des souvenirs disparus. Et la question se pose de savoir si par des mots posĂ©s sur le papier elle pourrait enfin traverser le gouffre qui s’ouvre devant elle avec le retour de son harceleur.

L’autrice aborde ici le traumatisme liĂ©e au harcèlement quel qu’il soit. Et la situation des harcelĂ©s souvent incompris par ceux qui les entourent ou mĂŞme par la police ou la justice. Eux qui souvent passent pour faibles et uniquement victimes, sans que l’on prenne en compte la souffrance rĂ©ellement endurĂ©e. Elle aborde Ă©galement le rĂ´le des rĂ©seaux sociaux. Leur influence sur des populations souvent crĂ©dules qui gobent la moindre information sans jamais chercher Ă  la vĂ©rifier. j’ai apprĂ©ciĂ© le sujet de la perte de mĂ©moire traitĂ© par l’autrice, et les situations ou le dĂ©sespoir que cela peut aussi entraĂ®ner, qui nous fait penser aux amnĂ©sies causĂ©es par de grands traumatismes, mais aussi aux malades d’Alzheimer et Ă  leur proches.

Enfin, le retournement final apporte une touche roman noir et explique finalement assez bien le comportement de la narratrice. De la magie des installations artistiques appliquĂ©es Ă  l’Ă©crit. Étrange roman dont les protagonistes ne m’ont cependant pas vraiment touchĂ©e.

De Nathalie Rheims, retrouvez également ma chronique du précédent roman Les reins et les cœurs.

Catalogue Ă©diteur : Ă©ditions LĂ©o Sheer

La narratrice de ce roman a décidé, un jour, de couper les ponts avec le monde qui l’entoure, de renoncer à sa carrière d’écrivain, de quitter Paris pour se réfugier dans sa maison, perdue dans la campagne, au milieu du Pays d’Auge.
Cela fait maintenant cinq ans qu’elle vit là, recluse, parfaitement solitaire, en dehors de son chien, Paul, qui l’accompagne partout. Depuis, elle n’a plus écrit une ligne.
À l’origine de ce changement de vie, il y a un traumatisme, si violent qu’elle en a perdu la mémoire. Des bribes de souvenirs vont pourtant refaire surface.
Elle découvre alors qu’elle a été la victime d’un harceleur qui ne lui a laissé aucun répit, au point qu’elle a failli y perdre la vie.
Ce personnage monstrueux a réussi à s’échapper et à la retrouver. Cette fois, elle n’a plus le choix : ce sera lui ou elle.

Parution le 1er septembre 2021 / 192 pages / 17 euros / EAN 9782756113593

Premier amour de Samuel Beckett, Théâtre La Croisée des Chemins 

La scène s’ouvre sur un guitariste faiblement Ă©clairĂ©, il accompagne un acteur assis sur un escabeau ; vĂŞtu d’un antique pardessus et de godillots il a tout du clodo pensif et vieillissant.

Son long monologue nous entraĂ®ne dans le souvenirs d’une vie solitaire et Ă©goĂŻste. Il Ă©voque d’abord la grande maison de son père dans laquelle il est restĂ© jusqu’Ă  ses vingt-cinq ans. Puis jetĂ© dehors au dĂ©cès de ce dernier, il squatte les maisons dĂ©saffectĂ©es ou le cimetière dans lequel il aime venir manger ses bananes et son sandwich.

Enfin il Ă©voque la rencontre prĂ©pondĂ©rante de sa vie, qui l’a pourtant bien peu bouleversĂ©, avec une femme seule qui vit dans un appartement avec deux chambres. LĂ , Ă©goĂŻste encore, il s’installe et profite de ce qu’elle peut lui offrir sans pour autant donner en retour ni amour ni sentiment. Jusqu’au jour oĂą il fuit devant les responsabilitĂ©s, celles que donne Ă  tout homme un enfant Ă  naĂ®tre. Et c’est Ă  nouveau la cloche, la rue, les tombes et les odeurs de macchabĂ©e qu’il sent sourdre de sous la terre. Une vie totalement ratĂ©e, uniquement tournĂ©e vers lui, cet homme aux remarques acerbes et acides qui fait fi du bonheur et de l’amour des autres.

Dans cette pièce, tout est principalement basĂ© sur le jeu de l’acteur. Pas de dĂ©cor, un chapeau, un escabeau qui fait aussi office de chaise. Tout est dans le geste, le dos voĂ»tĂ©, le regard larmoyant, le bonnet sous le chapeau et la tenue pitoyable de cet homme qui n’inspire aucune pitiĂ©. Une vĂ©ritable performance, un regard, des intonations, des gestes mesurĂ©s, et l’arrogance du personnage, sa singularitĂ©, sa vie ratĂ©e qui transpirent Ă  chaque phrase.

Ne vous attendez pas Ă  une belle historie d’amour, ce n’en est pas une. C’est l’histoire d’un homme qui… mais allez donc voir par vous mĂŞme pour dĂ©couvrir cette nouvelle de Samuel Beckett mise en scène par Jean-Pierre Ruiz.

DurĂ©e : 1h15
Production : Vol de nuit
Direction : Jean-Pierre Ruiz
InterprĂ©tation : Jean Michel (Illustration musicale : Roland Gomes)

Quoi : Histoire d’amour calamiteuse (et l’Ă©ternelle fuite) d’un vieux garçon Ă©goĂŻste avec une prostituĂ©e, qui l’installe chez elle et se dĂ©clare très vite enceinte de ses Ĺ“uvres. Mais pourquoi ce vagabond, qui aime tant manger son sandwich et sa banane sur les tombes, qui rĂ©pugne Ă  se dĂ©shabiller et adore les vases de nuit, ressasse-t-il sans fin son histoire d’amour ? Un voyage dans les mĂ©andres doux-amers, tragi-comiques d’une vie ratĂ©e.

OĂą : Théâtre de la CroisĂ©e des chemins, La Salle Paris-Belleville : 120 bis, rue Haxo, 75019 Paris – MĂ©tro : TĂ©lĂ©graphe. C’est une salle intimiste oĂą le spectateur est placĂ© Ă  quelques mètres Ă  peine des comĂ©diens

Quand : Les mercredis et jeudis Ă  21h jusqu’au 28 oct. 2021

La Riposte, Jean-François Hardy

Quelle attitude choisir face au cataclysme climatique qui s’annonce, un roman sombre et lucide

Nous y sommes, le point de non retour a été atteint, la planète ne peut plus faire demi-tour … Paris ravagé, pollué, connaît la misère, la faim, les maladies, la violence. Nulle part les hommes et le femmes qui tentent de survivre ne sont désormais tranquilles.

C’est dans ce contexte que fleurissent sur les murs les affiches placardĂ©es par Absolum, un groupe qui prĂ´ne la rĂ©volution pour la terre. C’est aussi dans ce contexte que Jonas, infirmier Ă  domicile, quitte dĂ©finitivement ses malades et son mĂ©tier pour tenter de gagner le nord. LĂ , un semblant de vie paraĂ®t encore possible.

Pourtant, lorsqu’il se blottit dans les bras de la douce Khadija, son bonheur est presque palpable. Avec elle il serait mĂŞme prĂŞt Ă  tenter la survie en milieu hostile. Mais elle est embringuĂ©e dans la lutte extrĂ©miste et veut sauver ce qui l’est encore. TenaillĂ© entre son amour pour Khadija et son envie de fuite, Jonas dĂ©cide de rĂ©flĂ©chir en partant quelques jours retrouver sa sĹ“ur qu’il a perdue de vue depuis trop longtemps. Les annĂ©es ont passĂ©, et il apparaĂ®t vite que le frère et la sĹ“ur se sont irrĂ©mĂ©diablement Ă©loignĂ©s l’un de l’autre.

Jonas doit se dĂ©cider, partir, rester en province chez sa sĹ“ur, retrouver Khadija Ă  Paris, prendre les armes et s’engager dans la lutte pour la survie du monde, commencer Ă  son tour la Riposte, la dĂ©cision s’avère bien plus compliquĂ©e que prĂ©vu.

Dans cette dystopie apocalyptique, Jean-François Hardy dĂ©peint le monde qui nous attend demain, car nous ne savons pas protĂ©ger cette terre qui nous porte et nous nourrit. Largement dĂ©primant, ce roman a pourtant l’avantage de dĂ©peindre un futur sans doute bien plus proche que ce que l’on veut admettre. C’est sombre, violent, dĂ©stabilisant, tellement dĂ©faitiste et pourtant certainement rĂ©aliste. Les crises Ă©cologiques et climatiques sont dĂ©jĂ  lĂ , les bouleversements des saisons, les cataclysmes, les mouvements migratoires, la montĂ©e des eaux, ne sont plus des utopies mais bien devenues rĂ©alitĂ©s dans quelques rĂ©gions de la planète. L’Ă©criture directe, prĂ©cise, jamais lĂ©gère, donne vie Ă  ces sensations dĂ©primantes et rĂ©alistes bien qu’excessives. Et si le monde que nous dĂ©crit l’auteur Ă©tait tout simplement celui qui nous attend demain ?

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix de la Vocation 2021

Catalogue Ă©diteur : Plon

Dans Paris désagrégé par la crise écologique, la misère a définitivement pris ses quartiers. Au rationnement alimentaire s’ajoutent la violence de l’État, la canicule et les maladies. Un mystérieux mouvement, Absolum, placarde ses affiches dans toute la ville et gagne du terrain. Son slogan : « Révolution pour la Terre ».
Dans ce chaos, Jonas est infirmier à domicile. Quand il ne s’occupe pas de ses patients, il se réfugie dans les bras de la jeune Khadija, déterminée à sauver le monde. À 37 ans, Jonas est quant à lui désabusé et s’apprête à fuir comme tant d’autres vers le nord de l’Europe, en quête d’une vie meilleure. Mais peut-il partir si facilement sans se retourner ? Qu’est devenue sa sœur Natalia, sa seule famille, dans la campagne aride privée d’électricité ? Et s’il parvenait à convaincre Khadija de le suivre ? Incapable de s’engager comme de rester loyal à un système dont il a su pourtant profiter, Jonas va devoir faire face au murmure d’une grande révolte.

EAN : 9782259306942 / pages : 208 / Format : 135 x 210 mm / Date de parution : 26/08/2021 / 18.00 €

Les oubliĂ©s, John Grisham

Plonger dans les méandres de la justice avec ce thriller efficace et parfaitement maîtrisé

Cullen Post est un avocat atypique. Pasteur de l’Ă©glise Ă©piscopale, il a exercĂ© son mĂ©tier d’avocat en cabinet avant de rejoindre Les Anges Gardiens. Cette association Ă  but non lucratif a pour mission de faire sortir de prison, et parfois mĂŞme du couloir de la mort, les condamnĂ©s innocents des crimes qui leur ont Ă©tĂ© reprochĂ©s. Avant de dĂ©cider de s’occuper de ceux qui les appellent au secours, une enquĂŞte poussĂ©e est menĂ©e par les membres de l’association.

Le jour oĂą Quincy Miller les sollicite alors qu’il est dĂ©jĂ  dans le couloir de la mort et emprisonnĂ© depuis 22 ans, Cullen Post prend l’enquĂŞte en main.

Quincy Miller Ă  Ă©tĂ© condamnĂ© pour le meurtre violent de Russo, un jeune avocat qui exerçait dans la petite ville de Seabroke. Tout le travail des Anges Gardiens est alors de remonter les Ă©tapes de l’accusation et de la condamnation, d’en prouver les incertitudes et de mettre la lumière sur toutes les incohĂ©rences et les mensonges qui ont permis cette condamnation inique. Et l’on se rend vite compte que dans cette petite ville, comme dans bien d’autres aux Usa, la culpabilitĂ© d’un homme noir arrangeait bien les affaires d’un shĂ©rif vĂ©nal aux manières fort contestables.

Tout au long de l’enquĂŞte qui s’avère longue et dĂ©licate, Cullen Post travaille sur d’autres missions en parallèle. Ces multiples intervenants m’ont parfois un peu perdue, mais au final j’ai apprĂ©ciĂ© ce thriller Ă  l’Ă©criture aussi efficace que sobre. Pas de circonvolutions littĂ©raire ou de description inutile, des faits, des actions, des rĂ©sultats Ă©maillent cette intrigue rĂ©aliste et d’autant plus passionnante que l’auteur s’est inspirĂ© de faits rĂ©els.

Il y a longtemps que je n’avais pas lu de thriller de John Grisham. J’ai trouvĂ© que cette version audio met en valeur son Ă©criture dynamique, factuelle, rythmĂ©e, et sa connaissance du milieu judiciaire amĂ©ricain.

Catalogue éditeur : Audiolib et JC Lattès

À Seabrook, petite ville de Floride, le jeune avocat Keith Russo est tué à coups de fusil alors qu’il travaille un soir dans son bureau. L’assassin n’a laissé aucun indice. Aucun témoin, aucun mobile. Mais la police trouve bientôt un suspect, Quincy Miller, un homme noir et ancien client de Russo. Quincy est jugé et condamné à une peine de réclusion à perpétuité. Pendant vingt-deux ans, il se morfond en prison et ne cesse de clamer son innocence. Il n’a pas d’avocat, personne pour le défendre. De désespoir, il écrit une lettre aux Anges Gardiens, une fondation où travaille Cullen Post, avocat et ancien pasteur de l’Église épiscopale. Les Anges Gardiens n’acceptent que très peu d’affaires. Post sillonne le pays pour tenter de réparer les erreurs judiciaires et sauver des innocents. Le cas de Quincy Miller, toutefois, représente un défi d’une tout autre nature. Des gens puissants, violents et sans pitié ont assassiné Keith Russo, et ils ne veulent pas voir Quincy Miller disculpé. Ils ont tué un avocat il y a vingt-deux ans, ils en tueront un deuxième sans hésitation.

Traduit par Dominique Defert / Lu par Nicolas Charbonneaux

Parution : 07/07/2021 Éditeur d’origine JC Lattès DurĂ©e 11h04 EAN 9791035406288 Prix du format physique 24,90 € EAN numĂ©rique 9791035406202 Prix du format numĂ©rique 22,45 € Date de parution 07/07/2021

Les oracles de Teresa, Arianna Cecconi

Quel est donc le secret de Teresa ? … un roman d’amour et de rĂŞves

Le jour oĂą elle a compris que sa mĂ©moire pourrait un jour lui faire dĂ©faut TĂ©rĂ©sa a dĂ©cidĂ© de ne plus parler. Après tout c’est sans doute le plus sĂ»r moyen de ne pas rĂ©vĂ©ler de secret sans l’avoir voulu.
VoilĂ  donc plus de dix ans qu’elle vit dans le silence. Peu Ă  peu la mĂ©moire s’en est allĂ©e mais les femmes de sa famille veillent. Cousine, filles et petite-fille ou celle qui est d’abord venue du PĂ©rou pour aider, puis devenue une amie fidèle, toutes ont une relation privilĂ©giĂ© avec elle.

Aussi quand le mĂ©decin leur annonce que le temps est dĂ©sormais comptĂ© et que TĂ©rĂ©sa vit ses derniers instants, elles se rejoignent toutes au pied du lit mĂ©dical installĂ© dans le salon pour la veiller, lui parler, et qui sait peut-ĂŞtre l’entendre enfin dĂ©voiler son secret.

C’est pendant ces quelques jours-lĂ  que chacune va Ă  son tour revivre les moments passĂ©s avec l’aĂŻeule. Joies, bonheur, chagrin, rupture, tout y passe. Et l’on comprend par exemple qu’aucune femme de cette famille Ă  part Teresa n’a jamais emmenĂ© un homme Ă  la maison. Il faut dire que le mariage de Teresa avec Antonio n’a pas Ă©tĂ© le plus heureux et son amour n’a jamais Ă©tĂ© Ă  la hauteur de celui de son mari. C’Ă©tait un mariage de raison pour assurer la continuitĂ© de l’Ă©levage de vers Ă  soie. Le dĂ©cès d’Antonio a Ă©tĂ© une dĂ©livrance pour cette femme indĂ©pendante et fière.

De souvenirs en anecdotes, peu Ă  peu le mystère se lève sur le secret de l’aĂŻeule. Dès lors, une seule vĂ©ritĂ© s’impose, vivre, Ă  fond, sans regret, ce que la vie nous offre.

J’ai aimĂ© rencontrer ces femmes, leur poĂ©sie, leur relation Ă  la magie, au surnaturel. Leur amour et leur solidaritĂ© malgrĂ© les dĂ©fauts, les diffĂ©rences toujours aussi forts. L’Ă©criture onirique et poĂ©tique m’a fait passer un bien joli moment de lecture Ă  leur cĂ´tĂ©.

Catalogue Ă©diteur : Marabout, collection La Belle Etoile

Depuis bientĂ´t dix ans, Teresa n’a pas quittĂ© son lit ni prononcĂ© le moindre mot. Quand elle a senti son esprit vaciller et sa mĂ©moire s’étioler, elle a choisi de rester couchĂ©e et de se murer dans le silence afin de ne pas laisser s’échapper le secret enfoui au plus profond d’elle-mĂŞme.
Pourtant, depuis bientĂ´t dix ans, autour d’elle, tout le monde s’affaire et se relaie pour la garder dans le flot de la vie : ses filles Irène et Flora, sa petite-fille Nina, sa cousine Rusì, et Pilar, venue tout droit du PĂ©rou, qui lui prodigue des soins au quotidien. Lorsque les heures de Teresa semblent comptĂ©es, toutes se rĂ©unissent pour la veiller et pour entendre ce qu’elle est peut-ĂŞtre enfin prĂŞte Ă  leur confier, pour les aider Ă  se libĂ©rer.

Parution : 25/08/2021 / 400 pages / EAN : 9782501138611 / 19.90 €

Mon mari, Maud Ventura

Quand l’amour conjugal tourne Ă  l’obsession, oĂą la semaine d’une femme amoureuse

– Non, pas amoureuse de moi, mais amoureuse. Une amoureuse de l’amour, a corrigĂ© mon mari.
-Je ne suis pas une amoureuse de l’amour ! Ça impliquerait que j’aime l’idĂ©e d’ĂŞtre amoureuse plus que je t’aime toi, ce qui n’est pas vrai.

C’est une Ă©pouse parfaite, une belle femme sur laquelle se retournent les hommes, traductrice et professeur, mère de deux enfants, elle a de bonnes raisons d’ĂŞtre satisfaite de sa vie. Elle se qualifie essentiellement comme une femme amoureuse de son mari. Elle le dit, le proclame sur tous les tons, c’est la seule et unique chose qui rempli sa vie, cet amour absolu pour « Mon mari ». Depuis quinze ans, leur relation est idyllique, amour rĂ©ciproque, encore quelques gestes et mots tendres lorsqu’il le faut, ce père et mari modèle a tout pour plaire. MĂŞme pas infidèle, souvent attentionnĂ©, elle ne le trouve cependant plus assez attentif Ă  ses dĂ©sirs, surtout lorsqu’il pourrait accepter de dormir les volets ouverts pour la satisfaire. Un refus qui tourne d’ailleurs Ă  l’obsession.

Sa plus grande angoisse est qu’un jour tout s’arrĂŞte, avec le risque de le perdre et ne plus pouvoir jouir du bonheur incroyable de l’amour rĂ©ciproque. Elle est totalement accroc et ne pourrait pas se passer de lui. Amoureuse Ă  la folie, chaque instant passĂ© loin de lui, ou qu’elle doit partager avec d’autres fussent-ils ses enfants, est un instant volĂ© Ă  son amour et dĂ©finitivement perdu. Alors tout doit ĂŞtre absolument parfait dans sa relation Ă  l’homme de sa vie. On ne saura d’ailleurs jamais le prĂ©nom de cette Ă©pouse follement Ă©prise de l’homme de sa vie, ni de celui qu’elle a du mal Ă  accepter comme Ă©tant aussi un père attentionnĂ© pour ses enfants.

Pourtant on se rend compte peu Ă  peu qu’avec elle son mari n’a droit Ă  aucun rĂ©pit. Elle observe, note, juge, enregistre tous les faits et gestes du seul ĂŞtre vivant qui occupe quasiment 100% de ses pensĂ©es. Et Ă  chaque acte, geste, fait, qui ne serait pas conforme Ă  ses attentes, une punition arrive pour compenser le manque. Punir pour ne pas s’angoisser, dĂ©tester, stresser, et Ă©quilibrer les choses entre elle et Mon mari. Punition secrète connue d’elle seule, mais qui comble ses frustrations.

Le roman se dĂ©roule du lundi au dimanche et chaque jour est teintĂ© d’une couleur qui correspond Ă  un Ă©tat d’esprit, Ă  une posture envers celui dont elle attend tout. C’est un roman dĂ©routant, avec ces Mon mari qui ponctuent chaque phrase comme un mantra de vie aussi indispensable que l’air qu’elle respire.

Mais si la lectrice que je suis imaginait cette semaine arc-en-ciel courant vers une catastrophe annoncĂ©e, la fin, bien qu’intĂ©ressante, m’a laissĂ©e sur ma faim. DĂ©marrĂ© sur un rythme effrĂ©nĂ©, j’ai eu l’impression de m’essouffler, lassĂ©e par les circonvolutions mentales de celle qui exige une exclusivitĂ© amoureuse dĂ©rangeante et obsessionnelle.

L’analyse de l’amour obsessionnel, de la dĂ©pendance amoureuse et de la relation Ă  l’autre dans la vie de couple faite par l’autrice est intĂ©ressante. Et j’avoue que la façon singulière de traiter ce sujet donne envie de lire ce roman jusqu’au bout.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix littéraire de la Vocation 2021

Catalogue Ă©diteur : L’Iconoclaste

C’est une femme toujours amoureuse de son mari après quinze ans de vie commune. Ils forment un parfait couple de quadragénaires : deux enfants, une grande maison, la réussite sociale. Mais sous cet apparent bonheur conjugal, elle nourrit une passion exclusive à son égard. Cette beauté froide est le feu sous la glace. Lui semble se satisfaire d’une relation apaisée : ses baisers sont rapides, et le corps nu de sa femme ne l’émeut plus. Pour se prouver que son mari ne l’aime plus – ou pas assez – cette épouse se met à épier chacun de ses gestes comme autant de signes de désamour. Du lundi au dimanche, elle note méthodiquement ses « fautes », les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre, elle le trompe pour le tester. Face aux autres femmes qui lui semblent toujours plus belles, il lui faut être la plus soignée, la plus parfaite, la plus désirable.
On rit, on s’effraie, on se projette et l’on ne sait sur quoi va déboucher ce face-à-face conjugal tant la tension monte à chaque page. Un premier roman extrêmement original et dérangeant.

Maud Ventura a vingt-huit ans et vit à Paris. Normalienne et diplômée d’HEC, elle rejoint France Inter juste après ses études. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef des podcasts dans un grand groupe de radios, NRJ. Elle ne cesse d’explorer la complexité du sentiment amoureux dans son podcast « Lalala » et dans son premier roman Mon mari.

EAN : 9782378802417 paru le 19/08/2021

Mamma Maria, Serena Giuliano

Partir en Italie sur un air d’Adriano Celentano, prendre une bouffĂ© d’air frais et de bons sentiments

DĂ©couvrir enfin l’Ă©criture de Serena Giuliano, avec qui j’avais eu le grand bonheur de partager un dĂ®ner italien sous l’Ă©gide de la super team Pocket Ă©ditions.

CĂ´te Amalfitaine, en Italie. Sofia est revenue au village après une dĂ©ception amoureuse, son JĂ©rĂ´me n’a jamais voulu dĂ©couvrir ce pays auquel elle est tant attachĂ©e, et lui rĂŞve d’un enfant quand elle rĂŞve d’une belle vie Ă  deux. Qu’importe, la voilĂ  dĂ©sormais dans la maison de sa nonna, cette aĂŻeule disparue bien trop tĂ´t Ă  son goĂ»t. Mais n’est-ce pas souvent le lot de ces grand-mères si attachantes qui parfois tiennent la place que n’ont pas su occuper les mères.

Au café de Maria, elle respire au rythme de la vie du village et de ses habitants, pour la plupart ses amis, quel que soit leur age. Car ici les amis sont des personnes, pas des jeunes ou des vieux.

Jusqu’au jour oĂą le vieux Franco n’est pas au cafĂ© pour son rendez vous matinal. Tous s’inquiètent, Sofia va vite dĂ©couvrir la raison de sa disparition volontaire. Une jeune femme enceinte et son fils, migrants rescapĂ©s mais Ă©chappĂ©s du centre de rĂ©tention, se sont cachĂ©s chez lui. Comment et qui peut les aider, voilĂ  bien ce que devra rĂ©soudre Sofia dans le plus grand secret, enfin très relatif ce secret, nous sommes en Italie tout de mĂŞme, dans ce pays oĂą la parole et les gestes font partie de la vie.

Ă€ partir de lĂ , les bons sentiments mais aussi les tensions vont s’exercer pour le pire mais surtout pour le meilleur. Alors bien sĂ»r quelques personnages sont un peu trop caricaturaux, comme Maria bien mĂ©chante avec sa belle fille, et Sofia bien trop naĂŻve parfois. Et ce groupe de petits vieux qui n’ont rien Ă  envier Ă  la troupe des vieux fourneaux. On retrouve aussi quelques poncifs un peu trop stĂ©rĂ©otypĂ©s et des bons sentiments Ă  la pelle. Mais avouons malgrĂ© tout que ce genre de roman fait du bien. Comme une respiration de vacances qui fleure bon la mozzarella di buffala, les pasta al forno, le Limoncello et le basilic frais.

Catalogue Ă©diteur : Pocket, Le Cherche Midi

Sous le coup d’une dĂ©ception amoureuse, Sofia a quittĂ© Paris pour son petit village natal de la cĂ´te amalfitaine. LĂ , la jeune traductrice respire enfin. AttablĂ©e Ă  sa place habituelle, sur la terrasse du Mamma Maria, le bonheur est simple comme un espresso au soleil ou une chanson d’Adriano Celentano… Ce caffè, c’est le cĹ“ur du village, le rendez-vous des jeunes, des vieux, dans le gĂ©nĂ©reux giron de la patronne, Maria, leur mère Ă  tous. Or ce matin-lĂ , pour la première fois depuis des lustres, il s’est glissĂ© comme une fausse note dans la partition. Le vieux Franco ne s’est pas prĂ©sentĂ© pour son Ă©ternelle partie de scopa… La fin de la dolce vita ?

Serena Giuliano est italienne et vit à Metz. Sur ses blogs et dans ses livres, elle rit de son rôle de mère, s’indigne sur la condition féminine et la cuisson des pâtes. Deux causes chères à son cœur. Avec son premier roman Ciao Bella, elle a remporté un formidable succès.

EAN : 9782266312882 / Nombre de pages : 240 / 6.95 €

Toni tout court, Shane Haddad

Toni, ses vingts ans, le foot, la vie


Ah, Tonitonitoni, ses cheveux, ses vingt ans. Toni et le foot qu’elle va aller voir une fois de plus au stade pour y retrouver son père, passionnĂ© comme elle.
Toni fille ou Toni garçon? Ah mon chéri, comme lui dit si souvent sa mère.

Toni dans le mĂ©tro, Toni dans la rue, Toni et le regard des hommes, l’envie de vomir ses tripes et peut-ĂŞtre cette insulte reçue en plein cĹ“ur la veille et aujourd’hui Ă  nouveau.
Toni qui vomi encore et encore, Tonitonitoni qui doit affronter les microbes, la saleté, la puanteur du métro, des toilettes, de la rue.
Toni et sa main blessée, ce sang qui coule, ces regards inconnus posés sur elle.

Un court roman rythmĂ©, sec, aux phrases brèves, aux expressions rĂ©pĂ©titives qui donnent le tempo de cette vie dans la fleur de l’âge, de cet Ă©trange jour d’anniversaire, ce chemin jusqu’au stade, vers l’Ă©quipe de foot, vers le père qui sera lĂ . Il y a autant de rĂ©volte que d’interrogations dans cette journĂ©e hors du temps, dans la vie de cette jeune femme singulière qui se cherche.
TantĂ´t Ă©crit Ă  la troisième personne, tantĂ´t Ă  la première personne, le lecteur regarde Toni, puis est Toni. Si l’effet stylistique est voulu il est parfois difficile Ă  suivre. MalgrĂ© tout, Toni tout court est un premier roman prometteur.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix de la Vocation 2021

Catalogue Ă©diteur : P.O.L

« Aujourd’hui, Toni a vingt ans. Elle se regarde dans la glace. J’ai vingt ans. Elle n’a pas l’impression d’avoir vingt ans. C’est son anniversaire et c’est jour de match. »

C’est l’histoire de Toni. Elle se lève un matin, s’habille, déjeune, ferme la porte et s’en va pour la journée. La journée de son anniversaire et d’un match de foot. Le match de son équipe, la sienne, celle qu’elle aime, qu’elle suit, celle à laquelle elle pense à chaque moment de son errance quotidienne. Lire la suite

janvier 2021 / 160 pages, 17 € / ISBN : 978-2-8180-5219-8

Sept gingembres, Christophe Perruchas

La brutale dĂ©sescalade d’un manager toxique harceleur

Quel Ă©tonnant roman. J’ai cru au dĂ©part lire un recueil de nouvelles tant les premiers chapitres sont dĂ©routants. Mais non, le lecteur suit les pas d’Antoine, un sĂ©millant quadragĂ©naire qui occupe un poste de directeur dans une agence de pub en vue. C’est aussi un homme de son Ă©poque, emploi branchĂ© dans une boite de pub, fil d’actualitĂ© des rĂ©seaux sociaux qu’il sait utiliser Ă  son avantage, Like et hashtags, il manie les technologies comme un pro et sait en tirer profit.

Il ose tout, harcèlement, drague, blagues vaseuses, rĂ©flexions dĂ©sobligeantes, regards appuyĂ©s, rien ne lui fait peur puisqu’il s’arroge tous les droits. Ă€ l’heure de #metoo, ce genre ce comportement pourrait paraĂ®tre obsolète, mais pour Antoine, manager toxique infatuĂ©, c’est la norme. Les femmes sont des objets dont il apprĂ©cie les formes, la saveur, l’odeur. Il le leur dit, le leur Ă©crit, et par ses regards concupiscents, leur montre clairement ses objectif sans aucune retenue. Jusqu’au jour oĂą l’une d’entre elle se rebelle.

Ă€ ce parcours toxique viennent s’intercaler sept Ă©pisodes plus personnels. Des moments de sa vie de couple partagĂ©s sur les rĂ©seaux Ă  bon escient pour s’attirer les bonnes grâces du cercle des proches et de tous ces faux amis qui viennent le voir Ă©voluer derrière l’Ă©cran. Parade amoureuse, fiertĂ© de mâle qui exhibe son bonheur pour asseoir sa rĂ©putation.

Et pourtant, oĂą se trouve la rĂ©alitĂ© de sa vie, puisque le roman dĂ©bute avec un homme qui s’interroge sur sa vie d’avant, la normale, l’acceptĂ©e, sur sa futilitĂ© et son utilitĂ©, depuis sa chambre de l’hĂ´pital psychiatrique sainte Anne, lĂ  oĂą l’on tente de soigner les malades mentaux.

Un roman Ă  la fois très dĂ©routant et intĂ©ressant tant par son Ă©criture soignĂ©e, son rythme ni linĂ©aire ni classique, que par les nombreuses questions qu’il soulève. il a le mĂ©rite de nous faire entrer dans les pensĂ©es de celui par qui le scandale arrive. Ce personnage principal que l’on a envie de dĂ©tester. Ce mâle imbu de sa personne, Ă  la personnalitĂ© difficile Ă  dĂ©crypter, harceleur mais Ă©galement mari aimant et père attentif. Ce collègue qui a largement dĂ©passĂ© les limites de la correction, prĂ©dateur sexuel ou ce fou qui se demande comment il en est arrivĂ© lĂ .

Un roman de la sélection 2021 des 68 premières fois

Catalogue Ă©diteur : La Brune Rouergue

C’est un père attentionné, un manager toxique, un mari aimant, mais aussi un prédateur sexuel, un publicitaire exsangue, une victime des temps qui vont, un coupable sans aucun doute.
Il vit, on le suit, caméra à l’épaule, instantanés de ses maintenant, haïkus éclatés, qui vont nous révéler petit à petit l’ensemble de l’image, pixel après pixel.
Toutes ces zones grises sont autant de nuances qui finissent par constituer un visage familier : celui de l’époque.
Qui s’achève dans la chute d’un mâle blanc, quadragénaire, asphyxié par un système dont il est le combustible.
En véritable sismographe, Christophe Perruchas enregistre cet effondrement qui fait écho à celui d’un vieux monde à bout de souffle

aoĂ»t 2020 / 224 pages / 19,00 € / ISBN 978-2-8126-1987-8

La tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©, Lourdes, Marie et moi, Maryel Devera

Le rĂ©cit factuel et passionnĂ© d’une conversion

Depuis longtemps sur ma pile de livres Ă  lire, il Ă©tait temps que je me plonge dans ce rĂ©cit. Ayant ma famille près de Lourdes, petite-fille de miraculĂ©e, ayant eu prĂŞtres et religieuses dans la famille, et un père qui en fin de vie avait placĂ© sa confiance en la vierge Marie de Lourdes, je suis pourtant assez septique en matière de religion. ĂŠtre Ă  l’Ă©coute des autres, parler et tenter de connaĂ®tre et de comprendre les spĂ©cificitĂ©s des grandes religions, entrer dans une Ă©glise ou une mosquĂ©e quand cela m’est possible, oui, bien sĂ»r. Penser parfois, quand ça m’arrange sans doute, qu’il y a peut ĂŞtre lĂ  haut ou quelque part un architecte de cet univers dans lequel nous Ă©voluons, pourquoi pas.

Pourtant, lire ce rĂ©cit de Maryel Devera est une expĂ©rience assez Ă©tonnante. Comment quelqu’un qui Ă©volue avec bonheur dans le milieu des mĂ©dias, de la tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©, des paillettes et des faux semblants, en vient après un voyage Ă  Lourdes Ă  se poser des questions sur l’existence de Dieu. VoilĂ  qui interpelle.

Elle y est venue accompagner des amis lors d’un pèlerinage, a fait ce que font de nombreux pèlerins en arrivant dans la citĂ© mariale, prières, visite des Ă©glises, chapelet. Et l’incontournable visite Ă  la grotte. Elle s’est assise devant la statue de Marie, qui est placĂ©e Ă  l’endroit oĂą Bernadette a eu les apparitions. Pourtant, ce sera une rĂ©vĂ©lation, une fulgurante expĂ©rience qui va bouleverser sa vie. Et si Marie, et si Dieu, et si ….

Un rĂ©cit intĂ©ressant en ce qu’il montre bien le parcours qu’Ă  suivi Maryel Devera, du scepticisme le plus profond et le plus amusĂ© Ă  la recherche tous azimuts pour savoir, comprendre, les faits d’abord, apparition ici ou lĂ , rĂ©alitĂ© des faits ou croyances arrangĂ©es pour plaire Ă  Dieu et aux Hommes, puis cheminement intĂ©rieur vers une rĂ©vĂ©lation de la foi en Dieu, portĂ©e par Marie.

Comme une pause dans sa vie, mais aussi comme un grand virage pour vivre enfin en conformitĂ© avec ce qu’elle a dĂ©couvert. ĂŠtre portĂ©e par cette croyance, cette religion qui est capable de changer les Hommes, de les faire s’aider, s’aimer, prier ensemble pour leur prochain, dans une forme de joie et de sĂ©rĂ©nitĂ©.

Lecteurs et septiques de tous bords, sachez que ce récit est étonnant et bouscule, amuse parfois, interroge souvent.

Retrouver Maryel Devera sur son site

Catalogue Ă©diteur : MĂ©diaPaul

BrochĂ© : 167 pages / 27 septembre 2018 / ISBN-10 : 271221496X / n°180 dans TĂ©moins de la foi catholique