Ma vie de marmotte, Hervé Kuhn

Partir pour la Savoie avec Hervé Kuhn en suivant les aventures loufoques de deux marmottes avec « Ma vie de marmotte », sa nouvelle BD aux éditions Boule de neige.

Je viens de finir « Ma vie de Marmotte » La BD de Hervé Kuhn aux éditions Boule de neige.
Une BD destinée aux plus de 7 ans, mais pas seulement… puisque ces aventures de marmottes montagnardes en feront sourire plus d’un !
La plupart des pages sont composées de deux bandes en 5 ou 6 vignettes. Ce sont de courts récits au fil des saisons, où l’on suit les aventures et les événements qui ponctuent la vie d’Églantine et Séraphin, ce désopilant couple de marmottes avec leurs différents amis, animaux de la montagne comme eux. Une jolie atmosphère de montagne en toutes saisons, avec boule de neige, Grolle et fondue savoyarde, et surtout un humour à toute épreuve qui ravira les plus jeunes.

Voilà donc une BD que je compte bien faire lire rapidement à Arthur, bientôt 7 ans, qui adore passer ses vacances en Savoie ! Un plus il me semble, les textes écrits en lettre bâton, ce qui doit faciliter la lecture des apprentis lecteurs.
Hervé Kuhn est né en Savoie, ce professeur d’allemand partage sa vie entre l’enseignement et ses crayons. Il puise son inspiration dans ses montagnes natales.

Catalogue éditeur : Éditions Boule de neige

Les aventures intimes, drôles et loufoques d’un petit couple de marmottes des Alpes : Églantine et Séraphin, en compagnie de leurs amis de toujours : bouquetins, vaches, chamois, bélier, etc.  
Retrouvez l’humour d’Hervé Kuhn et les personnages de la série « Là-Haut sur la montagne ».
Date de parution : juin 2019 / ISBN : 978-2-918735-34-2 / Format : 20 x  27 cm, album souple / Nb de pages : 68 pages / Prix : 11,00 €

Commissaire Kouamé, un si joli jardin ; Marguerite Abouet, Donatien Mary

Compliqué ? Vous avez dit compliqué de mener l’enquête ? On embarque avec le commissaire Kouamé et cette BD primée au 19e prix du Polar SNCF.

A Abidjan, suite à la découverte d’un corps dans un hôtel de passe, le commissaire Marius Kouamé et son adjoint Arsène mènent l’enquête. La victime n’est autre que le magistrat Compliqué, ce qui va bien compliquer la tâche du commissaire. Voilà un excellent prétexte pour nous entrainer à la suite de quelques malfrats de seconde zone, dans les prisons ou dans les commissariats où les coups et la torture ne sont pas lettres mortes, et où l’on fait bon usage des radiateurs en fonte d’antan. C’est rythmé, féroce, et rempli de rebondissements de toutes sortes, le dessin est aussi vif et coloré que les habitudes et le langage des protagonistes, aussi haché parfois que les réflexions du commissaire, comme esquissé, mais toujours affirmé .

Alors bienvenue dans ce pays où il ne fait pas toujours bon être différent, où lorsque la sexualité est exacerbée c’est forcément en respectant les poncifs de la société traditionnelle, où l’on part à la découverte du quartier « mon mari ma laissée » et des résidences huppées des hauts dignitaires, à la poursuite du coupable et de son mobile.

J’avais particulièrement aimé la série Aya de Yopougon, je retrouve ici l’humour un peu féroce qui caractérise cet auteur. Il faut avouer que Marguerite Abouet n’a pas son pareil pour nous conter son pays la Côte d’ivoire en mettant en exergue les travers de la société africaine et le poids des traditions. Cette BD vient de remporter le prix du polar SNCF.

Catalogue éditeur : Gallimard

Par : Marguerite Abouet, Donatien Mary / Couleurs de Frédéric Boniaud

Abidjan. Un homme a été mystérieusement assassiné dans un minable hôtel de passe. Personne n’a rien vu… et l’enquête doit rester discrète sous peine de défrayer la chronique, car la victime n’est autre que Traoré Compliqué, le célèbre magistrat ! Le grand commissaire Marius Kouamé est immédiatement mis sur l’affaire. Accompagné d’Arsène, son fidèle adjoint, il traque les suspects en tout genre, qui n’ont qu’à bien se tenir, car les tortures infligées par les deux flics sont aussi incongrues qu’efficaces !
Un polar loufoque et déjanté, relevé par la verve ivoirienne de l’auteure de « Aya de Yopougon ».
Date de parution : 09 / 11 / 2017 / 104 pages / 20 € / 210 x 280 mm / ISBN : 9782075076920

Nymphéas noirs, Cassegrain, Duval, Bussi

Être autant embrouillée par l’intrigue originale que séduite par l’adaptation de Duval et Cassegrain. Pari réussi pour l’adaptation en roman graphique du thriller de Michel Bussi, Nymphéas noirs, aux éditions Dupuis.

Nymphéas noirs est l’un des romans de Michel Bussi dont les lecteurs m’ont le plus parlé, mais que je n’avais encore jamais lu ; je commence donc par une expérience originale, et avouons-le géniale, l’adaptation en BD chez Dupuis de ce roman paru en 2011.

Il était une fois trois femmes, Stéphanie Dupin, la jeune et jolie institutrice du village, la vieille sorcière qui habite au moulin, et Fanette Morelle, une jeune fille très douée en dessin. Toutes trois vivent dans ce joli et champêtre coin de d’Eure. Joli, mais étouffant semble-t-il, car irrémédiablement figé au temps des impressionnistes. Trois femmes qui vont voir leurs vies bouleversées pendant quelques jours en mai 2010, parenthèses maudite entre la découverte du cadavre d’un notable du village, et un deuxième assassinat.

Enquête, contre-enquête, l’auteur brouille les pistes avec une intrigue hors du temps, maniant avec dextérité les illusions. Le graphisme superbe, tout en douceur et en nuances, fait la part belle à la magie qui opère au fil des pages. C’est beau, étrange. Un superbe hommage au talent de Claude Monet, en son village de Giverny. Ce roman graphique aborde avec bonheur les codes des impressionnistes et les mêle savamment à ceux du roman noir ; on s’y laisse prendre, avec l’envie de tout reprendre à zéro quand on a enfin terminé, car la surprise finale est à la hauteur de celles dont sait nous gratifier Michel Bussi. Quel plaisir de lire et pourquoi pas offrir ou faire lire, cette BD particulièrement réussie.

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Lire également les chroniques des romans de Michel Bussi :

Catalogue éditeur : Dupuis

Dans le village de Claude Monet, à Giverny, vivent trois femmes : une fillette passionnée de peinture, une séduisante institutrice et une vieille dame recluse qui observe tout depuis sa fenêtre. Lorsqu’un meurtre est perpétré dans ce tableau pourtant idyllique, ce sont tous les secrets et les non-dits qui ressurgissent…
Une remarquable adaptation par Fred Duval du roman culte de Michel Bussi, auquel Didier Cassegrain rend sublimement hommage à la façon des impressionnistes.

Collection : Aire Libre / Genre : Suspens & Thrillers / Roman graphique / Drame / Age du lectorat : 15+ / Date de parution : 25/01/2019 / EAN : 9782800173504 / Nombre de pages : 144

Chroniques d’une survivante, Catherine Bertrand

Dans ces Chroniques d’une survivante publiées aux Editions de la Martinière, Catherine Bertrand qui a vécu de l’intérieur l’attentat du Bataclan, nous délivre un message émouvant sur le trop méconnu stress post-traumatique. Ce stress qu’elle et tant d’autres ont subi à la suite des attentats survenus ces dernières années.

Le Bataclan, nous en avons entendu parler, forcément, mais elle, Elle y était. Et de ça, bien sûr, on ne ressort pas intact. Pas intact ? Pourtant elle n’est pas blessée, rien d’apparent. Mais un ESPT (Etat de Stress post-Traumatique) cela ne se voit pas, rien de visible, tout est à l’intérieur, enfoui, caché aux yeux de tous, parfois même aux yeux de la victime elle-même. Car victime, elle l’est, réellement, mais qui s’en doute, qui le comprend, qui le voit ou veut bien l’entendre ?

Car être sortie physiquement indemne des attentats du Bataclan (Paris de novembre 2015) ne veut pas dire que l’on ne souffre pas, et le stress post-traumatique subi est un véritable boulet invisible mais prégnant, paralysant parfois.

Catherine Bertrand utilise le dessin comme exutoire, comme transmetteur de toutes ses peurs, ses angoisses, mais surtout pour aider les autres, qui comme elle, ont besoin de se reconstruire, ou ceux qui doivent essayer de comprendre les victimes. Le trait est simplifié, les mots sont là, vibrants, éclatants, prenant toute la place parfois, avec cet ESPT matérialisé par un boulet. Par ce boulet bien visible et tellement énorme qu’elle traine derrière elle à la façon d’un pou qui s’agrippe à vous et ne vous lâche plus. Elle nous permet de visualiser la souffrance qu’elle endure, et permet à d’autres victimes de comprendre qu’elles ne sont pas seules, que d’autres souffrent comme elles et que cette souffrance est aussi réelle qu’une plaie ouverte. Victimes, oui, elles le sont, mais pas à vie, car il faut parvenir à se reconstruire pour avancer tant bien que mal dans une vie qui aujourd’hui leur fait peur.

S’il est difficile de parler de ces Chroniques d’une survivante, il est indispensable de les faire connaître et de se laisser submerger par l’émotion, forcément.

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Sur ce sujet, mais traité de différentes façons, on peut lire Le lambeau  le magnifique ouvrage de Philippe Lançon, pas facile, mais si on arrive à le lire, qu’elle leçon de vie ! J’ai envie de vous conseiller également Le livre que je ne voulais pas écrire, par Erwan Lahrer.

D’autres auteurs se sont essayé à évoquer l’après attentat… Je pense par exemple à Une si brève arrière-saison de Charles Nemes, à Vivre ensemble, d’Émilie Frèche, ou encore A la fin le silence, de Laurence Tardieu.

Catalogue éditeur : éditions de La Martinière

Bon, ben j’étais au Bataclan…
Mais ça va, hein. Je suis vivante, j’vais pas me plaindre.
Le quoi ? Le stress post-traumatique ?
Connais pas.
Si ça a bouleversé ma vie ? Non, pas du tout, pourquoi ?
J’ai fait quelques dessins pour raconter tout ça, une sorte de journal, quoi.
Peut-être bien que tu te retrouveras dans certaines pages.
Tu veux y jeter un œil ? Ou les deux ?

Catherine Bertrand est passionnée de dessin depuis toujours, désormais reconvertie dans le graphisme et l’illustration. Elle était au Bataclan le 13 novembre 2015 et fait partie de l’association de victimes d’attentats, Life for Paris. Elle a réalisé seule ce livre, avant de le confier à un éditeur.

140 x 205 mm / 160 pages / 04 octobre 2018 / ISBN 9782732489261 : 14 €

Cyclone, Marion Mousse & Clément Baloup

Ah, quand les tourments de l’adolescence rejoignent ceux de la planète et que les émois se heurtent au Cyclone dévastateur.

Margot vit sur une ile isolée du monde. En cette journée de rentrée scolaire, les évènements climatiques font craindre l’arrivée d’un puissant cyclone.

Pourtant, la rentrée se déroule comme partout ailleurs. Curiosité face au nouveau venu dans la classe, interrogations devant les têtes nouvelles, puis attrait pour le professeur Gregory Maréchal, monsieur Maréchal, ce prof si séduisant, si attentif. Margot s’y laisse prendre… son cœur balance, mais les jeunes filles de son âge sont souvent attirées par le risque, le danger, la découverte de ce qui est différent.

Margot veut vivre pleinement ses émois d’adolescente. Elle se confie à son amie Iseult, lui avoue que son cœur balance…Monsieur Maréchal, ou  le nouveau venu de la classe, cet Ali si mystérieux. Ali le musicien, en conflit avec les parents, lui l’amateur de musique qui est aussi amoureux de Margot.

Cyclone est l’occasion de découvrir ces conflits très actuels entre les jeunes, mais aussi les atermoiements des ados, avec Margot et son prof, piégée dans son triangle amoureux, face au déchainement de violence des réseaux sociaux. Et puis ces difficiles relations élève professeur. Quand ces adolescentes sont si provocantes avec leur beauté naturelle et si peu maitrisée, elles qui oscillent entre manque de confiance en soi et exercice du pouvoir de séduction sur leurs professeurs, par jeu, par plaisir, par réelle attraction…

C’est un plaisir de tourner les pages de Cyclone et d’apprécier les superbes illustrations de Marion Mousse, les couleurs, les doubles pages, les impressions. J’ai eu cependant comme un sentiment de pas assez, pas assez car l’intrigue est très classique, somme toute presque banale, mais c’est un joli moment de lecture et le graphisme est vraiment intéressant.

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Catalogue éditeur : éditions Sarbacane

Margot, lycéenne à la vie jusqu’ici anodine, éclot comme une fleur à sa rentrée en terminale. Vibrante d’une sensualité soudain débordante, sur son île battue par les vents et l’ennui, elle se sent prisonnière. Il y a bien Ali, le nouveau récemment débarqué, beau brun ténébreux, musicien torturé, qui la dévore des yeux. Mais Margot rêve d’autre chose, de plus grand, de plus fort… Aussi, quand Maréchal, son prof de philo et écrivain raté, la persuade de devenir sa maîtresse, elle se laisse séduire… sous le regard jaloux d’Ali. Un triangle amoureux venimeux s’installe, sur la petite île qu’une tourmente météorologique semble bientôt devoir isoler…

L’auteur : Clément Baloup, est un auteur marseillais qui réalise des scénarios tournés vers l’aventure dont les très remarqués Chinh Tri (2 tomes parus au Seuil) et Diables Sucrés pour Mathieu Jiro (Gallimard – sélection Angoulême 2010). Avec Mémoires de Viet Kieu T1,Quitter Saigon (La Boîte à bulles), il obtient son premier prix d’importance : le Prix du jury Œcuménique de la BD, à l’occasion du Festival d’Angoulême 2011.

L’illustrateur : Marion Mousse, est né en 1974 et vit aujourd’hui à Marseille. Sa première BD paraît en 2001 : Phineas, un album en noir paru chez Treize Étrange. Puis il se lance dans une adaptation libre du roman de Théophile Gautier: Fracasse (Glénat) qui sera publié – en 3 volumes – entre mai 2004 et mai 2005. Il a aussi publié From Outer Space, paru fin 2006 chez Six Pieds sous terre et Louise et les loups en 2012.

Date de parution : 06/02/2019 / prix de vente au public (TTC) : 22,50 € / 136 pages ; 29 x 21,5 cm / ISBN 978-2-37731-201-6 / EAN 9782377312016

Spirou, L’espoir malgré tout. Émile Bravo

Une BD qui reprend les codes classiques du genre pour le plus grand bonheur des amateurs et de tous les amoureux de Spirou.

Ce tome 1 de Spirou, L’espoir malgré tout, un mauvais départ, écrit par Émile Bravo commence à Bruxelles en janvier 1940. La Belgique est neutre dans ce conflit international qui frappe pourtant à ses portes. Spirou, le jeune Groom du Moustic hôtel se trouve bien désœuvré dans cette ville où plus personne ne vient. Fantasio quant à lui s’est engagé dans l’armée belge.

Spirou reçoit une lettre de son amoureuse allemande Kassandra. Elle est prisonnière des soviétiques qui veulent la renvoyer dans son pays, elle la juive qui s’était exilée comme tant d’autres pour fuir le régime nazi. Puis il rencontre un peintre juif allemand, Felix, et sa femme Felka, avec qui il sympathise. Il découvre avec eux la situation dramatique des juifs. C’est le moment que choisit Fantasio pour réapparaitre, dans sa tenue militaire, lui qui semble aussi perdu que les troupes en déroute…

Fuite des populations, invasion de la Belgique par les Allemands en 1940, réquisition du Moustic hôtel par les armées anglaises ou françaises, puis par les allemands, réactions des populations, qui passent de l’incrédulité au déni, de la passivité à la collaboration. Tout cela est évoqué avec subtilité et sans concession.

Le trait, évocateur du passé et d’anciennes BD, et en même temps plutôt moderne dans son rythme, est porté par des dialogues plutôt actuels, le tout fait de cette BD un véritable plaisir de lecture.

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Catalogue éditeur : Dupuis

Janvier 1940. Un hiver particulièrement rude s’est abattu sur Bruxelles. Alors que tout le monde attend avec appréhension l’arrivée imminente de la guerre, Fantasio s’est engagé dans l’armée belge. Dans la forteresse d’Ében-Émael, il est impatient d’en découdre et ne doute pas une seconde que les armées française et britannique écraseront l’armée allemande…

Quant à Spirou, il est toujours groom et continue de vivre le plus normalement possible. Sa rencontre avec Felix, un peintre juif allemand dont les nazis ont jugé l’œuvre « dégénérée », et Felka, sa femme, va lui faire découvrir la « question juive » et la complexité de la situation internationale.

Quand la guerre éclate, Fantasio cherche à servir la patrie le plus héroïquement possible. Spirou, lui, essaye de comprendre la complexité de la situation à travers des rencontres avec des personnages profondément humains et tente de se rendre utile en étant fidèle à ses valeurs.

 Age du lectorat : 9+ / Parution le 05/10/2018 / 88 pages en couleurs / Hauteur : 320 mm / Largeur : 240 mm / ISBN: 9782800160986 / PVP : 16.50EUR

Violette Morris. À abattre par tous moyens, tome I : Première comparution

Cette BD éditée chez Futuropolis est une magnifique façon de faire revivre Violette Morris, une femme hors du commun découverte grâce au roman de Gérard de Cortanze Femme qui court.

Ici, les auteurs prennent le parti de commencer leur récit par la découverte dans l’Eure, en 1945, de six corps enfouis dans une ancienne mare. Et par l’intervention inopinée de Lucie Blumenthal, ancienne avocate, rayée du barreau parce qu’elle était d’ascendance juive, sans aucun soutien de ses pairs. Elle n’a jamais voulu reprendre ce métier et est devenue détective privé spécialisée dans la recherche de personnes disparues. Ce personnage, fictif bien sûr, va devenir le fil rouge de l’histoire de Violette, puisque Lucie apparait vite comme une de ses coreligionnaires du pensionnat.

Car parmi les corps retrouvés figure celui de Violette Morris. Violette, assassinée pour ce qu’elle était ou pour ce qu’elle a fait ? C’est ce que veut comprendre Lucie, et nous avec elle.

Et l’on découvre une Violette Morris au pensionnat, déjà attirée par les femmes, par le sport, et qui rapidement va se distinguer dans de très nombreuses disciplines, course, natation, javelot, boxe, entre autre, puis la compétition automobile. Elle sera souvent la seule femme à prendre le départ dans bien des disciplines. Un mariage de raison, des envies, des succès, une homosexualité rapidement et ouvertement assumée, la vie de Violette est mise en images de façon étonnante et réaliste.

Violette a mené bien des combats, comme celui de la présence des femmes dans le sport, en particulier leur participation aux olympiades. On se souviendra à l’occasion que le baron de Coubertin était contre la participation des femmes aux jeux Olympiques, et que Violette ne voulait pas tant participer, mais bien gagner, comme tout grand sportif qui se respecte.

Un premier tome qui tient à la fois du polar, avec l’enquête policière qui s’amorce, et de la biographie, et qui est particulièrement intéressant. Les propos son étayés par le dossier historique de Marie-Jo Bonnet que l’on retrouve en fin d’album, avec quelques photos de Violette Morris (1893-1944). En quatre parties, ce qui veut dire que nous sommes déjà impatients de découvrir la suite.

Retrouvez ma chronique du roman de Gérard de Cortanze Femme qui court, qui m’a fait découvrir Violette Morris, et l’interview de l’auteur A la rencontre de Gérard de Cortanze … 

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Catalogue éditeur :  Gallimard / Albums, Futuropolis

Un récit de Bertrand Galic et Kris. Dessin de Javi Rey, sur un dossier historique de Marie-Jo Bonnet

Violette Morris est l’une des sportives françaises les plus titrées de l’histoire. Une championne toute catégorie : boxe, natation, football, athlétisme, course automobile. Elle devint chanteuse de cabaret et égérie des années 30, amie de Jean Cocteau, de Joséphine Baker, de Brassaï… Le 26 avril 1944, elle meurt dans une embuscade organisée par un groupe de résistants qui mitraillent sa voiture. Était-ce elle qui était visée par les maquisards? Tout porte à le croire. Car sous l’Occupation, elle passe pour «la hyène de la Gestapo», une collabo au service de l’Allemagne nazie.

Voilà pour la légende. Une légende noire. Mais la réalité, quelle est-elle ? L’assassinat de cette «femme à abattre par tous moyens» ne cache-t-il pas autre chose ? Hors norme, sa personnalité est celle d’une femme impossible à enfermer en cases, son histoire est inouïe, son destin forcément tragique !

72 pages / 240 x 300 mm, cartonné / Achevé d’imprimer : 01-09-2018 / Époque : XXIe siècle / ISBN : 9782754821650 / Parution : 11-10-2018