Que faire à New York ?

Visiter l’exposition Georgia O’keeffe, au New York Botanical Garden…

Domi_C_Lire_NYBG_Georgia_Okeeffe…et admirer les tableaux peints par l’artiste lors de son séjour à Hawaï, les plantes, les paysages qui l’ont inspirée, puis les retrouver tout au long du parcours au NYBG.
J’avais découvert quelques oeuvres de Georgia O’Keeffe lors de l’exposition The age of Anxiety, qui présentait des peintres américains au musée de l’Orangerie à Paris, et j’avais apprécié ses représentations de fleurs. Je l’ai donc retrouvée avec plaisir lors de cette visite.

Artiste peintre pionnière du modernisme américain, Georgia O’Keeffe (1887–1986) a été fortement inspirée par les paysages qui l’entouraient, des paysages du nouveau Mexique aux gratte-ciel de New York. Les fleurs, la nature, sont des thèmes qu’elle a également abordé et aimé tout au long de sa carrière d’artiste.

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L’exposition dans la galerie d’Art du NYBG offre une rétrospective (un peu trop courte à mon goût !) des œuvres peintes lors de son séjour de neuf semaines en 1939. Elle était missionnée par la Hawaiian Pineapple Company et devait en rapporter des œuvres pour une de leur campagne de promotion. on retrouve d’ailleurs le tableau Ananas dans leurs publicités de l’époque.

Elle y a peint des toiles représentant les fleurs, les paysages, et même les hameçons des pécheurs, une nature inspirante ! Et pourtant, là-bas aussi, ces œuvres font énormément penser à la photographie, aux prises en gros plan, cadrages décalés, modernes, qui sortent des poncifs habituels, et toujours, sous-jacente, une connotation sexuelle dans la représentation de certaines fleurs, certains plans, comme une image de marque de l’artiste.

 

Si les toiles de Georgia O’Keeffe  sont peu nombreuses, seulement 17 peintures qui par ailleurs n’avaient jamais été exposées ensemble depuis 1940, l’intérêt de la visite tient aussi au fait que le jardin botanique adapte l’ensemble de son espace et propose dans ses serres une documentation fournie ainsi qu’une partie de la flore et des fruits des iles Hawaï.

 

Retrouvez ici le site du New York Botanical Garden, l’exposition se tient jusqu’au 28 octobre.

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Rubens, Portraits princiers Musée du Luxembourg

La présentation par le Musée du Luxembourg :
Domi_C_Lire_rubens_1Rubens fut, sans doute un peu malgré lui, un immense portraitiste de cour.
S’il se voulait d’abord peintre de grands sujets historiques, il excella dans le domaine du portrait d’apparat, visitant les plus brillantes cours d’Europe. Prisé pour son érudition et sa conversation, il joua aussi un rôle diplomatique important, jouissant d’une position sociale sans égale chez les artistes de son temps. Autour des portraits de Philippe IV, Louis XIII ou encore Marie de Médicis réalisés par Rubens et par quelques célèbres contemporains (Pourbus, Champaigne, Velázquez, Van Dyck…), l’exposition plonge le visiteur dans une ambiance palatiale au cœur des intrigues diplomatiques du XVIIe siècle
.

Marie de Médicis (1573-1642) veuve d’Henri IV et mère de Louis XIII, est un personnage emblématique de l’histoire politique et diplomatique  du XVIIe siècle. Il est intéressant de se souvenir qu’elle est liée, directement ou indirectement à l’ensemble des dynasties européennes.

Pierre Paul Rubens (1577-1640) dont on peut dire qu’il est le peintre le plus célèbre de son temps, est quant a lui un grand voyageur qui va œuvrer comme peintre mais aussi  comme diplomate dans tous les lieux artistiques renommés.

Cette exposition présente donc deux personnages majeurs du XVIIe qui déploient leur influence sur toute l’Europe. C’est ce que le visiteur découvre à travers l’importance des portraits des rois, reines, princes et princesses, présentés dans ce qui n’est autre que le palais que Marie de Médicis a fait édifier à partir de 1615 – et pour lequel elle avait commandé à Rubens un ensemble de toiles monumentales illustrant sa vie –  portraits que l’on peut voir pour partie dans une des salles de l’exposition. A côté des œuvres de Rubens sont présentés des portraits réalisés par d’autres artistes, avec les mêmes modèles, aux mêmes dates.

Ce que j’aime particulièrement au Musée du Luxembourg, c’est l’agencement des salles d’exposition renouvelé à chaque exposition et qui donne au visiteur d’illusion de dans un nouveau Musée. Ici, l’austérité et le formalisme de certains portraits est rehaussée par une scénographe particulièrement réussie, un jeu de projections d’images ou de lumière, et les lieux changent et prennent vie, une réussite.

Une exposition qui nous permet de feuilleter l’album de famille de Marie de Médicis en quelque sorte !

Rubens, Portraits princiers c’est jusqu’au 14 janvier 2018 au Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris.

 

Visiteurs de Versailles, exposition au Château de Versailles

Le château de Versailles est l’un des sites les plus visités au monde. Plus de sept millions de visiteurs par an. En découvrant cette exposition, nous devenons à notre tour l’un des « Visiteurs de Versailles » !

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Versailles, l’un des sites les plus visités, et ce depuis toujours ! Car dès le règne de Louis XIV les visiteurs ont été acceptés et accueillis au château. Il était même organisé des moments précis afin que tous puissent voir le roi, au lever, à la messe, en promenade, etc. Qu’ils soient ambassadeurs ou princes, étrangers ou français, voyageurs ou voisins, artistes ou philosophes, savants ou espions, visiteurs d’un jour ou voyageurs du « Grand Tour », tous pouvaient venir à la cour. Cette cour qui, contrairement à la pratique de certains autres pays, était ouverte… Cet espace, à la fois propriété royale et espace public, était la scène de ce théâtre quotidien joué par le Roi pour la cour et pour ses sujets.

Qu’ils soient venus là pour quémander, se plier au bon vouloir du Roi ou en visite officielle, de nombreux visiteurs ont laissé des traces de leur visite. Cadeau royaux ou diplomatiques, lettres, tableaux, objets, journaux, témoignent de leurs passages. Venus de Stockholm ou des États Unis, de la BnF ou de Londres, l’exposition rassemble plus de trois cents objets, tableaux, bronzes, portraits ou même vêtements, j’ai par exemple aimé cet habit brodé de Mr de Fersen, tabatières somptueuses, poire à poudre ou carquois, venus de Sèvres ou de Londres, de Mysore  ou de Siam, des Pays-Bas (dont une étonnante boite à médailles..) ou de Turquie, autant de façon de revoir le château à travers les yeux de ces visiteurs qui nous font remonter le temps.

 

L’exposition Visiteurs de Versailles est présentée jusqu’au 25 février. Une belle occasion de revenir voir ce château somptueux et majestueux, de se promener dans le parc et de profiter du soleil de l’automne finissant.

L’Exposition François Ier et l’art des Pays-Bas au Musée du Louvre

Le goût de François Ier pour les arts et l’importance de l’influence italienne, en particulier de Léonard de Vinci, sont aujourd’hui connus de tous. Le Louvre nous présente ici un bel éventail d’artistes venus du nord, et nous démontre l’influence des Pays-Bas à la cour et au-delà, au début du XVIe siècle.

On retrouve ces maîtres néerlandais en Normandie, Picardie, Champagne ou Bourgogne entre autre. Ils arrivent d’Anvers, Bruxelles, ou Haarlem par exemple. Ils sont spécialisés dans les enluminures, la peinture religieuse bien sûr, très courante à cette époque, les vitraux, la tapisserie, la sculpture, ou encore les pièces d’orfèvrerie.

On y découvre Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon, spécialiste du portrait, une salle entière est d’ailleurs consacrée aux portraits. Mais aussi des artistes tels Godefroy le Batave, enlumineur d’origine hollandaise, ou Noël Bellemare, peintre et enlumineur, et d’autres restés anonymes.

L’exposition nous plonge dans les fastes de la Renaissance française, on apprécie ces portraits majestueux de François Ier ou Marguerite de Navarre entre autre, mais aussi ceux de petit format représentant des personnages anonymes. Une leçon d’histoire comme on les aime.

Domi_C_Lire__expo_le_louvre_9On admire également le livre d’heures que Le Louvre tente d’acquérir. Ce minuscule objet vaut 10 millions d’euros. Ce livre de prières manuscrit est entièrement recouvert d’une reliure d’or et de pierres précieuses. François Ier l’offrit à sa nièce Jeanne d’Albret, future mère d’Henri IV. Le Louvre a lancé une campagne d’appel aux mécènes. Cette campagne de dons continue jusqu’au 15 février.

Exposition François Ier et l’art des Pays-Bas Musée du Louvre du 18 Octobre 2017 au 15 Janvier 2018

 

Art/ Afrique, le nouvel atelier de la fondation Louis Vuitton

Elle devait s’arrêter mais elle continue jusqu’au 4 septembre, l’Exposition Art/ Afrique, le nouvel atelier de la Fondation Louis Vuitton

art afrique.jpgLa Fondation a consacré la totalité de ses espaces à l’Afrique pour présenter Art/ Afrique, le nouvel atelier. J’ai eu le plaisir de la visiter lors de l’inauguration, avec le grand bonheur de pouvoir poser toutes les questions sur les œuvres et les artistes exposés aux différents guides dans chacune des salles de la FLV. En fait il y a deux expositions en une, et de nombreuses manifestations ont également eu lieu pendant l’été en relation avec ces thématiques.

Les Initiés présente un choix d’œuvres (1989-2009) de la collection d’art contemporain africain de Jean Pigozzi

Après avoir visité l’exposition  Magiciens de la Terre au Centre Pompidou et à la Grande halle de la Villette en 1989, l’homme d’affaires Jean Pigozzi fait appel à André Magnin, alors commissaire adjoint sur la section africaine de l’exposition, pour constituer sa propre collection qui sera dédiée aux artistes vivant et travaillant en Afrique subsaharienne. En véritable défricheur, André Magnin arpente le continent africain à la rencontre d’artistes autodidactes. Il faut se replonger dans le contexte, ni téléphone portable, ni internet, ni réseaux sociaux, André Magnin va tisser des relations, et réussir à démontrer l’originalité des artistes qu’il va dénicher.

Dans cette partie, on découvre une sélection d’œuvres de quinze artistes emblématiques de la collection de Jean Pigozzi.

 Celles-ci m’ont particulièrement plu, par leur originalité, leur poésie et leur modernité, et en même temps leur rappel des créations ancestrales que l’on associe à l’Afrique.

Être là, œuvres d’Afrique du Sud, une scène contemporaine, auxquelles s’ajoute des œuvres de la Collection.

L’exposition collective « Être là » est consacrée à l’Afrique du Sud, l’une des scènes les plus dynamiques du continent africain.

L’exposition se concentre sur un espace-temps précis : aujourd’hui, et croise plusieurs générations d’artistes ayant les même objectifs. Tout d’abord des artistes nés dans les années 1970 et reconnus sur la scène artistique internationale. Puis un choix d’artistes nés dans les années 1980 soit plus de vingt ans après la fin de l’apartheid.

J’ai également beaucoup aimé ces photos, celles bien sûr du grand Seydou Keïta, ces portraits, ou ces sublimes photos de coiffures traditionnelles. Enfin pour celles-ci on ne sait plus ce qui est le plus beau, le travail du photographe ou celui des femmes magiciennes de la coiffure.

Enfin, au tout dernier niveau, on peut découvrir une sélection d’œuvres africaines qui font partie de la Collection de la Fondation 

Si vous n’y êtes pas encore allé, profitez d’une expo pour visiter la FLV. C’est un bel espace où se reposer, sous la verrière, dans la lumière de ce vaisseau posé à l’orée du bois de Boulogne.

Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée

Derniers jours pour l’exposition au Musée national Eugène Delacroix

DomiCLire_musee_delacroixIl est encore temps de revoir ce musée absolument charmant qu’est le Musée national Eugène Delacroix et de découvrir l’exposition « Maurice Denis et Eugène Delacroix De l’atelier au musée » qui se termine le 28 août 2017.

Bien qu’il soit né après le décès de Delacroix, le peintre Maurice Denis avait une admiration sincère pour l’œuvre d’Eugène Delacroix qu’il a approchée dans les musées, mais aussi par l’intermédiaire d’artistes plus âgés, Paul Cézanne, Odilon Redon, Paul Gauguin. Il a d’ailleurs été l’un des acteurs du sauvetage de l’atelier de Delacroix près de la place de Fürstenberg, puis de sa transformation en musée. L’exposition met en valeur l’admiration de l’œuvre d’Eugène Delacroix par des artistes nés après sa disparition.

 

J’ai découvert ce musée lors du vernissage de cette exposition, quel joli havre de paix dans un quartier par ailleurs absolument délicieux. C’est là que l’artiste était installé et qu’il est mort en 1863.
Le jardin vient d’être rénové. Quel charme !
Allez-y, savourez les tableaux et l’ambiance dans la maison ou dans l’atelier, prenez le temps de vous poser dans le jardin, asseyez-vous et écoutez, regardez, ils sont là, les artistes, les amis des peintres, vous les voyez ? …

Exposition « Corps en mouvement. La danse au musée » Petite Galerie du Louvre

Merci au Louvre et à Orange pour la présentation du MOOC « L’instant figé »et pour la visite de la petite galerie.  

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Nous étions un petit groupe, accompagnés par Ludovic Laugier, conservateur du patrimoine en charge de la sculpture grecque au musée du Louvre à faire la visite de l’exposition « Corps en mouvement. La danse au musée » dans la Petite Galerie au Louvre, un soir de mars. Aussi passionné que passionnant, on y aurait tous passé la nuit, tant son discours était riche. Alors on est prêt à comprendre et apprendre avec « L’instant figé, quand l’art saisit le mouvement », le MOOC proposé par Orange et le musée du Louvre, vous aussi ?

L’exposition en quelques photos… si vous ne pouvez pas y aller ! C’est beau, un peu court, mais après tout, c’est le privilège de la petite galerie… Et n’oubliez pas, si vous ne pouvez pas y aller, suivez le MOOC