Pamela, Stéphanie des Horts

Pamela est si belle que tous les hommes succombent à son charme, et l’écriture de Stéphanie des Horts nous enchante en nous faisant découvrir la belle-fille de Churchill.

photo roman "Pamela" de Stephanie des Horts, blog Domi C Lire

Pamela est une jeune et belle femme bien décidée à se faire une place dans la société. Les  hommes succombent à son charme, elle n’a que l’embarras du choix pour réussir.  Elle aime l’amour autant que les hommes, et ce sera son moteur pour avancer malgré les embûches.

A 19 ans, elle épouse le fils de Winston Churchill. Sa relation avec le père sera bien plus profonde et sincère qu’avec son mari. Si elle divorce rapidement après lui avoir donné un fils, elle gardera néanmoins ce nom prestigieux toute sa vie ou presque.

Ensuite, elle va collectionner avec toujours beaucoup de passion et de sincérité des amants tous plus prestigieux les uns que les autres, Ali Khan, Gianni Agnelli, Harriman, Druon, Rothschild, Sinatra, Maurice Druon, pour ne citer qu’eux. Mais bien souvent, elle qui sait ce que représente l’argent et le confort que lui procure ces hommes n’arrivera pas à les épouser. Il lui manque toujours quelque chose, le nom, la lignée aristocratique, la position sociale. Ils lui resteront cependant fidèles en amitié et ne la lâcheront pas lorsqu’elle se retrouve dans l’adversité. Jusqu’à son mariage avec Harriman. Bien plus âgé qu’elle, il lui permet d’entrer en politique et  d’assoir une « respectabilité » qui la mènera jusqu’au titre d’ambassadrice des États-Unis en France.

Elle mène une vie flamboyante. Souvent traitée de putain par ses détracteurs, elle avance jusqu’au bout dans le sillon qu’elle s’est tracé, fidèle en amitié mais aussi à ses amours le temps qu’ils veulent bien durer. Quand elle aime, elle aime vraiment, de toutes ses forces, et les ruptures n’en sont que plus douloureuses.

Alors c’est vrai, cette vie-là peut sembler un peu futile et légère, tournée vers un but, l’amour d’un homme assez riche pour vivre dans un réel confort. Mais cette femme est passionnante et bouleversante. Sa façon de traverser le siècle et de s’y faire une véritable place au soleil est bluffante. Elle aura su s’adapter, rebondir, assoir sa position, en particulier auprès de Churchill mais aussi de Clinton. Elle qui sait rester fidèle le sera toute sa vie à « dear Papa » (Winston Churchill) avec qui elle refaisait le monde et s’entendait très bien, excusez du peu !

Elle croise la route de tant de monde ! La maîtresse de Malaparte n’est autre que la mère de Gianni Agnelli, son grand amour. Malaparte que l’on retrouve dans l’excellent roman Amour propre de Sylvie Le Bihan. Elle croise la route d’Emerald Cunard dans ses salons littéraires à Londres. Emerald Cunard que l’on retrouve dans Avec toute ma colère d’Alexandra Lapierre. Puis de Louise de Vilmorin, que l’on retrouve dans Edmonde, là aussi passionnant roman de Dominique de Saint-Pern sur une femme singulière et attachante.

Pamela m’a fait voyager dans le temps et dans la vie de cette femme dont j’ignorai tout, c’est envolé, subtilement écrit, alerte, vivant. Un véritable plaisir de lecture.

En parcourant le XXe siècle, les historiens trouveront partout des traces du rouge à lèvres de Pamela Churchill. Daily Mail.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury des lecteurs du Livre de Poche 2019

Catalogue éditeur : Le Livre de Poche et Albin Michel

Légère, séduisante, insolente, Pamela décide très tôt de capturer l’homme qui la mènera à la gloire. Randolph Churchill, qu’elle épouse à dix-neuf ans. Ali Khan, Agnelli, Sinatra, Harriman, Druon, Rubirosa, Rothschild… aucun ne résiste à son charme. S’ils ont le pouvoir, elle exerce sur eux une attirance fatale. Ils l’ont tous désirée. Elle les a tous aimés. Les conquêtes de Pamela sont des alliances, des trophées qu’elle brandit sans crainte de choquer les cercles mondains. Scandaleuse ? Intrigante ? Courtisane ? La ravissante Anglaise à la réputation sulfureuse, morte comme une légende dans la piscine du Ritz à Paris où elle était ambassadrice des États-Unis, a emporté ses secrets. Stéphanie des Horts en recherche les parfums et nous révèle l’existence flamboyante d’une séductrice hors norme.

288 pages / Date de parution : 27/02/2019 / EAN : 9782253237990

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Jiazoku, Maëlle Lefèvre

Avec Jiazoku, roman de la sélection du prix littéraire de la Vocation, Maëlle Lefèvre entraîne ses lecteurs à Tokyo dans le quartier de Kabukichō, le territoire des Yakusas.

Les jeunes prostituées de Kabukichō n’ont pas la vie facile. Lorsque Guan Yin a choisi d’émigrer à Tokyo, c’était pour y réussir sa vie et aider ses parents restés en Chine. Mais tout comme pour Bo, son amie de galère, la vie ne lui a fait aucun cadeau. Désespérée, elle accepte de devenir mère-porteuse pour de riches chinois. La fin de la loi sur l’enfant unique a créé des besoins et des exigences qui ont accéléré le trafic d’enfants mis en place pour les Yakusas.

Kei, l’enfant « porté » par Guan Yin, ne connaitra jamais ses parents morts dans un accident de voiture. Élevé d’abord dans un orphelinat, puis par sa mère porteuse et Daisuke, un yakusa repenti, il découvre ses origines sur le tard…

Le récit de la vie Guan Yi et de Kei alterne avec celui de Fen à Shanghai. A la mort de ses riches parents, elle est élevée par une tante aussi exigeante qu’acariâtre. Mais si pour elle la vie est facile, la solitude auprès de cette tante qui ne sait pas exprimer ses sentiments et la perte de ses parents lui pèsent profondément…

Maëlle Lefèvre nous fait voyager de 2016 à 2035 dans un univers à la fois sordide et fascinant. Émotion garantie avec ce premier roman qui parle de trafic d’enfants entre le Japon et la chine, de mères porteuses dans le milieu de la prostitution, mais avant tout de l’amour qui existe entre parents et enfants. Cet amour qui manque tant à certains pour grandir dans la confiance et la sérénité, amour inconditionnel des mères pour leurs enfants qui les aide à grandir dans la confiance, ou même manque d’amour qui handicape aussi surement qu’une blessure physique.

J’ai été impressionnée par l’écriture de Maëlle Lefèvre, par sa connaissance du Japon et de ses coutumes, mais aussi par la psychologie de ses personnages. Son texte foisonne de nombreux détails, langage, habitudes, qui montrent à quel point elle s’est imprégnée des différentes mœurs et coutumes du Japon, y compris jusqu’au vocabulaire. Cette immersion dans une culture si différente de la nôtre rend ce voyage encore plus intéressant. Le contrôle de soi, des sentiments, l’image que l’on se doit de donner aux autres, sans cesse présents dans la vie des personnages sont un des aspects de cette société japonaise que nous avons parfois tant de mal à comprendre.

Roman lu dans la cadre de ma participation au jury du Prix Littéraire de la Vocation 2019.

Catalogue éditeur : Albin-Michel

Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste réseau de mères porteuses vouées à approvisionner de riches chinois en mal d’enfants.
Kei, qui a été conçu pour un couple de Shanghaiens, n’a pas connu ses parents, morts accidentellement avant sa naissance. Il a grandi entre l’affection de sa mère porteuse et la défiance de Daisuke, qu’il considère comme son père. Jusqu’au jour où ce dernier lui révèle le secret de sa naissance et l’existence de sa sœur, restée en Chine. Kei entreprend dès lors de partir pour Shanghai, décidé à relier le fil de ses origines. Jiazoku : de « jia » en chinois et « kazoku » en japonais, deux mots qui signifient « famille ».

Sur fond de trafics et d’exploitation humaine, Maëlle Lefèvre, dix-neuf ans, explore dans ce premier roman émouvant l’amour idéal qui unit parents et enfants.

Prix 20.00 € / 2 Janvier 2019 / 140mm x 205mm / 352 pages / EAN : 9782226403148

Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

Voilà un beau roman d’espoir et de vie, d’amour et de solitude, de résilience et de bonheur. Pourquoi il faut découvrir « Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin sans plus attendre !

photo couv du roman changer l'eau des fleurs, Valérie Perrin, blog Domi C Lire

Violette Toussaint est gardienne de cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Elle connait aussi bien les vivants que les morts de son domaine et semble trouver un véritable plaisir à vivre au milieu des morts. Pour elle, Changer l’eau des fleurs, c’est entretenir les tombes et parler aux visiteurs. Quelle étrange idée, un peu lugubre ou mortifère. Il s’agit plutôt d’un bel élan de vie et de courage, d’amitié et de partage, d’empathie et de confiance.

Violette est née sous X. Jeune fille paumée, elle tombe amoureuse du plus beau client du bar dans lequel elle travaille, ils se marient. Puis c’est une mère comblée par la naissance de sa fille Léonine. Comme le couple doit travailler et malgré la grande paresse de Philippe, ils seront garde-barrière, puis gardiens de cimetière. La cohabitation avec Philippe Toussaint n’est pas un long fleuve tranquille, il est bien trop souvent absent ou silencieux, Violette doit gérer et travailler pour deux. C’était une enfant abandonnée, c’est une mère et une épouse fracassée par les trahisons et les absences, par le deuil et la perte, c’est aussi une femme capable d’aller de l’avant en se forgeant une carapace pour affronter la vie sans recevoir trop de coups.

Violette n’a pas une vie facile, le malheur semble lui coller au corps. Et pourtant, c’est une belle âme qui se cache sous ses habits de dehors comme elle les nomme, une femme qui sait entendre, écouter, consoler. Une femme qui a peur de ressentir des sentiments, qui ne s’octroie pas le droit au bonheur par crainte de trop souffrir encore. C’est surtout une femme que l’on aime d’emblée tant elle donne aux autres, qu’il est doux de connaître.

Quel bonheur ce roman. D’abord, il semble être le roman idéal à lire sans réfléchir pendant les vacances. Mais peu à peu l’intrigue prend corps, les sentiments émergent, les personnages souvent bien plus complexes qu’ils ne le semblent au premier abord trouvent leur place. Le mystère s’éclaircit mais comme pour Violette, la lumière est au bout du chemin. Violette est une belle âme meurtrie tellement positive malgré tout ce qu’elle doit affronter, exactement le genre d’amie que l’on souhaite rencontrer. Valérie Perrin nous offre là un excellent moment de lecture, avec ce pavé que l’on n’a absolument pas envie de lâcher et que l’on referme à regrets tant les personnages sont attachants. Il ne faut surtout pas bouder son plaisir !

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury des lecteurs du Livre de Poche 2019

Catalogue éditeur : Le Livre de Poche & Albin-Michel

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?
Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.

672 pages / Date de parution : 24/04/2019 / EAN : 9782253238027

L’appel, Fanny Wallendrof

Passionnant, émouvant, singulier, instructif , L’appel de Fanny Wallendrof, un superbe premier roman à découvrir !

Dans les années 70, lors de compétitions d’athlétisme régionales, j’aimais regarder mon frère pratiquer le Fosbury flop. Je trouvais ce saut magique et particulièrement élégant. Quelle heureuse surprise d’ouvrir ce roman de Fanny Wallendorf qui évoque sans le citer la carrière de Dick Fosbury, ce jeune américain de Portland qui a révolutionné la technique du saut en hauteur et envoyé aux oubliettes le rouleau ventral et le ciseau. Mais comme pour toute innovation, cela n’a pas été sans mal.

« Le sauteur en hauteur le plus fainéant du monde. »

Richard est un gamin de 16 ans qui vit à Portland. Déjà dans les années 60, la pratique d’un sport est indispensable pour lycéens et étudiants. Comme Richard est de grande taille, le saut en hauteur est tout indiqué. Pourtant, malgré tous ses efforts, il ne dépasse jamais les 1,62 m. Ses entraineurs lui conseillent au fil des ans de pratiquer plusieurs techniques, ciseau, rouleau ventral. Rien n’y fait, malgré toute sa bonne volonté, il stagne. Jusqu’au jour où les efforts pour améliorer sa concentration portent leurs fruits. Il arrive à bien décortiquer chaque phase, la course, l’appel, le saut, et passe la barre sur le dos ! Aussi incroyable que cela puisse paraitre à l’époque, cette méthode iconoclaste lui permet d’effacer rapidement 1,82, puis d’approcher des sommets.

« Fais comme tu le sens et oublie tout le reste » Bernie Wagner.

Pourtant, si sa technique n’est ni homologuée, ni interdite, le chemin est long pour qu’elle soit acceptée. En fac, Richard peaufine son saut. Avec concentration et persévérance, il approfondit chaque phase pour les adapter à ses capacités. Il s’imprègne des signes envoyés par son corps et par l’ambiance du stade pour accomplir ses records. Sa persévérance le mène jusqu’aux jeux Olympiques de Mexico City, où il bat tous les records en 1968 avec son Fosbury flop.

« Toute cette histoire n’est qu’un accident. J’aimais sauter mais je ne parvenais pas à franchir des barres élevées autrement que sur le dos. » Dick Fosbury.

Voilà donc un roman étonnant, qui parle de sport, mais surtout d’accomplissement, de persévérance, de l’éveil de l’adolescence à l’amour, à l’amitié, aux autres, mais aussi de famille et de relation parents-enfants, d’écoute et de soutien. Qui interroge sur le dépassement de soi, la motivation, l’envie d’accomplir de belles choses pour soi d’abord, puis du bonheur de réussir ce vers quoi on tend depuis si longtemps.

Un roman qui évoque avec justesse l’Amérique des années 60, le sport, la difficulté à faire des études sans bourse si l’on ne pratique pas un sport et que l’on vient d’une famille de la classe moyenne (c’est toujours d’actualité d’ailleurs), puis la guerre du Vietnam et la révolte des jeunes qui refusent de partir mourir à l’autre bout du monde.

Un roman que je vous conseille assurément !

On ne manquera pas de lire à ce sujet l’excellent article de Patricia Jolly publié dans le Monde du 13 août 2007 dont sont tirées les citations de ce billet : Dick Fosbury : un « flop » gagnant.

Dick Fosbury n’est pas le seul à le pratiquer à la fin des années 1960. Déjà Bruce Quande, Montana, y a recours dès 1963 dans une compétition scolaire. En 1965, lors d’une réunion d’athlétisme à Vancouver, une Canadienne de 14 ans, Deborah Brill (5e des JO de Los Angeles en 1984) saute spontanément sur le dos.

« En faisant découvrir ce style au monde à Mexico, j’ai simplement eu le privilège de lui donner mon nom » Dick Fosbury.

Catalogue éditeur : Finitude

Richard est un gamin de Portland, maladroit et un peu fantasque. Comme tous les adolescents de l’Amérique triomphante du début des années 60, il se doit de pratiquer un sport. Richard est grand, très grand même pour son âge, alors pourquoi pas le saut en hauteur ?
Face au sautoir, il s’élance. Au lieu de passer la barre en ciseaux, comme tout le monde, il la passe sur le dos. Stupéfaction générale.
Cette singularité lui vaut le surnom d’Hurluberlu. Il s’en fiche, tout ce qu’il demande, c’est qu’on le laisse suivre sa voie. Sans le vouloir, n’obéissant qu’à son instinct, il vient d’inventer un saut qui va révolutionner sa discipline.
Les entraîneurs timorés, les amitiés et les filles, la menace de la guerre du Vietnam, rien ne détournera Richard de cette certitude absolue : il fera de son saut un mouvement parfait, et l’accomplissement de sa vie.

« Il n’a rien prémédité, il a laissé faire, c’est comme si son mouvement avait pensé pour lui. »

Fanny Wallendorf est romancière et traductrice. On lui doit la traduction de textes de Raymond Carver, des lettres de Neal Cassady (2 volumes, Finitude, 2014-2015) et de Mister Alabama de Phillip Quinn Morris (Finitude, 2016). L’appel est son premier roman.

Les mains de Louis Braille, Hélène Jousse

Un bandeau très accrocheur  « Il s’appelait Louis. Cet enfant a changé la vie des aveugles » et un roman passionnant qui tient la promesse « Les mains de Louis Braille » d’Hélène Jousse.

Nous le connaissons tous cet antonomase. Ce nom propre devenu un nom si commun et évident, le Braille. Mais au fond, si nous savons que le système de lecture pour les aveugles a été inventé par Louis Braille, je ne sais pas si beaucoup d’entre nous connaissions bien la vie de Louis. En tout cas, pas moi. Et je suis ravie d’avoir découvert ce roman grâce aux 68 premières fois.

D’abord il y a une famille. Les Braille, ce sont les parents aimants d’un fils Louis, né en 1804. Mais à trois ans, l’enfant va perdre la vue à la suite d’un accident dans l’atelier de son père. Cet enfant-là a une volonté de fer et une mémoire fabuleuse, mais peut-être est-ce dû en partie à sa cécité. Toujours est-il que son instituteur va tout faire pour qu’il intègre la seule école dans laquelle il peut espérer continuer ses études et enfin pouvoir lire. Mais tout n’est pas si simple, et l’avenir des jeunes aveugles est davantage porté vers les métiers manuels que dans l’instruction générale. Et surtout dans cette école, la vie est dure et aucun espoir ne semble poindre pour apprendre réellement à lire. Pourtant, face au manque criant qu’il va rencontrer, le jeune Louis va inventer un système d’écriture en relief, trois ans de recherches et de tâtonnements couronnés par la réussite et l’invention d’une écriture qui va enfin permettre aux aveugles de lire et de s’instruire. Il avait à peine dix-sept ans.

L’histoire de Louis alterne avec beaucoup de sensibilité avec celle de Constance, qui doit écrire le scénario de la vie de Louis, et qui nous présente ses propres failles et faiblesses.

Un roman absolument passionnant, qui se lit avec une grande facilité, et qui nous donne l’impression d’en savoir un peu plus à la fois sur ce personnage hors du commun qu’est Louis Braille, mais aussi sur ses pairs, que nous côtoyons souvent sans pour autant comprendre leurs propres vies.

Catalogue éditeur : J.C Lattès

Veuve depuis peu, Constance, la quarantaine, auteur de théâtre à succès, se voit confier l’écriture d’un biopic sur Louis Braille par son producteur et ami Thomas. Assistée d’Aurélien, mystérieux et truculent étudiant en histoire, elle se lance à cœur perdu dans une enquête sur ce génie oublié, dont tout le monde connaît le nom mais si peu la vie.
Elle retrace les premières années de Louis Braille, au tout début du XIXe siècle, ce garçon trop vif qui perd la vue à l’âge de trois ans à la suite d’un accident. Déterminé à apprendre à lire, il intègre l’Institution royale des jeunes aveugles. Mais dans ce bâtiment austère et vétuste, où les petits pensionnaires sont élevés à la dure, nul n’entend leur enseigner la lecture. Et pour cause : il n’existe aucune méthode. Constance découvre le combat de Louis pour imaginer la lecture au bout des doigts, jusqu’à l’invention, a même pas dix-huit ans, du système qui a révolutionné depuis la vie de tous les aveugles.
Dans ce roman, hommage à ce garçon dont le génie n’avait d’égale que la modestie, Hélène Jousse entremêle les vies et les époques et explore la force de l’amour, sous toutes ses formes. Avec une question qui affleure : qu’est-ce qu’un destin, sinon une vie qui fait basculer celle des autres ?

EAN : 9782709661560 / Parution : 06/02/2019 / 350 pages / 19.00 €

P.A.L, vous avez dit P.A.L d’été ?

Été lecture, été studieux, avec mes participations à différents jury de Prix des lecteurs… Comme chaque année, non seulement je lis pour mon plaisir, mais en plus j’ai le bonheur d’être jurée pour différents prix littéraires.

Le Prix des Lecteurs du Livre de Poche

Pendant 7 mois, le Livre de Poche espère révéler de nouveaux auteurs, faire découvrir ou redécouvrir des romanciers talentueux. Le Livre de Poche vous invite à rêver, à voyager, à vous informer, à vous indigner tour à tour avec eux.
Amis jurés, nous nous réjouissons de vous accueillir parmi nos lecteurs. À vos marques… lisez, commentez !

Pour ces deux mois de juillet et août, ce sera les lectures de :

  • Claire Hajaj, La maison aux orangers
  • Stéphanie des Horts, Pamela
  • Claire Fuller, Un mariage anglais
  • Valérie Perrin, Changer l’eau des fleurs
  • Alice Adams, Un été invincible
  • Carolina de Roberts, Les dieux du tango

Voir le site Prix des Lecteurs 2019 Livre de Poche

Prix français et étranger des Nouvelles Voix du polar 2019 avec les éditions Pocket

Les jurés reçoivent les titres sélectionnés par les libraires (2 romans français et 2 romans étrangers). Les 4 romans retenus sont soumis au vote des lecteurs pendant l’été. Les lecteurs élisent le lauréat du prix des Nouvelles Voix du polar français et le lauréat du prix des Nouvelles Voix du polar étranger.

Polar français :

  • Hervé Jourdain, Femme sur écoute
  • Marc Voltenauer, Qui a tué Heidi ?

Polar étranger :

  • Karen Cleveland, Toute la vérité
  • Wendy Walker, Emma dans la nuit

Voir le site Nouvelles Voix du Polar

Le Prix Littéraire de la Vocation 2019

Le Prix Littéraire de la Vocation, fondé en 1976, est le prolongement littéraire de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation créée en 1960. Elle est aujourd’hui présidée par Élisabeth Badinter, la fille de Marcel Bleustein-Blanchet le fondateur de Publicis. Le lauréat du prix – qui a nécessairement entre 18 et 30 ans et a publié un roman ou un recueil de nouvelles depuis le mois de juin de l’année dernière – reçoit 8 000€.

Quel bonheur d’avoir été contactée pour participer au jury des lecteurs de ce prix prestigieux.

Mes lectures pour cet été :

  • Diane Château Alaberdina, La Photographe, éditions Gallimard
  • Bertille Dutheil, Le fou de Hind, éditions Belfond
  • Maëlle Lefèvre, Jiazoku, éditions Albin-Michel
  • Louise Chennevière, Comme la chienne, éditions P.O.L
  • Lola Nicolle, Après la fête, éditions les Escales
  • Hector Mathis, K.O, éditions Buchet-Chastel

Voir le site de la Fondation de la Vocation

Le Prix Hors Concours

Peut faire partie de la sélection un titre de création littérature francophone, de fiction ou de récit, paru ou à paraître entre le 31 mars 2018 et le 1er octobre 2019.
Mars 2019 : L’Académie Hors Concours annonce la sélection des 40 titres lors de Livre Paris.
Mars – Juin 2019 : Les professionnels du livre et les lecteurs s’inscrivent en ligne.
Juillet – Septembre 2019 : Les professionnels du livre et l’Académie des lecteurs reçoivent la Bibliothèque Hors Concours et découvrent la sélection 2019. En s’appuyant sur une grille de lecture et leur ressenti, ils choisissent puis votent en ligne pour leurs cinq titres favoris.
Octobre 2019 : L’Académie Hors Concours annonce les cinq finalistes du prix Hors Concours 2019.
Octobre – Novembre 2019 : Les cinq journalistes du jury lisent les cinq œuvres complètes et choisissent lors d’une délibération à huis clos leur lauréat. Pendant ce temps, les professionnels du livre et l’Académie des lecteurs lisent également les cinq ouvrages, et votent en ligne pour attribuer les mentions spéciales.
Décembre 2019 : L’Académie Hors Concours annonce le lauréat du prix Hors Concours 2019 lors d’une Cérémonie à la Société des Gens de Lettres, soirée à laquelle sont conviés les éditeurs, les auteurs, les professionnels du livre et les lecteurs.

Voir le site Hors Concours

Qui ne se plante pas, ne pousse jamais, Sophie Tal Men

Un roman gourmand et optimiste sur la vie et la mort, Qui ne se plante pas ne pousse jamais, c’est le proverbe qui le dit, mais c’est Sophie Tal Men qui nous en parle le mieux.

Jacqueline est une grand-mère dynamique et pétillante, mais lorsque le verdict du médecin est sans appel et qu’elle sait sa fin proche, elle décide de tout faire pour rapprocher les deux êtres qui comptent le plus pour elle.

D’un côté il y a Alexandre. Il est interne à l’hôpital de Quimper, et c’est à lui qu’elle va d’abord se confier, puisqu’obligatoirement il va comprendre le pronostic et que la fin est proche. Alexandre le gentil garçon, qui va bientôt se marier avec une jeune femme bien décidée à tout diriger et commander, lui en premier.

De l’autre il y a Margaux, la petite fille de Jacqueline. Il est bien loin de temps des vacances heureuses avec la grand-mère, surtout depuis le décès bien trop jeune de la fille de Jacqueline, la maman de Margaux. Aujourd’hui Margaux ne vit pour pour la chocolaterie de son père quand laquelle elle occupe un poste particulièrement prenant qui lui laisse peu de temps pour embrasser mamie en Bretagne.

C’est décidé, Jacqueline va tout faire pour rapprocher d’elle ces deux jeunes qu’elle aime tant, et utilisera pour cela tous les moyens possibles et imaginables. Alors, me direz-vous, un peu trop optimiste et prévisible ? Je dirais avant tout que c’est léger, gai et triste en même temps. Cela parle de maladie mais surtout de vie et d’espoir. C’est optimiste à souhait et se laisse lire avec bonheur. Voilà le roman idéal du lecteur qui a envie d’oublier ses soucis et de croire très fort dans la vie, l’amitié, les bons sentiments. Et si vous aimez le chocolat, et êtes très gourmands, plaisir supplémentaire, quelques savoureuses recettes en fin de livre sont à déguster sans modération !

Catalogue éditeur : Albin-Michel

Lorsqu’elle apprend qu’elle est malade, Jacqueline mesure plus que jamais le prix de chaque instant. Au crépuscule d’une vie riche d’expériences et de souvenirs, elle veut faire partager son goût du bonheur aux deux êtres qui comptent le plus à ses yeux. Alexandre, le garçon qu’elle a élevé, jeune interne en médecine, et Margaux, sa petite-fille…

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18.00 € / 27 Février 2019 / 140mm x 205mm / 288 pages / EAN13 : 9782226439857