Suzanne, Frédéric Pommier

Suzanne, un roman indispensable, récit tendre et émouvant d’une vie et de la fin de vie dans un Ehpad

Suzanne est née en 1922, autant dire il y a un siècle, dans une famille relativement aisée, sur les hauteurs de sainte Adresse, le quartier huppé du Havre. Ses parents se sont connus pendant la première guerre mondiale. Un père aimant mais bien trop absent, une mère égoïste qui lui montre si peu d’amour et qui est très exigeante envers sa fille.  Elle grandit en sagesse, douée à l’école, plutôt jolie. Elle épouse Pierre, une vie de couple sereine, des enfants, des filles surtout puisque leur fils meurt au berceau. Une vie somme toute heureuse et qui n’a rien de très extraordinaire, si ce n’est le confort et l’amour et les sentiments chaleureux partagés par tous y compris dans les épreuves. Suzanne, une femme libre, active, qui aime le sport, la culture, la vitesse dans sa voiture, sa liberté et les voyages.

Mais aujourd’hui, parce qu’elle ne peut plus vivre seule ni même dans son petit appartement dans la maison de retraite, Suzanne a été placée dans un Ehpad. S’il paraissait correct lors du premier rendez-vous, en fait il a tout d’un mouroir où le manque criant de personnel et la mauvaise gestion (enfin, mauvaise ça dépend pour qui) fait que les personnes placées-là ne mangent pas à leur faim, ne sont ni soignées ni accompagnées correctement, où humiliations, maltraitances, vols, sont devenus son quotidien. Un grand réalisme dans les descriptions du personnel, une jeune plus intéressée par son portable, trop pressés pour faire les toilettes, les soins minuteur en main, pas le temps de réparer le rideau, qu’importe, une vieille dame, ça reste plusieurs jours dans le noir.  Et difficile aussi, quand vous ne pouvez plus vous mouvoir mais que votre tête est bien là, de supporter la déchéance des coreligionnaires, l’un perdant la tête, l’autre violent.

Il y a deux niveaux de récit dans cet émouvant roman. Les souvenirs de Suzanne, égrenés de façon assez factuelle, des phrases et paragraphes assez courts, rythmés, il faut dire que tant d’années, on ne peut pas trop s’y appesantir, et après tout, elles n’ont rien de particulièrement extraordinaire en soi. Puis la vie dans l’Ehpad, la solitude, le manque de soin, de réponse aux appels au secours par les aides ou les soignants, l’abandon, la dureté des mots, des gestes de certains, racontés par Suzanne qui n’en peut plus de survivre là. Puis racontée par le petit-fils de Suzanne, qui vient la voir, l’aide à reprendre vie.

Il y a beaucoup de sentiments, mais surtout une vision réaliste de la vieillesse, ce triste naufrage, du temps qui passe, amis, famille, relations que l’on enterre peu à peu. Il y a la solitude de celui ou celle qui reste, la maladie, le handicap. L’aide qu’il faut accepter mais qui ne vient plus de la famille, trop occupée à mener à son tour sa propre vie, avec enfants, travail, toutes ces occupations qui nous prennent tant et nous privent du nécessaire, voir et accompagner ceux qui nous précédent.

J’ai aimé le style, la narration, et la prise de conscience que cela implique d’abord d’écrire, puis sans doute de lire et d’entendre tout ce que nous dit ce roman.  Chacun doit être attentif au fait que la vieillesse d’abord, puis la prise en charge de ceux qui autour de nous ont passé l’âge d’être seul, est un vrai sujet de société. Difficile de faire sans, indispensable d’y penser, parfois tragique  quand les solutions ne sont pas humaines.

Catalogue éditeur : Equateurs et Pocket

Suzanne est ma grand-mère, ou la vôtre. Suzanne est un symbole. Du haut de ses 95 ans, elle en a des choses à dire. Toute une vie bien remplie, dans la guerre ou la paix, dans les deuils ou la joie. Bébé, petite fille, adolescente, jeune mariée, femme, mère et maintenant vieille dame, elle raconte à son petit-fils ses souvenirs, mais aussi son quotidien. Elle lui dit que jamais elle n’a dérogé à son principe « SQM », Sourire Quand Même. Et ce n’est pas toujours simple. Surtout ces derniers temps. Alors elle veut du champagne, pour trinquer au temps qui passe, et au temps qui reste.
Sous la plume de Frédéric Pommier, entre rires et larmes, Suzanne devient une déclaration d’amour, une ode au respect, un plaidoyer pour faire de la vie une fête. SQM.

Frédéric Pommier est journaliste à France Inter. Il signe ici son premier roman.

Prix : 6.95 €  / EAN : 9782266293204 / Pages : 216 / Format : 108 x 177 mm / Parution : 02/01/2020
Équateur : 236 pages / 19.00 € / parution : 18 octobre 2018 / ISBN : 9782849905708

Tous tes enfants dispersés, Beata Umubyeyi Mairesse

Tous tes enfants dispersés, un roman qui dit la grande Histoire, celle du Rwanda sur fond de génocide, avec ses blessures et ses cicatrices, à travers l’histoire de trois générations

J’avais écouté l’auteur évoquer ce roman lors des correspondances de Manosque en septembre 2019.  J’avais entendu ses mots, j’ai enfin découvert dans son écriture cette sensibilité et cette façon de nous dire l’Histoire de ce massacre que l’on ressentait en l’écoutant. Comment du jour au lendemain, ceux qui se fréquentaient sont-ils devenus ennemis, comment la mort a-t-elle pu anéantir des milliers de personnes, simplement parce qu’elles appartenaient à une tribu et pas à une autre.

Rwanda, 1994, le pays se déchire, les Hutu massacrent les Tutsi, Blanche fuit la mort, son frère entre en guerre, sa mère Immaculata reste au pays. Viendront les années d’après-guerre, la découverte des massacres, les morts à enterrer, les vengeances qui ne demandent qu’à être assouvies.

Rwanda 1997, Blanche retourne au pays et tente de renouer le lien avec sa mère, avec son frère. Nous allons la suivre à travers ce chemin qu’elle va faire vers les siens, ceux qui sont encore là, ceux qu’elle a perdu pour toujours, ceux qu’elle a manqué, qui se sont perdus, qui ont disparu, et sans doute aussi, un chemin vers elle, pour s’accepter et vivre malgré tout.

Puis Stokely, son fils, va à son tour chercher à comprendre et connaître sa famille, ses origines.

Car comment peut-on vivre, ou seulement survire, quand les autres sont morts, exterminés, quand on se tient au bord de ce gouffre qui a enseveli une partie de la population anéantie par l’autre partie. Comment peut-on survivre quand on a fui pour ne pas être soi-même exterminée ?

Et comment arrive-t-on à communiquer avec ceux qui ont vu, qui ont vécu, qui ont vu mourir tant d’autres, qui ont cherché et trouvé tant de corps mutilés, de cadavres à enterrer, et que l’on est soi-même parti sans vivre tout ça de manière aussi intime.

C’est un roman qui dit la souffrance, la difficulté d’être, de se parler, de communiquer, de vivre tout simplement. Un roman à lire, émouvant, prenant, qui montre le chemin à nos yeux qui se dessillent à mesure que l’on poursuit cette lecture.

Catalogue éditeur : autrement

Peut-on réparer l’irréparable, rassemble ceux que l’histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et son enfant métis Stokely. Mais après des années d’exil, quand Blanche rend visite à sa mère Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se parler, se pardonner, s’aimer de nouveau ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d’où il vient.
Ode aux mères persévérantes, à la transmission, à la pulsion de vie qui anime chacun d’entre nous, Tous tes enfants dispersés porte les voix de trois générations tentant de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui. Ce premier roman fait preuve d’une sensibilité impressionnante et signe la naissance d’une voix importante.

Paru le 21/08/2019 / 256 pages – 137 x 211 mm / ISBN : 9782746751392 / Prix : 18,00€

A crier dans les ruines, Alexandra Koszelyk au château de Maffliers

C’était une belle soirée hier, ce diner aux chandelles du cercle littéraire de Maffliers

Là comme chaque mois depuis des années, Corinne et Jean-Pierre Tartare recevaient un auteur au Château de Maffliers. Hier soir, c’était Alexandra Koszelyk, et une belle tablée de vingt-neuf convives qui avaient tous lu le roman d’Alexandra « A crier dans les ruines publié aux éditions Les Forges de Vulcain.

Instant magique, et c’est bien Alexandra qui en parle le mieux, sur son fil Instagram :

Quand un auteur écrit, il déverse sur le papier un des nombreux mondes qu’il porte en lui, une sorte d’accouchement solitaire dont la gestation peut prendre des années.
Et puis, arrive ce miracle de la rencontre de l’autre, de ce lecteur avide d’un nouvel univers à explorer.
La magie de la littérature est là, dans ces ponts qu’elles créent entre deux imaginaires.

La magie d’écouter un auteur, mais aussi le contexte particulier qui fait que tous les participants ont lu et aimé le roman, procurent une harmonie incroyable à ces diners, chacun donne son avis, son ressenti, sa vision du roman, dans une ambiance particulièrement agréable et conviviale.

Alexandra Koszelyk a réussi un magnifique premier roman dont elle a parlé avec beaucoup d’émotion et de ferveur, l’Ukraine, Tchernobyl, ses grands-parents, la belle histoire, souvent triste, entre Lena et Ivan, et tant d’émotions impossibles à partager.

Alors si vous ne l’avez pas encore lu, courrez  en médiathèque, chez votre libraire, et découvrez ce roman.

Retrouvez mon billet de ce roman lu aussi dans le cadre de ma participation aux 68 premières fois

Il est juste que les forts soient frappés, Thibault Bérard

Quand la réalité dépasse la fiction et qu’une expérience douloureuse devient un sublime témoignage de vie et d’amour, un roman à découvrir absolument

Ce livre est un véritable concentré d’émotion. Triste, étonnant, vivant, il parle de maladie et de passion, de mort et de naissance, d’accouchement et de scanner, de vacances et de chambre d’hôpital.

C’est le roman de Sarah, l’amoureuse de Théo, la maman de Simon et Camille, Sarah, morte à 42 ans d’un cancer. Elle nous parle de lui, d’elle, d’eux, de ses petits aussi, elle nous parle depuis cet au-delà que l’on n’imagine pas, ces limbes dans lesquelles errent ces morts que l’on a tant aimé et que par la force de nos pensées, on ne peut pas laisser partir vers cet ailleurs inconnu et mystérieusement angoissant.

Lorsque Sarah et Théo se rencontrent, la relation semble improbable entre ce jeune homme et cette punkette contestataire plus âgée que lui. Pourtant, très vite, entre le Moineau et le Lutin, c’est l’amour fou, léger, romantique, puissant. Les petits bonheurs de chaque jour, l’avenir qui leur sourit. Mais c’est compter sans la fatalité, sans cette maladie qui vient leur couper les ailes, ce cancer violent et dévastateur qui s’invite pendant la seconde grossesse de Sarah. Ce sera aussi la lutte, l’énergie du désespoir pour gagner des jours, des mois, des heures, face à ce crabe qui ne lâche rien. Car de couple heureux, lutin et Moineau deviennent un couple extra-ordinaire dans tout ce que cela représente, devenir des super-héros pour se battes, gagner contre la maladie, se soutenir l’un l’autre, lutter ensemble dans cette épreuve qui les soude mais qui peut aussi les détruire tant c’est difficile.

Ah, me direz-vous alors, ce roman est triste, démoralisant, etc. Mais non, en fait, malgré la mort inéluctable, malgré la lutte contre la maladie, la tristesse, le chagrin, voilà un livre particulièrement lumineux. Il a tout pour lui ce premier roman, l’amour, la gaité, la joie même, le couple, les enfants, l’espoir, le chagrin, la tristesse, la fin inéluctable. Et à chaque page éclate la vie, celle des enfants, celle d’avant et celle d’après, qu’il faudra vivre car on continue, car le soleil se lève encore et que chaque jour apporte son lot de satisfactions même au milieu de tant de souffrance. Et bien sûr, on ne peut qu’être bouleversés par cet émouvant message que l’auteur adresse ici à ses enfants, lui qui a vécu de l’intérieur tout ce que nous raconte sa Sarah.

Bien sûr il y a aussi ces moments douloureux à l’extrême, surtout oserais-je dire lorsque l’on a soi-même accompagné quelqu’un aux frontières de la mort, lors de ce passage parfois si délicat. Ici les scènes terriblement humaines et réalistes portent une souffrance et une vérité parfois difficile à lire, mais les mots de l’auteur et la voix de Sarah qui évoque son propre départ, subliment en quelque sorte ce moment-là. Et si Thibault Bérard avait raison, s’il fallait laisser partir ceux que l’on a tant aimés, pour qu’ils puissent enfin atteindre la sérénité dans cet au-delà inconcevable.

Lisez, osez, et sachez qu’on ne sort pas indemne de cette lecture. On voit la vie autrement, les instants à savourer, les enfants à aimer, les plaisirs et même les contrariétés à apprécier à leur juste valeur, légère, profonde, amicale ou désespérée. Mais si j’en retiens une chose, c’est bien qu’il faut prendre la réelle mesure de ces mots que l’on entend souvent : vivons chaque jour comme si c’était le dernier…parce que le bonheur, c’est ici et maintenant.

Catalogue éditeur : Editions de l’observatoire

Lorsque Sarah rencontre Théo, c’est un choc amoureux. Elle, l’écorchée vive, la punkette qui ne s’autorisait ni le romantisme ni la légèreté, se plaisant à prédire que la Faucheuse la rappellerait avant ses 40 ans, va se laisser convaincre de son droit au bonheur par ce fou de Capra et de Fellini.

Dans le tintamarre joyeux de leur jeunesse, de leurs amis et de leurs passions naît Simon. Puis, Sarah tombe enceinte d’une petite fille. Mais très vite, comme si leur bonheur avait provoqué la colère de l’univers, à l’euphorie de cette grossesse se substituent la peur et l’incertitude tandis que les médecins détectent à Sarah un cancer qui progresse à une vitesse alarmante. Chaque minute compte pour la sauver
Le couple se lance alors à corps perdu dans un long combat, refusant de sombrer dans le désespoir.
Un récit d’une légèreté et d’une grâce bouleversantes, entre rire et larmes, dont on ressort empreint de gratitude devant la puissance redoutable du bonheur.

Nombre de pages : 304 / ISBN : 979-10-329-0881-5 / Format 14 x 20 cm / Parution : 08/01/2020

Dénouement, Aurélie Foglia

Dénouement d’une vie de couple, de mère, d’amante, dans la vie de Dolorès tout est douleur, désarroi, dépression, souffrance. Le premier roman très sombre d’Aurélie Foglia

Il en faut du courage pour être cette Dolorès-là.  Dolorès la douleur. Elle le porte bien ce prénom, qui la prédestine au malheur, aux échecs, à la fatalité de la solitude et de la dépression.

Le couple qui bat de l’aile, avec ce mari autoritaire, pervers et dominateur, puis  l’échec de cette vie à deux puis trois, le divorce, la faillite de la justice et des avocats, partie perdue d’avance, la vie ratée de Dolorès la femme de... Un enfant terrible et épuisant qui ne renvoie aucun amour à sa mère, la vie difficile de Dolorès devenue la mère de... Puis l’incompréhension d’une mère quand Dolorès redevient fille de … Puis se retrouver seule dans un studio minable avec ses cartons. Avoir pour seul soutien internet pour y trouver l’âme sœur, celui qui enfin lui fera retrouver  confiance en elle, prendre le large, trouver une épaule compatissante et aimante et redevenir Dolorès, la femme.

Difficile parcours de l’abandonnée dépressive à qui rien ne sourit. Car non, la courbe de sa vie ne va pas s’inverser. Rien ne va, et comment dire, pas grand-chose ne me convient non plus dans cette lecture. Des mots, des phrases, un style épuisant à lire, comme cette vie sans doute. C’est triste et morne, fastidieux de négativité, on a l’impression que tout s’accumule sur les épaules de cette pauvre femme et que rien ne pourra jamais la sortir de ses malheurs.

Il m’en reste une certaine description des objets, d’une théière bonne pour la casse mais attachante pour Dolorès, peut-être le seul protagoniste attachant du roman. Dépression, solitude, fatalité, échec, voilà mes impressions de ce roman, et c’est une lecture peu réjouissante j’avoue, à ne lire que si vous êtes en forme !

Un premier roman lu dans le cadre de ma participation aux 68 premières fois

Catalogue éditeur : éditions Corti

La femme, la mère, la fille, Dolorès : même personnage qui se sépare, se débat, va de l’avant. Naître et mourir, elle n’arrête pas. On la rencontre, on la reconnaît. Elle n’a pas de masque, elle commence à prendre un visage. Alors même qu’elle s’efface. On ne peut pas s’empêcher de la suivre.

Ceci n’est pas ma vie. C’est donc la vôtre. Je veux dire cette vie une et nue, ou plutôt ce moment obscur qu’est le dénouement d’une histoire, de toute histoire. Une autre commence, une histoire d’amour, qu’est-ce qui peut davantage rappeler à la vie ?

240 pages / ISBN : 978-2-7143-1223-5 / 18 € / Date de parution : 22/08/2019

L’homme qui n’aimait plus les chats, Isabelle Audy

Roman singulier, entre conte et fable intemporelle, cette dystopie des temps modernes est avant tout un manifeste contre la dictature et les dangers de la manipulation de masse

Une ile, entre le ciel et l’eau, une ile, sans hommes ni bateaux…. Non, là une ile avec des hommes et des femmes qui se connaissent tous, qui s’apprécient plus ou moins, mais qui vivent en bonne intelligence ; amoureux, solitaires, retraité, pêcheur, institutrice, chacun vit sa vie. Et quelques chats, oui, quelques chats, jusqu’au jour où tous réalisent que justement, les chats, on ne les voit plus. Discrets, indépendants, ils ne faisaient pas d’ennui et on vivait avec, mais leur disparition surprend la population. Que s’est-il passé ? Où sont-ils passés ?

Pour pallier au manque, des hommes et femmes étranges venus du continent apportent sur l’ile des chats qu’ils offrent, de force, aux iliens. Des chats qui ressemblent étrangement à des chiens, tenus en laisse, qui dorment dans leur niche et protègent les maisons des intrus. Mais sur l’ile, il n’y a pas d’intrus, puisque tout le monde se connait et chacun tolère, ignore, protège ou respecte l’autre.

Les réactions de chacun vont être très différentes, montrant aussi les différentes façons de réagir à ce qui nous arrive, au niveau de l’individu, de l’ile, d’un pays pourquoi pas ? Avec ce récit largement dystopique, l’auteur nous offre une fable sur l’homme, les dérives du langage, si faciles à installer, mais aussi les règles de société qui nous étouffent et que l’on accepte sans les vouloir au fond, sans se rebeller.

Impression de déjà vu dans l’installation peu à peu d’une forme de dictature, et de soumission au changement. S’il est comparé à 1984, ce court premier roman m’a aussi fait penser à La vague de Todd Strasser ; ce roman qui m’avait marquée a été adapté en film en 2009.

Roman lu dans le cadre de ma participation aux 68 premières fois

Catalogue éditeur : éditions Le Panseur

Traité sous la forme de la transmission orale, l’auteur nous offre une œuvre qui s’inscrit dans la lignée des grandes dystopies telles 1984 et Matin Brun. Mais là où ces histoires nous condamnent à subir un demain qui s’écroule, L’homme qui n’aimait plus les chats est bien plus qu’une utopie, c’est un possible, un autrement : un aujourd’hui déjà en train de se relever.

Parution : 16/03/2019 / EAN : 9782490834006 / Nombre de pages : 128

Mon inventaire 2019

Quand ton blog te rappelle qu’il y a 5 ans Domi C Lire prenait forme peu à peu jusqu’à devenir ce rendez-vous indispensable qui me permet de partager ma passion.

Happy Anniversary with WordPress.com !

Comme le temps file vite, je ne les ai pas vues passer ces cinq années, à lire, puis écrire quelques lignes pour partager ici mes coups de cœur, 💙💙💙, 💙💙💙💙, 💙💙💙💙💙 que ce soit à propos de nouvelles lectures, de rencontres avec des auteurs, d’expositions, de musées, et de toutes les découvertes de lieux qui m’ont intéressée avec les Que faire à ?.

Il est grand temps de faire ici Mon inventaire 2019 ! Mais qu’il est difficile d’être concis avec un peu plus de 180 livres tous genres confondus lus dans l’année. Je n’en voulais que dix, ils seront douze…

Ces romans qui m’ont fait vibrer, qui m’ont apporté quelque chose

Amour propre, Sylvie Le Bihan

Le cœur battant du monde, Sébastien Spitzer

Rien n’est noir, Claire Berest

Manifesto, Léonor de Recondo

Ces premiers romans bouleversants

Le bal des folles, Victoria Mas

à crier dans les ruines Alexandra Koszelky

Comme la chienne, Louise Chennevière

Suiza, Bénédicte Belpois

Ces romans policiers ou thrillers qui m’ont sortie de mon quotidien

Surface, Olivier Norek

La mort selon Turner, Tim Willocks

Ce roman en format poche, à lire à faire lire

Manuel à l’usage des femmes de ménage, de Lucia Berlin

Ce roman young adulte que j’attendais

Je n’ai pas trahi, Frédéric Couderc

Et vous ? Quels livres avez-vous envie de partager de votre année 2019, et quels conseils pour l’année qui vient ?