Que faire à Compiègne ? visiter le musée franco-américain de Blérancourt

Le musée franco-américain du château de Blérancourt célèbre l’aide française lors de l’indépendance américaine et l’aide américaine pendant 14 /18, autour de 3 thèmes : les idéaux, les épreuves et les arts.

Un peu d’histoire :
Le château de Blérancourt a été initialement construit entre 1612 et 1619 par l’architecte français Salomon de Brosse. Mais à la Révolution française, le bâtiment principal disparait complètement.

En juillet 1917, le château devient le quartier général d’une organisation humanitaire, le Comité Américain pour les Régions Dévastées (CARD) composée de femmes américaines.  L’organisation, dirigée par Anne Tracy Morgan (1873-1952) la fille du banquier John Pierpont Morgan, vient en aide aux populations civiles de l’Aisne très éprouvées par les années de guerre. Les volontaires sillonnent la région en voitures et portent secours aux villages isolés.

En mars 1918, les violents combats de la contre-offensive allemande les obligent à quitter la région, elles y reviennent en février 1919. Le château est en ruine, elles le rachètent pour le restaurer et y installer leur base. Car l’association contribue à la reconstruction de la région nord jusqu’en 1923 en créant des services sanitaires, des écoles, et même des bibliothèques. Il devient ensuite un musée.

Depuis, et surtout en 1989, le musée connaît une rénovation majeure, l’extension est confiée aux architectes Yves Lion et Alan Lewitt. Le nouveau bâtiment s’intègre aux constructions. Les matériaux, marbre et sycomore américain donnent une atmosphère apaisante aux volumes éclairés par la lumière naturelle.

Que trouve-t-on dans les deux pavillons ? (que je n’ai pas eu le plaisir de visiter !)

Pavillon Sud, la bibliothèque du musée de Blérancourt constitue un fond unique six mille volumes sur les relations franco-américaines. Accès gratuit à la bibliothèque, à la documentation et aux archives sur demande écrite adressée au conservateur en charge du musée franco-américain du château de Blérancourt.

Pavillon Nord ou Anne Morgan : C’est dans ce pavillon construit au XVIIème siècle qu’Anne Morgan s’installe en 1917.

Une visite intéressante qui, grâce à ces œuvres et à une pédagogie particulièrement bien mise en valeur, fait du bien et remet à leur vraie place les relations entre les deux pays. C’est très agréable de découvrir ce musée dédié à la coopération entre la France et les États-Unis bien sûr, mais aussi à l’union de philosophie qui a pu exister et ce depuis l’Indépendance des USA et bien avant notre Révolution française, et souhaitons-le qui existera encore dans le futur, dans ce lieu si bien rénové à la fois intemporel et moderne.

Quoi : musée franco-américain de Blérancourt infos pratiques ici
 : Château de Blérancourt 02300 Blérancourt

Que faire à Roubaix ? Visiter La Piscine

Visiter La Piscine, plonger dans ce lieu Art Déco emblématique pour y découvrir les œuvres exposées dans ce musée fascinant et totalement hors du temps

La Piscine, ou  Musée d’art et d’industrie André Diligent, a ouvert ses portes en octobre 2001. Elle est implantée sur le site d’une ancienne piscine Art Déco bâtie entre 1927 et 1932 selon les plans de l’architecte lillois Albert Baert (1863-1951).

Aujourd’hui inscrite au patrimoine du XXe siècle, cette piscine offrait à l’époque un service sportif et hygiénique de grande qualité, doté d’un fonctionnement social innovant qui présentait l’image d’une équipe municipale issue du monde ouvrier et capable de promouvoir des projets d’exception et de prestige.

La piscine ferme en 1985 en raison de la fragilité de sa voûte. Le projet d’en faire un musée est étudié puis confirmé en 1992. C’est l’architecte Jean-Paul Philippon qui va faire renaitre les lieux. Les travaux débutent en janvier 1998 et s’achèvent à l’automne 2001. Le monument est alors prêt à commencer sa nouvelle vie pour le plus grand bonheur des visiteurs.

On accède à la piscine depuis l’avenue Jean Lebas, via ce long mur de briques qui est l’ancienne façade de l’usine de textile Hannart qui se trouvait là.

Le bassin est un espace où subsiste encore un grand miroir d’eau. Il se laisse deviner peu à peu, à mesure que l’on parcourt les salles adjacentes, et lorsqu’on y entre, c’est absolument magique. On retrouve même la mosaïque à décor marin sur les bords du bassin, avec le lion d’un côté, à l’autre bout a été placé le grand portique en grès coloré de Sandier. Il est à noter que la lame d’eau de quarante mètres de long peut être recouverte par un plancher pour  y organiser des réceptions, expositions, etc.

L’endroit est sublime, la verrière colorée qui représente le soleil et que l’on voit de chaque côté donne un aspect irréel à l’ensemble, quelle que soit la lumière qu’elle diffuse.

Dans le musée lui-même et autour du bassin, les cabines de douche au rez-de-chaussée et de déshabillage à l’étage sont transformées en vitrines et en cabinets de consultation. Conservant ainsi à l’ensemble sa belle unité Art Déco. On peut y admirer de somptueux vases de Sèvres, mais aussi de céramiques de Picasso ou même originaires de la région Nord de France. Enfin, dans les ailes elles aussi réhabilités, on peut voir de nombreuses sculptures, peintures, etc.

Une visite passionnante, de belles œuvres et un décor sublime, voilà de quoi passer un excellent moment.

Toutes les informations sont à retrouver sur le site de La Piscine

Quoi : La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent
 : 23, rue de l’Espérance 59100 Roubaix

Que faire à Paris ? Aller voir l’immeuble Lavirotte

Vous aimez marcher, vous aimez découvrir ? Alors ne manquez pas cet immeuble chef d’œuvre de l’art nouveau création de l’architecte Jules Lavirotte entre 1900 et 1901.

Cet immeuble haut de six étages, vainqueur du prix des façades de la ville de Paris en 1901, est un foisonnement de modèles et de décors en tous genres : fleurs, animaux, motifs, personnages… tout ce que l’on peut placer sur une façade s’y retrouve.

On peut noter l’architecture à la fois irrégulière et asymétrique de la façade et l’ornementation à outrance de la porte d’entrée. L’Art Nouveau a apporté un souffle de fantaisie, bousculant l’architecture classique avec son style antiacadémique tout à fait propice aux œuvres les plus farfelues et les plus surprenantes. L’Immeuble Lavirotte en est un des plus complets et plus brillants exemples. On ne peut s’empêcher en le voyant de penser aux œuvres de Gaudí à Barcelone.

C’est semble-t-il la première fois que Paris voit apparaître une façade avec autant de céramiques. C’est carrément une vitrine pour les réalisations d’Alexandre Bigot, un grand spécialiste des grès flammés, et pour qui l’immeuble a été créé au départ.

Regardez bien la porte principale de l’Immeuble. Elle est à la fois insolite et d’aucun disent très sexuellement suggestive, pour cela il faut regarder (ou interpréter ?) son dessin central …

Mais j’en retiens surtout la victoire de l’imagination, les architectes ont osé des fleurs, des animaux, des décors insolites et variés, pour le plus grand bonheur des promeneurs, et sans doute aujourd’hui encore des habitants.

Quoi : Immeuble Lavirotte
Où : 29, avenue Rapp, 75007
Métro : École Militaire (ligne 8)

Que faire à Roubaix ? Visiter la Villa Carvois

Réalisée entre 1929 et 1932 par l’architecte Robert Mallet-Stevens dont elle est l’œuvre emblématique, cette villa art déco est pensée comme une œuvre d’art

La maison, alors dénommée château, doit abriter la famille Carvois, leurs sept enfants et le personnel. Paul Cavrois est un industriel du textile du Nord.
Le programme de ce château moderne commandé en 1929 est clair : « air, lumière, travail, sports, hygiène, confort et économie ».

Classée Monument historique en 1990, elle est acquise par l’état en 2001, puis restaurée pendant 12 ans grâce au centre des monuments nationaux, elle se visite depuis 2015.

Un peu d’histoire :

La société Cavrois-Mahieu, fondée en 1865 fabrique des tissus haut de gamme pour des maisons parisiennes. En 1923, l’entreprise, qui compte cinq usines, emploie près de 700 employés.
Quand Paul Cavrois, le propriétaire de cette société, décide de faire bâtir une demeure pour sa famille, il acquiert un terrain au lieu-dit de Beaumont, sur la commune de Croix, en périphérie de Roubaix. Le couple Carvois est séduit par la perspective du cadre de vie sain, confortable et moderne que leur promet l’architecte.

Les dimensions :

Ce sont véritablement les dimensions d’un château moderne. Une façade de 60 m de long, 2800 m² de plancher. Pour 1840 M² habitables. Cette maison immense a des lignes résolument modernes, faite de briques jaunes striées de noir à l’extérieur, des lignes horizontales noires que l’on retrouve partout dans la maison.

Le modernisme de la villa :

La villa est résolument moderne aussi grâce aux volumes dépouillés voulus par Mallet-Stevens. Pas d’ornement dans le décor, une multiplication des toits terrasses et surtout un équipement de pointe avec ce qui se fait de plus moderne à l’époque : chauffage central, téléphonie, heure électrique, ascenseur… Enfin, le recours aux matériaux et aux techniques industriels, partout l’on retrouve le verre, le métal, l’acier.

Des marbres de couleurs et de provenances différentes, mais aussi du bois avec de multiples essences, de provenances là aussi différentes selon les pièces dans lesquelles les meules sont construits, une modernité art déco qui accroche le regard, mais qui le laisse aussi se perdre vers des horizons délimités seulement par la verdure et la lumière. Grâce à de grandes baies vitrées largement ouvertes sur le parc, de grandes portes donnant sur l’extérieur et de nombreuses terrasses, le tout donne une impression de confort et laisse entrer la lumière à profusion.

Mallet-Stevens applique le concept d’œuvre totale et va jusqu’à dessiner l’intérieur, meubles, etc. avec une savante combinaison de matériaux luxueux, marbres, bois précieux, mais sans omettre de privilégier l’hygiène et la fonctionnalité, comme dans la cuisine ou les salles de bain.

Après avoir visité la Villa Savoye construite par le Corbusier à Poissy, j’avais très envie de découvrir celle-ci. C’est chose faite et je vous conseille vivement cette visite.

Où : Villa Carvois 60, avenue Kennedy 59170 Croix France
Comment y aller : Pour préparer sa visite, aller voir le site Villa Carvois 

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Que faire à Chartres ?

Aller voir la maison Picassiette !

Une fois que vous aurez visité la cathédrale bien sûr ! Ce havre de paix exceptionnel qui me fait toujours le même effet à chaque visite. Marcher sur ce sol mille fois piétiné au fil du temps, admirer les vitraux, et vivre un moment suspendu empli d’une grande sérénité.

Si je n’ai encore jamais eu l’occasion de visiter la maison du facteur Cheval, mes pas m’ont portée vers un lieu sans doute moins emblématique de Chartres,  la maison Picassiette !

Picassiette ou l’art brut ? Qui a dit qu’il ne fallait pas casser la vaisselle ! Car voyez, Raymond Isidore a su faire son œuvre des déchets communs, qu’il a trié, sélectionné, valorisé à sa façon. Né à Chartres le 8 septembre 1900, issu d’un milieu modeste, il achète en 1929 le terrain au 22 rue du Repos, dans le quartier chartrain de Saint-Chéron où il s’installe avec sa femme Adrienne Dousset.

Toute sa vie, Raymond Isidore ramasse des petits bouts de verre ou des débris, morceaux de vaisselle brisée, verre, faïences et bien sûr quelques assiettes (on s’amuse  à l’occasion de la visite à tenter de reconnaitre les provenances de certaines faïences régionales).

Lorsqu’il se promène, il sait regarder puis ramasser ces morceaux de faïence qu’il transforme en mosaïques dans l’idée d’embellir sa maison-œuvre si singulière. Peu à peu, il en pose sur chaque recoin, à l’intérieur comme à l’extérieur, aucune barrière n’arrête sa créativité débordante ! Il couvre tout, sol et murs, objets et meubles, le jardin n’échappe pas à l’artiste autodidacte mais passionné. Il devra même acheter un terrain supplémentaire pour laisser pendant plus de vingt-cinq ans libre cours à son imagination : jardin, chapelle, maison d’été !

On ne peut qu’être ébaubi devant ses réalisations ! Diversité des formes et des sujets, nombre foisonnant jusqu’au vertige, et tenter d’imaginer le travail de fourmi réalisé par cet homme tout au long de sa vie.

Le regard ne sait pas où se poser, l’œil en tournerait presque de l’œil et nous avec, tant il y a à voir et à découvrir…l’imagination est au pouvoir ! Le visiteur cherche à comprendre, à déchiffrer. Mais qu’importe, laissons-nous porter, acceptons le mystère, la folie, l’art sous cette forme, car c’est forcément de l’art !

Raymond Isidore commence ce travail (en est-ce un ?) en 1938. Il ne l’interrompt qu’en 1962, peu de temps avant sa mort en 1964.

Mais alors… Non, ne me dites pas que dès demain vous allez garder la vieille assiette de grand-mère qui vient de se briser,  les morceaux de verre colorés trouvés sur la plage, ou même l’affreux vase de belle-maman que vous venez malencontreusement de laisser tomber, et bien d’autres encore, pour en faire quelques jolies mosaïques ? Attention, l’esprit Picassiette est peut-être contagieux !

Maison Picassiette, 22, rue du Repos, Chartres.

La maison Picassiette acquise pas la Ville de Chartres en 1981 est classée monument historique depuis 1983.

En août : du lundi au samedi de 10 à 18 heures. Fermé le mardi. Le dimanche de 14 à 18 heures. En septembre : du lundi au samedi, de 10 heures à 12 h 30 et de 14 à 18 heures. Fermé le mardi. Le dimanche de 14 à 18 heures. Tél. 02.37.34.10.78.

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Que faire à Fort-de-France ?

Visiter la Bibliothèque Schœlcher !

Vous visitez la Martinique et vous vous promenez à Fort-de-France ? Ce n’est pas encore l’heure du T-Punch mais celle d’une belle balade dans la ville ? Alors c’est le moment de visiter la Bibliothèque Schœlcher, ce bâtiment qui interpelle car il se distingue vraiment dans le paysage, c’est l’un des joyaux architecturaux de la Martinique. Et qui sait, en passant à côté appareil photo en mains, on vous dira peut-être que c’est le bâtiment le plus photographié de la ville !

Cette vieille dame plus que centenaire, carrefour du patrimoine martiniquais, trône majestueusement sur la place de la Savane. C’est le lieu où convergent à la fois la population et les nombreux touristes qui n’hésitent pas à s’arrêter et à la visiter.

Laissez-vous surprendre tout d’abord par sa splendide façade en mosaïque jaune et rouge surmontée d’une toiture métallique ouvragée, étonnant mélange de style byzantin et d’art nouveau.

A l’extérieur comme à l’intérieur, vous serez saisi par la beauté de l’édifice. Calme, silencieux, on pénètre sous une vase coupole au plafond spectaculaire, au centre, un espace pour des expositions, et tout autour, les livres, les plus anciens tout en haut.

Sa construction est décidée en 1886 suite au leg par Victor Schœlcher (1804-1893) d’une large collection de près de 10,000 d’ouvrages au Conseil Général de Martinique. Le député Schœlcher fût un acteur majeur de l’abolition de l’esclavage en 1848. Il souhaitait que l’accès à ses œuvres soit gratuit pour le public et serve à l’instruction des anciens esclaves noirs.

C’est l’architecte Pierre-Henri Picq qui réalise la  bibliothèque en 1887. Il s’inspire de la tradition architecturale antique, dorique, ionique, corinthienne ou encore orientale, mais il cherche également à répondre aux impératifs des climats tropicaux et aux contraintes des zones marécageuses et à haut risque sismique. Le bâtiment est construit d’abord à Paris dans le Jardin des Tuileries, puis il sera entièrement démonté et acheminé en bateau jusqu’en Martinique et remonté à son emplacement actuel, puis ouvert au public en 1893. De nombreux livres, manuscrits et partitions de musique ont été détruits lors de l’incendie de 1890. Seuls 1200 ouvrages seront sauvés des flammes

La Bibliothèque Schoelcher est la bibliothèque publique départementale de la ville de Fort-de-France en Martinique.

Tout en flânant dans le centre de Fort-de-France, ne pas oublier de visiter la cathédrale élevée par le même architecte parisien Pierre-Henri Picq, la précédente ayant été détruite par le cyclone de 1891. Son style mêle le néogothique et le romano-byzantin.

Entièrement métallique, afin de résister aux tremblements de terre, et en référence aux techniques employées par Gustave Eiffel à la même époque, à l’intérieur on peut admirer des arcs en plein-cintre et une coupole octogonale. Elle mesure 66 mètres de long sur 24 mètres de large.

(source http://mediatheques.collectivitedemartinique.mq/bs/~~/presentation-de-la-bs.aspx  et http://www.guidemartinique.com/visites/bibliotheque-schoelcher.php )

Que faire à Rouen ?

Partir sur les traces de Pierre Corneille ! Visiter deux maisons, l’une est la maison natale de Pierre Corneille, l’autre, l’ancienne métairie de la famille Corneille.

La maison natale de Pierre Corneille est située au 4, rue de la Pie à Rouen.

C’est dans cette maison qu’est né Pierre Corneille en 1606, qu’il a vécu et écrit en particulier sa pièce la plus célèbre, Le Cid. Il ne reste aucun meuble, si ce n’est un superbe coffre clouté au rez-de-chaussée, mais dans certaines pièces, l’ameublement a été reconstitué pour donner au visiteur une idée de ce que devait être la maison à l’époque, meubles du XVIIe et superbe bibliothèque.

A l’étage, de belles photos des acteurs les plus emblématiques du répertoire classique de Corneille, Gérard Philippe, Francis Huster, etc. et un rappel pas du tout inutile des différentes œuvres.

Le Musée Pierre Corneille est situé au 502, rue Pierre Corneille à Petit-Couronne, dans la banlieue proche de Rouen.

Si Pierre Corneille reçoit en héritage à la mort de son père, en 1639, la maison manante de Petit-Couronne, cette propriété était depuis un demi-siècle dans sa famille. Ce domaine était à l’origine constitué d’une ferme, d’un verger et de nombreux hectares de métairie. il sera vendu en 1686 par le fils de Pierre Corneille. En 1874, le Département fait l’acquisition de la propriété et installe ce musée-manoir cornélien. Dans les années 1956, la ville de Petit-Couronne connait un développement industriel important, on réalise alors qu’il faut sauvegarder l’aspect agreste de la ferme. Le potager date des années 1990, on y trouve seulement des espèces cultivées au 17e siècle.

On peut y visiter quelques salles. En passant tout d’abord par l’entrée, dont l’existence est attestée dès le début de la demeure en 1608, puis sur les cartes postales des 19e et 20e  siècles.

Vient ensuite une salle à manger, même si les pièces à l’époque de Corneille n’avaient pas de destination précise (on se souvient que l’on « dressait la table » dans la pièce dans laquelle le roi par exemple avait décidé de manger…).  On a donc imaginé que c’est au rez-de-chaussée que se préparaient et se prenaient les repas.

Un cabinet de travail, là sont surtout présentées des œuvres originales, peintures, sculptures représentant Pierre Corneille. Une belle armoire, originaire de la région de Rouen, date du milieu du 17e siècle.

Si l’on ne trouve pas vraiment de meubles ou d’objets ayant appartenu au célèbre écrivain rouennais, les deux visites sont très agréables et nous replongent dans l’univers du 17e siècle. De plus, à Rouen, les musées sont gratuits pour tous, il faut savoir en profiter !

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Que faire à New York ?

Visiter l’exposition Georgia O’keeffe, au New York Botanical Garden…

Domi_C_Lire_NYBG_Georgia_Okeeffe…et admirer les tableaux peints par l’artiste lors de son séjour à Hawaï, les plantes, les paysages qui l’ont inspirée, puis les retrouver tout au long du parcours au NYBG.
J’avais découvert quelques oeuvres de Georgia O’Keeffe lors de l’exposition The age of Anxiety, qui présentait des peintres américains au musée de l’Orangerie à Paris, et j’avais apprécié ses représentations de fleurs. Je l’ai donc retrouvée avec plaisir lors de cette visite.

Artiste peintre pionnière du modernisme américain, Georgia O’Keeffe (1887–1986) a été fortement inspirée par les paysages qui l’entouraient, des paysages du nouveau Mexique aux gratte-ciel de New York. Les fleurs, la nature, sont des thèmes qu’elle a également abordé et aimé tout au long de sa carrière d’artiste.

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L’exposition dans la galerie d’Art du NYBG offre une rétrospective (un peu trop courte à mon goût !) des œuvres peintes lors de son séjour de neuf semaines en 1939. Elle était missionnée par la Hawaiian Pineapple Company et devait en rapporter des œuvres pour une de leur campagne de promotion. on retrouve d’ailleurs le tableau Ananas dans leurs publicités de l’époque.

Elle y a peint des toiles représentant les fleurs, les paysages, et même les hameçons des pécheurs, une nature inspirante ! Et pourtant, là-bas aussi, ces œuvres font énormément penser à la photographie, aux prises en gros plan, cadrages décalés, modernes, qui sortent des poncifs habituels, et toujours, sous-jacente, une connotation sexuelle dans la représentation de certaines fleurs, certains plans, comme une image de marque de l’artiste.

 

Si les toiles de Georgia O’Keeffe  sont peu nombreuses, seulement 17 peintures qui par ailleurs n’avaient jamais été exposées ensemble depuis 1940, l’intérêt de la visite tient aussi au fait que le jardin botanique adapte l’ensemble de son espace et propose dans ses serres une documentation fournie ainsi qu’une partie de la flore et des fruits des iles Hawaï.

 

Retrouvez ici le site du New York Botanical Garden, l’exposition se tient jusqu’au 28 octobre.

Que faire dans les Pyrénées ?

Si les Pyrénées sont atlantiques, elles sont aussi montagnardes et pleines de surprises y compris littéraires !

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Ce n’est pas souvent que je chronique autre chose qu’un roman ou la dernière exposition que j’ai apprécié. Mais l’occasion était trop belle.
Dans les Pyrénées, à l’occasion d’un déjeuner dans la très bucolique et montagnarde auberge gîte du Chemin de Perchades, à Billère en Ossau (64) à 35 km au sud de Pau, à 650 m d’altitude, l’amoureuse des livres que je suis a eu une bien agréable surprise.

En effet, tous les dimanches et jours fériés, Odile et Jean-Louis, qui fêtent cette année les 10 ans de leur auberge, ont mis en place un tirage au sort pour faire gagner deux livres à leurs clients. Il s’agit de livres qu’ils ont particulièrement aimé et qu’ils achètent pour les offrir : Le voyant de Jérôme Garcin et de Sœurs de miséricorde de Colombe Schneck.

Pendant le repas, un coupon est distribué à chaque convive, puis le tirage au sort est effectué par un client, et Odile présente puis offre les deux romans.

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Et pour tous ceux qui n’aiment pas lire, mais aiment bien manger, vous pouvez profiter d’un menu maison réalisé avec un maximum de produits locaux qui vous régale les papilles, d’un accueil sympathique et le soir d’animations et de concerts divers, c’est le programme Agit’ les Frontières.

Où ? chez Odile et Jean-Louis Quartier Arroust 64260 Bilhères en Ossau

Comment les contacter ? http://www.gite-ossau.com/

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Que faire à New York ?

Visiter la librairie Albertine Books !

Domi_C_Lire_albertine_librairy_new_york_2Je l’ai visitée il y a quelques semaines et c’est magnifique ! Si vous allez à New York je vous conseille vivement la visite de la librairie Albertine Books, située au 972 fifth avenue (79th Street).

C’est la librairie des services culturels de  l’ambassade France à New York. Elle est située dans la Payne Whitney Mansion, qui est dès sa construction une œuvre majeure de l’architecte Stanford White. Elle est rachetée dés 1952 par le gouvernement français qui y installe les Services Culturels de son ambassade.

 

 

Dans ce superbe hôtel particulier on trouve la littérature française, et d’autres titres, soit traduits en anglais, soit directement anglo-saxons. Une ambiance, un décor, le calme, l’amabilité et la disponibilité des personnes sur place, tout nous pousse à entrer, à se poser dans la salle de lecture Marcel Proust, à feuilleter quelques romans, beaux-livres, livres pour enfants, et repartir avec une jolie pile à lire ou à offrir, peut-être dans le beau tote bag Marcel & Albertine ?

 

Le Albertine Prize Award

Chaque année est décerné le Albertine Prize Award. Déjà rentrée en France, je n’ai pas eu le plaisir d’assister à la remise du prix par Lydia Davis et par François Busnel à l’auteur et au traducteur de l’œuvre choisie.

Le lauréat 2018 est Anne Garréta, pour Not One Day, traduit par Emma Ramadan, et paru chez Deep Vellum. Publié chez Grasset en août 2002, le livre Pas un jour avait obtenu le prix Médicis.

Le prix Albertine est opéré par des lecteurs, et encadré par les services culturels de l’ambassade de France. Il récompense le livre favori des lecteurs américains en fiction contemporaine – dans sa version traduite, évidemment. 

La Payne Whitney Mansion

 

Au rez-de-chaussée à côté de la librairie, j’ai découvert la Venetian Room. Salon d’attente initialement destiné aux visiteurs. C’est un chef-d’œuvre du Gilded Age new-yorkais. La Venetian Room a ré-ouvert en mai après quatre mois de travaux, cette salle est l’une des seules œuvres encore existantes caractéristique de cet art.

Située dans la Payne Whitney Mansion, qui est le siège des services culturels de l’ambassade de France, la Venetian Room avait été commandée en 1902 par Oliver Hazard Payne en cadeau de mariage pour son neveu, le financier et philanthrope Payne Whitney, et pour sa femme Helen Hay. Entre 1902 et 1906, c’est le célèbre architecte spécialiste du Gilded Age, Stanford White de l’entreprise McKim, Mead and White qui en a designé et supervisé la construction.

Si vous voulez en savoir plus : http://frenchculture.org/art-and-design/8268-gilded-age-venetian-room-reopens