Authentique par Clémence Baron, théâtre BO Saint Martin

Elle est authentique, parole de Clémence, et de la parole, elle en a et nous en fait profiter avec humour, malice et humanité

La rencontre avec son futur mari, les frères trisomiques tellement attachants, drôles, déroutants, mais qui apportent tant à leurs familles, la réaction des parents, des deux côtés d’ailleurs, pas facile d’accepter les mariages mixtes qu’elle que soit la famille à laquelle on appartient.

Le mariage, le confinement avec les beaux-frères. Commencer sa vie à deux à quatre, ce n’est décidément pas simple pour se retrouver, se connaître, s’aimer.
Et pourtant que d’humour, de drôlerie, d’affection profondes pour son mari, sa famille, ses frères. Malgré les bagarres, les voix qui tonnent, les exaspérations ou les silences, ici les disputes se vêtent de chaleur, de finesse, de sensibilité.

Clémence baron tient la scène pendant plus d’une heure et son public se régale à l’écouter, vibre à ses excès, ses vérités, son humour décalé et sa profonde humanité.

C’est au théâtre BO 19 bd Saint Martin Paris métro République
Les mercredis jusqu’au 29 juin à 19h30
Puis au Sham’s Théâtre – Avignon à 13h au Festival OFF d’Avignon.

Qui va là ? Thierry de Pina, Théâtre Les Déchargeurs

Alors que les spectateurs attendent l’acteur resté dans sa loge, un homme arrive dans la salle et s’approche de la scène. Un sac en plastique à la main, chaussé de baskets qui ont connu bien des sentiers, Alexandre Cabari reconnaît le fauteuil posé sur la scène. C’est celui dans lequel sa mère s’asseyait le soir, après ses longues journées de labeur. Cette mère qui l’a élevé et accompagné lorsque le père les a quittés, qui est « partie » et qu’il a portée si longtemps dans son sac plastique de Mr Édouard Leclerc. Dans cette urne dans laquelle il l’a retrouvée au détour d’une fugue parmi tant d’autres. Cette mère à qui il pense chaque jour.

Les souvenirs s’égrennent, les jours heureux, la chambre et le trou qu’il creusait chaque soir un peu plus dans le mur, contraint de rester là alors qu’il rêvait d’ailleurs, de jouer en bas au foot avec les autres, de tout sauf de cet univers restreint dans lequel ils évoluaient tous les deux.

L’abandon du père et ce nom qu’il porte comme une croix, celui d’un inconnu. Le travail et la fatigue de la mère, le décès, la solitude. Les trains de nuit qu’il prend sans billet mais en observant les dormeurs sereins qui passent un paisible trajet sans penser qu’on les observe. Et les souvenirs qui s’emmêlent et qu’il a du mal à remettre en place. Qu’importe puisque ce soir le lien est créé, les souvenirs lui viennent, il nous raconte et se retrouve dans les mots.

Un acteur incroyable que l’on se prend à croire et qui nous fait hésiter à lui répondre lorsqu’au détour d’un souvenir, d’une phrase, il nous questionne et nous sort de notre petit confort. Que l’on se sent privilégié, un peu bête, trop gâté, face à tant de solitude, d’inconfort, de silence, de tristesse. Même ses blagues tombent à plat, idiots que nous sommes, spectateurs de son désarroi, de sa tristesse, de son deuil, de son abandon.

Merci pour ce seul en scène émouvant, poignant et bouleversant qui passe les mardi et mercredi à 21h jusqu’au 25/05 à Paris avant de partir pour Avignon… En train de nuit peut être ?

Superbe texte d’Emmanuel Darley

Beyrouth hôtel, théâtre du Gymnase Marie-Bell

Quand l’orient et l’occident se rencontrent dans le lobby d’un hôtel à Beyrouth

Une scène avec le comptoir de réception d’un hôtel, un fauteuil, un juke-box.

Un auteur de théâtre en mal de reconnaissance arrive dans l’hôtel pas cher que lui a conseillé le taxi qui l’a chargé à l’aéroport. Il attend le metteur en scène qui lui permettra de faire jouer ses pièces à Beyrouth et refuse même de quitter le lobby de l’hôtel pour aller découvrir la ville. Il faut dire que dehors c’est la guerre. Vivre sous les bombes au milieu des morts donne furieusement envie aux habitants de profiter de chaque instant pour faire la fête, s’amuser, danser. La réceptionniste est une femme au sourire facile, éclatante de vie, un brin aguicheuse, souriante, malicieuse et accueillante.

Dans ce modeste hôtel, les questionnements intérieurs de cet homme tourmenté (et dont on comprend vite que sa femme l’a quitté) sont un bien triste écho à ses envies de bonheur. Il y a de l’incompréhension entre celui qui vit encore son histoire d’amour par répondeur interposé, et celle qui espère des lendemains plus souriants, mais aussi de l’intérêt, de l’attachement, de la tendresse et un brin de légèreté au milieu de la ville en guerre. Vont s’enchaîner alors quelques quiproquos, mais aussi de nombreux échanges d’idées, de rêves, d’inquiétudes, entre cet homme et cette femme de cultures, d’expériences, et aux passés si dissemblables.

C’est une véritable comédie, à la fois drôle et légère, mais aussi une interrogation sur l’amour et la force de vivre. La mise en scène met très subtilement en valeur les dialogues et surtout les monologues, permettant au spectateur de se faire témoin des atermoiements et interrogations des deux personnages.

La musique omniprésente nous permet de voyager loin dans le temps et dans l’espace et c’est très réussi.

Une pièce de Rémi De Vos
Mise en scène Olivier Douau
Avec Nathalie Comtat et Olivier Douau

Compagnie du nouveau monde Après le théâtre du Gymnase, cette pièce sera jouée au Festival d’Avignon Off

Lettre d’Evita, théâtre Essaïon

Un seul en scène à la rencontre d’Evita Perón

Eva Perón est une des grandes personnalités politiques du XXe siècle. Même si après sa mort on a essayé de la faire disparaître, sa courte vie a marqué à jamais son peuple.

Celle qui meurt d’un cancer à 33 ans a tout connu, la pauvreté, la gloire et le pouvoir. Pourtant elle na jamais oublié d’où elle venait et a toujours veillé à protéger et aider son peuple. Si des écrits ont été publiés de son vivant, son ultime testament a disparu pendant plus de dix-sept ans après sa mort.

C’est avec les mots d’Evita que Cristina Ormani nous parle sur cette scène intimiste du théâtre de l’Essaïon, faisant revivre l’une des plus grandes première dame qu’a connu l’Argentine dans un seul-en-scène parfaitement maîtrisé.

Texte, tango, danse, chant, amour, détresse, tendresse, volupté et rage, tout est là pour nous montrer les multiples facettes de celle qui sait qu’elle va mourir et qui veut laisser un héritage moral à son peuple, à ces sans chemises qu’elle a aidé sans relâche, aux femmes, aux pauvres, aux étudiants qu’elle a soutenus grâce à sa fondation. C’est violent, intense, beau et triste, tendre et fougueux, humoristique et attachant.

Alors je n’ai qu’une chose à vous dire : allez voir ces lettres d’Evita !

Où : 6, rue Pierre au lard (à l’angle du 24 rue du Renard) 75004 Paris
Quand : jusqu’au 7 Mai 2022 les jeudis, vendredis, samedis à 21H30

Le journal intime d’Adam et Eve, Théo Théâtre

Le texte de la pièce est une adaptation de deux textes de Mark Twain, Extraits du journal d’Adam (1893) et Le Journal d’Eve (1905). Le décor minimaliste sied parfaitement à cette salle dans laquelle le spectateur s’immerge immédiatement, un mur d’étoiles, un arbre, une pomme rouge et une rose blanche.

Apparaissent alors les deux acteurs, les deux expériences, qui s’interrogent sur cet autre qu’ils côtoient, qui est-il, qui est-elle, qu’en attendre ? Elle tout de suite bavarde, pose des questions, s’interroge à voix haute, tente d’engager une discussion, lui plus circonspect observe, analyse, essaie de comprendre ce qu’il, ce qu’elle fait là. Si différents l’un de l’autre, opposés, et pourtant le sort, ou Dieu qui sait, a décidé qu’ils devaient cohabiter dans ce Jardin d’Eden.

C’est cet échange auquel le spectateur assiste, entre deux êtres que tout oppose mais qui vont apprendre à vivre côte à côte, ensemble, observer le monde qui les entoure, un monde bien restreint tout d’abord, jusqu’au moment où Eve va se laisser tenter et croquer la pomme. Mais avouons le, elle était bien jolie cette pomme.

Nous les suivons le temps de quelques interrogations, de quelques essais de vie, d’enfanter, de mourir, et de s’interroger encore et encore, de danser et de rire, de s’aimer et de souffrir. Et le spectateur de rire, de s’émouvoir, d’avoir envie de danser et de chanter lui aussi. Puis il est temps de quitter ces deux acteurs qui nous ont fait passer une bien jolie soirée en nous entraînant à la naissance du monde.

Qu’allez-vous voir : Le Journal Intime d’Adam et Eve est une pièce américaine unique en son genre; drôle, belle et profondément émouvante.
Sur une adaptation d’un texte de Mark Twain, mise en scène par Mario Aguirre
Avec Carola Urioste, comédienne formée à l’école Nationale de Théâtre en Bolivie et au Laboratoire de l’acteur à Paris et Julien Grisol, comédien formé au Cours Eva Saint-Paul

Quand : jusqu’au 28 avril, le Jeudi 19h30
 : Théo Théâtre 20 Rue Théodore Deck 75015 Paris
La pièce se jouera ensuite à Avignon à 10h au Sham’s théâtre du 7 au 30 juillet 2022. 

Harry l’empoté, théâtre du Gymnase Marie-Bell

Passez un excellent moment avec vos enfants, allez voir Harry !

Vous ne verrez pas passer ces 60 minutes de spectacle. Harry, c’est Jean-Luc Bétron, à la fois comédien et magicien, il réinterprète la magie traditionnelle dans une ambiance humoristique, joyeuse et rythmée. Foulards, chapeaux, cordes, cartes à jouer, tout est là.

Ce qu’ils en disent ?

Roman, six ans : C’était trop drôle, quand elle a essayé de prendre une carte dans le paquet bizarre, et quand il disait Un deux trois et que les enfants disaient soleil ! Il est rigolo, et ses tours de magie, c’était difficile !

Arthur, neuf ans, monté sur scène avec Harry : les tours de magie étaient impressionnants. Je voudrai en apprendre, et avec le livre acheté à la sortie ce sera possible d’en faire. Quand j’étais sur scène ça m’a fait rire, je laissais faire pour en profiter. Il nous fait rire tout le temps et en plus il est drôlement fort.

Vous vous en doutez, ils ont apprécié ! Alors à votre tour, emmenez enfants ou petits-enfants voir Harry l’empoté, ils vont se régaler. Un magicien qui ne se prend pas au sérieux mais qui fait des tours tout à fait sérieux. Je ne sait pas pour vous, mais personnellement, la corde coupée et reconstituée, je n’ai rien compris, bluffée.

À certains moments, Harry fait un tour de magie, puis explique comment le refaire à la maison, ça c’est tout à fait cool (selon Arthur bien sûr!).

Sur scène, les enfants, et les parents, assistent Harry avec un soupçon de crainte et une belle dose de bonne humeur. C’est vivant, animé, de la musique, des blagues, des tours de magie, des enfants qui participent à fond, que demander de plus ?

Où : Théâtre du Gymnase Marie-Bell 38, boulevard de Bonne Nouvelle 75010 Paris jusqu’au 04 Mars 2022 et bientôt au Sham’s Théâtre à 16h, pendant le Off Avignon

L’arbre d’Hipollène, théâtre du gymnase Marie-Bell

Une adaptation libre du livre de Claude Ponti, l’arbre sans fin, par La Nad Compagnie

Retomber en enfance le temps d’un spectacle, une belle promesse. En enfance, mais surtout sauter à pieds-joints dans l’univers de Claude Ponti, avec ses personnages déjantés, ses mots inventés et ses jeux de mots inventifs adaptés au public parents-enfants (la scène des portes est géniale !) pour une histoire qui séduit autant les petits que les grands.

Pour ma part, je découvre cet univers qui a déjà conquis depuis bien longtemps Roman qui m’explique en allant au théâtre les personnages que je vais peut-être y trouver et tout l’intérêt du vocabulaire de l’auteur.

Roman, six ans : L’escalier était trop drôle, mais l’escalier, il a pas mal ? Et tu as vu, le crayon qui trace le fil, je le connais ! Ils sont fort les acrobates, mais comment ils font pour ne pas se faire mal ? Et tu as vu, ils inventent des mots tout le temps.

Arthur, neuf ans : J’aime beaucoup la fête avec tous les poussins. Le monsieur qui était là, il inventait l’histoire au fur et à mesure ?
C’était très drôle, les décors étaient rigolos, parfois on voyait les gens pendant qu’ils les déplaçaient, mais ils étaient aussi drôlement compliqués, il y en avait beaucoup, ils s’ouvraient comme des livres et nous on était dans l’histoire.

Des décors étonnants, mobiles, colorés, variés, des détails superbes qui rappellent l’univers de l’auteur, fouillés, précis, pour une scénographie vraiment bien orchestrée qui suit le déroulé du conte. Une musique et des chants, portés par la voix superbe de la maman d’Hipollène, que les enfants reconnaissent car ils font appel à certains classiques qu’ils ont maintes fois écoutés comme Pierre et le loup. Des personnages je l’ai dit, assez déjantés, humains, attachants, enfin, pas tous, quelques monstres rodent par là et feront peut-être faire quelques sauts sur leur fauteuil aux petits qui vous accompagnent.

Chant, acrobatie, rythme, jeu d’acteur et jeu de mots, échanges, tout est fait pour nous transporter dans cet arbre sans fin. C’est féerique, vous oublierez le temps du spectacle tout se qui se passe au dehors.

Alors courez vite à le rencontre d’Hipollène, qui passant de la joie à la tristesse, va découvrir à travers un parcours initiatique comment affronter ses peurs et être elle-même, une plongée dans l’univers magique de Claude Ponti.

Quoi : Hipollène, animal anthropomorphique (mi-petite fille, mi-écureuil) est confrontée au départ d’un être cher : sa grand-mère.

Elle débute alors un long parcours initiatique au cœur des racines de son arbre-maison, au cours duquel elle devra affronter ses propres peurs et sa finitude, pour finalement accepter la mort et sortir grandie de cette épreuve.
Au fil de sa quête, elle sera aidée par tout un tas de personnages déjantés et loufoques ; en un mot, Pontiesques.

Auteur : Claude Ponti
Artistes : Alex Dey, Fanny Passelaigue, Aymeric de Nadaillac, Kader Taibaoui, Diane Vaz
Metteur en scène : Aymeric de Nadaillac

Où : Théâtre du Gymnase Marie-Bell 38 boulevard de Bonne Nouvelle 75010 Paris
Mais surtout, ce spectacle sera repris à la Chapelle des Italiens lors du prochain Festival Off d’Avignon. Quand : du 7 au 30 Juillet 2022 • 10h30, tous les jours sauf relâche

Very Math Trip, Manu Houdart au Théâtre Gymnase Marie-Bell

Les maths avec Manu Houdart, c’est Waooh

Comment dire, les maths, vous les aimez ou vous les détestez ? Venez donc voir Manu Houdart au Gymnase et vous comprendrez à quel point ils méritent qu’on les aime ! Professeur de maths, mais aussi show man, ce belge aussi dynamique qu’énergique a décidé de nous faire aimer la matière la moins choisie en classe par nos lycéens (merci à ce propos au dernier programme concocté avec bien peu d’anticipation par nos édiles). Comment est-ce possible ?

À partir de quelques exercices de calcul mental, de quelques démonstrations, et de textes aussi étonnants et amusants les uns que les autres, il arrive en une heure trente à démystifier la matière la plus rebutante de toute notre scolarité.

Parce que finalement les mathématiques ne sont pas seulement des équations, des intégrales, ou de théorèmes fumeux qui ne servent à rien, mais bien des astuces qui peuvent être utiles tout au long d’une vie.

Alors n’hésitez pas, le temps du spectacle, vous vous rendrez compte que les maths peuvent aider, mener à tout ou presque, et surtout vous allez vous divertir et oublier la morosité ambiante, que demander de plus !

Et si vous n’avez pas le temps d’y aller, Manu Houdart a également écrit un livre sur le sujet, Very math trip, éditions Flammarion.

Qu’allez-vous voir : De et avec Manu Houdart – Mise en scène Thomas Le Douarec
Quel pari fou d’avoir décidé de nous faire aimer cette matière fascinante et presque effrayante que sont les mathématiques ! Un spectacle qui s’adresse même à ceux qui pensent être des cancres. Avec une énergie débordante, Manu Houdart s’amuse à nous démontrer qu’elles se cachent partout dans nos vies, que le théorème de Pythagore peut se glisser (incognito) dans une partie de foot, que le Bonheur et l’Amour peuvent dépendre d’une simple équation.
 : théâtre du Gymnase Marie-Bell salle : Petit Gymnase
Dates : jusqu’au 30 avril 2022 , Samedi 15H00 et 18H00, Dimanche 11H00, durée : 1h15

Ces femmes qui ont réveillé la France, à La Gaîté Montparnasse

Féministe, vous avez dit féministe ? Que vous le soyez ou pas, cette soirée est faite aussi pour vous.

Aller voir Jean-Louis Debré sur scène et passer une excellente soirée. Les qualificatifs et les emplois ne manquent pas pour désigner cet homme à la carrière politique bien remplie, magistrat, ancien ministre de l’Intérieur, président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, écrivain à succès ; Et pour la première fois, acteur, aux cotés de Valérie Bochenek, qui est mime et auteure (de l’ouvrage de référence sur le mime Marceau).

Qu’allez vous voir ?

Une vingtaine de portraits de femmes, des pionnières et des premières.
Il y a bien sûr un grand nombre de celles dont nous avons tous et toutes entendu parler un jour, qui se sont battues pour les droits des femmes, et que l’Histoire n’a pas oubliées, les Louise Michel, Simone Veil, Olympe de Gouges, George Sand, Colette, ou même Marguerite Yourcenar.
Mais aussi les oubliées, celles dont nous n’avons jamais entendu parler, qui ont pourtant par leurs actions contribué à transformer la société en devenant les premières dans des milieux entièrement réservés aux hommes, gérés par eux, et qui ne voulaient accorder aucune place aux femmes : Julie-Victoire Daubié, première bachelière, Jeanne Chauvin première avocate, Madeleine Brès, première médecin, la duchesse d’Uzès, première à passer le permis de conduire.
Ce sont celles qui ont bougé les lignes, qui ont agit pour le bien des autres femmes, montré le chemin en défiant l’autorité masculine. Elles ont agit pour ouvrir la voie à toutes celles qui ont suivi, libres et indépendantes, souvent oubliées mais tellement importantes.
Une soirée où humour, passion, intelligence, brillent et nous font découvrir les combats sans fin menés depuis si longtemps par celles qui nous ont précédé.

J’y ai passé un excellent moment, bien au delà de mes espérances. Même si je n’avais aucun doute sur les différentes cordes que Jean-Louis Debré pouvait avoir à son arc, la découverte de sa prestation d’acteur, avec cet humour et cette verve que je lui connaissait déjà, étaient un vrai régal. Une formidable soirée.

Avec humour et amour pour la République, ce duo nous enchante et nous rappelle ce que nous devons à ces femmes…

Assistant mise en scène : Laurence Guillet
Collaboration artistique : Valérie Bochenek
Piano : Valérie Rogozinski

Quand : jusqu’au 19/03/2022

Durée : 1 heure 20 minutes

 : Théâtre de la Gaîté Montparnasse 26 rue de la Gaîté, 75014 Paris

On est tous le vieux d’un autre, au Théâtre du Gymnase Marie Bell

Ah, le bonheur irremplaçable du spectacle vivant !

Pendant 1h15, suivre le périple de Joséphine, une octogénaire aussi raciste que grincheuse qui n’a jamais quitté sa région marseillaise.

Vêtue de son éternelle blouse de la Blanche Porte, elle gagne un voyage offert par le loto du village, pour enfin découvrir l’obélisque. Mais pour le maire et les habitants de son village, l’occasion était trop belle de se débarrasser de cette veuve acariâtre qui critique tout, tout le monde, tout le temps.
Au bout d’un voyage en avion plus long que prévu elle va débarquer au véritable pays de l’obélisque et des pyramides.

Là elle va débiter tous les poncifs des voyages organisés de masse, mais aussi des critiques, reproches, à priori, lieux communs envers tout ce et tous ceux qui l’entourent. Ne cherchant ni à comprendre ni à accepter l’autre.
Pourtant, elle se rend compte qu’elle aussi peut devenir victime de ces mêmes préjugés. Elle va peu à peu évoluer sous le regard du spectateur aussi horrifié qu’amusé, tantôt séduit ou attendri par cette femme hors du temps mais tellement humaine au fond.

Un one woman show qui tient la route, un spectacle divertissant mais qui fait réfléchir, à ne jamais prendre au premier degré. Ouvrir son esprit, accepter l’autre, son regard et sa différence, et comprendre bien sûr que quoi que l’on fasse « on est tous le vieux d’un autre« .

Artiste : Anne Cangelosi
Mise en scène par : Alexandre Delimoges
 : théâtre du Gymnase Marie Bell
Quand : jusqu’au 27 février, Horaires : 18h00 – 19h00 – 21h00 Durée : 1h20