Rosa bonheur et l’atelier de By, A la FolieThéatre

à la découverte de l’artiste animalière Rosa Bonheur

Au château de By, l’artiste Rosa bonheur vit enfin comme elle le souhaite, proche de la nature, entourée d’animaux qu’elle peux peindre à satiété, sans être constamment importunée dans son atelier par un défilé de visiteurs hautement improductifs.
En ce 14 août 1863 elle attend impatiemment un courrier important, son marchand d’art Ernest Gambart vient la trouver pour lui apprendre une mauvaise nouvelle de vive voix.

C’est dans cette atmosphère d’attente que se déroule la pièce. Chaque personnage, chaque élément est prétexte à nous présenter la vie et l’œuvre de l’artiste dont on fête cette année le bicentenaire de la naissance.

La pièce et les acteurs emplissent toute la salle de leur énergie, leur maîtrise du texte, et nous plongent deux siècles en arrière le temps de la représentation.

J’ai été transportée avec bonheur dans ce château à l’orée de Fontainebleau qu’elle a occupé pendant plus de quarante ans. J’ai aimé mieux connaître la femme indépendante et affirmée, l’artiste reconnue par les collectionneurs anglo-saxons quand la France lui refusait encore le droit d’entrer à l’académie de peinture, la grande spécialiste de la peinture de paysages, d’animaux, de nature, en opposition aux standards de son époque et qui a laissé de somptueuses œuvres picturales.

Une pièce formidable d’une heure et quart mais surtout des minutes qui défilent à toute allure tant on se plaît en compagnie de Rosa et de celles et celui qui l’accompagnent ici.

Pour aller plus loin :
Une exposition Rosa Bonheur va débuter en octobre au musée d’Orsay.
Une visite du château de By en Île de France pour tous ceux qui veulent approfondir leur connaissance de cette artiste.
Un roman J’ai l’énergie d’une lionne dans un corps d’oiseau publié aux éditions Albin Michel, Patricia Bouchenot-Dechin

Auteur : Barbara Lecompte
Artistes : Aurélia Frachon, Laurent Ledermann, Hélène Phénix, Sabine Pisani, Marie-Line Grima, Martine Piat-Raffier, Myriam Descoutures
Metteur en scène : Yves-Patrick Grima, Marie-Line Grima
@rosabonheur_lapiece
A La Folie Théâtre – Grande Salle
6 rue de la Folie-Méricourt 75011 Paris
Jeudi, samedi, dimanche

Casting, Guichet Montparnasse

La pièce est présentée dans une salle dans laquelle le spectateur est si proche des acteurs qu’il a l’impression d’entrer dans leur vie. Et ça tombe bien, ici le sujet s’y prête fort bien.

Un directeur de Casting totalement accroc aux post-it est submergé d’appels et de rendez vous.

Pourtant, tôt ce matin là Arthur et Louise, un couple d’acteurs en vogue arrive pour signer les contrats de leur prochain long-métrage. Enfin, c’est ce qu’a prévu Arthur mais pas vraiment ce qu’il va se passer.

Car le rôle qui devait lui être attribué est âprement discuté par ce directeur de Casting pas ordinaire.

Très rapidement l’ambiance est tendue, les rôles se font plus flous, la frontière entre désirs et réalité n’est plus aussi nette qu’il y paraît. Qui sont réellement ces trois personnages, quel est le rôle de chacun et pourquoi sont-ils là. C’est ce que le spectateur va découvrir dans cet échange qui nous plonge dans une ambiance à la Shutter Island. C’est à dire de ces ambiances qui vous mettent mal à l’aise jusqu’à ce que vous ayez vraiment eu toutes les clés pour les décrypter.

Le jeu des acteurs, l’intrigue qui peu à peu se dévoile, tout est là pour vous embarquer, laissez vous faire, vous serez surpris et convaincu.

Auteur : François Rivière
Artistes : Nicolas Argudin-Clavero, Roxane Fomberteau, Maxime Peyron
Metteur en scène : François Rivière, Maxime Peyron

Durée : 1h10 Tous les Jeudis à 19h jusqu’au 24 novembre 2022

Guichet Montparnasse
15, rue du Maine 75014 Paris

Double Je, par Joshua Lawrence, Au Théo théâtre

Parce qu’on a tous en nous quelque chose de Michel Berger

Oh le joli spectacle auquel j’ai assisté hier soir.
Un bel hommage à celui qui a bercé notre jeunesse ou notre adolescence, que ce soit parce que nous l’écoutions ou parce que les parents l’écoutaient en boucle. Enfin perso, c’est moi qui l’écoutait en boucle..

Michel Berger ce sont des textes émouvants et inoubliables, des mots juste pour dire l’amour triste, l’abandon, la rupture puis la passion amoureuse.
C’est une musique qui nous entraîne, nous attriste, nous soulage, nous émeut et nous console, nous fait danser et chanter avec lui. C’était l’amour passion avec Véronique Sansom, puis avec France Gall la muse, l’épouse, la mère de ses deux enfants, la complice sur scène comme dans la vie.
C’était l’amitié indéfectible et le chagrin de la perte avec l’inoubliable Daniel Balavoine, et cette minute de silence que l’on a fait ce soir en pensant à eux trois, Michel, France, Daniel.

Un beau spectacle qui passe à une vitesse folle, pendant lequel on se surprend à fredonner ces airs qui, on s’en rend vite compte, sont tous tellement ancrés dans nos mémoires. Fredonner, mais pas trop fort car Joshua Lawrence a une bien belle voix et une sacré présence sur scène, et après tout on est surtout venus là pour l’écouter.
J’ai apprécié qu’il nous fasse aussi découvrir des chansons moins connues du répertoire de Michel Berger, et cette sensibilité que l’on ressent lorsqu’il évoque cet artiste inoubliable.

Alors on savoure, on déguste, on voyage dans le temps et dans nos souvenirs, puis on revient enfin, parce qu’il le faut bien, de ce paradis blanc que l’on voudrait ne jamais quitter.

C’est au Théothéâtre, et ensuite, pour les chanceux, au théâtre le Verbe Fou au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 Juillet.
Joshua Lawrence a également écrit deux romans et une pièce de théâtre (Joshua Laffont-Cohen) et produit quelques CD disponibles à la fin du spectacle.

Authentique par Clémence Baron, théâtre BO Saint Martin

Elle est authentique, parole de Clémence, et de la parole, elle en a et nous en fait profiter avec humour, malice et humanité

La rencontre avec son futur mari, les frères trisomiques tellement attachants, drôles, déroutants, mais qui apportent tant à leurs familles, la réaction des parents, des deux côtés d’ailleurs, pas facile d’accepter les mariages mixtes qu’elle que soit la famille à laquelle on appartient.

Le mariage, le confinement avec les beaux-frères. Commencer sa vie à deux à quatre, ce n’est décidément pas simple pour se retrouver, se connaître, s’aimer.
Et pourtant que d’humour, de drôlerie, d’affection profondes pour son mari, sa famille, ses frères. Malgré les bagarres, les voix qui tonnent, les exaspérations ou les silences, ici les disputes se vêtent de chaleur, de finesse, de sensibilité.

Clémence baron tient la scène pendant plus d’une heure et son public se régale à l’écouter, vibre à ses excès, ses vérités, son humour décalé et sa profonde humanité.

C’est au théâtre BO 19 bd Saint Martin Paris métro République
Les mercredis jusqu’au 29 juin à 19h30
Puis au Sham’s Théâtre – Avignon à 13h au Festival OFF d’Avignon.

Qui va là ? Thierry de Pina, Théâtre Les Déchargeurs

Alors que les spectateurs attendent l’acteur resté dans sa loge, un homme arrive dans la salle et s’approche de la scène. Un sac en plastique à la main, chaussé de baskets qui ont connu bien des sentiers, Alexandre Cabari reconnaît le fauteuil posé sur la scène. C’est celui dans lequel sa mère s’asseyait le soir, après ses longues journées de labeur. Cette mère qui l’a élevé et accompagné lorsque le père les a quittés, qui est « partie » et qu’il a portée si longtemps dans son sac plastique de Mr Édouard Leclerc. Dans cette urne dans laquelle il l’a retrouvée au détour d’une fugue parmi tant d’autres. Cette mère à qui il pense chaque jour.

Les souvenirs s’égrennent, les jours heureux, la chambre et le trou qu’il creusait chaque soir un peu plus dans le mur, contraint de rester là alors qu’il rêvait d’ailleurs, de jouer en bas au foot avec les autres, de tout sauf de cet univers restreint dans lequel ils évoluaient tous les deux.

L’abandon du père et ce nom qu’il porte comme une croix, celui d’un inconnu. Le travail et la fatigue de la mère, le décès, la solitude. Les trains de nuit qu’il prend sans billet mais en observant les dormeurs sereins qui passent un paisible trajet sans penser qu’on les observe. Et les souvenirs qui s’emmêlent et qu’il a du mal à remettre en place. Qu’importe puisque ce soir le lien est créé, les souvenirs lui viennent, il nous raconte et se retrouve dans les mots.

Un acteur incroyable que l’on se prend à croire et qui nous fait hésiter à lui répondre lorsqu’au détour d’un souvenir, d’une phrase, il nous questionne et nous sort de notre petit confort. Que l’on se sent privilégié, un peu bête, trop gâté, face à tant de solitude, d’inconfort, de silence, de tristesse. Même ses blagues tombent à plat, idiots que nous sommes, spectateurs de son désarroi, de sa tristesse, de son deuil, de son abandon.

Merci pour ce seul en scène émouvant, poignant et bouleversant qui passe les mardi et mercredi à 21h jusqu’au 25/05 à Paris avant de partir pour Avignon… En train de nuit peut être ?

Superbe texte d’Emmanuel Darley

Beyrouth hôtel, théâtre du Gymnase Marie-Bell

Quand l’orient et l’occident se rencontrent dans le lobby d’un hôtel à Beyrouth

Une scène avec le comptoir de réception d’un hôtel, un fauteuil, un juke-box.

Un auteur de théâtre en mal de reconnaissance arrive dans l’hôtel pas cher que lui a conseillé le taxi qui l’a chargé à l’aéroport. Il attend le metteur en scène qui lui permettra de faire jouer ses pièces à Beyrouth et refuse même de quitter le lobby de l’hôtel pour aller découvrir la ville. Il faut dire que dehors c’est la guerre. Vivre sous les bombes au milieu des morts donne furieusement envie aux habitants de profiter de chaque instant pour faire la fête, s’amuser, danser. La réceptionniste est une femme au sourire facile, éclatante de vie, un brin aguicheuse, souriante, malicieuse et accueillante.

Dans ce modeste hôtel, les questionnements intérieurs de cet homme tourmenté (et dont on comprend vite que sa femme l’a quitté) sont un bien triste écho à ses envies de bonheur. Il y a de l’incompréhension entre celui qui vit encore son histoire d’amour par répondeur interposé, et celle qui espère des lendemains plus souriants, mais aussi de l’intérêt, de l’attachement, de la tendresse et un brin de légèreté au milieu de la ville en guerre. Vont s’enchaîner alors quelques quiproquos, mais aussi de nombreux échanges d’idées, de rêves, d’inquiétudes, entre cet homme et cette femme de cultures, d’expériences, et aux passés si dissemblables.

C’est une véritable comédie, à la fois drôle et légère, mais aussi une interrogation sur l’amour et la force de vivre. La mise en scène met très subtilement en valeur les dialogues et surtout les monologues, permettant au spectateur de se faire témoin des atermoiements et interrogations des deux personnages.

La musique omniprésente nous permet de voyager loin dans le temps et dans l’espace et c’est très réussi.

Une pièce de Rémi De Vos
Mise en scène Olivier Douau
Avec Nathalie Comtat et Olivier Douau

Compagnie du nouveau monde Après le théâtre du Gymnase, cette pièce sera jouée au Festival d’Avignon Off

Lettre d’Evita, théâtre Essaïon

Un seul en scène à la rencontre d’Evita Perón

Eva Perón est une des grandes personnalités politiques du XXe siècle. Même si après sa mort on a essayé de la faire disparaître, sa courte vie a marqué à jamais son peuple.

Celle qui meurt d’un cancer à 33 ans a tout connu, la pauvreté, la gloire et le pouvoir. Pourtant elle na jamais oublié d’où elle venait et a toujours veillé à protéger et aider son peuple. Si des écrits ont été publiés de son vivant, son ultime testament a disparu pendant plus de dix-sept ans après sa mort.

C’est avec les mots d’Evita que Cristina Ormani nous parle sur cette scène intimiste du théâtre de l’Essaïon, faisant revivre l’une des plus grandes première dame qu’a connu l’Argentine dans un seul-en-scène parfaitement maîtrisé.

Texte, tango, danse, chant, amour, détresse, tendresse, volupté et rage, tout est là pour nous montrer les multiples facettes de celle qui sait qu’elle va mourir et qui veut laisser un héritage moral à son peuple, à ces sans chemises qu’elle a aidé sans relâche, aux femmes, aux pauvres, aux étudiants qu’elle a soutenus grâce à sa fondation. C’est violent, intense, beau et triste, tendre et fougueux, humoristique et attachant.

Alors je n’ai qu’une chose à vous dire : allez voir ces lettres d’Evita !

Où : 6, rue Pierre au lard (à l’angle du 24 rue du Renard) 75004 Paris
Quand : jusqu’au 7 Mai 2022 les jeudis, vendredis, samedis à 21H30

Le journal intime d’Adam et Eve, Théo Théâtre

Le texte de la pièce est une adaptation de deux textes de Mark Twain, Extraits du journal d’Adam (1893) et Le Journal d’Eve (1905). Le décor minimaliste sied parfaitement à cette salle dans laquelle le spectateur s’immerge immédiatement, un mur d’étoiles, un arbre, une pomme rouge et une rose blanche.

Apparaissent alors les deux acteurs, les deux expériences, qui s’interrogent sur cet autre qu’ils côtoient, qui est-il, qui est-elle, qu’en attendre ? Elle tout de suite bavarde, pose des questions, s’interroge à voix haute, tente d’engager une discussion, lui plus circonspect observe, analyse, essaie de comprendre ce qu’il, ce qu’elle fait là. Si différents l’un de l’autre, opposés, et pourtant le sort, ou Dieu qui sait, a décidé qu’ils devaient cohabiter dans ce Jardin d’Eden.

C’est cet échange auquel le spectateur assiste, entre deux êtres que tout oppose mais qui vont apprendre à vivre côte à côte, ensemble, observer le monde qui les entoure, un monde bien restreint tout d’abord, jusqu’au moment où Eve va se laisser tenter et croquer la pomme. Mais avouons le, elle était bien jolie cette pomme.

Nous les suivons le temps de quelques interrogations, de quelques essais de vie, d’enfanter, de mourir, et de s’interroger encore et encore, de danser et de rire, de s’aimer et de souffrir. Et le spectateur de rire, de s’émouvoir, d’avoir envie de danser et de chanter lui aussi. Puis il est temps de quitter ces deux acteurs qui nous ont fait passer une bien jolie soirée en nous entraînant à la naissance du monde.

Qu’allez-vous voir : Le Journal Intime d’Adam et Eve est une pièce américaine unique en son genre; drôle, belle et profondément émouvante.
Sur une adaptation d’un texte de Mark Twain, mise en scène par Mario Aguirre
Avec Carola Urioste, comédienne formée à l’école Nationale de Théâtre en Bolivie et au Laboratoire de l’acteur à Paris et Julien Grisol, comédien formé au Cours Eva Saint-Paul

Quand : jusqu’au 28 avril, le Jeudi 19h30
 : Théo Théâtre 20 Rue Théodore Deck 75015 Paris
La pièce se jouera ensuite à Avignon à 10h au Sham’s théâtre du 7 au 30 juillet 2022. 

Harry l’empoté, théâtre du Gymnase Marie-Bell

Passez un excellent moment avec vos enfants, allez voir Harry !

Vous ne verrez pas passer ces 60 minutes de spectacle. Harry, c’est Jean-Luc Bétron, à la fois comédien et magicien, il réinterprète la magie traditionnelle dans une ambiance humoristique, joyeuse et rythmée. Foulards, chapeaux, cordes, cartes à jouer, tout est là.

Ce qu’ils en disent ?

Roman, six ans : C’était trop drôle, quand elle a essayé de prendre une carte dans le paquet bizarre, et quand il disait Un deux trois et que les enfants disaient soleil ! Il est rigolo, et ses tours de magie, c’était difficile !

Arthur, neuf ans, monté sur scène avec Harry : les tours de magie étaient impressionnants. Je voudrai en apprendre, et avec le livre acheté à la sortie ce sera possible d’en faire. Quand j’étais sur scène ça m’a fait rire, je laissais faire pour en profiter. Il nous fait rire tout le temps et en plus il est drôlement fort.

Vous vous en doutez, ils ont apprécié ! Alors à votre tour, emmenez enfants ou petits-enfants voir Harry l’empoté, ils vont se régaler. Un magicien qui ne se prend pas au sérieux mais qui fait des tours tout à fait sérieux. Je ne sait pas pour vous, mais personnellement, la corde coupée et reconstituée, je n’ai rien compris, bluffée.

À certains moments, Harry fait un tour de magie, puis explique comment le refaire à la maison, ça c’est tout à fait cool (selon Arthur bien sûr!).

Sur scène, les enfants, et les parents, assistent Harry avec un soupçon de crainte et une belle dose de bonne humeur. C’est vivant, animé, de la musique, des blagues, des tours de magie, des enfants qui participent à fond, que demander de plus ?

Où : Théâtre du Gymnase Marie-Bell 38, boulevard de Bonne Nouvelle 75010 Paris jusqu’au 04 Mars 2022 et bientôt au Sham’s Théâtre à 16h, pendant le Off Avignon

L’arbre d’Hipollène, théâtre du gymnase Marie-Bell

Une adaptation libre du livre de Claude Ponti, l’arbre sans fin, par La Nad Compagnie

Retomber en enfance le temps d’un spectacle, une belle promesse. En enfance, mais surtout sauter à pieds-joints dans l’univers de Claude Ponti, avec ses personnages déjantés, ses mots inventés et ses jeux de mots inventifs adaptés au public parents-enfants (la scène des portes est géniale !) pour une histoire qui séduit autant les petits que les grands.

Pour ma part, je découvre cet univers qui a déjà conquis depuis bien longtemps Roman qui m’explique en allant au théâtre les personnages que je vais peut-être y trouver et tout l’intérêt du vocabulaire de l’auteur.

Roman, six ans : L’escalier était trop drôle, mais l’escalier, il a pas mal ? Et tu as vu, le crayon qui trace le fil, je le connais ! Ils sont fort les acrobates, mais comment ils font pour ne pas se faire mal ? Et tu as vu, ils inventent des mots tout le temps.

Arthur, neuf ans : J’aime beaucoup la fête avec tous les poussins. Le monsieur qui était là, il inventait l’histoire au fur et à mesure ?
C’était très drôle, les décors étaient rigolos, parfois on voyait les gens pendant qu’ils les déplaçaient, mais ils étaient aussi drôlement compliqués, il y en avait beaucoup, ils s’ouvraient comme des livres et nous on était dans l’histoire.

Des décors étonnants, mobiles, colorés, variés, des détails superbes qui rappellent l’univers de l’auteur, fouillés, précis, pour une scénographie vraiment bien orchestrée qui suit le déroulé du conte. Une musique et des chants, portés par la voix superbe de la maman d’Hipollène, que les enfants reconnaissent car ils font appel à certains classiques qu’ils ont maintes fois écoutés comme Pierre et le loup. Des personnages je l’ai dit, assez déjantés, humains, attachants, enfin, pas tous, quelques monstres rodent par là et feront peut-être faire quelques sauts sur leur fauteuil aux petits qui vous accompagnent.

Chant, acrobatie, rythme, jeu d’acteur et jeu de mots, échanges, tout est fait pour nous transporter dans cet arbre sans fin. C’est féerique, vous oublierez le temps du spectacle tout se qui se passe au dehors.

Alors courez vite à le rencontre d’Hipollène, qui passant de la joie à la tristesse, va découvrir à travers un parcours initiatique comment affronter ses peurs et être elle-même, une plongée dans l’univers magique de Claude Ponti.

Quoi : Hipollène, animal anthropomorphique (mi-petite fille, mi-écureuil) est confrontée au départ d’un être cher : sa grand-mère.

Elle débute alors un long parcours initiatique au cœur des racines de son arbre-maison, au cours duquel elle devra affronter ses propres peurs et sa finitude, pour finalement accepter la mort et sortir grandie de cette épreuve.
Au fil de sa quête, elle sera aidée par tout un tas de personnages déjantés et loufoques ; en un mot, Pontiesques.

Auteur : Claude Ponti
Artistes : Alex Dey, Fanny Passelaigue, Aymeric de Nadaillac, Kader Taibaoui, Diane Vaz
Metteur en scène : Aymeric de Nadaillac

Où : Théâtre du Gymnase Marie-Bell 38 boulevard de Bonne Nouvelle 75010 Paris
Mais surtout, ce spectacle sera repris à la Chapelle des Italiens lors du prochain Festival Off d’Avignon. Quand : du 7 au 30 Juillet 2022 • 10h30, tous les jours sauf relâche