Kuessipan. Naomi Fontaine.

 Kuessipan, le roman poème de Naomi Fontaine, un livre indispensable.

Que ce livre est étrange. Il ne ressemble pas tout à fait à un roman, dans le sens où il ne raconte pas une seule histoire, et pourtant il est comme une succession de poèmes qui viendraient nous parler de la vie. L’auteur évoque en quelques mots, quelques lignes, la vie de ces femmes ou ces hommes, ces enfants, ces jeunes et ces vieux de sa tribu indienne. Naomi Fontaine, jeune femme Innue, est  originaire de la communauté de Uashat parquée dans une réserve tout au nord-est  du Québec, près de Tadoussac, dans ces paysages qui malgré leur modernité gardent le côté sauvage des terres du nord, celles des tribus nomades d’autrefois.

J’ai trouvé à la fois une grande simplicité et beaucoup de poésie dans ces lignes. En quelques mots, un paragraphe parfois, l’auteur fait passer des instants de vie, de réussite, de tristesse, de déchirure, le mari mort dans un accident de voiture, la jeune fille de 15 ans enceinte et heureuse de porter son enfant, le vieux qui bientôt ne sera plus mais qui transmet encore aux plus jeunes son savoir, la grand-mère qui tient encore sa tribu à plus de cent ans, et ce jeune homme détruit par la drogue et mort bien trop tôt. Drogue, alcool, ennui, tout ce qui détruit la   vie et l’honneur des hommes est également abordé. Car comment se réaliser, devenir un homme quand on vit dans ces réserves qui annihilent votre volonté et votre existence.

Il y a tout un monde dans ce court roman, j’ai vraiment aimé, il va droit au cœur et on imagine tout à fait les paysages, les odeurs, les parfums qui changent avec les saisons, la glace sur le lac, le renouveau des prairies, les animaux, les plantes, tout y est en si peu de mots. J’ai le sentiment de l’avoir lu presque trop vite, il a un goût d’ailleurs, d’enfance et de vie.

indiens, Amérique du nord
Indien Amérique du Nord © DCL-DS2015
tadoussac
A Tadoussac, près de la réserve innue de Uashats © DCL-DS2015

Catalogue éditeur

au bout du saint laurent, Tadoussac
A l’embouchure du saint Laurent, Québec © DCL-DS2015

Date de parution : 21/08/2015

Editeur : Serpent a plumes editions

EAN : 9791094680070 / 120 pages

Le grand Mort. Tome 5. Panique

Le Grand MortUn tremblement de terre dévaste Paris, dans ce monde en décrépitude  Pauline et Gaëlle vont tenter de rejoindre la Bretagne et Erwan.

Pendant ce temps, Erwan apprivoise Blanche, et comprend peu à peu la force qui est en elle et les étranges phénomènes qui ont émaillé son parcours depuis le début de l’aventure.

Des liens se tissent entre Blanche et Sombre, d’un monde à l’autre, d’une pensée à l’autre. Pourtant il ne se passe pas grand-chose, simplement les idées s’éclaircissent, la suite se met en place, et le lecteur attend avec impatience le prochain tome.


Catalogue éditeur Vents d'Ouest : éditions de bande dessinée

Un monde détruit. La quête d’une vérité.

Rescapées du tremblement de terre qui a dévasté Paris, Pauline et Gaëlle tentent par tous les moyens de retourner en Bretagne. Ici aussi, la catastrophe a frappé. Elle s’est même visiblement répandue à l’ensemble de la planète. Naviguant au milieu des décombres en compagnie d’Erwan, Blanche découvre peu à peu la nature du lien qui l’unit à cet étrange garçon de l’autre monde, Sombre. Erwan mesure quant à lui l’étendue des inquiétants pouvoirs de la petite fille… Ensemble, ils commencent à rassembler les pièces du puzzle dans ce monde détruit. La prêtresse hermaphrodite du Petit Monde aurait utilisé Pauline pour intervenir sur leur réalité par l’intermédiaire de Blanche. Erwan serait son unique espoir…

Confrontant une galerie de personnages ordinaires à un terrible destin, Loisel et Djian trouvent un ton juste et intelligent pour revisiter le récit apocalyptique, y mêlant de subtiles touches de fantastique, et livrer une série singulière et attachante. Vincent Mallié, par son dessin expressif et poétique, restitue à merveille l’ambiance unique qui s’en dégage.

Scénariste : Régis Loisel / Scénariste : Jean-Blaise Djian

Dessinateur : Vincent Mallié / Coloriste: François Lapierre

Le Grand Mort. Tome 4. Sombre

Le Grand MortDans ce tome 4, peu de découvertes mais de nombreuses rencontres, entre Sombre et Blanche, que l’on commence à découvrir, entre Erwan et Pauline, ou Gaëlle, on ne sait pas trop et lui non plus d’ailleurs, puisqu’une rivalité amoureuse s’installe entre les deux filles, rencontre encore entre ceux du petit monde qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive.

C’est aussi le moment d’une rencontre possible avec le petit monde, par la pensée encore, mais tout peut enfin arriver, en tout cas le lecteur l’espère. Le lecteur qui découvre qu’Erwan et Pauline ont sans doute été manipulés, mais qu’ils sont désormais une part de ce quelque chose qui se situe au-dessus d’eux, plus important que leurs seules vies, même à l’heure du chaos sur terre et dans les grandes villes.

Le graphisme exprime toujours le même contraste des coloris, sérénité et couleurs éclatantes du monde d’Erwan, tonalités plus obscures pour évoquer le trouble et le désordre de la vie ailleurs. On voyage du réel au fantastique en passant par le foisonnement du petit monde dans lequel l’inquiétude et les interrogations se transmettent au lecteur grâce aux nuances et aux formes.  Les auteurs nous annoncent la suite par touches sombres ou blanches, et le lecteur que je suis attend la suite avec impatience.


Catalogue éditeur Vents d'Ouest : éditions de bande dessinée

À l’intersection de deux mondes…

Erwan, Gaëlle, Pauline et sa fille Blanche, se retrouvent en plein cœur de la Bretagne, dans la maison de Christo. Pauline et Erwan réalisent qu’ils se sont fait piéger par la prêtresse hermaphrodite, lors de leur incursion dans le petit monde. Mais les questions restent nombreuses : Blanche y aurait-elle un frère ou une sœur dont Erwan serait le père ? Dans quel but la prêtresse a-t-elle voulu concevoir des enfants avec des humains ? Peut-être arriveraient-ils mieux à comprendre les mystères qui nimbent cette étrange enfant, si leurs réflexions n’étaient pas perturbées par les querelles de jalousie entre Pauline et Gaëlle ! Sans parler du pays qu’ils voient partir en lambeaux autour d’eux…

Loisel et Djian continuent à tisser une intrigue maîtrisée et passionnante, que le dessin expressif et poétique de Vincent Mallié sert à merveille.

Scénariste : Régis Loisel / Scénariste : Jean-Blaise Djian

Dessinateur : Vincent Mallié / Coloriste : François Lapierre

Les Secrets de Bent Road. Lori Roy.

9782757838877Années soixante, les émeutes raciales et les coups de fils anonymes inquiètent Arthur Scott, Détroit est devenu une ville dangereuse, il décide de retourner au Kansas avec sa famille. Pourtant, il a quitté sa ville natale vingt-cinq ans plutôt, et Célia, sa femme, sent bien qu’il s’est passé quelques chose de grave.

L’installation à Bent Road ne se fait pas sans difficulté. Seul Arthur semble y trouver ses marques. Le changement de vie est important pour Célia et les enfants, Elaine, Daniel et Evie. Malgré les efforts de Célia l’environnement est austère, le village et la famille peu accueillants. Sa cuisine ne sera jamais à la hauteur de celle de Reesa, sa belle-mère, elle a du mal à comprendre le comportement étrange de Ruth et Ray, sa belle-sœur et son beau-frère. Les enfants eux-mêmes sont mis à l’écart à l’école et Daniel a beaucoup de mal à passer du stade de petit garçon a adolescent dans ce milieu hostile qu’il découvre. Seule Elaine est heureuse de sa rencontre avec Jonathon.

Lorsqu’une enfant des environs disparait, les soupçons se portent aussitôt sur Ray, l’ancien fiancé d’Eve que d’aucun savent violent et qui au fil des années s’est transformé pour n’être plus aujourd’hui qu’un alcoolique violent qui terrorise sa femme. Eve, la sœur d’Arthur, a disparu 25 ans plus tôt. Les causes de son décès sont mystérieuses et les soupçons du shérif se portent toujours sur Ray.

Tout au long des pages, la mort d’Eve plane comme un secret lourd à porter et jalousement gardé, un de ces secrets de famille qui ont des prolongements sur plusieurs générations. Evie porte un prénom tellement semblable et la chambre d’Eve est si tentante, ses robes tellement jolies, que la petite fille s’identifie presque à cette tante qu’elle ne connait pas encore.

C’est un livre passionnant et pourtant il s’y passe peu de choses. Mais il y a tellement de force dans ces scènes de vie. L’auteur fait passer une multitude de sentiments contradictoires, évoque le passé, interroge sur les relations humaines, pose la questions de la responsabilité, de la suspicion entre les protagonistes, des remords et du poids des regrets qui laissent leur empreinte sur la vie. Elle parle aussi des contraintes de la religion et des convenances, qui font par exemple qu’une femme battue devrait rester avec son mari, simplement parce qu’ils sont mariés ! Elle rappelle le poids des mensonges et des silences dans ces familles qui ne peuvent pas accepter les différences, les faux pas, et où le poids de la religion, de la morale, est tellement fort qu’il va bouleverser des vies entières.

C’est un roman d’ambiance familiale et pas historique ou politique sur fond de racisme comme j’ai pu l’imaginer au départ. C’est une chronique de la vie, avec ses erreurs et ses regrets, c’est aussi beaucoup plus qu’un thriller. Le côté psychologique, la résilience et le pardon, les secrets et les responsabilités, le refus de voir et dire la vérité sont des éléments importants qui emportent le lecteur au-delà d’une intrigue qui se dévoile doucement. J’ai beaucoup aimé ce livre malgré son atmosphère parfois pesante, et il me semble que c’est aussi ce qui fait sa réussite.

Roman lu dans le cadre du jury de l’édition 2015 du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 


Catalogue éditeur

Detroit lui semble tellement loin déjà… En venant s’installer au Kansas, dans la ferme familiale que son mari a quitté vingt ans plus tôt, Celia savait que leur vie ne serait plus la même. Mais elle ne pouvait imaginer le poids que le passé ferait peser sur elle et leurs enfants. Elle ne pouvait imaginer qu’à Bent Road même le silence aurait le goût âcre des éternels regrets.

«Les portes de l’enfer sont larges, lance le père Flannery. Bien plus larges que celles du paradis.»

Lori Roy est née et a grandi au Kansas. Les Secrets de Bent Road est son premier roman. Il a été couronné par le prestigieux Edgar Award en 2012.

« Lori Roy réussit un sombre prodige : transformer l’immense plat pays du Midwest en un enfer étriqué et étouffant. » Le Figaro Magazine

Prix du meilleur polar des lecteurs de points 2014Le Cercle Points / Policiers, thrillers & romans noirs

7,6€ / 384 pages / Paru le 08/01/2015 / EAN : 9782757838877

Les vieux fourneaux. Tome 2.Bonny and Pierrot

Suite des aventures de Pierrot, Mimile et Antoine que nous avions laissés avec Sophie, la petite fille de Lucette, enceinte jusqu’au cou.  D’attentat gériatrique en suicide aux abeilles, de viajeune (vous savez bien, le contraire du viager) en manifestations des  partisans du « ni yeux, ni maitre »,  rien ne leur sera épargné pour que Pierrot retrouve son amour passé, celle qu’il croyait disparue mais qui finalement ne l’était pas, enfin oui, la preuve, il reçoit un paquet étrange, anonyme, mais signé d’un nom  que lui seul peut reconnaître.

Dans ce tome, en fil d’Ariane, une boulangère à qui tout le monde a envie de donner des claques avec tout simplement l’envie de lui acheter…  une baguette, et rien d’autre. Parce que moi là j’ai juste adoré : « filez-moi deux pains aux raisins finalement ». Si, si, vous vous y reconnaissez ? Moi oui parfois. Avec en prime un passage écologie et sauvons la planète un peu lourd, mais de bon ton malgré tout et une allusion aux grandes firmes et à leurs plans marketing pour enfumer le client.

Même si on s’est déjà un peu habitué au ton, on a autant de plaisir à lire ce deuxième tome des vieux fourneaux. C’est un régal de suivre ces personnages hauts en couleurs et si drolatiques. Laisser vous porter par des dialogues toujours aussi savoureux à la façon d’Audiard,  par le graphisme et les couleurs qui vont avec, pour réussir un très bon moment de lecture.


Catalogue éditeur

GENRE HUMOUR / PUBLIC : TOUS PUBLICS – FAMILLE

Déjà le deuxième tome des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet décrivent avec toujours autant de drôlerie la chute libre de notre société. Restent Mimile, Antoine, Pierrot et ses anars malvoyants pour redresser la barre. Un versement inattendu de la « finance carnassière » arrive à point nommé, mais réveille également de douloureux souvenirs pour Pierrot. Sa muse libertaire, Ann Bonny, réapparaît… Wilfrid Lupano et Paul Cauuet persistent et signent des scènes et dialogues savoureux qui resteront dans les mémoires !

PAGINATION.56 PAGES / FORMAT.225×298 / EAN.9782505061632

Les vieux fourneaux. Tome 1 Ceux qui restent

Qui a dit que les vieux c’est ringard ! Attention, avec « les vieux fourneaux », c’est le décollage immédiat pour une bonne tranche de rigolade, mais aussi de critiques et de vérités pas toujours bonnes à dire mais tellement réjouissantes à lire. Pierrot, Mimile  et Antoine ont bourlingués et sont toujours restés proches, l’enterrement de Lucette est le prétexte à des retrouvailles qui loin d’être tristes sont aussi le reflet de ce que peuvent être ces réunions qui, si elles ont pour objet un deuil, permettent aussi aux familles et aux amis de se retrouver.

Nous voilà embarqués dans une course poursuite  sur fond de jalousie posthume, de vengeance et de rencontres, pour le plaisir des lecteurs. L’amitié, l’amour, la contradiction et les contestataires post soixante-huitards, tout y passe et on se régale. Les dialogues sont d’une saveur et d’un humour, pertinents, savamment dosés entre esprit critique, souvenirs attendris, et jeux de mots percutants. J’ai hâte de lire la suite des aventures de ces Vieux fourneaux tellement touchants dans leurs combats d’arrière-garde.

Les dialogues, les dessins, les couleurs qui changent en fonction de l’époque évoquée, tout est réussi dans cette BD, je ne peux que vous la conseiller.

Bon, juste écrits un peu petit et sur fond sombre, les dialogues ne sont pas toujours évidents à lire pour certains…


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éditeur : DARGAUD / DESSINATEUR : CAUUET PAUL

SCÉNARISTE : LUPANO WILFRID / COLORISTE : CAUUET PAUL

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel.

PAGINATION : 56 PAGES / FORMAT : 225×298 / EAN : 9782505019930

Vernon Subutex 1. Virginie Despentes

Vernon Subutex, 1Comme c’est la première fois que je lis un roman de Virginie Despentes je ne sais pas dire si Vernon Subutex est caractéristique ou non de son écriture. J’ai été légèrement perturbée, lassée à certains moments, par le manque de suivi dans l’intrigue. Et si j’ai eu beaucoup de mal à accrocher, une fois passées quelques hésitations j’ai été très intéressée par cette écriture étonnante que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire.

L’auteur plante le décor, dans Paris, Vernon Subutex, la cinquantaine, disquaire de son état, est victime du progrès. Sa boutique a fermé depuis longtemps, mais il subvient à ses besoins en vendant peu à peu son stock sur internet. Et surtout son ami le chanteur Alex Bleach l’aide à boucler ses fins de mois. Tout pourrait tranquillement perdurer ainsi sans le décès soudain d’Alex. Voilà Vernon à la porte de son appartement. Il lui manque peu pour s’en sortir et pourtant jamais il ne demandera à tous ceux qui l’hébergent de l’aider. Les points de vue de nombreux protagonistes se succèdent pour nous présenter le passé et surtout le présent incertain de Vernon, sans que jamais ces points de vue ne se confrontent à celui de Vernon. Chemin faisant, d’amies en relations plus lointaines, et sans oser avouer qu’il est expulsé de chez lui, Vernon va se faire héberger, squatter pour quelques jours, quelques semaines, puis se faire mettre à la porte de ces foyers d’accueil qui n’en sont pas, ceux de ses relations interlopes, de ses connaissances intéressées, de ces femmes qui craquent pour ses beaux yeux bleus et ne rêvent que de le mettre dans leur lit, pour au final se retrouver à la rue, SDF parmi tant d’autres, dans un monde qui lui est totalement étranger.

Ecriture singulière de Virginie Despentes qui n’hésite pas à dire ce qu’elle a dire, caustique, crue, réaliste, consciente des travers et des défauts des protagonistes, immersion totale dans le monde, dans un Paris de la misère sociale plus sombre que ville lumière, mais aussi dans le monde des Bobos, des riches, qu’elle dépeint sans scrupule sous leur plus mauvais jour. Il y a tellement de vérités qui ne sont en général pas bonnes à dire mais qui sont ouvertement écrites, tellement d’évidences, qu’on se dit « mais oui, bien sûr » en les lisant, il y a aussi quelques paragraphes qui perturbent, c’est parfois cruel, mais totalement maitrisé par un auteur qui cerne avec brio les contours et les travers d’une génération, le tout sur un fond musical qui ne laisse pas indifférent.

Sélection du prix Orange du livre 2015


Catalogue éditeur

QUI EST VERNON SUBUTEX ? Une légende urbaine. Un ange déchu. Un disparu qui ne cesse de ressurgir. Le détenteur d’un secret. Le dernier témoin d’un monde disparu. L’ultime visage de notre comédie inhumaine. Notre fantôme à tous.

LE RETOUR DE VIRGINIE DESPENTES

Parution : 07/01/2015 / Pages : 400 / Format : 140 x 205 mm / Prix : 19.90 €
EAN : 9782246713517 éditeur : GRASSET