Le loup en slip se les gèle méchamment. Mayana Itoiz, Wilfrid Lupano & Paul Cauet

On aime cette BD qui nous parle du loup, qui en parle aux petits, mais qui est tellement utile aussi pour les plus grands ! à consommer sans modération.

Domi_C_Lire_le_loup_en_slip_2Vous aussi vous avez lu Le loup en slip ? Alors vous savez déjà que depuis que la chouette lui a tricoté un chouette slip, il ne se les gèle plus, les fesses ! Du coup, il n’est plus aussi terrifiant qu’avant et il ne fait plus peur aux habitants du  village dans la forêt. Alors depuis que chacun peut vaquer à ses activités, certains ont prospéré bien plus que d’autres, et leurs affaires florissantes ont quelque peu envahi le territoire.

Mais voilà l’hiver qui se pointe, et il fait froid, très froid même.
Mais voilà aussi le loup qui se pointe au village, et il le dit et le répète, « On se les gèle ici ! ». Alors chacun d’avoir à nouveau peur, car lorsqu’il a froid, le regard du loup devient terrible et il fait très peur… et s’il se mettait à les manger tous ? On lui envoie des émissaires pour tenter de l’amadouer, mais ils ne reviennent pas, où sont-ils passés ?

C’est ce que vous allez découvrir, pour le régal de tous. Car la morale de l’histoire est une belle morale pour les petits autant que pour les grands… protéger les faibles, ce n’est pas seulement l’affaire de certains, mais bien plutôt l’affaire de tous.


Catalogue éditeur : Dargaud

L’hiver arrive, il neige, il fait froid… Grognon, le loup répète sans cesse qu' »on se les gèle » ! Mais que peut-il donc bien se geler, lui qui est toujours en slip ? Les habitants de la forêt vont vite devoir le découvrir s’ils ne veulent pas que leur compagnon redevienne le grand méchant loup qui les terrorisait autrefois !

Dessinateur : Mayana Itoïz / Scénariste : Wilfrid Lupano / Coloriste : Mayana Itoïz

/ Auteur : Paul Cauuet  / 40 pages / Format : 225×298 / EAN : 9782505070405

 

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Visiteurs de Versailles, exposition au Château de Versailles

Le château de Versailles est l’un des sites les plus visités au monde. Plus de sept millions de visiteurs par an. En découvrant cette exposition, nous devenons à notre tour l’un des « Visiteurs de Versailles » !

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Versailles, l’un des sites les plus visités, et ce depuis toujours ! Car dès le règne de Louis XIV les visiteurs ont été acceptés et accueillis au château. Il était même organisé des moments précis afin que tous puissent voir le roi, au lever, à la messe, en promenade, etc. Qu’ils soient ambassadeurs ou princes, étrangers ou français, voyageurs ou voisins, artistes ou philosophes, savants ou espions, visiteurs d’un jour ou voyageurs du « Grand Tour », tous pouvaient venir à la cour. Cette cour qui, contrairement à la pratique de certains autres pays, était ouverte… Cet espace, à la fois propriété royale et espace public, était la scène de ce théâtre quotidien joué par le Roi pour la cour et pour ses sujets.

Qu’ils soient venus là pour quémander, se plier au bon vouloir du Roi ou en visite officielle, de nombreux visiteurs ont laissé des traces de leur visite. Cadeau royaux ou diplomatiques, lettres, tableaux, objets, journaux, témoignent de leurs passages. Venus de Stockholm ou des États Unis, de la BnF ou de Londres, l’exposition rassemble plus de trois cents objets, tableaux, bronzes, portraits ou même vêtements, j’ai par exemple aimé cet habit brodé de Mr de Fersen, tabatières somptueuses, poire à poudre ou carquois, venus de Sèvres ou de Londres, de Mysore  ou de Siam, des Pays-Bas (dont une étonnante boite à médailles..) ou de Turquie, autant de façon de revoir le château à travers les yeux de ces visiteurs qui nous font remonter le temps.

 

L’exposition Visiteurs de Versailles est présentée jusqu’au 25 février. Une belle occasion de revenir voir ce château somptueux et majestueux, de se promener dans le parc et de profiter du soleil de l’automne finissant.

Birthday Girl. Haruki Murakami

Une bel objet et le talent de conteur d’Haruki Murakami réunis dans cette nouvelle parution de « Birthday girl », à découvrir ou à offrir.

Domi_C_Lire_birthday_girl_haruki_murakamiPour ma première lecture de cet auteur dont on parle tant, je commence par une nouvelle « Birthday Girl » qui vient de paraitre chez Belfond, dans cette si jolie collection illustrée à la couverture cartonnée.

Le jour de son anniversaire, une jeune serveuse doit aller travailler, pour remplacer une collègue souffrante. Dans cet étrange restaurant, tous les jours à la même heure, le patron a un rituel immuable : apporter sur un chariot le même dîner au propriétaire du restaurant qui habite l’hôtel au-dessus.

Ce jour-là, il n’y a pas un mais deux malades, et la serveuse dont c’est l’anniversaire va aller à la rencontre de cet étrange vieillard qui lui demande de faire un vœu… Lequel ? Ce qui se passe ensuite, c’est ce qu’elle raconte et que je vous laisse découvrir en lisant à votre tour ce texte plutôt étrange Birthday Girl

Ici le texte de Murakami est mis en images par une artiste allemande, Kat Menschil. Dans une tonalité de rouge, rose, blanc, tout est dit en quelques traits savamment posés sur la feuille… Cela donne un charme fou à ce livre, cadeau idéal pour les fêtes, à ceux qui aiment l’auteur, les nouvelles, les surprises, et les beaux objets…  pour tous en fait !


Catalogue éditeur : Belfond

Je ne vais pas vous offrir quelque chose de matériel. Mon cadeau n’aura rien à voir avec un objet de valeur. En fait, voilà ce que j’aimerais offrir à la merveilleuse fée que vous êtes, mademoiselle. Vous allez faire un vœu. Et je l’exaucerai. Quel qu’il soit. À condition que vous ayez un vœu à formuler.

Comme un songe éveillé, un de ces instants suspendus qui nous hantent encore, longtemps après, Haruki Murakami nous livre une nouvelle mélancolique, douce-amère, magnifiquement mise en image par la talentueuse illustratrice allemande Kat Menschik, pour mieux restituer l’univers hypnotique du maître.

Littérature étrangère / Traduit par Hélène MORITA / Parution le 09 novembre 2017 / 72 pages

Le sanglot de l’homme noir. Alain Mabanckou

Sous la forme d’une lettre à son fils, et comme en écho au « sanglot de l’homme blanc » de Pascal Bruckner, Alain Mabanckou signe avec « le sanglot de l’homme noir » un essai sur la définition de l’identité de l’homme noir.

DomiCLire_le_sanglot_de_l_homme_noirSuffit-il d’être noir pour être frère ? Il n’y a pas un homme ni une communauté noire, et c’est Alain Mabanckou qui nous le dit ici. Je découvre son écriture avec cet essai court, précis et très intéressant. L’auteur, congolais et français, citoyen du monde, vit en France et aux États Unis où il enseigne. C’est un homme que je trouve passionnant pour son engagement, ses activités artistiques et littéraires qui enchantent le public, pour son esprit novateur et son humanisme.

Dans cet essai, chaque chapitre porte le nom d’un roman ou d’un classique de la littérature. Alain Mabanckou y parle de négritude, évoquant Aimé Césaire mais pas seulement, d’intégration, de traite négrière, par les blancs, mais il dénonce aussi les crimes de la colonisation par les tribus noires d’Afrique subsaharienne, rejoignant là les écrits de Leonora Miano sur le sujet. Il nous parle découverte, intégration, égalité, identité nationale. Il nous questionne et nous explique ce ressentiment qui peut subvenir entre un afro américain et un noir d’Afrique, mais aussi les différences entre par exemple un noir des Antilles et un noir en situation irrégulière à Paris. Levant par là un certain nombre d’idées préconçues.

Il me fait penser aussi a Chimamanda Ngozi Adichie dont le personnage dans Americanah découvre qu’elle est noire en débarquant aux États Unis, car avant, elle était tout simplement une femme parmi d’autres, sa couleur ne la définissait pas. Alain Mabanckou parle couleur de peau mais souligne avant tout la beauté de la tolérance et de la communauté d’âmes, évoque humanité et solidarité, reconnaissance et accomplissement de soi. Il exprime l’amour de la langue française, la richesse de la littérature, les rêves qu’elle peut engendrer ou aider à accomplir.

C’est un très court texte, mais tellement dense, fait de mots pour comprendre, pour se poser des questions, pour aller vers l’autre. Un essai qui nous ouvre l’œil et l’esprit, à lire et relire.

Lors de la rencontre avec Alain Mabanckou par lecteurs.com

 


Catalogue éditeur : Fayard, puis éditions Points, été 2017

Suffit-il d’être Noirs pour être frères ? Qu’ont en commun un Antillais, un Sénégalais et un Noir né à Paris, sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d’être réduits ? Et la généalogie qu’ils se sont forgée, celle du malheur et de l’humiliation (esclavage, colonisation, immigration)… Dans cet essai, Alain Mabanckou refuse de définir l’identité noire par les larmes et le ressentiment.

Alain Mabanckou est essayiste, poète et romancier. En 2015, il a été professeur de création artistique au Collège de France. Il est notamment l’auteur de Petit Piment, Mémoires de Pointe-Noire et Le monde est mon langage.

6,5€ // 144 pages / Paru le 15/06/2017 / EAN : 9782757865118

Comme de longs échos. Elena Piacentini

Qui sont les monstres, ceux qui tuent et nous entrainent en apnée dans les noirceurs de l’âme ? C’est ce que le lecteur va entrevoir dans  « Comme de longs échos » le dernier roman d’Elena Piacentini paru chez Fleuve noir.

Domi_C_Lire_comme_de_longs_echosUne femme retrouvée morte par son mari, un enfant qui a disparu, il n’en faut pas d’avantage à l’équipe du chef Lazaret à la DIPJ de Lille pour suspecter en priorité le mari. Sombre histoire, car si Chloé, sa jeune épouse, est bel et bien morte, son fils de quelque mois a également disparu. Vincent Dussart clame son innocence malgré les indices qui pourtant l’accablent. Leur couple battait sérieusement de l’aile et Chloé lui avait demandé de prendre ses distances. Alors, est-ce la réaction d’un mari rejeté qui ne supporte pas l’idée d’une séparation ? Lorsque la vie d’un enfant est en jeu, les services de police mettent tout en œuvre pour démêler l’enquête le plus rapidement possible. Or là, aucun indice ne leur permet d’avancer.

A mille kilomètres et des années-lumière de là, Orsalhier, un ancien flic recyclé dans la photo de montagne, tombe sur cette affaire. Cela réveille en lui les souvenirs d’une affaire non résolue qui bien que survenue des années auparavant le hante chaque jour. Il décide d’entrer en piste pour apporter son soutien et sa connaissance d’un dossier similaire à l’équipe de Lazaret.
Celui-ci est assisté de Mathilde Sénéchal. Un personnage auquel on s’attache rapidement. On comprend vite qu’elle cache ses propres faiblesses et tente d’affronter ses démons dans une solitude obstinée et bravache.

Elena Piacentini a beaucoup de talent en particulier celui de maintenir ses lecteurs en haleine, de rendre ses personnages de flics un peu à la dérive attachants ou énervants, mais dans tous les cas de nous les faire apprécier chacun à sa manière. Puisant son inspiration dans des faits réels quelle agrémente et modifie avec un véritable talent de narratrice. Elle fait passer son lecteur par tous les stades, de l’inquiétude raisonnée à l’angoisse irrépressible, face à l’incompréhensible et au mal, plus fort que la raison ou que la vie et qui vous font côtoyer des monstres et la folie humaine sans jamais arriver à les comprendre.


Catalogue éditeur : Fleuve Noir

« Partout, les monstres sont chez eux… »
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Date de parution 24 Août 2017 / Fleuve noir / 288 pages / EAN 9782265116498

L’Exposition François Ier et l’art des Pays-Bas au Musée du Louvre

Le goût de François Ier pour les arts et l’importance de l’influence italienne, en particulier de Léonard de Vinci, sont aujourd’hui connus de tous. Le Louvre nous présente ici un bel éventail d’artistes venus du nord, et nous démontre l’influence des Pays-Bas à la cour et au-delà, au début du XVIe siècle.

On retrouve ces maîtres néerlandais en Normandie, Picardie, Champagne ou Bourgogne entre autre. Ils arrivent d’Anvers, Bruxelles, ou Haarlem par exemple. Ils sont spécialisés dans les enluminures, la peinture religieuse bien sûr, très courante à cette époque, les vitraux, la tapisserie, la sculpture, ou encore les pièces d’orfèvrerie.

On y découvre Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon, spécialiste du portrait, une salle entière est d’ailleurs consacrée aux portraits. Mais aussi des artistes tels Godefroy le Batave, enlumineur d’origine hollandaise, ou Noël Bellemare, peintre et enlumineur, et d’autres restés anonymes.

L’exposition nous plonge dans les fastes de la Renaissance française, on apprécie ces portraits majestueux de François Ier ou Marguerite de Navarre entre autre, mais aussi ceux de petit format représentant des personnages anonymes. Une leçon d’histoire comme on les aime.

Domi_C_Lire__expo_le_louvre_9On admire également le livre d’heures que Le Louvre tente d’acquérir. Ce minuscule objet vaut 10 millions d’euros. Ce livre de prières manuscrit est entièrement recouvert d’une reliure d’or et de pierres précieuses. François Ier l’offrit à sa nièce Jeanne d’Albret, future mère d’Henri IV. Le Louvre a lancé une campagne d’appel aux mécènes. Cette campagne de dons continue jusqu’au 15 février.

Exposition François Ier et l’art des Pays-Bas Musée du Louvre du 18 Octobre 2017 au 15 Janvier 2018

 

La loi du Phajaan. Jean-François Chabas

Un vieil homme se souvient… Kiet est né en 1953 en Thaïlande, dans une famille où les hommes sont mahouts de génération en génération et où s’applique la loi du Phajaan …

Domi_C_Lire_la_loi_du_phajaanUn mahout, c’est celui qui capture et dresse un éléphant. Enlevé à sa mère alors qu’il est encore très jeune, l’éléphant doit être dressé, brisé, par celui qui l’accompagnera toute sa vie. Et ce dressage, cet exercice difficile et cruel qui consiste à broyer la volonté de l’éléphant, en particulier en utilisant le bullhook (un croc en métal qui sert à le blesser pour le faire souffrir) c’est le Phajaan.

Il faut plusieurs jours de souffrances, de coups, de blessures, pour faire plier la volonté de ces animaux majestueux, forts et puissants. Mais une fois que le rite est accompli, l’éléphant se souvient et respecte celui qui l’aura dompté, il craindra et respectera son maitre, et avec son mahout ils ne se quitteront plus de toute une vie.

Kiet, accompagné de son père, le terrible Lamon, part le jour de ses dix ans pour capturer et dresser son éléphant. Mais Kiet n’est pas de ceux qui veulent la souffrance de l’animal, au contraire. Et même s’il se soumet au rite de la capture et du dressage, jamais il n’acceptera de faire plier Sura, son éléphant. Aussi lorsqu’un accident survient, et que la seule issue pour Sura devrait être la mort, Kiet décide de fuir avec lui. Cinquante ans après, cet ardent défenseur de la cause animale n’a rien oublié.

Ce beau texte de Jean-François Chabas est aussi un véritable réquisitoire en faveur de la cause animale. Kiet, ou l’auteur, fait passer une  multitude de sentiments, montrant également l’évolution du pays, le mal fait par l’exploitation d’animaux enlevé à leur état sauvage, pour les faire rentrer dans des règles qui ne sont pas les leurs, au risque de voir changer leur comportement, et ce uniquement pour le plaisir de quelques touristes, sans tenir compte de leur souffrance, ou chassées sans merci pour leurs défenses d’ivoire par les braconniers, malgré toutes les réglementations internationales en faveur de leur protection. Une belle leçon d’humanité à destination des adolescents.

Citations :

  • Tout ce qui est sauvage est fort et redoutable, car dans la nature seuls les plus puissants, les plus agressifs survivent.
  • En 1900 il y avait trois mille éléphants sauvages dans notre pays., et cent mille captifs.
    Aujourd’hui, il en reste deux mille toujours libres, et quatre mille sont nos prisonniers.

Catalogue éditeur : Didier Jeunesse

Dans la famille de Kiet, on est dresseur d’éléphants de père en fils. Le jour de ses dix ans, Kiet part avec son père et des chasseurs pour capturer son premier éléphanteau. Pendant plusieurs jours, l’enfant participe au « Phajaan », une méthode de dressage traditionnelle particulièrement cruelle qui marquera à jamais le jeune garçon…

Didier Jeunesse soutient EVI (Eco Volontaire International), une association dont le but est d’intervenir pour la protection des animaux sauvages et de l’environnement dans le monde, ainsi que de consolider un lien respectueux entre les humains et la nature.
Plus d’informations :  http://eco-volontaire-international.com/evi-mag-illustre-tourisme-edition-n2/

Format : 14.8 x 21.8 cm / Nb de pages :128 pages / Parution : 6 septembre 2017 / EAN 13 : 9782278085699