Les Dix Vœux d’Alfréd. Maude Mihami

 

Envie d’un bon roman pour se détendre cet été ? Alors que vous alliez en Bretagne ou au Pays Basque, à la plage ou dans votre jardin, lisez « Les dix vœux d’Alfréd », le roman de Maude Mihami.

Domi_C_Lire_les_dix_voeux_d_alfred_maud_mihaniAh, Alfred, oui, se prénommer Alfred, ça peut aller. Mais quand faut l’écrire Alfréd avec un accent aigu, ça n’est pas la même chanson ! Alfréd, 9 ans, vit avec sa mère dans la maison en face de celle du grand-père tout au bout du village tranquille du Camboudin, en Bretagne. Il ne connait pas son père. Il voudrait bien avoir un autre prénom, et surtout pas avec cet accent si stupide dont l’a affublé sa mère. Bref, pour lui c’est un peu comme s’il devait porter des culottes courtes ou assumer en permanence vilaine coupe de cheveux.

Avec son vénérable papi, Alfréd tente de passer le temps, avec les copains, enfin, les copains de son grand-père, qui ne sont pas trop de son âge, et pourtant qu’est-ce qu’il aime ça ! Mais il y a peu à faire dans ce village, dans ces années 70 sans ordinateur et si peu de télé ! Aussi quand son vénérable grand-père lui propose d’écrire dans ce carnet qu’il en quitte jamais, les dix vœux qu’il pourrait réaliser l’année de ses dix ans, c’est pour lui une aubaine, une excellente idée ! Il faut dire que l’anniversaire d’Alfred se doit d’être une belle fête, cette année il aura dix ans, et son grand-père pile soixante-dix, puisqu’ils sont nés le même jour.

Chaque vœux devient une occasion de montrer qu’il n’a rien oublié des aventures racontées par son grand-père adoré, mais aussi un moyen de découvrir qui il est, d’où il vient peut-être aussi, jusqu’au dernier des dix vœux, celui qu’il tient secret jusqu’au bout…

Ce roman est l’assurance de passer un joli moment de détente, de bonheur même. On se surprend au fil des pages à sourire, à éclater de rire aussi parfois , à découvrir la gouaille des protagonistes, à vouloir goûter un petit verre de Trouspignole. C’est vivant, empli d‘humanité, réaliste parfois, avec ces hommes au café, ou cette scène à la fête de l’école, c’est rempli de bons sentiments, mais pas à l’excès. Les personnages sont vivants, typiques même si peut-être parfois caricaturaux, mais qu’importe, car ils nous touchent et nous embarquent dans leurs aventures. C’est comme un éclat de rire partagé, comme un goût de bonheur qui fond dans la bouche, le livre  idéal pour se détendre pendant le vacances !

Les dix vœux d’Alfréd est un roman au goût sucré de souvenirs. Il m’a fait penser aux petits déjeuners que je prenais l’été avec mon grand-père, un peu de pain frotté à l’ail, avant d’aller dans les champs, ou à cette rasade de vin dans l’assiette de soupe au repas du soir, plaisirs quasi coupables partagés à deux, envers et contre les adultes qui désapprouvaient mais sans trop oser le dire ! Cette complicité d’enfants à grands-parents est quasi magique, ne dure qu’un temps, mais vous laisse avec tant de beaux souvenirs.

💙💙💙💙


Catalogue éditeur : Nil éditions

« Une fantaisie truculente, picaresque et touchante au cœur du bocage breton. Mieux vaut lire ce livre que celui d’à côté, il est plus drôle ! » Erik Fitoussi, libraire

1970, Le Camboudin, petit village breton. Alfréd, neuf ans, a un prénom dont l’accent aigu lui déplaît, une mère qui picole trop et un grand-père qui tient à lui comme à la prunelle de ses yeux. Il adore traîner au bistrot avec ses copains, une joyeuse bande de vieux qui lui apprennent la vie. Avec l’aide de son Vénérable Papi, il va décider de passer le cap de ses dix ans en établissant une liste de vœux à réaliser avant le grand jour. Rencontrer un vrai cow-boy, boire de la trouspignôle ou encore conduire un tracteur marqueront le début d’une série d’aventures aussi rocambolesques que réjouissantes. De vœux gâchés en moments de pure félicité, il va vivre l’année la plus incroyable de sa vie.

Maude Mihami nous offre avec Les Dix Voeux d’Alfréd un premier roman d’une grande drôlerie qui pose un regard tendre sur le monde de l’enfance.
Maude Mihami, Bretonne de son état, a été libraire en Allemagne et à Paris. Elle vit aujourd’hui à Lyon.

EAN : 9782841119554 / Nombre de pages : 256 / Format : 130 x 205 mm / Date de parution : 03/05/2018

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Diên Biên Phu, Marc Alexandre Oho Bambe

Dans Diên Biên Phu, le roman de Marc Alexandre Oho Bambe, il y a l’Indochine et la guerre pour les colonies françaises, l’amour et l’amitié, un homme au combat qui découvre l’amour, un homme perdu qui part chercher son amour.

Domi_C_Lire_dien_bien_phu_marc_alexandre_oho_bambeA Ðiện Biên Phủ, en mai 1954, Alexandre et tant d’autres combattent sans merci le vietminh. Mais malgré l’enthousiasme de milliers d’hommes venus de métropole ou des colonies pour reprendre le Tonkin, les mois de combats dans la cuvette de Diên Biên Phu ne suffiront pas pour sauver le bastion français d’Indochine. Le général Giap gagne son pari, c’est la fin du combat du tigre contre l’éléphant…La guerre est toujours tellement absurde quant au final il n’y a plus de combattants mais seulement des frères d’armes, des frères de batailles perdues, car dans un combat, longtemps après, il ne reste que des perdants…

Pourtant, Alexandre le mal marié à la douce Mireille, parti au front sans trop d’espoir si ce n’est celui de sauver l’honneur de la France, va rencontrer à Hanoï une amitié indéfectible et l’amour absolu en la personne de Maï lan. Alexandre a fait la guerre, Alexandre a rencontré l’amour… C’est comme un raz de marée balayant tout sur son passage et l’homme qui revient ne sera plus jamais comme avant.

Malgré une vie rangée auprès de sa femme, des enfants, un métier, vingt ans après Alexandre quitte tout. Il revient à Hanoi pour retrouver Mai Lan, celle qui lui a fait découvrir l’amour, supporter la vie, la mort, la guerre, les batailles et les conflits, par son regard, sa douceur, son visage de lune. Mais est-ce aussi simple de tout quitter et de retrouver celle dont il ne possède qu’un prénom, un souvenir, une unique photo ? Qu’importe, il part, sachant au fond de lui que c’est pour un voyage sans retour.

Même s’il se passe en partie en temps de guerre, il y a beaucoup de délicatesse dans ce roman étonnant ponctué de poèmes à Maï Lan, l’aimée, de lettres à Alassane Diop, le camarade de régiment, le sauveur. Vingt ans d’une vie qui se déroule sous nos yeux et dans les souvenirs et les regrets d’Alexandre. Il y a surtout la force de l’amour, la beauté des sentiments partagés, la sollicitude et l’oubli de soi d’une épouse amoureuse, la tristesse de plusieurs vies gâchées par des années de guerre, par le bal des puissants qui se partagent le monde sans trop se soucier des conséquences humaines de leurs choix.

💙💙💙


Catalogue éditeur : Sabine Wespieser

Étrangement, j’avais le sentiment de devoir quelque chose à cette guerre : l’homme que j’étais devenu et quelques-unes des rencontres les plus déterminantes de ma vie.
Étrangement, j’avais trouvé la clé de mon existence, l’amour grand et l’amitié inconditionnelle.
En temps de guerre.
Au milieu de tant de morts, tant de destins brisés.

Vingt ans après Diên Biên Phù, Alexandre, un ancien soldat français, revient au Viêtnam sur les traces de la « fille au visage lune » qu’il a follement aimée. L’horreur et l’absurdité de la guerre étaient vite apparues à l’engagé mal marié et désorienté qui avait cédé à la propagande du ministère. Au cœur de l’enfer, il rencontra les deux êtres qui le révélèrent à lui-même et modelèrent l’homme épris de justice et le journaliste militant pour les indépendances qu’il allait devenir : Maï Lan, qu’il n’oubliera jamais, et Alassane Diop, son camarade de régiment sénégalais, qui lui sauva la vie.

Avec ce roman vibrant, intense, rythmé par les poèmes qu’Alexandre a pendant vingt ans écrits à l’absente, Marc Alexandre Oho Bambe nous embarque dans une histoire d’amour et d’amitié éperdus, qui est aussi celle d’une quête de vérité.

Premier roman / Disponible en librairie au prix de 19 €, 232 p. environ / ISBN : 978-2-84805-282-3 / Date de parution : Février 2018

La boîte à musique Tome 1 Bienvenue à Pandorient, Carbone & Gijé

Une boite à musique, quel bel objet pour fêter un anniversaire ! Et si cette boite vous ouvre les portes d’un autre monde… Bienvenue à Pandorient est une BD pour les plus jeunes qui plaira à tous.

Domi_C_Lire_la_boite_a_musique_dupuis.jpgNola ne veut pas fêter son anniversaire, c’est trop triste maintenant que Annah, sa maman, n’est plus. Pourtant, son papa lui fait un beau cadeau, un gâteau, des bougies, et cette jolie boule qui est en fait une boite à musique, cette surprise « trop belle » qui appartenait à Annah depuis son plus jeune âge.

Nola est ravie, cette boite à musique c’est un peu de sa maman auprès d’elle, aussi le sommeil va mettre longtemps à arriver, l’envie de contempler et d’écouter son cadeau est bien plus fort. Et quelle n’est pas sa surprise lorsque elle voit une petite fille lui faire signe depuis le fond de la boule ! Elle l’appelle au secours. Le moyen d’aider ? Nola ne le sait pas mais il existe une entrée magique dans cette boite à musique, entrée qui vous permet d’arriver dans cet univers parallèle qu’est le monde de Pandorient.

A Pandorient, Nola fait la connaissance d’Andréa, puis de sa maman malade et de son frère. Dans ce monde-là, elle va rencontrer des êtres étranges, les percecoeurs, un herboriste bien singulier aux bras pluriels, un vieil Octopus, un Guérimaux qui porte si bien son nom, une brigade qui fait respecter l’ordre. Et surtout, Loris, un affreux trafiquant qui fabrique … Mais chut, ne révélons pas tout !

Voilà un bien étrange voyage au pays de Pandorient pour notre petite Nola, prémisse sans doute à de nombreuses autres découvertes, si d’aventure elle décidait d’y revenir un jour !

Si les dessins semblent un peu brouillons et les traits et les couleurs un peu trop fondues au premier abord, au final les couleurs, les traits, les personnages et leurs décors foisonnent de détails. C’est finalement assez bariolé, avec une belle harmonie de camaïeux et de teintes, au milieu de décors sans âge, un soupçon moyenâgeux, un soupçon fantasy, un peu irréel. L’histoire est intéressante qui présente bien les caractères et les personnalités des principaux protagonistes. Solidarité, fidélité, amitié, courage ne sont pas de vains mots dans l’univers de Nola, comme un joli rayon de soleil dans sa vie par ailleurs bien triste. Si ce tome peut se lire indépendamment des autres tomes d’une série annoncée, malgré tout, on attend déjà la suite !

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Catalogue éditeur : Dupuis

Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l’intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu’un lui fait signe et lui demande de l’aide. Dès lors, en suivant les instructions d’Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable… Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d’Andréa et de son frère Igor, est gravement malade… Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L’eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s’occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne… avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père. À moins que tout cela ne fût qu’un rêve… ou pas !

Parution le 26/01/2018 / Genre : Fantastique/ésotérique / Aventure / Collection : Dupuis « Tous Publics » / Age du lectorat : 6+ / Etat de la série : En cours / Album cartonné – 56 pages en couleurs / Hauteur : 300 mm / Largeur : 218 mm / ISBN : 782800173191 / PVP : 12.00EUR

Un royaume pour deux, Marin Ledun

Marin Ledun est un auteur largement reconnu par la critique et par ses lecteurs dans le domaine du roman noir. Ici, je le découvre avec « Un royaume pour deux » édité par Syros en littérature jeunesse.

Domi_C_Lire_un_royaume_pour_deux_marin_ledun.jpgAlors qu’elle est en vacances comme chaque été chez sa grand-mère, dans cette région qu’elle connait bien, la jeune Lola voit arriver sa mère, et celle-ci accompagne un jeune garçon qui va passer quelques jours avec Lola et sa grand-mère.
Jusque-là, rien d’exceptionnel, si ce n’est que Aymen est une jeune syrien, que ses parents sont des émigrés sans papiers qui ont fui la Syrie et qu’ils sont hébergés provisoirement par les parents de Lola à Paris. Un garçon de son âge qui arrive de si loin en ayant traversé des contrées hostiles et surtout fui la guerre, cela impressionne forcément Lola, qui, plus jeune d’un an, ne veut surtout pas perdre la face.

Elle tente alors de l’amadouer, et peut-être surtout de l’impressionner, en lui faisant découvrir cette grande bâtisse en ruine  qui est un peu son domaine mais qui, parce qu’elle tombe réellement en ruine, est dangereuse. Il ne faut pas s’en approcher. Cette découverte doit rester leur secret.

Les deux enfants visitent les salles du royaume, puis une dispute éclate… Aymen s’enfuit, laissant Lola à ses colères et ses problèmes d’amour propre. De retour chez la grand-mère de Lola, il découvre que celle-ci n’est pas rentrée, et que la famille est inquiète.

Mais que peut penser, et surtout comprendre des réactions de la famille un jeune garçon qui a connu le pire, qui veut faire bien, mais à peur de causer du mal à ses parents, en fuite, migrants illégitimes dans une ville qui ne veut peut-être pas d’eux…

Tout le charme de ce roman repose à la fois sur la personnalité de Lola et Aymen, leur passé si différent, leurs conditions de vie, leurs façon d’entrevoir leur avenir, et la confiance, difficile à instaurer, mais si forte et importante au final. De timide et craintif, à solidaires et fraternelle, leur relation va évoluer et nous montrer toute la complexité des sentiments, des façons de voir et de comprendre, largement conditionnées par nos expériences, notre passé, notre cadre de référence.

Ce que j’aime dans ce roman ? La façon dont l’auteur, fidèle à ses habitudes, aborde des sujets de société actuels, tout en sachant les adapter au public de son livre. Chaque lecteur peut s’interroger sur le monde qui l’entoure, car les migrants sont un des éléments récurrents de nos journaux télévisés, et les informations transportées par nos médias touchent chacun d’entre nous chaque jour, enfants et ados compris.

Si vous aussi vous avez envie de découvrir les romans jeunesse de cet auteur qui nous a convaincu depuis longtemps de son talent, allez-y ! J’avoue, je suis séduite par l’écriture et par le fonds de cette intrigue. L’amitié, la découverte, la fidélité, la timidité de ces enfants, la relation qui se tisse entre eux, et finalement ce qui va en ressortir, tout cela est un vrai régal de lecture. Je ne peux que vous conseiller de le faire découvrir à vos ados !

💙💙💙💙


Catalogue éditeur : Syros

Le nouveau roman de Marin Ledun dans la collection Souris noire ! Un hymne à la nature et à l’enfance, qui met en scène un duo bien ancré dans notre époque.

En vacances chez sa grand-mère, Lola est la reine d’un royaume qu’elle réinvente chaque été. Cette nature sauvage écrasée de soleil, dont elle connaît le moindre bloc de pierre ou buisson d’aubépine, elle va devoir la partager cette année avec Aymen, un jeune garçon syrien dont la famille est réfugiée en France. Par amitié, mais aussi par bravade, Lola conduit Aymen jusqu’à la ruine maudite, une vieille bâtisse à propos de laquelle se raconte une histoire terrifiante…

Auteur(s)  :  Marin Ledun / Illustrateur(s)  :  Anne-Lise Nalin / Date de parution  :  09/03/2017 / ISBN : 9782748523379  / 63 pages / 5,99 euros

 

Sous les pavés la jungle, Simone Gélin

Vous rêvez d’une lecture tranquille ? Passez votre chemin. Vous rêvez d’une lecture qui va vous emporter, vous bousculer, à laquelle vous allez penser longtemps après avoir fermé la dernière page ? Foncez … et lisez « Sous les pavés la jungle » le dernier roman de Simone Gélin paru aux éditions Cairn, du Noir au Sud.

Domi_C_Lire_sous_les_paves_la_jungleSi en mai 68 les murs affirmaient Sous les pavés, la plage aujourd’hui Simone Gélin nous entraine dans un univers où elle l’affirme haut et fort on trouve Sous les pavés, la jungle.

Il s’appelle Milo, simplement parce que sa grand-mère était d’origine italienne, il s’appelle Kevin, mais il ne sait pas pourquoi, puisque sa mère l’a abandonné à la naissance en lui donnant ce prénom qu’il trouve ridicule. Ils se rencontrent à la prison de Fresnes, arrivés là presque par hasard pour l’un, comme si c’était une évidence inéluctable pour l’autre.

Milo a trempé dans une sombre affaire d’attaque à main armée. Reconnu par un témoin, il clame haut et fort son innocence mais ne pourra échapper ni aux mois de préventive, ni à l’enfer carcéral. Dans cette jungle où le plus faible devient la proie du plus fort, il faut se terrer et se faire oublier pour continuer à exister tout en gardant un semblant d’humanité.
A Fresnes il fait la rencontre de Kévin, jeune homme fragile qui ne saura pas résister à la pression et à la violence sournoise tapie entre ces murs, pourtant acceptée par tous, y compris par les matons semble-t-il, car elle est le seul moyen d’en sortir un tant soit peu indemne. Il va se lier entre eux une étrange amitié qui va résister au mal comme au pire, y compris par-delà les murs.

Pendant ses mois de préventive, et pour ne pas perdre totalement la raison, Milo s’est longuement penché sur les secrets inavoués de son passé. Sa mère l’a élevé avec sa sœur, mais elle a perdu la raison depuis bien longtemps, il veut comprendre pourquoi. Une fois libéré, il cherche d’où il vient. Ses investigations vont l’entrainer vers le bassin bordelais, à la rencontre d’un grand père inconnu et la découverte de l’amour qui a foudroyé ses grands-parents sur les barricades, source de tous les mystères. Chemin faisant il va également croiser la route de Mounia, échappée de l’enfer de la jungle à Calais, cette jeune femme le fascine. Avec sa sœur Sophie, ils vont assister à l’évacuation de la jungle, au déplacement de ces migrants éternellement voués à être déplacés, de pays en pays, loin de leurs terres et à la merci des malfrats et des passeurs.

De folles aventures en course poursuite, nous allons suivre Milo et Sophie de Paris au Cap Ferret, de Fresnes à Calais, de leurs vies à celles de leur mère et grand-mère, personnages particulièrement énigmatiques, à la recherche de leurs racines, puis revenir dans un présent empli de mystère et d’espoir.

Des barricades de mai 68 à la jungle de Calais, d’hier à aujourd’hui, des basfonds de Bordeaux, aux cellules de Fresnes, l’auteur nous propose une réflexion sociologique terriblement actuelle. Elle nous entraine dans une course pour la vie, nous prend aux tripes, nous fait aimer follement ses protagonistes, chercher réparation, mais aussi l’amour, la vérité, la lumière, dans un univers de violence et de vengeance contrebalancé par une belle et étonnante humanité. Avoir foi en l’homme et croire en l’amour, la vérité, la loyauté ou la justice ne sont pas de vains mots sous la plume de Simone Gélin. On ouvre Sous les pavés, la jungle, puis on s’y attache, on se laisse emporter, on vibre, c’est assurément une jolie pépite littéraire !

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Catalogue éditeur :  Cairn, du Noir au Sud

Enfer de la prison, zone de non‐droit de Calais, jungle féroce de la vie, faune humaine, aujourd’hui, jaillit un cri comme un slogan d’une autre époque… Sous les pavés la jungle.

Lauréate 2017 du Prix de l’Embouchure pour son roman L’affaire Jane de Boy, remis lors du festival Toulouse Polars du Sud, Simone Gélin intègre la collection Du Noir au Sud en signant un polar social et politique. Plus de détails

ISBN :  9782350686127 / 11,00 € TTC / Format     12 x 18 / Nombre de pages 344 / Date de parution mars 2018

La petite famille. Sophie Avon

Des mots, des sentiments, un choc. Découvrir Sophie Avon avec son dernier roman « La petite famille » et avoir envie de suivre cet auteur.

LDomi_C_Lire_la_petite_famille_sophie_avon.jpga petite famille, c’est celle de Camille et Ron. A Amsterdam où elle était venue passer quelques mois, Camille a rencontré Ron et n’a eu de cesse de le prendre dans ses filets. Un mariage et un bébé  plus tard, la petite famille a du mal à vivre sereinement ces bouleversements que sont une naissance et une vie qui s’ajoute au couple, qui le détruit doucement pour en faire une autre entité, la famille.

Car Ron, encore étudiant, doit poursuivre et réussir ses études de droit. Camille se lance alors dans la création de bijoux pour subvenir aux besoins de la famille. Mais son bonheur n’est pas au rendez-vous, l’ennui, la lassitude, la dépression s’installent doucement. Jusqu’au jour où elle décide de renouer avec Nina, cette amie d’enfance qu’elle avait perdue de vue depuis longtemps et qui vient la rejoindre à Amsterdam.

Mais tout n’est pas si simple dans cette famille où le désamour de Camille pour son mari, l’intérêt grandissant de Ron pour Nina, et la vie de Sacha, cet enfant trop négligé par sa mère, trop aimé par cette amie, vont se percuter.

Un moment, l’équilibre est trouvé, mais il est fragile, instable. Pourtant, chacun semble y trouver son compte. Mais est-ce si sûr ? Peu à peu, l’auteur distille quelques mots, quelques phrases, qui font rapidement craindre le pire, sentir cette lourdeur qui s’installe, mais sans vraiment comprendre ce qu’elle va entrainer.

J’ai aimé cette intrigue bien ficelée, troublante à souhait, crée par une relation équivoque et ambiguë et portée par des caractères très différents, très marqués chez Nina et Camille. Le lecteur s’attache aux personnages tout en craignant on ne sait quoi pour eux. Car il a raison de s’inquiéter le lecteur, Sophie Avon l’entraine dans une chute vertigineuse et inattendue qui résonne comme une claque. Un roman court où pas un mot n’est en trop, qui sous des airs de douceur vous emporte et vous glace. Un choc, assurément.

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Catalogue éditeur : Mercure de France               

« Il y a trois ans, Camille est tombée amoureuse de Ron et n’a eu de cesse de le conquérir. Elle n’a pas eu de mal à le séduire, les choses se sont compliquées après. Elle voulait tout : l’amour, le mariage, une famille. Ron commençait à peine ses études de droit, il n’avait qu’une chose en tête : coucher avec cette jolie Française et fuir. C’est elle qui a gagné. »
Depuis la naissance du petit Sacha, les relations entre Camille et Ron se sont dégradées. Lorsque Camille renoue avec Nina, une amie d’enfance qu’elle n’a pas vue depuis sept ans et qui vient leur rendre visite à Amsterdam, les deux jeunes femmes retrouvent leur complicité d’antan. Lire la suite…

04/01/2018 / ISBN : 9782715246782 / 176 pages / 11,8×18,5 cm / 14,80 €

 

Une maison dans les buissons de Akiko Miyakoshi

« Une maison dans les buissons » de Akiko Miyakoshi un album pour les plus de 4 ans aux éditions Syros

9782748524680_1_75.jpgOn est séduit par le charme du graphisme de Akiko Miyakoshi dans ce joli livre pour enfants à partir de 4 ans, « Une maison dans les buissons » publié chez Syros. Elle y décrit en quelques pages l’enfance, l’amitié, un déménagement et les craintes ou les surprises que cela entraine, mais aussi le plaisir de la nouveauté, la découverte. Autant de sentiments, impressions,  craintes qui sont soulignés en peu de mots par un joli graphisme tout en émotions.
Un album à conseiller ou à lire à tous les enfants, et qui va plaire à tous ceux qui sont friands des beaux dessins originaux.

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De cette auteure on aime aussi l’album publié également chez Syros : Quand il fait nuit.

 


Catalogue éditeur : Syros

Après le succès de « Un goûter en forêt » et de « Quand il fait nuit » (Bologna Ragazzi Award), un magnifique nouvel album d’Akiko Miyakoshi.

Aujourd’hui, Sakko-Chan emménage dans sa nouvelle maison. Elle sait que dans la maison voisine vit une fille de son âge. Mais ses parents reportent à plus tard la visite de courtoisie. Pendant qu’ils déballent les cartons, Sakko-Chan tente une première approche. Personne… Pour patienter, elle explore le champ qui sépare les deux maisons et tombe bientôt sur des buissons dont les feuilles forment une sorte de toit. A l’intérieur, elle trouve un petit panier et avec un set de mouchoirs fleuris…

Date de parution  :  12/10/2017 / Dès 4 ans / ISBN : 9782748524680 / 180 x 257 cm / 40 pages