Faire corps, Charlotte Pons

Peux-t-on porter un enfant sans devenir mère ?

D’un côté, Sandra, jeune femme bien dans sa peau, sa vie, son emploi, sûre d’elle, aucune envie de devenir mère un jour, et un peu ras-le-bol de tous ceux qui sans cesse lui demandent, alors cet enfant, c’est pour quand ?

De l’autre côté, Romain et Marc. Romain l’ami d’enfance, celui avec lequel Sandra a le plus en commun, souvenirs, vécu, passé, et Marc, son mari pour la vie. Romain et Marc et leur envie folle d’être enfin pères, d’élever un enfant, d’être enfin un couple de parents accomplis. Des années qu’ils suivent toute la procédure, aux USA, pour avoir enfin un bébé avec une mère porteuse. Mais ils vont d’échec en échec et se désespérément. Jusqu’au jour où Sandra cède à la demande en toute amitié de Romain, ou qui sait si elle ne le lui propose pas au fond, il y a un peu des deux sans doute, et la voilà qui accepte de devenir cette mère porteuse qui va réaliser cette GPA pour son ami.

Porter un enfant, mais ne pas devenir mère, car cet enfant, elle n’en veut pas. C’est son credo, son cri, sa certitude. Un bébé contrat, neuf mois à le porter, puis à l’abandonner à ce couple qui l’attend de tout son cœur, de toute son énergie, de tout son amour. Commence alors une période entre deux, porter sans vivre vraiment, jusqu’au jour où elle reçoit ce courrier qui lui indique que dans cinq mois elle sera mère.

Mère, pas du tout, jamais ! Et pourtant ? Neuf mois et puis s’en vont, ou va-t-elle réellement devenir maman ?

Un roman d’amitié, d’entraide, de relation homme femme, de relation à l’autre, mais aussi à ce corps qui change, qui accueille une autre vie, cet autre qui est un étranger mais qui est un peu de vous aussi. L’analyse des personnages et la construction du roman autour de cette évolution, à la fois de la grossesse et des idées, sentiments, envies, angoisses est tout à fait bien explicité, montré à travers les doutes, les questionnements, les certitudes et les craintes de Romain futur et déjà père, comme de Sandra, porteuse mais pas encore mère. Et surtout, qu’est-ce qu’être mère, porter un enfant, le sentir dans son corps, l’élever, l’aimer, un peu de tout ça au fond, et sans doute plus encore.

Si j’ai eu quelques craintes à commencer cette lecture, je l’ai trouvé particulièrement intéressante, émouvante, constructive et forte en questionnements pour tous. L’autrice aborde de nombreux thèmes, pour ou contre parentalité, couple gai, mère porteuse, désir d’enfant, être mère ou pas, que de questions, que de doutes, que d’espoirs.

Un roman de la sélection 2022 des 68 premières fois

Catalogue éditeur : Flammarion

« Et votre projet, c’en est où ? » Voilà plusieurs années que Sandra observe Romain et son compagnon se confronter au parcours épineux de la GPA aux États-Unis. Ce désir d’enfant que rien ne semble faire vaciller l’intrigue, elle qui est catégorique depuis toujours: elle ne sera jamais mère. À bout, son ami va lui demander de porter son bébé. Commence alors un corps-à-corps avec un enfant qui ne sera pas le sien. Neuf mois de bouleversements physiques que la raison ne peut pas ignorer et qui font naître des sentiments d’une intensité insoupçonnée.
Dans ce deuxième roman à fleur de peau, Charlotte Pons met très subtilement en scène une femme qui consent, sans en mesurer toute la portée, à réparer le mal d’enfant de son ami. Jusqu’où son geste l’emportera-t-elle ?

Paru le 24/02/2021 / 240 pages / 138 x 211 mm / EAN : 9782081486225 / 19€

Le goût des garçons, Joy Majdalani

Treize ans, et l’envie de découvrir l’autre sexe avec avidité et réalisme

Dans une ville dont on ne connaîtra jamais le nom, au collège de Notre Dame de l’Annonciation, les jeunes filles de bonne famille espèrent et craignent les premiers émois de l’adolescence. La relation avec les garçons est auréolée de mystère dans ces écoles qui n’ont pas encore connu la mixité.

La narratrice est tourmentée par les prémices de la sexualité, un mystère qu’elle voudrait tant percer seule et le plus vite possible. Lorsque l’on a treize ans, cet autre que l’on ne connaît pas exerce une attraction irrésistible. Mais pour cela, encore faut-il être sûre de soi, connaître son véritable pouvoir d’attraction, sa beauté réelle ou fantasmée. Pas facile lorsque l’on se cherche, en cette période parfois ingrate de l’adolescence, quand seins, hanches, rondeurs et pilosité jusqu’alors inconnues transforment des corps jusque là maîtrisés.

La relation avec les autres filles est également compliquée, celles qui entrent dans le moule sans discuter, ces autres qui se rebellent en douceur, les confidentes, les rivales, les plus belles, celles qui savent déjà, celles qui espèrent. Alors tout est bon pour apprendre, les confidences bien sûr, l’expérience des autres, mais aussi internet, les garçons non désirés mais prêts à vous apprendre comment se fait un premier baiser, comment être et se comporter, au risque de passer pour la P… de service.

Voilà un premier roman terriblement bien construit, à l’écriture travaillée, au vocabulaire cru et réaliste. La narratrice passe de la naïveté de l’enfance à la sexualité plus fantasmée que réelle de l’adolescence avec un style direct qui parfois dérange mais qui surtout parle vrai.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix littéraire de la Vocation 2022

Catalogue éditeur : Grasset

Elles sont «  de bonne famille  ». «  Bien élevées.  » Collégiennes à Notre Dame de l’Annonciation. Elles pourraient aussi bien être dans n’importe quelle institution d’une autre religion ou un très bon collège de la République. Elles ont treize ans, elles sont insoupçonnables. Elles n’ont que le désir en tête.
…..
Légendes, ragots, ignorances, peurs, élans, embûches, alliances, traîtrises, téléphone, Internet, tout tourne autour des garçons et de leur corps mystérieux dans un mélange de fantasmes et de romantisme. Cru et délicat, dévoilant les candeurs comme les cruautés, voici un premier roman d’une véracité implacable qui marquera.

Pages : 176 / EAN : 9782246828310 prix 16€ / EAN numérique : 9782246828327 prix 10,99€ / Parution : 5 Janvier 2022

Le bal des cendres, Gilles Paris

Quand passé et présent se rencontrent au pied d’un volcan

Guillaume de la Salle est le directeur d’un hôtel au pied du volcan Stromboli, sur l’île éolienne homonyme à quelques encablures de la Sicile.
Dans cet hôtel vont se côtoyer Mathéo, son ami de toujours, ancien militaire comme lui, confident, chaperon, protecteur ;
Giulia, sa femme disparue à la naissance de Giulia sa fille désormais adolescente un peu rebelle qui voudrait en savoir plus sur cette mère qu’elle n’a pas connue ;
Thomas, qui pleure Emilio son amour disparu en mer, et Lior, sa nouvelle conquête ;
Anton le séducteur médecin turc et Sevda, l’épouse trompée mais toujours amoureuse et résignée ;
L’américaine Abigale et son amant Eytan, qui chaque jour fidèlement téléphone à l’épouse restée au foyer ;
Sebastian et Ethel, un frère et une sœur qui se sont perdus de vue pendant des années et se sont enfin retrouvés ;
Cécile, la mère de Tom, Louise et Corentin, et Gris le grand frère disparu que ne voient que ceux qui savent ;
Elena, la comtesse italienne et sa discrète infirmière dame de compagnie, qui l’accompagne partout depuis l’accident qui l’a contrainte à vivre dans un fauteuil roulant et le décès de son époux ;

et tant d’autres qui comme eux se retrouvent à l’hôtel Strongyle pour quelques jours de vacances, d’amour, de rencontres, de bonheur, de repos.

Ces hommes et ces femmes nous racontent tour à tour une partie de leur histoire. En chapitres courts et rythmés, parfois déroutants, surtout au début quand la multiplicité des personnages m’a parfois légèrement perdue. Mais je me suis très vite familiarisée avec chacune de ces tranches de vies venues s’échouer dans le lobby de l’hôtel, sur la plage, dans les ruelles du village, sur les pentes abruptes et parfois si dangereuses du volcan.

Au fil des pages, des rencontres, des situations plus ou moins dramatiques, se dessinent un passé, des secrets, des espoirs et des attentes, des déceptions plus ou moins acceptées, des interactions entre ces protagonistes que pourtant rien ne semblait rapprocher au départ.

Un roman polyphonique dans lequel les relations se nouent, les masques tombent, les secrets se dévoilent, sur cette île au paysage à la fois idyllique et sec. Mais si le passé est parfois bien sombre, l’espoir renaît au bout du chemin, toujours porteur de lumière et d’espérance. J’ai aimé les descriptions de l’île, son influence sur le caractère de ses habitants, la chaleur, l’âpreté des paysages avec ce volcan toujours en éruption, mais aussi l’attrait inégalé pour les nombreux touristes qui y viennent chaque année, et dont on sent que l’auteur y a séjourné et les a lui même vécues. Et qui m’a terriblement donné envie d’aller les découvrir à mon tour !

Catalogue éditeur : Plon

Sur l’île de Stromboli, des couples savourent leurs vacances. Ils sont sensibles, lâches, infidèles, égoïstes, enfantins. Elles sont fortes, résilientes, légères, amoureuses. Le réveil du volcan va bouleverser leurs vies. Cet été de tous les dangers sera-t-il le prix à payer pour se libérer enfin ?

L’action se déroule au Strongyle, un hôtel de Stromboli où séjournent plusieurs couples et familles. Il y a aussi un enfant de 10 ans, Tom, qui ne se sépare jamais de ce mystérieux Gris qu’il est seul à voir avec son frère et sa sœur. Il y a enfin une adolescente, Giulia, grandie trop vite après la mort de sa mère.
Tous vont apprendre à se connaître, à s’apprécier, à s’aimer même pour certains, jusqu’à l’éruption du volcan qui décidera du sort de chacun dans ce roman choral. Lire la suite

EAN : 9782259263740 / Nombre de pages : 312 / Date de parution : 07/04/2022 / 19.00 €

Le Fabuleux Voyage du carnet des silences,Clare Pooley

Et si les écrits ouvraient plus facilement les cœurs que les paroles

À la rencontre de Monica dans un café sur Fulham road à Londres. Elle a quitté son lucratif et exténuant métier d’avocat pour réaliser un rêve, ouvrir un café. Mais pas n’importe lequel ! Un café dans lequel on se sent bien, où chacun trouve sa place, où elle connaît les goûts, les habitudes, les envies de chacun.

Pourtant tout n’est pas si simple. Et le jour où un de ses clients oublie un vieux cahier rouge à l’une des tables du café, elle n’a qu’une hâte, le lui rendre. Curieuse de connaître son propriétaire, elle ouvre et commence à lire quelques pages noircies. Oh, surprise, c’est bien l’un de ses client qui a écrit là une partie de sa vie, ses espoirs ses attentes, sa solitude et sa tristesse. Mais bien évidement rien n’indique à le voir que tels peuvent être ses états d’âmes. Intriguée, elle décide de s’en rapprocher.

Mais elle est bien tentée également d’écrire elle aussi dans ce carnet prêt à recueillir les pensées les plus intimes en toute discrétion.

Enfin, discrétion, pas tant que ça finalement, puisque peu à peu, différents protagonistes vont écrire à leur tour dans le carnet, se dévoiler, se confier au silence des pages blanches. Et comme chacun indique son nom et que finalement les limites du quartiers sont plutôt restreintes, chacun des lecteurs suivants connaît tout des précédents rédacteurs.

Commence alors une sorte de chassé-croisé intime et sensible entre les différents protagonistes, qui se cherchent, se dévoilent, se taisent ou se racontent, s’écoutent, et finissent par s’apprivoiser.

Voilà un roman bien agréable à lire et qui m’a fait passer un excellent moment, aucune prise de tête, des instants de vie plus vrais que nature parfois, d’autres un peu moins évidents, mais un ensemble tout à fait harmonieusement constitué. Une écriture aussi très fluide, des personnages attachants, que demander de plus !

Lu dans le cadre du jury du Grand Prix des Lecteurs Pocket catégorie littérature étrangère

Catalogue éditeur : Pocket

Monica a abandonné sa carrière d’avocate pour réaliser son rêve : ouvrir un café sur Fulham Road. Le jour où un de ses clients oublie son carnet sur une table, elle ne peut s’empêcher de le lire. Les premières pages lui révèlent la confession de Julian Jessop, un artiste excentrique, âgé de soixante-dix-neuf ans qui exprime toute sa tristesse et sa solitude depuis la mort de sa femme.
Touchée par cette idée de révéler des sentiments intimes à des inconnus, Monica décide de continuer le carnet avant de le déposer dans un bar à vin.
Au risque de voir son destin bouleversé de manière inattendue…

Traduit par Karine Guerre / Date de parution : 03/02/2022 / EAN : 9782266324892 / pages : 512 / 8.50 € /

Et mes jours seront comme tes nuits, Maëlle Guillaud

Un magnifique roman qui parle d’amour et de souvenirs

Hannah vit entre parenthèse depuis que son bel amour Juan est loin d’elle, depuis qu’elle lui consacre ses jeudis, qu’elle a elle aussi franchi la ligne entre le monde de dehors et celui de la prison.
Ils se sont rencontrés à Tanger. Hannah est musicienne, Juan artiste peintre. Ils ont tout de suite été en harmonie, soudés par le chagrin d’une enfance pas toujours heureuse, elle orpheline à huit ans, lui issu d’une famille de franquistes convaincus et toujours aussi passionnés qu’il rejette avec ardeur.
Autour de Juan il y a aussi Nessim, l’ami fidèle, celui qui a reconnu son talent, qui l’aide à vendre ses toiles, celui qui a une telle emprise sur Juan qu’il pourrait lui demander la lune.

Alors chaque jeudi Hannah ne vit que pour ses visites à la prison, c’est sa respiration, son moment suspendu, hors du temps, son obligation consentie.
Jusqu’au moment où le rideau se déchire sur une Hannah un peu perdue, et où le lecteur se demande où Maëlle Guillaud l’a embarqué.

L’autrice a un vrai talent pour sonder les âmes, mais aussi pour décrypter l’enfermement sous toutes ses formes au fil de ses romans. D’abord avec une jeune femme qui fait vœux de devenir religieuse dans Lucie ou la Vocation, puis une jeune fille qui se cherche dans une famille très française, enfin une jeune femme dont l’amoureux est en prison. Chacune a sa propre geôle qui la tient prisonnière. Ici, Hannah est prisonnière d’un amour absent, envolé, mis en cage loin d’elle.
Jusqu’à ce qu’elle trouve la force de s’en détacher ?

Créatrice du prix Montre Cristo avec la maison d’arrêt de Fleury-Merogis l’autrice connaît le quotidien des détenus vu par ceux qui leur rendent visite, ceux du dehors, et les scènes en milieu carcéral sont d’un grand réalisme. Le lecteur perçoit cette solitude, ce bruit, cet enferment. Et la douleur d’être enfermé.

Catalogue éditeur : Héloïse d’Ormesson

« Le jeudi, c’est la cérémonie des retrouvailles. Dans quelques heures, elle pourra le voir, le toucher. Il lui racontera ces heures qui s’étirent, la promiscuité et le bruit incessant. Infernal. C’est le premier mot qu’il avait choisi pour décrire ce chaos ambiant. »
Dans le RER qui la conduit à la maison d’arrêt, Hannah ne peut s’empêcher de penser à tout ce qu’elle a perdu. Elle songe à celui qu’elle aime plus que tout malgré la trahison, et qu’elle va retrouver au bout du trajet. À ses fantômes qui l’habitent et l’escortent depuis si longtemps. À Tanger, ville lumière cernée par les ombres inquiétantes. Heureusement, il y a son art, la musique, qui l’aide à tenir debout et à combler les vides. Mais jusqu’à quand ? Hannah comprendra-t-elle qu’elle se doit d’ouvrir les yeux ?

EAN : 9782350877815 / Format : 140 x 205 mm / 17.50 € / Date de parution : 03/02/2022

Le sanctuaire d’Emona, Alexandra Koszelyk

Entre fantasy et sortilège, embarquer avec deux amies dans les mondes parallèles

Ne vous demandez pas si ce roman est de la littérature jeunesse, destiné aux adolescents, ou s’il est pour tous les lecteurs. Le sanctuaire d’Emona s’adresse à tous ceux qui aiment voyager dans les mondes parallèles, dans le concret et le fantastique, à ceux qui aiment rêver à des mondes meilleurs et les retrouver sous la plume des auteurs qu’ils apprécient.

Alexandra Koszelyk est de ceux-là, elle qui sait nous embarquer dans le présent et le rêve, le naturel et le surnaturel.

Séléné est une jeune fille bien dans son temps, en permanence connectée à son téléphone et accroc à ses réseaux sociaux. La meilleure photo, les like, les réactions des followers suffiraient presque à son bonheur. Il faut dire que Séléné est une enfant adoptée, ses parents ne lui ont jamais caché ses origines, ils l’élèvent en lui donnant tout leur amour mais elle reste une enfant solitaire. Et surtout, la question qui la taraude est de comprendre comment et pourquoi sa mère biologique l’a abandonnée. Peut être à cause de ce signe distinctif, un croissant de lune qui se love au creux de son poignet.

Irina est une jeune fille qui vit au contraire en décalage avec son époque, elle aime tirer les cartes et a créé elle même son tarot, elle fabrique des figurines à l’image de ceux qui l’entourent qu’elle nomme ses santons. Elle semble à l’opposé de Séléné et pourtant le hasard va les mettre toutes deux dans la même voiture en partance pour la Roumanie.

Le voyage se fera en passant par l’Italie, la Slovénie, la Croatie et la Serbie. Ensuite, direction l’Australie. Un rêve va enfin se réaliser à l’aube de ces vacances scolaires qui s’annoncent sous les meilleurs auspices. Séléné embarque en compagnie de son frère Antoine et de Daria, la copine de celui-ci qui est aussi la sœur d’Irina.

Les quatre jeunes parcourent l’Italie et sont arrêtés en Slovénie par un contrôle de police intempestif. Bloqués pour quelques jours, ils sont hébergés dans une maison inconnue, accueillis par Milena, une hôtesse aussi mystérieuse qu’avenante.

A partir de là, il va leur arriver toute sorte d’événements étranges dans lesquels le surnaturel va rapidement interférer avec le réel. Les rêves récurrents de Séléné semblent même être annonciateurs de la réalité d’un monde parallèle que les deux jeunes femmes vont aborder avec courage et curiosité.

Cette rencontre d’un monde parallèle et les épreuves qu’elles vont affronter vont leur apprendre qui elles sont réellement, renforcer leur amitié naissante, et éveiller leurs sens à la force de la nature et des origines.

J’ai aimé partir à la rencontre de ces jeunes femmes d’aujourd’hui qui doivent affronter leurs démons et comprendre les leçons de ce monde parallèle. Véritable voyage initiatique, c’est une ode à la nature dans ce qu’elle a de plus intrinsèquement vivant et immuable, apprenant ainsi la vraie valeur du monde qui nous entoure et la place de chacun.

Catalogue éditeur : Collection R

Séléné n’a gardé de son passé d’enfant adoptée que son prénom et une mystérieuse marque en forme de croissant de lune au creux du poignet.
Irina prétend lire dans les étoiles, consulte sans cesse son tarot divinatoire et fabrique des santons magiques dans des écorces de bois.
L’une et l’autre n’ont rien en commun, mais lorsqu’elles se retrouvent coincées en Slovénie
dans une étrange maison dissimulée au fond d’un parc planté d’arbres centenaires, elles comprennent que leur rencontre n’est pas liée au hasard.
Des forces invisibles sont à l’œuvre, qui les poussent au seuil d’une découverte extraordinaire. De celles qui changent la face du monde.

Quand elle n’écrit pas, Alexandra Koszelyk est professeure de lettres classiques.
Son premier roman, À crier dans les ruines (Aux Forges de Vulcain, 2019), a remporté les prix du Meilleur Roman des lecteurs Points, de la librairie Saint-Pierre à Senlis, de la librairie Mérignac Mondésir, Infiniment Quiberon, Lions Club de littérature, Totem des lycéens et a été finaliste du prix Stanislas.
Le Sanctuaire d’Emona est son premier roman destiné aux jeunes adultes.

EAN : 9782221258569 / Nombre de pages : 400 / 18.50 € / Date de parution : 20/01/2022

Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, Gilles Paris

Harcèlement à l’école, suicide adolescent, un sujet tristement d’actualité

Le roman débute par le témoignage d’Iris. L’adolescente parle de son beau-père, de ses petits copains et de tous ces garçons qui ont déjà défilé entre ses bras malgré sa courte vie, explique comment sa mère la considère, le peu d’intérêt que lui porte sa famille, mais aussi ses amis et camarades du lycée. Puis son suicide frappe le lecteur d’un grand coup de poing dans l’estomac.

Et pourtant, qui est coupable parmi les élèves, les amis, les camarades ? Sans doute chacun d’eux tour à tour, par leurs attitudes, leurs actions, leurs mots et leurs railleries. Tous par leurs silences, à l’ignorer, la décrier, l’insulter. Et les réseaux sociaux, complices de ceux qui ont agit, dit, filmé, montré.

Viennent ensuite les témoignages de la très sage Emma, de Sarah et Chloé ses meilleures copines, de Solal son amoureux, de Tom, le jumeau d’Emma, l’inséparable, puis Romane, Timothée, Aaron, Julian, Léon, Virgile, etc. Chacun à son tour se sent en partie coupable, raconte, essaie de comprendre, de s’excuser, de s’accuser, de remonter le temps pour que cela ne soit pas, mais aussi de continuer le fil de sa propre vie, au milieu de tant de questions, d’interrogations, d’incompréhension.

Ils sont jeunes, boivent beaucoup, fument de la beuh au lycée ou les soirs de fête et de beuverie. Ces soirs-là, comme l’argent ne semble pas un problème pour en trouver, l’alcool coule à flot, les filles saoules deviennent faciles et les garçons se croient beaux et forts. Les jalousies s’exacerbent pourtant lorsque les beaux gars du lycée s’intéressent à d’autres, y compris aux copines.

J’ai eu un peu de mal à les entendre ces lycéens, garçons ou filles, qui semblent trouver normal de boire autant, de fumer, se droguer, d’avoir des expériences sexuelles avec tous ceux qui le souhaitent, et de les enchaîner sans se poser de question. Pourtant, il est évident que cette façon de vivre cache aussi une profonde détresse, des doutes et des questions sur sa propre personnalité, ses désirs, ses envies. L’intérêt de ce roman, c’est aussi qu’il aborde les conséquences du harcèlement scolaire. Un sujet d’actualité dont on parle trop peu, à part sans doute lorsque des affaires éclatent au grand jour et qu’elles sont reprises un court moment par les médias. En parler, le faire lire, et sans doute ensuite l’évoquer avec ses ados est sans doute une excellente solution pour éviter le pire ou pour dédramatiser.

Ah, merci Gilles Paris pour le lexique en fin du livre, car même si j’en connaissais certains, les acronymes ou mots expliqués m’ont permis de suivre et qui sait d’avoir l’air moins bête lors de conversation future avec des jeunes.

Catalogue éditeur : Hors Série Giboulées, Gallimard Jeunesse

«Je me suis laissée prendre, comme une fille facile.» Ainsi parle Iris avant de se donner la mort. C’est un choc pour l’ensemble du lycée mais surtout pour Emma, Tom et leurs amis. Conscients d’avoir mal agi, ils tiennent à mieux comprendre ce qui s’est passé et à défendre la mémoire d’Iris.

À partir de 15 ans / 224 pages / 13,50 € / Parution : 09-09-2021 / ISBN : 9782075153034

Rien ne t’appartient, Nathacha Appanah

Une femme rattrapée par la violence de son passé, un magnifique roman d’amour et de mort

Tara attend l’arrivée d’Eli, son beau-fils. Elle se laisse aller, et son appartement est le reflet de son délabrement intérieur. Les déchets s’amoncellent, elle doit ranger ce désordre, éliminer cette saleté, mais elle n’y arrive plus. Cette chaleur ambiante, ce chagrin intérieur, la tuent à petit feu. Gravement blessée et victime d’une amnésie partielle, elle a rencontré son mari à la suite du séisme qui a ravagé son pays. Depuis la mort de son époux plus rien ne la retient à la vie. Les souvenirs surgissent peu à peu et viennent peupler ses nuits et ses jours de noirceur et de regrets. Son passé, son enfance, sonnent à la porte de sa mémoire pour raviver les douleurs enfouies de l’enfance. Désormais, plus rien ne sera jamais comme avant. Mais qui est elle vraiment cette Tara qui s’abandonne et se perd ainsi.

Vijaya est une fillette à l’esprit libre, joyeuse, insouciante, cultivée. Elle passe son enfance auprès de parents aisés, aux mentalités atypiques sur cette île paradisiaque. Athées, qui prônent l’égalité et la liberté de croyance dans un pays qui n’accepte pas cette idée, ou très mal. Sortir de l’enfance est parfois difficile, mais lorsque la cruauté du monde rejaillit sur Vijaya elle n’a aucun moyen d’anticiper ce qui l’attend. La petite fille est recueillie dans une famille qui ne la comprend pas. Le silence s’installe, la solitude devient son quotidien. Les années passent, la jeune femme découvre l’amour et la douceur des corps qui se comprennent avec ce garçon qui l’aime pour ce qu’elle est.

Mais cet amour là est interdit. Elle est emmenée au Refuge, là où son éduquées et dressées les filles gâchées. Un refuge qui a tout d’une prison pour ces filles rejetées par la société. Devenue désormais Avril, elle va apprendre cette phrase qu’on lui répète inlassablement Rien ne t’appartient. C’est une adolescente brisée qui survit aux années terribles de dressage, mais aussi à la puissance des flots qui emportent tout sur leur passage.

L’arrivée d’Emmanuel sera sa bouée de sauvetage. Ensemble, le médecin venu porter secours aux victimes du tsunami trouve l’amour et Vijaya devenue Tara trouve la vie. À ses côtés elle se réinvente, devient autre. Jusqu’au jour où le cataclysme déclenché par la mort de son sauveur fait resurgir les souvenirs. Un prénom en particulier, oublié, enfoui au fond de sa mémoire. Et ces années pendant lesquelles elle a appris ce que les hommes font aux filles comme elle, ce qui est interdit, ce qui est autorisé, que rien ne leur appartient, jamais. Comment vivre avec ça, que peut-elle en faire désormais.

Dans ce pays jamais nommé que l’on imagine multiculturel, évolué, à l’environnement luxuriant, une île sur laquelle se côtoient plusieurs religions, la vie pourrait être paisible. Mais même là, les filles n’ont pas les mêmes droits que les hommes, elles doivent se plier aux exigences et aux violences que la société leur inflige. À travers ces deux prénoms et ces deux personnalités, le lecteur découvre l’enfant à qui tout sourit, à la vie insouciante et belle. Puis l’adolescente à la vie si difficile, qui a tant de mal à trouver une place dans cette société à laquelle elle n’a jamais été préparée. Enfin, la femme sauvée, aimée, puis meurtrie, rattrapée par son passé.

J’ai retrouvé dans ce roman toute la beauté de l’écriture de Nathacha Appanah. Sa façon de parler de la difficulté d’être, de devenir, de vivre, en mettant tant de douceur et de poésie dans ses mots. Le sujet des violences faites aux filles et aux femmes, ces filles que l’on dit gâchées, mais aussi l’intransigeance et les dictât des religions sont abordés avec subtilité et avec un réalisme qui fait froid dans le dos. J’ai aimé la façon dont l’autrice évoque les relations si belles et parfois violentes entre filles, l’amitié, le deuil, la solitude, avec tant d’humanité et de sensibilité.

De Nathacha Appanah, on ne manquera pas de lire le sublime roman Tropique de la violence, ou encore Le ciel par dessus le toit.

Catalogue éditeur : Gallimard

« Elle ne se contente plus d’habiter mes rêves, cette fille. Elle pousse en moi, contre mes flancs, elle veut sortir et je sens que, bientôt, je n’aurai plus la force de la retenir tant elle me hante, tant elle est puissante. C’est elle qui envoie le garçon, c’est elle qui me fait oublier les mots, les événements, c’est elle qui me fait danser nue. »
Il n’y a pas que le chagrin et la solitude qui viennent tourmenter Tara depuis la mort de son mari. En elle, quelque chose se lève et gronde comme une vague. C’est la résurgence d’une histoire qu’elle croyait étouffée, c’est la réapparition de celle qu’elle avait été, avant. Une fille avec un autre prénom, qui aimait rire et danser, qui croyait en l’éternelle enfance jusqu’à ce qu’elle soit rattrapée par les démons de son pays.
À travers le destin de Tara, Nathacha Appanah nous offre une immersion sensuelle et implacable dans un monde où il faut aller au bout de soi-même pour préserver son intégrité.

160 pages / ISBN : 9782072952227 / Parution : 19-08-2021 / 16,90 €

Une famille presque normale, M.T. Edvardsson

Jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour sauver votre enfant ?

La famille Sandel est une famille tout à fait banale, nonobstant le fait que le père soit pasteur. c’est un homme respecté par la communauté, dont l’épouse avocate ne compte pas les heures pour réussir dans son métier, au détriment parfois de la relation avec leur fille unique. Cette dernière est régulièrement en rébellion contre ses parents, comme le sont souvent les adolescents.

Pourtant, le jour où Stella est soupçonnée de meurtre de Christopher Olsen, son petit ami, chacun va tenter de comprendre son geste, si geste il y a eu, et surtout essayer à tout prix de la disculper. Comment cette jeune fille rebelle mais qui n’a qu’un seul but depuis des mois – celui d’économiser pour partir en voyage en Asie- peut-elle avoir commis l’horrible meurtre dont on l’accuse. Bien sûr elle conteste l’autorité parentale, bien évidement elle s’oppose fermement à tout ce qui la choque ou la contrarie, oui, elle a une vie secrète dont les parents n’ont pas la moindre idée, mais de là à assassiner son amoureux du moment il semble y avoir un grand pas…

Tour à tour, le père, la fille puis la mère, narrent cette histoire, chacun avec sa vision. Ils en dénouent les fils en donnant à chaque fois leur version des différents événements, et bien sûr en dévoilant des éléments connus d’eux seuls.

Peu à peu, la tension monte, les soupçons pèsent tantôt sur l’un ou l’autre des protagonistes sans que le lecteur ne sache vraiment à quoi s’en tenir, tentant de relier entre elles les différentes pistes qui lui sont proposées.

L’auteur nous pose ici la question essentielle qui est de savoir jusqu’où des parents sont prêts à aller, y compris s’il le faut à se parjurer, pour sauver leur enfant, et ce quelle que soit la faute présupposée de ce dernier. Et interroge sur la famille, normale ou pas, et sur les relations pas toujours sereines entre parents et enfants.

J’ai apprécié aussi l’intéressante mise en relief de l’appareil judiciaire suédois, du travail des avocats et de la police. C’est efficace, ça sonne juste, et c’est rondement mené. Un thriller psychologique qui malgré quelques lenteurs embarque ses lecteurs jusqu’à la dernière page.

Un roman lu dans le cadre du jury du Prix Nouvelles Voix du Polar Pocket 2021

Catalogue éditeur : Pocket

Rémi Cassaigne (Traducteur)

Une famille suédoise tout ce qu’il y a de normal, ces Sandell…
Le père, pasteur. La mère, avocate. Une fille de 19 ans, bosseuse, qui rêve de voyages au long cours.
Le samedi, on file au cinéma. Le dimanche, en forêt. Ils trient leurs déchets, n’oublient jamais leur clignotant, rendent toujours à temps leurs livres à la bibliothèque.
Normale en apparence, du moins, comme toutes les familles qu’un meurtre sordide s’apprête à faire basculer dans l’horreur…

Né en 1977, Mattias T. Edvardsson a été élevé à Trelleborg, en Suède. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont deux pour la jeunesse. Professeur dans le secondaire, il vit avec sa famille à Löddeköpinge, en Suède. Une famille presque normale (Sonatine, 2019) est son premier roman traduit en français.

8.70 € / EAN : 9782266294539 / Nombre de pages : 624 / Date de parution : 15/10/2020

À 20 heures sur le quai, Léa Wiazemsky

D’un drame, faire émerger la lumière. Un roman délicat et sensible

Léa Wiazemsky a l’art de transformer un événement dramatique en une révélation, la vie est belle et mérite que chacun essaie de la vivre au mieux. Bien sûr, d’aucuns pourront trouver que tout ceci est bien positif, un peu trop peut-être. Et pourtant, frôler la mort de près peut aussi avoir des répercussions positives sur nos vies, et nous permet parfois de savoir qu’il faut profiter de chaque instant car tout est éphémère.

Tous les samedis matin depuis quelque semaines, ils se retrouvent sans se connaître dans le même wagon du métro, à la même heure. Liviu, un jeune musicien, est le témoin attendri de leur amour naissant. Car lorsqu’ils se regardent, il en tombe immédiatement amoureux, mais ni l’un ni l’autre n’ose faire ce premier pas qui leur permettrait de dévoiler leurs prénoms, leurs vies, leurs envies. Aujourd’hui, c’est décidé, il va lui parler. Mais ils n’ont que quelques secondes, un appel lui enjoint de quitter immédiatement le métro pour rejoindre sa librairie. Le temps de se dire à 20 heures sur le quai, le temps d’un prénom, Raphaël.

Puis tout explose, un attentant dans le métro, des rescapés qui tentent d’échapper au carnage, des blessés pris en charge par les secours, des survivants, de nombreuses victimes.

Le lecteur suit quelques personnages aux parcours très différents mais qui tous à un moment se rejoignent sur le quai, dans la station, dans le wagon. Il y a Raphaël bien sûr, et son inconnue que l’on va très vite apprendre à connaître.

Mais aussi Nina, une vieille dame qui part rejoindre son amie. Il pleut, pas de taxi, elle s’engouffre dans le métro.
Estelle, une petite fille très sérieuse et sage. Pour la première fois, Christiane sa mère l’autorise à prendre seule le métro pour se rendre à son cours de danse avant le spectacle de ce soir. Elle est heureuse et excitée à la fois, un peu stressée quand même par cette responsabilité nouvelle qui lui incombe. Intimidée, elle s’assoit à côté de cette mamie qui lui semble tout à fait respectable et rassurante.
Christian, un SDF pas comme les autres. Jamais une goutte d’alcool, enfin plus jamais depuis celles qui ont causé cette déchéance qui l’oblige à vivre en marge de la société. Il aime par dessus tout la littérature, il déniche régulièrement des romans dans les poubelles de la librairie toute proche. Nicole, une vendeuse très respectable de chez Gibert Jeune le rejoint souvent. Ils s’assoient près de la fontaine Saint-Michel et parlent littérature, elle lui donne quelques livres. Une forme d’amitié qui ne dit pas son nom est en train de naître entre ce deux personnes qui ont tant en commun malgré les apparences.
Liviu, l’accordéoniste du métro. Pour une fois il joue particulièrement bien de son instrument (ceux qui comme moi ont eu envie de se boucher les oreilles en entendant le fausses notes de certains comprendront!). C’est aussi un émigré roumain qui rêve de la vie normale d’un jeune homme de 17 ans.

Autour d’eux gravitent amis, famille, amoureuse ou fiancé, médecins, secours, clochards, qui sans nous faire perdre le fil de l’histoire donnent de la densité à l’intrigue.

L’écriture est fluide, sensible et délicate. L’autrice a joué la carte de l’optimisme même si celui-ci est parfois teinté de chagrin, de tristesse, de douleur, mais il est toujours tourné vers une lumière qui réconforte. Avec une grande tendresse pour ses personnages, elle nous propose une histoire positive, heureuse et toujours bienveillante.

Peut-être me direz-vous qu’être victime ou témoin d’un attentat, d’un drame ne peut pas laisser indifférent, et l’on peut s’en sortir, certes, mais difficilement et à quel prix parfois. Alors tant pis si certaines situations ne sont pas tout à fait crédibles, c’est aussi le privilège d’un auteur de choisir la façon dont il nous en parle et c’est tant mieux. Ce qui est sûr, c’est que j’ai lu ce roman d’une traite, comme une respiration faite de légèreté, de résilience, d’humanité. Une lecture que je vous conseille pour l’été. J’ai aimé que l’on me montre le côté positif de la vie, une heureuse initiative.

Catalogue éditeur : Michel-Lafon

Tous les samedis matin, d’un accord tacite, une jeune femme et un jeune homme se retrouvent dans une rame de métro, et, le temps d’une poignée de stations, se dévorent des yeux. Leur dialogue silencieux se joue sur les airs d’accordéon de Liviu, un jeune musicien témoin de leur amour naissant. Mais aujourd’hui, c’est décidé, il ira lui parler. Quelques mots, un rendez-vous donné, et déjà il doit quitter son inconnue dont il ne connaît même pas le nom. Et puis, c’est le chaos. L’épaisse fumée qui sourde des entrailles plonge à nouveau Paris dans la désolation. Ceux qui se relèvent s’en trouvent à jamais changés, conscients que la vie est précieuse et l’amour, salvateur. Lui n’a plus qu’une chose en tête, retrouver celle dont le cœur est rivé au sien.

Parution : 27/05/21 / Prix :17.95 € / ISBN :9782749945330