Les Dix Vœux d’Alfréd. Maude Mihami

Envie d’un bon roman pour se détendre cet été ? Alors que vous alliez en Bretagne ou au Pays Basque, à la plage ou dans votre jardin, lisez « Les dix vœux d’Alfréd », le roman de Maude Mihami.

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Ah, Alfred, oui, se prénommer Alfred, ça peut aller. Mais quand faut l’écrire Alfréd avec un accent aigu, ça n’est pas la même chanson ! Alfréd, 9 ans, vit avec sa mère dans la maison en face de celle du grand-père tout au bout du village tranquille du Camboudin, en Bretagne. Il ne connait pas son père. Il voudrait bien avoir un autre prénom, et surtout pas avec cet accent si stupide dont l’a affublé sa mère. Bref, pour lui c’est un peu comme s’il devait porter des culottes courtes ou assumer en permanence vilaine coupe de cheveux.

Avec son vénérable papi, Alfréd tente de passer le temps, avec les copains, enfin, les copains de son grand-père, qui ne sont pas trop de son âge, et pourtant qu’est-ce qu’il aime ça ! Mais il y a peu à faire dans ce village, dans ces années 70 sans ordinateur et si peu de télé ! Aussi quand son vénérable grand-père lui propose d’écrire dans ce carnet qu’il en quitte jamais, les dix vœux qu’il pourrait réaliser l’année de ses dix ans, c’est pour lui une aubaine, une excellente idée ! Il faut dire que l’anniversaire d’Alfred se doit d’être une belle fête, cette année il aura dix ans, et son grand-père pile soixante-dix, puisqu’ils sont nés le même jour.

Chaque vœux devient une occasion de montrer qu’il n’a rien oublié des aventures racontées par son grand-père adoré, mais aussi un moyen de découvrir qui il est, d’où il vient peut-être aussi, jusqu’au dernier des dix vœux, celui qu’il tient secret jusqu’au bout…

Ce roman est l’assurance de passer un joli moment de détente, de bonheur même. On se surprend au fil des pages à sourire, à éclater de rire aussi parfois , à découvrir la gouaille des protagonistes, à vouloir goûter un petit verre de Trouspignole. C’est vivant, empli d‘humanité, réaliste parfois, avec ces hommes au café, ou cette scène à la fête de l’école, c’est rempli de bons sentiments, mais pas à l’excès. Les personnages sont vivants, typiques même si peut-être parfois caricaturaux, mais qu’importe, car ils nous touchent et nous embarquent dans leurs aventures. C’est comme un éclat de rire partagé, comme un goût de bonheur qui fond dans la bouche, le livre  idéal pour se détendre pendant le vacances !

Les dix vœux d’Alfréd est un roman au goût sucré de souvenirs. Il m’a fait penser aux petits déjeuners que je prenais l’été avec mon grand-père, un peu de pain frotté à l’ail, avant d’aller dans les champs, ou à cette rasade de vin dans l’assiette de soupe au repas du soir, plaisirs quasi coupables partagés à deux, envers et contre les adultes qui désapprouvaient mais sans trop oser le dire ! Cette complicité d’enfants à grands-parents est quasi magique, ne dure qu’un temps, mais vous laisse avec tant de beaux souvenirs.

Catalogue éditeur : Nil éditions et Pocket

« Une fantaisie truculente, picaresque et touchante au cœur du bocage breton. Mieux vaut lire ce livre que celui d’à côté, il est plus drôle ! » Erik Fitoussi, libraire

1970, Le Camboudin, petit village breton. Alfréd, neuf ans, a un prénom dont l’accent aigu lui déplaît, une mère qui picole trop et un grand-père qui tient à lui comme à la prunelle de ses yeux. Il adore traîner au bistrot avec ses copains, une joyeuse bande de vieux qui lui apprennent la vie. Avec l’aide de son Vénérable Papi, il va décider de passer le cap de ses dix ans en établissant une liste de vœux à réaliser avant le grand jour. Rencontrer un vrai cow-boy, boire de la trouspignôle ou encore conduire un tracteur marqueront le début d’une série d’aventures aussi rocambolesques que réjouissantes. De vœux gâchés en moments de pure félicité, il va vivre l’année la plus incroyable de sa vie.

Maude Mihami nous offre avec Les Dix Voeux d’Alfréd un premier roman d’une grande drôlerie qui pose un regard tendre sur le monde de l’enfance.
Maude Mihami, Bretonne de son état, a été libraire en Allemagne et à Paris. Elle vit aujourd’hui à Lyon.

EAN : 9782841119554 / Nombre de pages : 256 / Format : 130 x 205 mm / Date de parution : 03/05/2018

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Nos âmes la nuit. Kent Haruf

Avec « Nos âmes la nuit », Kent Haruf nous entraine dans les pas de deux veufs qui rapprochent leurs solitudes le temps que quelques nuits, faisant fi du quand dira-t-on, de l’avis de leurs familles respectives, des voisins, jusqu’au moment où…

couverture

Dans la petite ville de Holt, la solitude est pesante pour Addie Moore qui a perdu son mari depuis longtemps, et dont le fils vit bien loin. Jusqu’au jour où elle décide d’aller voir Louis Waters, son voisin depuis des années, veuf lui aussi, et à qui elle propose, oui, carrément et tout simplement, de venir passer les nuits allongé près d’elle à bavarder, à dormir, pour repartir au petit matin. Un peu surpris, louis va pourtant se faire un plaisir de tenter l‘aventure, et de nuit en nuit, une complicité et une forme d’amour va rapprocher les deux solitaires.
Jusqu’au jour où Gene, le fils d’Addie, va lui confier pour quelques semaines la garde de son fils. Et le petit fils va trouver sa place entre ces deux anciens qui se font grands-parents de substitution. Mais dans une petite ville de province, où qu’elle soit, tout se sait, les bavardages, les commérages, vont bon train, les jalousies ont vite fait de s’exacerber. Louis et Addie n’en ont que faire, eux qui trouvent dans cette présence incongrue au plus noir de la nuit, un réconfort, une écoute, mais aussi un dynamisme et une énergie qu’ils avaient perdus depuis longtemps.

Un joli roman qui se lit comme un conte et qui fait bien évidemment penser au roman Sur la route de Madison, et surtout à Clint Eastwood et Meryl Streep dans le film éponyme, quand la famille, la bienséance prédominent sur l’amour, la tendresse, le bonheur individuels. Egoïsme des familles, manque de courage pour braver les interdits, si on est conquis par ces lignes, par leur tendresse et la joie qui s’en dégage, on reste frustré malgré tout devant le gâchis qu’engendrent les convenances. Où l’on se rend compte que l’âge ne rend pas plus libre pour autant !

💙💙💙💙

Catalogue éditeur : Robert Laffont, Pavillons    

Traduit par Anouk NEUHOFF

Addie, soixante-quinze ans, veuve depuis des décennies, fait une étrange demande à son voisin, Louis : voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour se parler, se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure… Bientôt, bravant les cancans de la petite ville de Holt ou ils vivent depuis toujours, Addie et Louis se retrouvent presque chaque soir.
Ainsi commence une belle histoire d’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans le noir, de mots de réconfort et d’encouragement. Mais très vite, les enfants d’Addie et de Louis s’en mêlent, par égoïsme et, surtout, par peur du qu’en-dira-t-on.
Ce livre-testament, publié quelques mois après la mort de l’auteur, est une célébration de la joie, de la tendresse et de la liberté. De l’âge, aussi, qui devrait permettre de s’affranchir des conventions, pour être heureux, tout simplement.
« Nombre de romans évoquent la quête de l’amour, mais celui-ci est illuminé par sa présence. » The Guardian

Parution : 1 Septembre 2016 / Format : 135 x 215 mm / Nombre de pages : 180 / Prix : 18,00 € / ISBN : 9782221-187845