Fêlures, Nora Roberts

Aborder le sujet grave des violences intrafamiliales et en faire un roman plaisant, découvrir le talent de Nora Roberts dans son dernier roman « Fêlures »

Zane et Britt ont de la chance, ils vivent dans une des familles les plus en vue, et certainement enviées, de Lakeview, en Caroline du Sud. Leur père Graham Bigelow est un chirurgien de renom, leur mère Elisa une parfaite épouse du style « soit belle et tais toi ». Mais derrière les apparences se cachent souvent des violences intrafamiliales qui laissent des traces indélébiles. Car Graham est un mari violent, Eliza une femme soumise qui oublie son rôle de mère au profit de sa vie d’épouse comblée. A la suite d’une énième dispute, les enfants vont réagir. Un enchainement de catastrophes va séparer à jamais la famille. Pour le bien des deux enfants, ils vont désormais vivre chez leur tante Emily. Zane devient avocat, Britt psychologue.

Des années plus tard, Zane décide de revenir dans cette ville qu’il avait fuie depuis trop longtemps. Il y fait la rencontre de Darby, une paysagiste de talent. La jeune femme souhaite s’installer à Lakeview, elle vient de quitter sa région suite au chagrin causé par le décès de sa mère. Elle aussi cache ses blessures. Zane et Darby sont inexorablement attirés l’un vers l’autre. Les victimes de violences intrafamiliales se reconnaissent souvent sans toutefois être capables de redonner leur confiance.

Voilà exactement le genre de roman qui file tout seul, bien qu’il aborde des sujets graves, violence du conjoint envers sa femme, soumission, violence envers les enfants, tant physiques que morales, il est pourtant écrit de telle façon que l’on a indiscutablement envie d’en savoir plus, de connaître la fin de l’intrigue. Des personnages plus ou moins attachants, plus ou moins détestables, parfois légèrement caricaturaux, mais qu’il est plaisant de connaitre et de suivre. C’est une lecture qui délasse avec des pages qui tournent seules. L’intrigue se déroule à un rythme soutenu, en trois parties qui situent les personnages à trois époques successives de leurs vies (de la vie de Zane essentiellement) sans jamais nous perdre. Alors, oui, bien sûr, la police est exemplaire, les enquêtes et les procès rapides (même si la justice est bien plus rapide aux USA qu’en France !) les méchants très méchants et les gentils idylliquement gentils, mais après tout nous ne sommes pas là pour envisager le côté plausible des choses.

Et l’on comprend aussi pourquoi Nora Roberts a autant de succès, car elle fait passer un excellent moment à ses lecteurs (lectrices ?) que demander de plus parfois ! C’est en cela aussi que ce roman-thriller est réussi.

Catalogue éditeur : Michel-Lafon

Un père chirurgien en vue et son élégante épouse, deux enfants modèles, une maison magnifique à Lakeview en Caroline du Sud : la famille Bigelow est absolument parfaite.
En tout cas, c’est ce que tout le monde croit.
Mais derrière les portes fermées, les enfants, Zane et sa petite sœur Britt, vivent dans la peur, terrorisés par leur père, Graham.
Jusqu’à ce terrible jour où Zane rentre en retard. La dispute qui s’ensuit marque le début d’un enchaînement d’événements qui brise la famille et change la vie des enfants pour toujours. Ils sont confiés à leur tante. Mais le passé ne se laisse pas oublier si facilement…

Des années plus tard, Zane, devenu avocat, revient à Lakeview. Il y retrouve sa tante, sa sœur et ses vieux amis. Il y rencontre également une nouvelle venue, Darby McCrae qui, derrière son optimisme et son énergie, cache ses propres blessures.

Avec plus de 400 millions d’exemplaires de livres vendus dans le monde, Nora Roberts est la plus populaire des romancières américaines. 

Parution : 29/08/19 / Prix : 17.95 € / ISBN : 9782749939292

La police des fleurs, des arbres et des forêts, Romain Puértolas

Avec un titre long comme ça, il  faut du souffle pour tenir ses lecteurs en haleine jusqu’à la dernière page. C’est le pari de Romain Puértolas dans son dernier roman «La police des fleurs, des arbres et des forêts »

En 1961, alors que la canicule a frappé partout en France comme dans le petit village de P où tout le monde se connait, un corps vient d’être retrouvé, démembré et égorgé, dans les cuves de l’usine à confitures. Il n’en faut pas plus pour que monsieur le maire, par ailleurs propriétaire de la dite usine flambant neuf, appelle la police à la rescousse. Car au village, tout le monde appréciait Joël, il faisait partie du paysage, lui qui était né le jour de la libération du pays.

Le jeune et fringuant inspecteur de police diligenté sur place constate avec surprise que le corps a déjà été autopsié et enterré. L’enquête ne fait que commencer et déjà les contrariétés apparaissent. A l’heure où n’existent ni internet ni mobiles, la situation se complique avec la panne généralisée du téléphone fixe. Voilà donc notre inspecteur obligé de faire ses comptes rendus par lettre, et d’attendre la réponse de madame le procureur. Fort heureusement, cet inspecteur aussi astucieux que moderne à la bonne idée d’enregistrer toutes ses enquêtes, car quoi de mieux pour ne rien oublier, pouvoir réécouter et peut-être résoudre l’intrigue.

Et l’auteur nous balade, nous simples lecteurs, dans les méandres des esprits campagnards parfois revanchards, un peu malhonnêtes, pas toujours fidèles. De rencontre en déclaration, il questionne, soupèse les réponses, détecte les faux-semblants, et tente de dénouer ce sordide meurtre.

L’intelligence de l’auteur ? Nous transporter dans un passé récent, mais sans les moyens de communications d’aujourd’hui, tout en donnant du rythme à son enquête par le biais de ces interrogatoires enregistrés, par ces échanges épistolaires d’un nouveau genre. L’éloge de la lenteur en quelque sorte… bien que… allez, lisez, et délectez-vous jusqu’au bout de cette intrigue sérieuse, mais pas trop, non dénuée d’humour et d’un soupçon de légèreté.

Catalogue éditeur : Albin-Michel

Une fleur que tout le monde recherche pourrait être la clef du mystère qui s’est emparé du petit village de P. durant la canicule de l’été 1961.
Insolite et surprenante, cette enquête littéraire jubilatoire de Romain Puertolas déjoue tous les codes.

19.00 € / 2 Octobre 2019 / 140mm x 205mm / 352 pages / EAN13 : 9782226442994

Braves gens du Purgatoire, Pierre Pelot

Le bonheur de découvrir Pierre Pelot, auteur emblématique de ses Vosges natales et des paysages qu’il connait bien, avec « Braves gens du Purgatoire » ce roman qu’il présente comme son dernier.

couverture du roman braves gens du purgatoire de patrick pelot photo Domi C Lire

A Purgatoire, un petit village des Vosges, Maxime Bansher a assassiné sa compagne puis s’est pendu. Meurtre et suicide, c’est la thèse des gendarmes. Pourtant  si tout parait évident, ni sa petite fille Lorena, ni les relations proches ou éloignées du couple, ne sont convaincues. Alors en partant de l’origine des familles, ces deux américains tout droit débarqués de la troupe de Buffalo Bill en 1889, à leurs descendants pendant la résistance, puis à aujourd’hui, chacun cherche un mobile. Peu à peu, les relations, les sentiments se dévoilent, noirceurs, secrets, vengeances dessinent peu à peu les contours nauséabonds  des relations entre les principaux protagonistes.

Lire un roman de Pierre Pelot, ça se mérite ! Il y a la force, la minutie et surtout la poésie de l’écriture, qui malgré des airs surannés est résolument actuelle. Chaque mot compte, chaque paragraphe amène le lecteur vers un évènement significatif, chaque digression l’entraine au loin, l’obligeant parfois à revenir en arrière. Pour bien savourer, il faut se poser et se laisser imprégner par les nuances, les émotions qui transpirent de chaque phrase, chaque personnage. C’est dense, comme ancré dans la terre de ces régions chères à l’auteur, profondément humain et en même temps terriblement attachant.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix des lecteurs BFM l’Express

Catalogue éditeur : Héloïse d’Ormesson

Que s’est-il passé cette nuit-là à Purgatoire ? Dans ce petit village niché à la croisée des sommets vosgiens, les habitants s’interrogent et la rumeur enfle. Maxime aurait assassiné sa femme avant de se suicider. Mais Lorena, leur petite-fille, n’y croit pas un instant et entend bien le prouver. Auprès de Simon, dépositaire de la mémoire des lieux, elle espère lever le voile sur l’histoire de la famille Bansher et les sombres secrets qui hantent leur vallée depuis près de cent ans.
Braves gens du Purgatoire nous embarque sur les sentiers sinueux d’une enquête envoûtante, où le lecteur découvre le portrait brut de ceux dont ne nous parviennent que de lointains échos. Ultime roman de Pierre Pelot, on se laisse traverser, égarer et bousculer par son écriture charnelle, vibrante et profondément humaine.

512 pages / 22€ / Paru le 10 janvier 2019 / ISBN : 978-2-35087-484-5 / Image de couverture © Pierre Pelot

Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

Voilà un beau roman d’espoir et de vie, d’amour et de solitude, de résilience et de bonheur. Pourquoi il faut découvrir « Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin sans plus attendre !

photo couv du roman changer l'eau des fleurs, Valérie Perrin, blog Domi C Lire

Violette Toussaint est gardienne de cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Elle connait aussi bien les vivants que les morts de son domaine et semble trouver un véritable plaisir à vivre au milieu des morts. Pour elle, Changer l’eau des fleurs, c’est entretenir les tombes et parler aux visiteurs. Quelle étrange idée, un peu lugubre ou mortifère. Il s’agit plutôt d’un bel élan de vie et de courage, d’amitié et de partage, d’empathie et de confiance.

Violette est née sous X. Jeune fille paumée, elle tombe amoureuse du plus beau client du bar dans lequel elle travaille, ils se marient. Puis c’est une mère comblée par la naissance de sa fille Léonine. Comme le couple doit travailler et malgré la grande paresse de Philippe, ils seront garde-barrière, puis gardiens de cimetière. La cohabitation avec Philippe Toussaint n’est pas un long fleuve tranquille, il est bien trop souvent absent ou silencieux, Violette doit gérer et travailler pour deux. C’était une enfant abandonnée, c’est une mère et une épouse fracassée par les trahisons et les absences, par le deuil et la perte, c’est aussi une femme capable d’aller de l’avant en se forgeant une carapace pour affronter la vie sans recevoir trop de coups.

Violette n’a pas une vie facile, le malheur semble lui coller au corps. Et pourtant, c’est une belle âme qui se cache sous ses habits de dehors comme elle les nomme, une femme qui sait entendre, écouter, consoler. Une femme qui a peur de ressentir des sentiments, qui ne s’octroie pas le droit au bonheur par crainte de trop souffrir encore. C’est surtout une femme que l’on aime d’emblée tant elle donne aux autres, qu’il est doux de connaître.

Quel bonheur ce roman. D’abord, il semble être le roman idéal à lire sans réfléchir pendant les vacances. Mais peu à peu l’intrigue prend corps, les sentiments émergent, les personnages souvent bien plus complexes qu’ils ne le semblent au premier abord trouvent leur place. Le mystère s’éclaircit mais comme pour Violette, la lumière est au bout du chemin. Violette est une belle âme meurtrie tellement positive malgré tout ce qu’elle doit affronter, exactement le genre d’amie que l’on souhaite rencontrer. Valérie Perrin nous offre là un excellent moment de lecture, avec ce pavé que l’on n’a absolument pas envie de lâcher et que l’on referme à regrets tant les personnages sont attachants. Il ne faut surtout pas bouder son plaisir !

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury des lecteurs du Livre de Poche 2019

Catalogue éditeur : Le Livre de Poche & Albin-Michel

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?
Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.

672 pages / Date de parution : 24/04/2019 / EAN : 9782253238027

Horrora Borealis, Nicolas Feuz

Horrora Borealis est diabolique à souhait. Laissez-vous happer par Nicolas Feuz et son thriller angoissant. Avec ce polar glaçant vous ne rêverez plus jamais de la même façon d’une aurore boréale !

Sur les rives du lac, à Neuchâtel en Suisse, pendant un festival de musique.  Un homme marche, et se sent traqué. Walker est inquiet, il guette et découvre celui qu’il cherche depuis longtemps, depuis ce voyage en Laponie. Car … que s’est-il passé en Laponie ?

Rapidement, une bagarre éclate, les hommes se battent, les coups de feu partent à l’aveugle, les morts tombent autour des deux hommes. Et toujours cette question, que s’est-il passé en Laponie ? Walker prend un  otage, un négociateur est appelé sur les lieux, puis un autre, Marc Boileau, dont la femme est à l’hôpital… et l’attente dure, l’angoisse monte, lancinante et violente.

En parallèle, Walker revit ce voyage en Laponie. Toute la famille était réunie pour passer les vacances de Noel, les trois enfants et les parents, là-haut près du cercle polaire pour découvrir chiens de traineaux, rennes et aurores boréales. Mais en lieu et place de toutes ces distractions idylliques, il y a cet homme qui rôde la nuit près du chalet, cette jeune femme qui erre la nuit dans le froid glacial, les mains ensanglantées, et le mystère qui plane. Car Walker est semble-t-il partiellement amnésique, et aujourd’hui il veut se remémorer ces instants que sa mémoire blessée avait choisi d’obérer. Car il s’avère bien évidement que le séjour vire au drame…

C’est passionnant, étonnant, différent des thrillers classiques, à aucun moment le suspense ne faiblit, l’intrigue est étonnement bien ficelée, complexe à souhait. Nicolas Feuz nous balade dans les étendues glacées pour notre plus grand bonheur de lecteur amateur de mystères, frissons garantis ! Je me suis laissée embarquer par ce roman que je n’ai absolument pas pu lâcher avant la fin, nuit blanche garantie, une réussite. Bien sûr, il en faut pas essayer de chercher des cohérences ou un réalisme pour certaines scènes, en particulier dans le froid et la neige, mais qu’importe. Eh oui, l’auteur sème des pistes que l’on peut suivre, ou pas… A lire au chaud sous la couette, avec un bon chocolat chaud, ou cet été bien sûr !

Catalogue éditeur : le Livre de Poche

Sur les rives du lac de Neuchâtel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théâtre d’une prise d’otages. Un négociateur intervient. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker, une seule question compte : que s’est-il passé en Laponie ? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que, de longue date, il ne croit plus au Père Noël. Et vous, y croyez-vous encore ?
Pages : 288 / Prix : 7,40 € / Date de parution: 22/08/2018 / EAN : 9782253258056 Éditeur d’origine: Slatkine et Compagnie

On n’efface pas les souvenirs, Sophie Renouard

Cela pourrait être la romance de l’année, c’est un premier roman noir addictif aux personnages humains et attachants. Pourquoi on aime « On n’efface pas les souvenirs » de Sophie Renouard.

D’abord il y a la rencontre avec l’auteur et son regard bleu acier qui vous pénètre et vous donne immédiatement envie de parler avec elle du roman et du contexte de l’écriture, et son sourire qui vous y incite avec bienveillance. Un beau moment de partage, de discussion et d’échange.

Ensuite, il y a ce roman, On n’efface pas les souvenirs, qui se lit comme un thriller à la façon d’un inspecteur Colombo. Car le lecteur comprend rapidement les éléments de l’enquête, mais c’est normal car là ne réside pas l’intérêt du roman. Au contraire, il est indispensable de se laisser guider par les sentiments, les impressions, les personnages et leurs caractères si singuliers et attachants que l’on a rapidement envie de suivre, de découvrir, de comprendre.

Après un chapitre choc, le lecteur fait la connaissance d’Annabelle. Elle mène une vie confortable de bourgeoise aisée. Heureuse en ménage avec Gaspard, deux fillettes adorables Zélie et Violette, une gouvernante Françoise qui l’accompagne et la soutient depuis son enfance. Tout va donc bien dans le meilleur des mondes. Le jour du baptême de Violette, après la cérémonie et parce qu’une fois de plus son mari doit travailler, elle part seule avec ses fillettes rejoindre son père du côté de Lyons la forêt. Un voyage sans difficulté depuis Paris. Lorsque son bébé à faim, Annabelle fait un stop dans une auberge pour lui donner le biberon. Là, frappée violemment dans les toilettes de l’établissement, elle disparait. L’alerte est donnée, son mari rejoint la famille, l’enquête de police commence.

Le lecteur a dès le départ un avantage puisqu’il suit Annabelle dans le coffre d’une voiture jusqu’au coin de montagne des Pyrénées Basques où elle est laissée pour morte. Puis découverte par Émile, un vieil homme qui vit seul dans la montagne. Il la soigne pendant plusieurs semaines. Convalescente fragile, amnésique, elle doit apprendre à se connaitre, retrouver la mémoire, ses souvenirs et le fil de sa vie. Elle qui a tout perdu, à qui l’on a arraché la vie, va se reconstruire doucement protégée par cet homme taiseux et solitaire. De son coté, son mari et sa famille doivent apprivoiser l’absence, l’inquiétude, la solitude. Gaspard est aidé par Mikkie, une cousine envahissante au comportement étrange qui inquiète Zélie.

L’auteur nous transporte alternativement dans ces deux univers parallèles. La solitude réparatrice de la montagne pour Annabelle, et le foyer devenu dangereux dans lequel Gaspard tente de survivre à l’absence. La tension monte et l’intrigue se dévoile, tissant sa toile  autour du drame qui lie les différents protagonistes  jusqu’au dénouement final.

Mi roman, mi thriller, voilà une intrigue adroitement menée. J’ai aimé les différents personnages et leurs personnalités aussi attachantes que singulières. Caractères forts, solitaires ou psychotiques, chacun trouve sa place dans ce premier roman qui ne laisse pas indifférent. Un roman idéal pour les lectures d’été !

Souvenir d’une jolie rencontre avec Sophie Renouard

Catalogue éditeur : Albin-Michel

Comment retrouver son chemin quand on a tout perdu ?
Annabelle a une vie merveilleuse. Un mari qui l’aime, deux petites filles adorables, une famille soudée.
Jusqu’à ce jour de septembre où elle est brutalement arrachée à ses proches, laissée pour morte au milieu de la forêt. Lorsqu’elle reprend conscience, sa mémoire s’est effacée. Plus de traces… Pour remonter le fil de sa vie, Annabelle va devoir affronter la face cachée d’un bonheur qu’elle croyait parfait.
Avec une extrême sensibilité, Sophie Renouard explore les zones d’ombre d’une existence ordinaire. Captivant.

Prix : 19.90 € / 27 Mars 2019 / 140mm x 205mm / 272 pages / EAN13 : 9782226441102

La chambre des merveilles, Julien Sandrel

La chambre des merveilles, un soupçon de délicatesse et de sensibilité, comme un gros bonbon multicolore pour faire le bonheur de cœurs tendres.

Louis, douze ans, a une maman bien pressée. Chaque matin c’est le même rituel, le lever est toujours un peu difficile, Louis aime bien se faire prier pour sortir du lit… Mais ce jour-là, une belle dose d’exaspération, un peu d’inattention, et le travail omniprésent dans la vie de sa mère, louis, fâché part à fond sur son skate-board. Heurté par un camion, l’enfant est dans le coma…

Face à une situation qui n’évolue pas, les médecins se sont donné un mois, un tout petit mois, pour la vie ou la mort. Un mois, c’est trop court, alors Thelma la combattante décide de tout mettre en œuvre pour donner à son fils l’envie de vivre, de revenir de cet ailleurs dans lequel il est plongé, de ce silence dont on ne sait rien. Chaque jour dans cette chambre d’hôpital qui se transforme en chambre des merveilles, elle lui raconte comment elle accompli pour lui ces merveilles qu’il rêvait de réaliser un jour. Et le lecteur rit et sourit, pleure et espère.

Et si l’amour d’une mère était le plus fort, si ce lien puissant pouvait ramener son enfant à la vie ? C’est le vœu le plus cher de cette femme qui se remet en question, interroge sa vie, sa relation aux autres, à son travail, sa solitude et tous les liens d’amour ou d’amitié qui font ce que vous êtes. Alors bien sûr, c’est bourré d’incohérences et d’exagérations, mais est-ce vraiment ce que l’on a envie de retenir ?

Il est parfois difficile de lire un roman dont on a entendu autant de bien, car il y a la crainte de ne pas l’apprécier autant que les autres lecteurs et de se demander pourquoi. Avec la chambre des merveilles, c’est un peu le cas. Mais c’est sans doute un plaisir à prendre tel que sans se poser de question. Car cette lecture est un peu trop sucrée, trop évidente parfois, un peu trop… Mais pourquoi bouder son plaisir, c’est un roman que l’on a envie de lire sans être dérangé, jusqu’au bout, pour savoir, se réjouir et se dire que, peut-être, le bonheur existe.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury des lecteurs du Livre de Poche 2019

Catalogue éditeur : Le Livre de Poche et Calmann-Lévy

Louis a douze ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, sûrement encore à son travail. Alors il part avec son skate, fâché et déçu, et traverse la rue à toute vitesse. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre.
Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a répertorié toutes les expériences qu’il aimerait vivre un jour : la liste de ses « merveilles ». Thelma prend une décision : une par une, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Et les lui raconter. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

312 pages / Date de parution : 27/03/2019 / EAN : 9782253074328 / Prix 7,90€