La chute de la Maison Lacaze, Michèle Tajan

Quand l’histoire d’une famille dévoile la condition des filles au 19e siècle

La Maison Lacaze a longtemps été la demeure plus importante du village. Au 19e siècle elle est habitée par une famille aisée, un couple et leurs enfants, en particulier les jumeaux Félix et Félicie. Un attachement profond lie les deux enfants, un amour fraternel intense et unique, pas toujours bien compris ni accepté. il faut avouer qu’être fille à cette époque n’est pas toujours facile, surtout lorsque l’on a des envies de liberté. Les deux enfants sont rapidement remis dans le droit chemin, Félicie est envoyée comme domestique à la ville, et Félix embarque à douze ans pour le nouveau monde.

Lorsqu’elle découvre cette maison abandonnée dans un village des Pyrénées, Léa décide de s’y installer. Après quelques années, Ernesto le petit-fils de Félix, vient découvrir la maison de son grand-père pour tenter de comprendre le mystère qui s’y attache. Car si Félix a fait de nombreux voyages depuis l’Uruguay pour revoir sa famille, à moment donné il a arrêté toute visite et décidé de l’effacer de sa vie.

Depuis qu’elle habite La Maison Lacaze, Léa a tenté de percer le mystère de cette famille, de son ascension à sa chute. Elle a interrogé sans relâche les anciens témoins, rencontré ceux qui ont connu ou vécu avec les différents membres de la famille, compulsé les archives encore disponibles, y compris tous les anciens documents qui tombent en miettes dans le grenier. Rapidement, elle a senti qu’il y avait une présence dans cette maison, comme si Félicie était à ses côtés. Elle a eu l’envie de comprendre pourquoi cette jeune fille a disparu de la mémoire collective, jusqu’à être effacée de celle de sa famille.

À présent, Ernesto peut profiter de ses longues heures de recherche, et peu à peu se dévoile la vie de cette famille qu’il connaît si peu. Qu’est devenue Félicie, pourquoi et quand a-t-elle disparu, et quel sort était réservé pendant longtemps aux filles qui n’entraient pas dans le moule que leur imposait la famille et la morale, bien des questions sont ainsi soulevées. Peu à peu se dessine une époque, des coutumes, une vie. A mesure que le mystère s’éclaircit, les liens entre Ernesto et Léa évoluent à leur tour.

Anatomie sans concession d’une famille emblématique de son milieu où le respect des règles, de la religion et l’image que l’on donne ont plus de valeur que le bonheur de la famille. Avec son air de roman social parfois noir, l’enquête de Léa soulève de nombreuses questions. Le roman est aussi le portrait d’une époque, il évoque avec justesse l’éducation des filles et leur place dans la société.

Catalogue éditeur : éditions Cairn

Lorsque Léa vient s’installer dans cette maison abandonnée du Sud-Ouest, elle ne sait rien de la famille Lacaze, qui y vécut autrefois. Sinon que le cadet, Félix, émigré en Uruguay à la fin du dix-neuvième siècle a causé la prospérité et la ruine de la Maison Lacaze. Sinon qu’il avait une sœur Félicie, dont toutes les traces semblent avoir été effacées. Intriguée par cette sœur dont la présence semble encore habiter les murs, Léa n’aura de cesse de comprendre le mystère de sa disparition. Félicie est-elle vraiment morte de la tuberculose dans un couvent à l’autre bout de la France comme on l’avait affirmé à son frère ? Il n’y avait jamais cru… Que lui avait-on caché et qu’avait-il fini par apprendre ?
Ce sont ces questions qui hantent encore Ernesto, le petit-fils de Félix, lorsque, arrivant de Montevideo, un siècle et demi plus tard, il frappe à la porte de la Maison Lacaze.
Entre lui et Léa s’établit alors une relation étrange, alimentée par les confidences personnelles, les souvenirs légués à Ernesto par son grand-père et les découvertes de Léa sur la vie de sa sœur restée au pays. Ainsi se construit peu à peu le récit, mêlant leur histoire intime à celle de la Maison Lacaze. L’histoire de Félix et Félicie.

Après avoir enseigné la philosophie, été peintre et critique d’art, Michèle Tajan se consacre aujourd’hui à l’écriture. Elle vit et travaille dans les Hautes-Pyrénées.

ISBN :  9782914028301 / Format 13×21 / Pages 224 / Parution 12 février 2021 / 15,00 € TTC

Une étoile en enfer, Guy Rechenmann

Une nouvelle enquête d’Anselme Viloc, le flic de papier

Comme à son habitude, Anselme élucide ses enquêtes en suivant quasi exclusivement ses intuitions et son instinct. C’est un homme qui utilise sa tête et son stylo, à une époque où les réseaux, internet et les éléments scientifiques n’avaient pas encore pris cette place prépondérante qu’ils ont aujourd’hui. Par le plus grand des hasards, il va tenter de résoudre trois affaires qui n’ont rien à voir entre elles.

D’abord il veut comprendre ce qu’il s’est passé lors du naufrage de ce chalutier qui a vu la disparition du patron pêcheur et de son fils. Sylvia, sa femme, avait embarqué à bord et se trouve être la seule rescapée. Aujourd’hui sortie du coma, elle est partiellement amnésique.

En parallèle, il est interpellé par une disparition inquiétante. Celle de la fille d’un couple d’amis en apprentissage dans un restaurant étoilé de la banlieue parisienne.

Enfin, Anselme, toujours à l’affût de cold-case, cherche à résoudre des meurtres de jeunes femmes, une tragédie non résolue survenue dans la région de son enfance. L’enquête s’est éteinte suite à l’effondrement d’une montagne dans le massif de la Chartreuse, en 1248.

Par quelques enchaînements aussi invraisemblables que parfois machiavéliques Viloc sait dénouer les liens improbables qui lui permettent d’associer ces différentes enquêtes entre elles. L’auteur nous entraîne dans son sud-ouest d’adoption, au bord d’un bassin d’Arcachon qu’il apprécie et nous fait aimer, évoquant en filigrane de son intrigue quelques figures du Sud-Ouest, quelques événements qui ont marqué son histoire.

Catalogue éditeur : Éditions Cairn

Fait rarissime, une montagne s’écroule en 1248. Dès lors les crimes commis sur le versant du mont Apremont, dans la vallée de la Chartreuse, ne seront jamais élucidés. C’est sans compter sur la pugnacité d’Anselme Viloc, le flic de papier, qui, confronté à la fois au mystère du naufrage d’un chalutier d’Arcachon et à la disparition d’une jeune fille du pays partie en apprentissage à Paris chez un cuisinier en devenir, va, non sans mal, arriver à remonter le temps. Anselme Viloc, le savoyard adopté par le Bassin et ses humeurs, est devenu une référence dans le domaine des « crimes à haute probabilité de non-résolution », c’est son patron le commissaire Plaziat qui l’affirme et il va, encore une fois, nous en faire une brillante démonstration.
Le polar régional une étoile en enfer est le 4e opus de la saga du Flic de papier de Guy Rechenmann.

ISBN :  9782350688664 / Prix : 11,00 € / Nombre de pages : 304 / Date de parution : mars 2020

Noir Vézère, Gilles Vincent

Se laisser embarquer par ce thriller historico-paléontologique haletant

La Vézère traverse le Périgord Noir. C’est dans la vallée de la Vézère que l’on trouve à la fois Lascaux et Les Eyzies, et c’est là que Gilles Vincent nous entraîne à trois époques différentes.

D’abord, il y a 17 000 ans, au moment où des hommes ont commencé à peindre de merveilleuses fresques sur les murs de la Grotte de Lascaux. L’auteur pose la question et tente de comprendre pourquoi à un certain moment l’homme préhistorique a eu l’idée, tout à fait extravagante sans doute pour ses contemporains, d’une part d’offrir une sépulture à ses morts, et d’autre part de peindre sur les parois des grottes le panthéon d’animaux auxquels il devait se confronter. Comme une introduction à la fois au chagrin et à l’émotion que provoque la perte de son prochain. Mais aussi à la naissance d’une démarche créatrice et d’un sens artistique, eux aussi porteurs et traducteurs d’émotions.

Puis en 1919, à la fin de la guerre de 14/18. Deux hommes, un lieutenant et son acolyte de retour au pays découvrent incidemment la grotte de Lascaux. La beauté du lieu, la majesté des fresques vont les submerger et donner à l’un d’eux le désir fou de garder cette merveille secrète. Jusqu’au jour de l’invention officielle de la grotte en 1940 par Marcel Ravidat, Jean Clauzel, Maurice Queyroi et Louis Périer, quatre adolescents à Montignac en Dordogne.

Enfin, de nos jours, avec un paléontologue et une jeune gendarme, à Lascaux. Un violent orage va perturber les lieux, provoquant un accident géologique souterrain qui ne sera pas sans conséquences. Ensemble, ils pénètrent dans le saint des saints, la grotte originelle. Là, ils vont découvrir une scène qui va les bouleverser.

Un roman court, avec une intrigue évidente mais prenante, aux personnages bien campés, qui aborde ces trois époques avec une justesse de ton qui emporte immédiatement le lecteur.

Du même auteur, retrouver aussi ma chronique de Un, deux, trois, sommeil !

Catalogue éditeur : éditions Cairn

Gilles Vincent revient avec un polar qui va nous ramener au cœur de nos racines, au cœur de l’Histoire, là où tout a commencé, dans les cavernes et les grottes. Les murs et les peintures ont encore beaucoup à révéler. Lascaux n’a pas livré tous ses mystères. Préparez‐vous à un huis clos surprenant : un polar préhistorique jamais vu.

Après 33 ans dans le Nord et onze ans à Marseille, Gilles Vincent décide, en 2003, de poser valises et stylos dans le Béarn. Depuis quinze ans, il consacre le plus dense de sa vie à l’écriture. Il est aussi animateur d’ateliers d’écriture en milieu scolaire, en prison, à l’hôpital…Les pages lues, écrites sont ses poumons, les mots, tout le sang qui l’habite… Auteur de polars connu et reconnu, il a plusieurs fois été récompensé : prix Europolar 2014 pour Djebel, prix Cezam Inter-CE 2014 pour Beso de la Muerte et prix du Mauvais Genre 2015 du Val Vert duClain pour Trois heures avant l’aube. Dans la collection Du Noir au Sud il a déjà publié Un deux trois, sommeil ! en 2016 et Noir Vézère en 2018.
ISBN : 9782350685779 / 8,50 € TTC / Pages 168 / Date de parution mai 2018

Allez hop ! Au Pays Basque, Cécile Serres, Camille Juarez

Souvenir de vacances avec mamie, « Allez hop ! Au Pays Basque »  entraine avec humour et bienveillance ses petits lecteurs à la découverte d’une belle région française.

couverture du livre jeunesse allez hop, au Pays Basque éditions Cairn

J’ai découvert dans la collection jeunesse des éditions Cairn ce livre pour enfants « Allez hop ! Au Pays Basque » avec des dessins de Cécile Serres et des textes de Camille Juarez. Un très joli graphisme pour cette artiste qui généralement propose l’éditeur des dessins en noir et blanc, et dans lequel on retrouve les couleurs propres au Pays Basque, le rouge, le blanc et le vert de la campagne particulièrement bien arrosée ! L’idée de départ, une grand-mère très moderne embarque ses petits-enfants pour des vacances dans son camping-car, et leur fait visiter une belle région française.

Frère et sœur partent donc avec leur mamie de Bayonne à Biarritz, d’Espelette à Iraty, de Socoa à la corniche et jusqu’en Espagne. Ils visitent, mais ils rencontrent aussi l’âme basque, celle que l’on retrouve dans les chants, les danses, les fêtes, à Bayonne par exemple, ou les jeux comme la traditionnelle pelote – ou pala- mais aussi le surf que l’on pratique avec ferveur tout au long de la côte, mais aussi chez les bergers qui gardent leurs troupeaux et produisent un merveilleux fromage de pays.

Si frère et sœur n’ont pas de prénom, alors chacun peut s’identifier à eux dans l’une ou l’autre des situations. Une petite fille qui rêve de plage et de farniente, qui du coup se trouve un peu en opposition avec le rythme de vie de sa grand-mère, sport, visites, découvertes, rencontres partout et à toute heure ! Mais elle prend plaisir à la suivre… Et d’ailleurs, la dernière page s’ouvre sur une promesse, celle de la retrouver pour de nouvelles aventures.

Voilà donc un moyen bien sympathique de faire un tour d’horizon de ce Pays Basque que beaucoup d’entre nous apprécient de retrouver pour des vacances sportives ou gourmandes, relaxantes ou instructives. Vous ne l’aviez pas vu avant de quitter le Pays Basque ? Ce livre est disponible sur le site des éditions Cairn, un joli moyen de faire revivre quelques souvenirs.

Les éditions Cairn nous proposent le plus souvent de passionnants polars dits « régionaux » en ce qu’ils se passent en régions, même si leur attrait dépasse largement le sud-ouest. Quelques-uns sont à retrouver sur le blog : Sous les pavés la jungle, Simone Gélin ; Galeux, Bruno Jacquin ; Le 9 bordelais était chargé, Éric Becquet ; Un, deux, trois, sommeil ! Gilles Vincent.

Mais aussi des publications plus « régionales » comme Le Sud-Ouest n’existe pas, de Raymond Chabaud ou encore Passages, les Pyrénées du nord au sud et réciproquement par Marie Bruneau et Bertrand Genier.

Catalogue éditeur : éditions Cairn

Deux enfants partent en vacances avec leur grand-mère rock’n’roll, à bord de son fidèle camping-car au look années 60. À chaque album, une nouvelle destination ! Allez Hop, embarquez pour la première aventure de notre nouvelle collection jeunesse et laissez-vous transporter par les délicieuses illustrations de Cécile Serres et l’humour de Claire Juarez.

ISBN :  9782350686967 / Prix : 13,00 € TTC / Nombre de pages : 40 / Date de parution : Juin 2019

Le Sud-Ouest n’existe pas, Raymond Chabaud

Il parait que « Le Sud-Ouest n’existe pas » en tout cas c’est ce qu’explique Raymond Chabaud, dans cet essai publié par les éditions Cairn.

photo couverture du livre le sud_ouest n'existe pas éditions Caïrn blog Domi C Lire

Édité par Cairn, cet éditeur palois qui nous réjouit avec ses polars régionaux, voilà un postulat intéressant affirmé par un géographe qui « pense avec ses pieds », de ceux qui ont parcouru en long, en large et en travers le sud-ouest divers et authentique qui existe car il le connait bien.

Car oui, ce pays-là existe bel et bien, mais ce n’est pas celui dont parlent ceux qui ne le connaissaient pas, qui n’y ont pas vécu, mais bien celui d’un homme qui l’a parcouru et le connait par ses terroirs, habitants, coutumes.
Si l’on s’en tient à l’aspect purement géographique, ou géopolitique, il semble bien qu’il existe un grand Sud-Ouest… Enfin, jusqu’à présent c’est ce que je pensais, et j’y ai passé ma jeunesse et tel Ulysse j’y reviens sans cesse. Et effectivement il y a de vraies différences entre les départements, et régions d’origine, gascons, bigourdans, béarnais, landais ou basques pour ne citer qu’eux.

Mais selon Raymond Chabaud,
Il n’existe pas car il est multiple et divers, du Béarn aux Landes en passant par le Tarn-et-Garonne et la Bigorre, terres et hommes ont ici leur singularité et l’auteur nous parle d’eux.
Il n’existe pas car sa cuisine et ses productions locales sont multiples aussi, canard de Rouen ou pas, cochon noir de Bigorre, palombes, vins de Jurançon, de Madiran, Iroulegy et tant d’autres.
Il n’existe pas car ses paysages et son patrimoine sont multiples, il faut aller dans ces régions pour les visiter, les connaître et en savourer toute les différences.

Alors, il y a une multitude de terroirs, accents, cultures, traditions à découvrir, à regarder, savourer, goûter… C’est ce que dit l’auteur avec force, enthousiasme et parfois même sans modération et parfois même un brin d’acidité, comme la tomate peut-être… Un recueil qui se lit facilement, fait de courts textes, puisque ce sont des articles de blog au départ, écrits avec une énergie et parfois une colère communicatives et bien instructives…

Il s’agit ici d’un recueil d’articles publiés sur le Blog « L’œil géopolitique » de l’auteur entre 2014 et 2016.

Catalogue éditeur : éditions Cairn

Le Sud-Ouest…. Vu de Paris… Dans les faits, ce qu’on appelle Sud-Ouest est surtout le Nord-Est du Pays basque. Jadis, on disait Novempopulanie, mais ça sonne désuet.
Sud-Ouest, ça semble unitaire alors que c’est divers, varié, changeant, des collines gersoises aux plateaux bigourdans. Ici, de grosses bâtisses qui se veulent tellement distinguées qu’on les nomme châteaux. Là, de belles et lourdes fermes tant chargées d’histoire qu’on ne peut que les appeler maisons. De puissantes rivières et des gaves sautillants. Des pins aériens qui voisinent avec des chênes aux puissantes racines Lire la suite…
ISBN :  9782350686448  / 17,00 € TTC / Format 13 x 21/ Nombre de pages 128/ Date de parution : été 2018

Le 9 bordelais était chargé. Eric Becquet

Coup de pied fatal, avec « Le 9 bordelais était chargé » d’Eric Becquet, le lecteur se passionne, l’enquêteur s’interroge et dans les coulisses, le foot devient sombre et mystérieux.

DomiCLire_le_9_bordelais_etait_charge.jpgSur le terrain des Girondins, le jeune nigérian Michael Ademoah, joueur vedette du club, est fauché en pleine action par un joueur adverse. Mauvais coup dans les jambes, fractures des tibias, Ademoah est conduit à l’hôpital où il décède peu de temps après. L’enquête pourrait conclure à un décès suite à une crise cardiaque, mais Mélissa Marchand, une jeune et jolie journaliste décide d’investiguer et d’aller au-delà des apparences. En parallèle, l’entraineur du club Pierre Perlon, lui-même ancien joueur, décide de mener son enquête. Tous deux vont alors s’engager sur des chemins bien dangereux et sinueux, où la loyauté n’est pas forcément la règle, où les révélations vont les entrainer bien plus loin que prévu. Là où confiance et vérité de sont pas toujours la norme.

S’il n’est pas vraiment dans mes habitudes de lire un livre sur le foot, j’aime par contre cette maison d’éditions, Cairn, et leur collection « du noir au sud ». Quand en plus l’intrigue nous emporte de Bordeaux au Pays Basque, alors là, oui, bien sûr je me laisse tenter. Et bien m’en a pris. Car s’il parle foot, ce polar nous entraine surtout dans les sombres méandres du trafic lié au dopage, du réussir à tout prix, et va creuser du côté parfois malsain de ces entraineurs ou dirigeants de clubs qui, pour la gloire, pour le foot, pour l’argent, vont pencher du mauvais côté. Souvent sans se préoccuper du devenir de joueurs, de ces jeunes qui sont poussés à bout pour réussir et qui pense que tous les moyens sont permis pour réaliser leur rêve, quel qu’en soit prix.

Au final, j’ai passé un excellent moment en compagnie de Mélissa et de Pierre, à la recherche de la vérité. J’ai navigué dans un milieu que je ne connaissais absolument pas, mais dont on sent bien tout au long du livre que l’auteur, lui, le connait très bien !


Catalogue éditeur : éditions Cairn, du noir au Sud

Bordeaux. Stade Chaban-Delmas, soir de foot. Face à Marseille, dans un choc au sommet du championnat, l’attaquant vedette des Bordelais, le Nigérian Michaël Ademoah, est fauché en plein match. La fracture est grave, mais le pronostic vital n’est pas engagé.
Pourtant, quelques heures plus tard, le numéro neuf décède à l’hôpital pour une raison difficile à cerner. Pourquoi ? Quels étaient les secrets de ce joueur prodigue, acheté douze millions d’euros à Milan ?
L’entraineur du club bordelais, Pierre Perlon, ancien joueur pro aux méthodes plutôt musclées, va tenter de le découvrir, à travers Bordeaux, à travers l’Europe, tout en gérant son groupe. Parce que le football demeure et qu’il faut continuer à gagner. Quoiqu’il en coûte. Mélissa Marchand, jeune journaliste du quotidien Aquitaine Éclair, à l’affût du scoop, va croiser sa route. Et ses doutes.
Chacun à leur manière, Pierre et Mélissa vont mener l’enquête. Qui va les conduire bien loin des prés carrés…

Ouvrage des Editions CAIRN / Type de brochure : 12 x 18 / Nombre de pages 226 / Code ISBN/EAN 9782350683836 / Date de parution : avril 2015

Les éditions CAIRN : Histoire – Patrimoine, Culture des Pyrénées et du Sud-Ouest
Créées en 1997 et installées à Pau (64), les Éditions CAIRN publient au rythme  d’une trentaine de titres par an, des ouvrages qui portent haut et fort l’Histoire, la Mémoire, la culture et le patrimoine des Pyrénées et du Sud-Ouest.

 

Passages, les Pyrénées du nord au sud et réciproquement. Marie Bruneau, Bertrand Genier

Parce que ce sont ceux des Pyrénées, ces montagnes que je connais depuis toujours, j’ai eu envie de mieux connaitre ces « Passages » dont nous parlent Marie Bruneau et Bertrand Genier.

Domi_C_Lire_passages.jpegDans leur ouvrage, Marie Bruneau et Bertrand Genier ont décidé de nous raconter au fil de leurs randonnées d’Hendaye à Port-Bou les histoires pittoresques des « Passages » ces chemins qui mènent aux cols ou ports reliant les versants Nord et Sud de la cordillère Pyrénéennes.

Les auteurs ont complété leurs notes de randonnées par des recherches bibliographiques et historiographiques sérieuses. Les propos sont illustrés de photos récentes et de documents d’époque.

Chaque étape est différente, le regard y est parfois éthologique, quelques fois géographique ou économique, souvent historique ; les sujets abordés collent aux lieux et se renouvellent au fils des pages et des itinéraires. Le lecteur, jamais lassé, aborde chaque nouvelle étape avec envie comme le randonneur qui se presse vers le sommet pour découvrir un panorama nouveau.

Si nous ne sommes que rarement portés par une émotion poétique de la montagne mais plus sur un regard analytique, le propos est cependant toujours illustré de citations qui rendent l’ouvrage certes un peu savant mais néanmoins jamais lassant.

Seul petit bémol, la qualité médiocre des photos et leur impression low cost desservent un peu l’ouvrage.

Au final, même si le style semble de prime abord très universitaire, ce livre destiné à tous les publics ravira les passionnés des Pyrénées qui ont toujours quelque chose à apprendre. Un livre à poser, à reprendre, à partager, à consulter avant ou après quelques balades ou randonnées dans ces Pyrénées toujours aussi magiques quel que soit le passage que l’on prend pour les traverser !


Catalogue éditeur : éditions Cairn

Nous aimons les Pyrénées pour leurs paysages,
l’air de liberté qu’on y respire et leur beauté sauvage.
Pour autant, ces montagnes ne sont pas en dehors du monde,
elles sont parcourues, habitées, aménagées, et l’humain occupe une place importante dans cet écosystème complexe.
Il est question ici de quelques-uns des passages qui relient entre eux le nord et le sud, en quelques points particuliers de la chaîne pyrénéenne.
Histoires de traités et de frontière, de tourisme et de panoramas, de brèches et de refuges, de pèlerins, de troupeaux, d’espadrilles, d’hirondelles… et d’éléphants.
Histoires d’exils, aussi, d’hospices, de sources et d’enclave, de passage à niveau, de géologie et de chemins.
Récits d’espaces ou chroniques géographiques, chacun de ces textes prend à partie une situation précise, de notre double point de vue de marcheurs et de designers, intéressés par la manière dont une société produit et s’inscrit (dans) les espaces qu’elle habite.
Les Pyrénées sont nos montagnes.
Définitivement.
Nous n’en aurons sans doute jamais fini avec elles.

Ouvrage des Éditions CAIRN / Marie Bruneau et Bertrand Genier / Nombre de pages : 288 / Code ISBN/EAN : 9782350683614 / Date de parution : novembre 2014

Un, deux, trois, sommeil ! Gilles Vincent

Quand le polar se met au sud !

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Dans la bonne ville de Pau, c’est le début de l’été, il fait chaud, très chaud… enfin quand il ne pleut pas ! Le commissaire Jens Holtan n’aime pas la chaleur, il attend la pluie et s’ennuie un peu dans son traintrain de banalité. Nieves, une nouvelle recrue, vient d’intégrer l’équipe, c’est le moment de lui montrer comment travaillent les véritables professionnels. Mais quand de bon matin le lieutenant Nieves pose une enveloppe sur le bureau du commissaire, son monde si calme bascule et les affaires reprennent, et s’enchainent ! Car en peu de temps, trois des principaux notables de Pau sont découverts morts chez eux. Suicide ? Meurtre ? Tout est imaginable et l’enquête démarre à fond de train, pour un retour sur une sombre affaire à puiser dans le passé des protagonistes. Les enquêteurs ont fort à faire et s’en sortent plutôt bien.

J’aurais aimé que l’enquête soit un peu plus étoffée… mais on peut aussi se dire que l’intérêt du roman tient à son format (à peine plus de cent cinquante pages) et à son rythme. On ne s’ennuie pas, on a juste envie de tourner les pages, l’enquête avance en posant les briques de l’intrigue, en développant chaque élément, personnage et situation, dans une région en apparence si tranquille mais dans laquelle il faut résoudre de bien sombres mystères. Les personnages sont bien campés, leur passé émerge des conversations, les relations se tissent, et on espère les retrouver pour mieux les découvrir. Ce premier opus est comme un avant-goût de ce que pourrait être une série installée dans le sud-ouest avec cette nouvelle équipe d’enquêteurs. Voilà donc un polar à mettre dans son sac de voyage, car il sera l’assurance d’un bon moment de détente cet été. Que demander de plus !

Pour une paloise d’adoption, lire un livre situé dans cette ville et qui n’évoque pas le bon roi Henri est un véritable plaisir. Expérience réussie. J’en profite pour vous emmener faire un tour à Pau !

Catalogue éditeur : Éditions Cairn

Un étrange cliché. Le corps chez lui  d’un homme sans vie. L’été s’annonce suffocant dans la cité Paloise. Et le commissaire Holtan ignore encore que le jeu ne fait que commencer…1, 2, 3 sommeil!
Dans son bureau du commissariat central de la rue O’Quin à Pau, le commissaire Jens Holtan peine à sortir de sa longue hibernation. Les affaires se suivent et se ressemblent, maussades et ennuyeuses comme les après-midi de pluie sur le Béarn.
Ce qu’il ne peut deviner, c’est que dans moins d’une minute, le lieutenant Inès Nieves va surgir dans son bureau.
Dans l’enveloppe qu’elle déposera, l’attend la photographie d’un corps inerte. Un notable du coin. Sans vie.
Un corps allongé dans une posture étrange, à même le cuir fauve de son canapé de standing.
Et s’il n’était que le premier de la liste…
Sur la ville prête à sombrer dans la torpeur de l’été, un vent de panique s’apprête à tout balayer.

Type de brochure: 12 x 18 / Nombre de pages 158 / Code ISBN/EAN : 9782350684116 / Date de parution 22 mars 2016