Vie de David Hockney de Catherine Cusset

Vous n’avez pas vu l’exposition David Hockney au centre Pompidou ? Moi non plus, aussi la frustration était grande de ne pas avoir eu la possibilité de mieux le connaître. Mais depuis j’ai lu Vie de David Hockney de Catherine Cusset, et j’ai eu l’impression d’avoir rencontré l’artiste.

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Lorsque j’ai ouvert le roman de Catherine Cusset, j’ai plongé tête la première, et je suis partie passer une nuit dans la vie de David Hockney ! Si, si, car les mots sont tellement vivants, passionnants, l’écriture tellement prenante, que j’ai vraiment eu l’impression de passer quelques heures à ses côtés, un véritable bonheur, impossible de lâcher ce livre.

Né en 1937 en Grande Bretagne, le jeune David connait une enfance heureuse, choyée, dans une famille aisée du Yorkshire. Ses parents comprennent sa passion et lui permettent de faire des études dans une école d’art.  David est prêt à innover, à casser les codes, bousculer les habitudes, autrement dit, il veut créer et faire ce que lui plait ! Bien lui en prend car très tôt, la vente d’une de ses œuvres va lui permettre de quitter l’Angleterre pour les États Unis. Puis de s’installer en Californie. Là, David Hockney va trouver l’inspiration, la lumière et les couleurs qui feront ce style inimitable emblématique de sa personnalité artistique. Là il va également trouver, puis perdre, l’amour, mais aussi une forme de liberté. Car en Californie à cette époque là, contrairement au vieux continent, si vous êtes homosexuel, vous n’avez pas besoin de vous cacher, vous pouvez vivre votre passion au grand jour. Le bonheur en somme… mais il va vivre tout cela à une époque difficile, celle du sida, qui verra disparaitre les amis intimes ou simplement proches, la perte de ses êtres chers sera une épreuve à surmonter pour continuer à vivre. Sa volonté, son sens artistique unique, et son goût de la vie vont l’aider à toujours inventer. Artiste novateur, de ses années de jeunesse à celles d’un déclin inéluctable, il va essayer de nouvelles techniques car c’est un homme qui avance et qui ose.

Alors j’avoue, j’ai passé une nuit avec David, avec cet artiste, cet homme si créatif, qui ose, qui dépasse les convenances, qui m’a passionnée lorsque j’ai découvert ce que l’auteur a fait transparaitre de sa vie, ses sentiments, ses amours, ses interrogations… J’ai vraiment eu l’impression de vivre à ses côtés pendant quelques heures et de parcourir sa vie. Et puis, bien évidemment, j’ai ensuite voulu retrouver toutes ces œuvres dont j’ai découvert la genèse et que j’avais l’impression de déjà bien connaître.

Ce roman est magnifique ! Bien sûr, Catherine Cusset nous parle d’un artiste connu, vivant, et que nous ne rencontrerons sans doute jamais de notre vie. Mais je vous l’assure, les lignes dansent les pages se tournent, et vous avez l’impression de voir David Hockney chez lui, ou chez ses amis, de le voir peindre ces toiles si bien décrites que vous n’avez même pas besoin de chercher pour savoir laquelle est dans telle ou telle scène. Vous les voyez, vous voyez l’eau, la piscine, les amants et les amours de l’artiste, les bonheurs et les chagrins, l’ombre et la lumière, la vie et la mort autour de lui. Vous êtes à ses côtés et c’est superbe de vérité. Catherine Cusset a un grand talent de conteuse, un talent pour poser un regard particulier sur  cet artiste et rendre vivants, humains et présents les personnages de Vie de David Hockney. Elle réussi à faire de cette vie un roman,  une belle histoire que l’on n’a pas envie de lâcher, bien au delà d’une banale biographie.

Domi_C_Lire_vie_de_david_hockney_catherine_cusset_1💙💙💙💙💙

Merci Catherine Cusset pour la belle dédicace, digne du maître !
Retrouvez Catherine Cusset sur son blog : Catherine Cusset 
Lire aussi l’avis de Céline du blog Arthémiss


Catalogue éditeur : Gallimard

 «Peut-être n’éprouverait-il plus jamais de passion comme celle qu’il avait sentie pour Peter, peut-être n’y aurait-il plus d’union parfaite, mais il restait la perfection de l’amitié, la beauté des cyprès sur les collines et la joie que donnait le travail. Et s’il oubliait Peter, s’il réussissait à vivre sans lui, ce dernier ne reviendrait-il pas? Personne n’était attiré par la tristesse et la mélancolie. Mais par la gaieté, la force, le bonheur, oui.»

Né en 1937 dans une petite ville du nord de l’Angleterre, David Hockney a dû se battre pour devenir un artiste. Il a vécu entre Londres et Los Angeles, traversé les années sida et secoué le monde de l’art avec une vitalité et une liberté que n’ont entamées ni les chagrins amoureux, ni la maladie, ni les conflits, ni le deuil. Sous la plume incisive de Catherine Cusset, ce livre à mi-chemin du roman et de la biographie dresse un portrait intime, émouvant, habité, du peintre anglais vivant le plus connu.

192 pages, 140 x 205 mm / Parution : 11-01-2018  / Achevé d’imprimer : 01-12-2017 / ISBN : 9782072753329

 

L’Exposition François Ier et l’art des Pays-Bas au Musée du Louvre

Le goût de François Ier pour les arts et l’importance de l’influence italienne, en particulier de Léonard de Vinci, sont aujourd’hui connus de tous. Le Louvre nous présente ici un bel éventail d’artistes venus du nord, et nous démontre l’influence des Pays-Bas à la cour et au-delà, au début du XVIe siècle.

On retrouve ces maîtres néerlandais en Normandie, Picardie, Champagne ou Bourgogne entre autre. Ils arrivent d’Anvers, Bruxelles, ou Haarlem par exemple. Ils sont spécialisés dans les enluminures, la peinture religieuse bien sûr, très courante à cette époque, les vitraux, la tapisserie, la sculpture, ou encore les pièces d’orfèvrerie.

On y découvre Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon, spécialiste du portrait, une salle entière est d’ailleurs consacrée aux portraits. Mais aussi des artistes tels Godefroy le Batave, enlumineur d’origine hollandaise, ou Noël Bellemare, peintre et enlumineur, et d’autres restés anonymes.

L’exposition nous plonge dans les fastes de la Renaissance française, on apprécie ces portraits majestueux de François Ier ou Marguerite de Navarre entre autre, mais aussi ceux de petit format représentant des personnages anonymes. Une leçon d’histoire comme on les aime.

Domi_C_Lire__expo_le_louvre_9On admire également le livre d’heures que Le Louvre tente d’acquérir. Ce minuscule objet vaut 10 millions d’euros. Ce livre de prières manuscrit est entièrement recouvert d’une reliure d’or et de pierres précieuses. François Ier l’offrit à sa nièce Jeanne d’Albret, future mère d’Henri IV. Le Louvre a lancé une campagne d’appel aux mécènes. Cette campagne de dons continue jusqu’au 15 février.

Exposition François Ier et l’art des Pays-Bas Musée du Louvre du 18 Octobre 2017 au 15 Janvier 2018

 

Art/ Afrique, le nouvel atelier de la fondation Louis Vuitton

Elle devait s’arrêter mais elle continue jusqu’au 4 septembre, l’Exposition Art/ Afrique, le nouvel atelier de la Fondation Louis Vuitton

art afrique.jpgLa Fondation a consacré la totalité de ses espaces à l’Afrique pour présenter Art/ Afrique, le nouvel atelier. J’ai eu le plaisir de la visiter lors de l’inauguration, avec le grand bonheur de pouvoir poser toutes les questions sur les œuvres et les artistes exposés aux différents guides dans chacune des salles de la FLV. En fait il y a deux expositions en une, et de nombreuses manifestations ont également eu lieu pendant l’été en relation avec ces thématiques.

Les Initiés présente un choix d’œuvres (1989-2009) de la collection d’art contemporain africain de Jean Pigozzi

Après avoir visité l’exposition  Magiciens de la Terre au Centre Pompidou et à la Grande halle de la Villette en 1989, l’homme d’affaires Jean Pigozzi fait appel à André Magnin, alors commissaire adjoint sur la section africaine de l’exposition, pour constituer sa propre collection qui sera dédiée aux artistes vivant et travaillant en Afrique subsaharienne. En véritable défricheur, André Magnin arpente le continent africain à la rencontre d’artistes autodidactes. Il faut se replonger dans le contexte, ni téléphone portable, ni internet, ni réseaux sociaux, André Magnin va tisser des relations, et réussir à démontrer l’originalité des artistes qu’il va dénicher.

Dans cette partie, on découvre une sélection d’œuvres de quinze artistes emblématiques de la collection de Jean Pigozzi.

 Celles-ci m’ont particulièrement plu, par leur originalité, leur poésie et leur modernité, et en même temps leur rappel des créations ancestrales que l’on associe à l’Afrique.

Être là, œuvres d’Afrique du Sud, une scène contemporaine, auxquelles s’ajoute des œuvres de la Collection.

L’exposition collective « Être là » est consacrée à l’Afrique du Sud, l’une des scènes les plus dynamiques du continent africain.

L’exposition se concentre sur un espace-temps précis : aujourd’hui, et croise plusieurs générations d’artistes ayant les même objectifs. Tout d’abord des artistes nés dans les années 1970 et reconnus sur la scène artistique internationale. Puis un choix d’artistes nés dans les années 1980 soit plus de vingt ans après la fin de l’apartheid.

J’ai également beaucoup aimé ces photos, celles bien sûr du grand Seydou Keïta, ces portraits, ou ces sublimes photos de coiffures traditionnelles. Enfin pour celles-ci on ne sait plus ce qui est le plus beau, le travail du photographe ou celui des femmes magiciennes de la coiffure.

Enfin, au tout dernier niveau, on peut découvrir une sélection d’œuvres africaines qui font partie de la Collection de la Fondation 

Si vous n’y êtes pas encore allé, profitez d’une expo pour visiter la FLV. C’est un bel espace où se reposer, sous la verrière, dans la lumière de ce vaisseau posé à l’orée du bois de Boulogne.

Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée

Derniers jours pour l’exposition au Musée national Eugène Delacroix

DomiCLire_musee_delacroixIl est encore temps de revoir ce musée absolument charmant qu’est le Musée national Eugène Delacroix et de découvrir l’exposition « Maurice Denis et Eugène Delacroix De l’atelier au musée » qui se termine le 28 août 2017.

Bien qu’il soit né après le décès de Delacroix, le peintre Maurice Denis avait une admiration sincère pour l’œuvre d’Eugène Delacroix qu’il a approchée dans les musées, mais aussi par l’intermédiaire d’artistes plus âgés, Paul Cézanne, Odilon Redon, Paul Gauguin. Il a d’ailleurs été l’un des acteurs du sauvetage de l’atelier de Delacroix près de la place de Fürstenberg, puis de sa transformation en musée. L’exposition met en valeur l’admiration de l’œuvre d’Eugène Delacroix par des artistes nés après sa disparition.

 

 

J’ai découvert ce musée lors du vernissage de cette exposition, quel joli havre de paix dans un quartier par ailleurs absolument délicieux. C’est là que l’artiste était installé et qu’il est mort en 1863.
Le jardin vient d’être rénové. Quel charme !
Allez-y, savourez les tableaux et l’ambiance dans la maison ou dans l’atelier, prenez le temps de vous poser dans le jardin, asseyez-vous et écoutez, regardez, ils sont là, les artistes, les amis des peintres, vous les voyez ? …

 

Exposition « Corps en mouvement. La danse au musée » Petite Galerie du Louvre

Merci au Louvre et à Orange pour la présentation du MOOC « L’instant figé »et pour la visite de la petite galerie.  

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Nous étions un petit groupe, accompagnés par Ludovic Laugier, conservateur du patrimoine en charge de la sculpture grecque au musée du Louvre à faire la visite de l’exposition « Corps en mouvement. La danse au musée » dans la Petite Galerie au Louvre, un soir de mars. Aussi passionné que passionnant, on y aurait tous passé la nuit, tant son discours était riche. Alors on est prêt à comprendre et apprendre avec « L’instant figé, quand l’art saisit le mouvement », le MOOC proposé par Orange et le musée du Louvre, vous aussi ?

L’exposition en quelques photos… si vous ne pouvez pas y aller ! C’est beau, un peu court, mais après tout, c’est le privilège de la petite galerie… Et n’oubliez pas, si vous ne pouvez pas y aller, suivez le MOOC

« L’instant figé, quand l’art saisit le mouvement » le MOOC proposé par Orange & le musée du Louvre

Un MOOC sur l’Instant figé ? Avec le Louvre et en relation avec l’exposition « Corps en mouvement. La danse au musée », ah, mais qu’est-ce que c’est ?

mooc_identite_finAfin de mieux accompagner l’exposition « Corps en mouvement. La danse au musée » présentée dans la Petite Galerie du Louvre jusqu’à cet été, Orange et le musée du Louvre nous proposent un MOOC en 5 séquences. Les inscriptions sont ouvertes depuis 30 janvier, les cours débuteront lundi 6 mars 2017.

Mais alors, un MOOC (Massive Online Open Courses), qu’est-ce que c’est ?  Tout simplement un enseignement en ligne ouvert à tous ceux qui le souhaitent et qui est entièrement gratuit. Tous les curieux, les amateurs d’art, ceux qui aiment apprendre, s’instruire et découvrir peuvent s’inscrire à ce cours.

Le MOOC « l’instant figé » donne des clés d’observation et d’explication d’œuvres de l’Antiquité à nos jours, autour du thème du mouvement dans l’art.
A chacun son rythme, les 3 premières sessions vont ouvrir dès lundi 7 mars, ensuite viendront les 2 suivantes.
Chaque thématique est illustrée par des œuvres majeures (la Victoire de Samothrace, le Verrou de Fragonard ou Les Sabines de David) et bénéficie d’une mise en contexte historique et artistique. Dans chaque session, des vidéos, des ressources complémentaires, des activités d’apprentissage et un forum de discussion guiderons les apprentis Moocqueurs. N’oublions pas qu’il y a aussi les quizz pour tester ses connaissances et pour acquérir des badges. Si si, à tout âge ça marche les badges, ça permet de se faire plaisir et de confirmer que l’on a emmagasiné quelques connaissances ! Le MOOC est également animé pendant les premières semaines, on peut donc poser toutes les questions complémentaire qui nous viendrait à l’esprit et dont on n’aurait pas trouvé la réponse dans les différents documents. Chacun à sa convenance peut également faire les activités ludiques inscrites dans chaque session et participer à la communauté de Moocqueurs. Le MOOC, c’est donc quand on veut, chacun à son rythme, et on y prend ce que l’on veut !

Pour Orange, c’est presque une habitude, puisque c’est le cinquième MOOC Culture proposé en relation avec les plus grands musées (Musée de l’Homme, Musée Picasso, Château de Versailles) et plus de 62000 personnes ont déjà suivi ces enseignements à la fois ludiques et rigoureux. L’outil numérique permet donc à la fois à Orange et aux musée de démocratiser l’accès au savoir et à la culture, en rendant ceux-ci accessibles au plus grand nombre par des formations de qualité.

Bon, moi je suis dans les startingblocks, inscrite et prête à apprendre !

Au programme du MOOC :

Comment le génie de l’artiste arrive-t-il à faire jaillir le mouvement d’une œuvre pourtant immobile ? Quelles histoires issues de la mythologie et de la religion ont permis aux artistes d’étudier et d’inventer des formules pour décomposer et suggérer le mouvement ? C’est Ludovic Laugier qui propose des réponses à ces questions.
Le cours s’organise autour de 5 thématiques :

  1. Entrez dans la danse
  2. Il va y avoir du sport !
  3. Arrêt sur image
  4. Corps à corps
  5. Mouvements passionnés

Inscriptions sur http://www.mooc-instantfige.com

 

Rembrandt intime. Musée Jacquemart André

Rembrandt intime, une exposition à voir au musée Jacquemart André jusqu’au 23 janvier 2017

domi_c_lire_expo_rembrandt11Maître de l’art hollandais du XVIIe siècle, Rembrandt a dominé l’art son temps. Habité d’un pouvoir créatif qui force l’admiration, Rembrandt interroge dans ses œuvres la destinée humaine, tout en s’attachant à représenter son cercle intime. Ses proches font l’objet de nombreuses études réalisées par un artiste qui va aussi, tout au long de sa vie, se représenter lui-même et porter l’art de l’autoportrait à ses sommets.

Quand on a l’habitude d’aller dans ce superbe lieu qu’est le musée Jacquemart André, on connait déjà trois des œuvres maitresses de l’exposition : les Pèlerins d’Emmaüs (1629), le Portrait de la princesse Amélie de Solms (1632), et le Portrait du Docteur Arnold Tholinx (1656). Elles sont représentatives d’époques différentes de la vie du maitre, ses débuts, sa vie à Amsterdam, puis la maturité et son évolution artistique.

Des prêts exceptionnels du Metropolitan Museum of Art de New York, du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, de la National Gallery de Londres, du Rijksmuseum d’Amsterdam, du Louvre ou encore du Kunsthistorisches Museum de Vienne permettent de mettre ces trois œuvres en scène avec d’autres œuvres contemporaines de chaque époque. En particulier de nombreux dessins, portraits, gravures. Avec comme conducteur la vie et les proches de Rembrandt, indissociables de son œuvre.

De salle en salle (on se souvient aussi que la partie réservée aux expositions est relativement petite, mais quel concentré de beauté !) on admire donc une vingtaine de tableaux et autant sinon plus de gravures et dessins, ces derniers permettant de comprendre toute la finesse et la magie du talent de Rembrandt.

Rembrandt est né le 15 juillet 1606 à Leyde, il meurt le 4 octobre 1669. Dans ses tableaux, on retrouve sa femme Saskia, puis sa compagne Hendrickje Stoffeis ou même son fils. Passé maitre dans l’art du dessin, il est également reconnu pour ses portraits de notables, à la fois réalistes et d’une simplicité qui n’est qu’apparente. Il leur doit une partie de sa notoriété. On se délecte à admirer les jeux de lumières sur des tableaux en apparence sombres mais au final si puissants.

Un jolie exposition, à peine frustrante tant on souhaiterait découvrir d’avantage d’œuvres majeures du maitre. Mais le réconfort est de se dire que l’on pourra toujours revenir au Musée Jacquemart André pour revoir les trois pièces maitresse de l’exposition. Ainsi que l’ensemble des collections permanentes qui elles aussi valent la visite !