Art/ Afrique, le nouvel atelier de la fondation Louis Vuitton

Elle devait s’arrêter mais elle continue jusqu’au 4 septembre, l’Exposition Art/ Afrique, le nouvel atelier de la Fondation Louis Vuitton

art afrique.jpgLa Fondation a consacré la totalité de ses espaces à l’Afrique pour présenter Art/ Afrique, le nouvel atelier. J’ai eu le plaisir de la visiter lors de l’inauguration, avec le grand bonheur de pouvoir poser toutes les questions sur les œuvres et les artistes exposés aux différents guides dans chacune des salles de la FLV. En fait il y a deux expositions en une, et de nombreuses manifestations ont également eu lieu pendant l’été en relation avec ces thématiques.

Les Initiés présente un choix d’œuvres (1989-2009) de la collection d’art contemporain africain de Jean Pigozzi

Après avoir visité l’exposition  Magiciens de la Terre au Centre Pompidou et à la Grande halle de la Villette en 1989, l’homme d’affaires Jean Pigozzi fait appel à André Magnin, alors commissaire adjoint sur la section africaine de l’exposition, pour constituer sa propre collection qui sera dédiée aux artistes vivant et travaillant en Afrique subsaharienne. En véritable défricheur, André Magnin arpente le continent africain à la rencontre d’artistes autodidactes. Il faut se replonger dans le contexte, ni téléphone portable, ni internet, ni réseaux sociaux, André Magnin va tisser des relations, et réussir à démontrer l’originalité des artistes qu’il va dénicher.

Dans cette partie, on découvre une sélection d’œuvres de quinze artistes emblématiques de la collection de Jean Pigozzi.

 Celles-ci m’ont particulièrement plu, par leur originalité, leur poésie et leur modernité, et en même temps leur rappel des créations ancestrales que l’on associe à l’Afrique.

Être là, œuvres d’Afrique du Sud, une scène contemporaine, auxquelles s’ajoute des œuvres de la Collection.

L’exposition collective « Être là » est consacrée à l’Afrique du Sud, l’une des scènes les plus dynamiques du continent africain.

L’exposition se concentre sur un espace-temps précis : aujourd’hui, et croise plusieurs générations d’artistes ayant les même objectifs. Tout d’abord des artistes nés dans les années 1970 et reconnus sur la scène artistique internationale. Puis un choix d’artistes nés dans les années 1980 soit plus de vingt ans après la fin de l’apartheid.

J’ai également beaucoup aimé ces photos, celles bien sûr du grand Seydou Keïta, ces portraits, ou ces sublimes photos de coiffures traditionnelles. Enfin pour celles-ci on ne sait plus ce qui est le plus beau, le travail du photographe ou celui des femmes magiciennes de la coiffure.

Enfin, au tout dernier niveau, on peut découvrir une sélection d’œuvres africaines qui font partie de la Collection de la Fondation 

Si vous n’y êtes pas encore allé, profitez d’une expo pour visiter la FLV. C’est un bel espace où se reposer, sous la verrière, dans la lumière de ce vaisseau posé à l’orée du bois de Boulogne.

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Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée

Derniers jours pour l’exposition au Musée national Eugène Delacroix

DomiCLire_musee_delacroixIl est encore temps de revoir ce musée absolument charmant qu’est le Musée national Eugène Delacroix et de découvrir l’exposition « Maurice Denis et Eugène Delacroix De l’atelier au musée » qui se termine le 28 août 2017.

Bien qu’il soit né après le décès de Delacroix, le peintre Maurice Denis avait une admiration sincère pour l’œuvre d’Eugène Delacroix qu’il a approchée dans les musées, mais aussi par l’intermédiaire d’artistes plus âgés, Paul Cézanne, Odilon Redon, Paul Gauguin. Il a d’ailleurs été l’un des acteurs du sauvetage de l’atelier de Delacroix près de la place de Fürstenberg, puis de sa transformation en musée. L’exposition met en valeur l’admiration de l’œuvre d’Eugène Delacroix par des artistes nés après sa disparition.

 

 

J’ai découvert ce musée lors du vernissage de cette exposition, quel joli havre de paix dans un quartier par ailleurs absolument délicieux. C’est là que l’artiste était installé et qu’il est mort en 1863.
Le jardin vient d’être rénové. Quel charme !
Allez-y, savourez les tableaux et l’ambiance dans la maison ou dans l’atelier, prenez le temps de vous poser dans le jardin, asseyez-vous et écoutez, regardez, ils sont là, les artistes, les amis des peintres, vous les voyez ? …

 

Exposition « Corps en mouvement. La danse au musée » Petite Galerie du Louvre

Merci au Louvre et à Orange pour la présentation du MOOC « L’instant figé »et pour la visite de la petite galerie.  

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Nous étions un petit groupe, accompagnés par Ludovic Laugier, conservateur du patrimoine en charge de la sculpture grecque au musée du Louvre à faire la visite de l’exposition « Corps en mouvement. La danse au musée » dans la Petite Galerie au Louvre, un soir de mars. Aussi passionné que passionnant, on y aurait tous passé la nuit, tant son discours était riche. Alors on est prêt à comprendre et apprendre avec « L’instant figé, quand l’art saisit le mouvement », le MOOC proposé par Orange et le musée du Louvre, vous aussi ?

L’exposition en quelques photos… si vous ne pouvez pas y aller ! C’est beau, un peu court, mais après tout, c’est le privilège de la petite galerie… Et n’oubliez pas, si vous ne pouvez pas y aller, suivez le MOOC

« L’instant figé, quand l’art saisit le mouvement » le MOOC proposé par Orange & le musée du Louvre

Un MOOC sur l’Instant figé ? Avec le Louvre et en relation avec l’exposition « Corps en mouvement. La danse au musée », ah, mais qu’est-ce que c’est ?

mooc_identite_finAfin de mieux accompagner l’exposition « Corps en mouvement. La danse au musée » présentée dans la Petite Galerie du Louvre jusqu’à cet été, Orange et le musée du Louvre nous proposent un MOOC en 5 séquences. Les inscriptions sont ouvertes depuis 30 janvier, les cours débuteront lundi 6 mars 2017.

Mais alors, un MOOC (Massive Online Open Courses), qu’est-ce que c’est ?  Tout simplement un enseignement en ligne ouvert à tous ceux qui le souhaitent et qui est entièrement gratuit. Tous les curieux, les amateurs d’art, ceux qui aiment apprendre, s’instruire et découvrir peuvent s’inscrire à ce cours.

Le MOOC « l’instant figé » donne des clés d’observation et d’explication d’œuvres de l’Antiquité à nos jours, autour du thème du mouvement dans l’art.
A chacun son rythme, les 3 premières sessions vont ouvrir dès lundi 7 mars, ensuite viendront les 2 suivantes.
Chaque thématique est illustrée par des œuvres majeures (la Victoire de Samothrace, le Verrou de Fragonard ou Les Sabines de David) et bénéficie d’une mise en contexte historique et artistique. Dans chaque session, des vidéos, des ressources complémentaires, des activités d’apprentissage et un forum de discussion guiderons les apprentis Moocqueurs. N’oublions pas qu’il y a aussi les quizz pour tester ses connaissances et pour acquérir des badges. Si si, à tout âge ça marche les badges, ça permet de se faire plaisir et de confirmer que l’on a emmagasiné quelques connaissances ! Le MOOC est également animé pendant les premières semaines, on peut donc poser toutes les questions complémentaire qui nous viendrait à l’esprit et dont on n’aurait pas trouvé la réponse dans les différents documents. Chacun à sa convenance peut également faire les activités ludiques inscrites dans chaque session et participer à la communauté de Moocqueurs. Le MOOC, c’est donc quand on veut, chacun à son rythme, et on y prend ce que l’on veut !

Pour Orange, c’est presque une habitude, puisque c’est le cinquième MOOC Culture proposé en relation avec les plus grands musées (Musée de l’Homme, Musée Picasso, Château de Versailles) et plus de 62000 personnes ont déjà suivi ces enseignements à la fois ludiques et rigoureux. L’outil numérique permet donc à la fois à Orange et aux musée de démocratiser l’accès au savoir et à la culture, en rendant ceux-ci accessibles au plus grand nombre par des formations de qualité.

Bon, moi je suis dans les startingblocks, inscrite et prête à apprendre !

Au programme du MOOC :

Comment le génie de l’artiste arrive-t-il à faire jaillir le mouvement d’une œuvre pourtant immobile ? Quelles histoires issues de la mythologie et de la religion ont permis aux artistes d’étudier et d’inventer des formules pour décomposer et suggérer le mouvement ? C’est Ludovic Laugier qui propose des réponses à ces questions.
Le cours s’organise autour de 5 thématiques :

  1. Entrez dans la danse
  2. Il va y avoir du sport !
  3. Arrêt sur image
  4. Corps à corps
  5. Mouvements passionnés

Inscriptions sur http://www.mooc-instantfige.com

 

Rembrandt intime. Musée Jacquemart André

Rembrandt intime, une exposition à voir au musée Jacquemart André jusqu’au 23 janvier 2017

domi_c_lire_expo_rembrandt11Maître de l’art hollandais du XVIIe siècle, Rembrandt a dominé l’art son temps. Habité d’un pouvoir créatif qui force l’admiration, Rembrandt interroge dans ses œuvres la destinée humaine, tout en s’attachant à représenter son cercle intime. Ses proches font l’objet de nombreuses études réalisées par un artiste qui va aussi, tout au long de sa vie, se représenter lui-même et porter l’art de l’autoportrait à ses sommets.

Quand on a l’habitude d’aller dans ce superbe lieu qu’est le musée Jacquemart André, on connait déjà trois des œuvres maitresses de l’exposition : les Pèlerins d’Emmaüs (1629), le Portrait de la princesse Amélie de Solms (1632), et le Portrait du Docteur Arnold Tholinx (1656). Elles sont représentatives d’époques différentes de la vie du maitre, ses débuts, sa vie à Amsterdam, puis la maturité et son évolution artistique.

Des prêts exceptionnels du Metropolitan Museum of Art de New York, du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, de la National Gallery de Londres, du Rijksmuseum d’Amsterdam, du Louvre ou encore du Kunsthistorisches Museum de Vienne permettent de mettre ces trois œuvres en scène avec d’autres œuvres contemporaines de chaque époque. En particulier de nombreux dessins, portraits, gravures. Avec comme conducteur la vie et les proches de Rembrandt, indissociables de son œuvre.

De salle en salle (on se souvient aussi que la partie réservée aux expositions est relativement petite, mais quel concentré de beauté !) on admire donc une vingtaine de tableaux et autant sinon plus de gravures et dessins, ces derniers permettant de comprendre toute la finesse et la magie du talent de Rembrandt.

Rembrandt est né le 15 juillet 1606 à Leyde, il meurt le 4 octobre 1669. Dans ses tableaux, on retrouve sa femme Saskia, puis sa compagne Hendrickje Stoffeis ou même son fils. Passé maitre dans l’art du dessin, il est également reconnu pour ses portraits de notables, à la fois réalistes et d’une simplicité qui n’est qu’apparente. Il leur doit une partie de sa notoriété. On se délecte à admirer les jeux de lumières sur des tableaux en apparence sombres mais au final si puissants.

Un jolie exposition, à peine frustrante tant on souhaiterait découvrir d’avantage d’œuvres majeures du maitre. Mais le réconfort est de se dire que l’on pourra toujours revenir au Musée Jacquemart André pour revoir les trois pièces maitresse de l’exposition. Ainsi que l’ensemble des collections permanentes qui elles aussi valent la visite !

Grande exposition Hergé au Grand Palais

Que l’on aime, ou pas, les aventures de Tintin, on adorera découvrir la belle exposition consacrée à Hergé au Grand palais

affichehergeokCe qu’en dit le grand Palais : On ne présente plus la carrière de Georges Remi, dit Hergé, auteur belge de bande dessinée principalement connu pour Les Aventures de Tintin. Souvent considéré comme « le père de la bande dessinée européenne », il est l’un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles. Perfectionniste et visionnaire, il crée tour à tour Les Exploits de Quick et Flupke (1930) ou Les Aventures de Jo, Zette et Jocko (1935) et fait évoluer ses personnages en lien avec l’actualité contemporaine. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands artistes contemporains et a vendu presque 250 millions d’albums, traduits dans une centaine de langues.

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais en collaboration avec Le Musée Hergé.

Tout au long de cette exposition, le visiteur se promène dans la vie d’Hergé, à la découverte de sa rencontre avec l’art contemporain, car artiste lui-même, on découvre d’ailleurs quelques tableaux réalisés par Hergé, il était également amateur d’art.

Il débute au journal Le Vingtième Siècle où il fait des reportages sur des sujets très variés, art précolombien, Van Gogh, Goya, etc. Initié à l’art moderne dès les années 60, il va également collectionner les œuvres de ses contemporains.

Si Hergé a toujours aimé raconter des histoires, il aime aussi agrémenter ses histoires de dessins. Mais surtout il passe rapidement maitre dans l’art du découpage, de la mise en scène, du décor, pour créer une atmosphère, des personnages, une intrigue, alliant littérature et art cinématographique pour créer une œuvre originale.

Il publie ses premières planches dans le journal Le Petit Vingtième, mais le journal ferme lors de l’occupation allemande. Dès 1941, il va reprendre ses publications des premiers Tintin pour un supplément hebdomadaire jeunesse. Il connaitra d’ailleurs quelques soucis à la libération, plusieurs fois arrêté, il n’obtiendra son « certificat de civisme » qu’en 1947.

C’est à cette période qu’il connait ses plus grands succès, car jamais les tirages chez Casterman n’ont été aussi élevés. Il adopte enfin la couleur avec l’album L’étoile mystérieuse, et fait entrer le Capitaine Haddock dans le panthéon de ses personnages avec Le crabe aux pinces d’or.

Tout au long des différentes salles, on peut admirer la finesse des traits, le détail, les personnages, présentés par des planches successives et qui montrent bien les étapes de la réalisation d’un album. On est très proche d’ailleurs des dessins préparatoires des plus grands artistes peintres !

De salle en salle, on découvre d’autres aspects de la carrière d’Hergé, comme ces dessins pour des « réclames », ce précurseur de la publicité, de belles affiches, des logos, superbes de finesse et de simplicité, colorés et expressifs.

Une salle est consacrée à la rencontre d’Hergé avec sans doute le seul personnage réel des aventures de Tintin, Tchang, qu’il rencontre à Bruxelles en 1934. C’est le choc des cultures, et la rencontre aussi avec l’humain, qui transforme et donne une dimension supplémentaire à ses albums. On découvre avec plaisir quelques objets personnels, une multitude de dessins aussi, un mur de couvertures des revues Le Petit Vingtième, etc.

Une belle expo qui nous fait voyager sur les traces d’un artiste qui fait rêver les enfants de 7 à 77 ans…S’il faut retenir une leçon ? Pour y arriver, dessiner, dessiner, dessiner encore… et avoir du talent !

Grand Palais, Galeries nationales, du 28 septembre au 15 janvier 2017.

Chefs-d’œuvre de Budapest. Dürer, Greco, Tiepolo, Manet, Rippl-Rónai…

Le Musée du Luxembourg accueille les chefs-d’œuvre des musées de Budapest.

DomiClire_budapest_1Pendant ses travaux de rénovation, le célèbre Szépmuvészeti Múzeum se joint à la Galerie Nationale Hongroise pour présenter à Paris les fleurons de leurs collections, depuis la sculpture médiévale jusqu’au symbolisme et à l’expressionnisme.
Quatre-vingt peintures, dessins et sculptures de Dürer, Cranach, Greco, Goya, Manet, Gauguin, Kokoschka entre autres, ainsi qu’une dizaine d’œuvres de l’art hongrois sont présentés, offrant ainsi une belle perspective de l’art européen.

La fin du moyen age, la renaissance germanique, l’age d’or hollandais, mais aussi les impressionnistes avec Manet, Monet ou Cézanne, aucun style n’est oublié. J’avais particulièrement aimé le tableau de Claude Monet « les barques » lorsque j’avais visité le musée à Budapest et je l’ai retrouvé avec plaisir.

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le musée des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise. Du 9 mars 2016 au 10 juillet 2016.