La dixième muse, Alexandra Koszelyk

Au seuil de deux univers parallèles, entrer dans la vie de Guillaume Apollinaire

S’égarer dans les allées du Père-Lachaise, quel parisien ou même touriste ne l’a pas déjà fait ? Comme tous les cimetières de la capitale il recèle des trésors pour les esprits féconds. Tous les artistes qui reposent là pour l’éternité peuvent nourrir notre imaginaire.

Florent y vient un jour de pluie seconder son ami Philippe et surtout fuir la mélancolie qui l’habite. Il tombe par hasard sur la tombe de Guillaume Apollinaire de Kostrowitzky. Le poète qui a combattu pendant la première guerre mondiale est décédé le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole. Rien de bien glorieux aux yeux de sa mère, une femme extravagante qui n’a pas vraiment su élever ses garçons, mais il laisse un grand vide et une véritable tristesse pour ses amis, en particulier pour Pablo Picasso.

A peine rentrée chez lui, Florent se penche avec avidité sur les poèmes, textes, calligraphies du poète qu’il avait un peu oublié depuis ses années de scolarité. Et peu à peu, cela devenient une obsession, il veut le suivre, le comprendre, le connaître. Une empathie, une curiosité, une boulimie l’habitent. Il veut savoir où il est allé, qui il a côtoyé, qui il a aimé, comment il a vécu. Comment peut-il revenir à la vie, à sa Louise, à son travail, à un monde bien plus terre à terre.

Florent vit désormais dans les pas d’Apollinaire. Il rencontre et aime ce et ceux qu’il aimait, au risque de s’y perdre. Un dédoublement de vie qui lui fait rencontrer les nombreuses muses et femmes de la vie du poète. De Marie Laurencin à Lou, de Annie Playden à Madeleine Pagès, elles ont compté, elles ont aimé et quitté cet amoureux enfin assagit par son trop bref mariage avec la flamboyante Ruby. Wilhelm Kostrowitzky devenu Apo le prophète, le poète, si proche de la nature, des arbres, du vent, ne fait qu’un avec les saisons, sera porté toute sa vie par l’amour et la passion. Protégé par dame nature comme il aimait le clamer, il échappe à la mort dans les tranchées mais pas au virus espagnol qui a décimé une grande partie de la population de l’époque. Au grès des rêveries de Florent on rencontre entre autre Cendras, Pablo Picasso, et les amis qui l’ont accompagné jusqu’au bout lorsque la grippe l’a emporté.

J’ai aimé ce roman qui nous entraîne dans les pas d’Apollinaire et dans les rêves et la folie de Florent. C’est le roman de deux époques qui se rencontrent, pour lequel il faut se laisser aller et consentir à passer par des hallucinations et des rêves éveillés. Si vous l’acceptez, alors c’est gagné, la rencontre et la magie opèrent. Enfin, en écoutant les mots de Gaïa la dixième muse, un élément hautement symbolique de cette mère nature qui nous porte, nous élève, nous nourrit, comment ne pas avoir envie de prendre soin de la terre que l’on maltraite pourtant chaque jour depuis si longtemps.

À la fois ode à la poésie, manifeste écologique et envolée vers des mondes parallèles, Alexandra Koszelyk démontre ici son talent à se renouveler et nous étonner avec cet univers totalement différent de à crier dans les ruines. C’est magique, onirique et poétique. L’amour est omniprésent, un amour compliqué qui fait parfois autant de bien que de mal.

Pour aller plus loin : Si vous souhaitez partir à la rencontre de Guillaume Apollinaire, ne manquez pas de découvrir le roman APO, et Le Paris d’Apollinaire tous deux écrits par Franck Balandier, un auteur que j’appréciais particulièrement, et qui vient de nous quitter.

Catalogue éditeur : Aux forges de Vulcain

Au cimetière du Père-Lachaise, des racines ont engorgé les canalisations. Alors qu’il assiste aux travaux, Florent s’égare dans les allées silencieuses et découvre la tombe de Guillaume Apollinaire. En guise de souvenir, le jeune homme rapporte chez lui un mystérieux morceau de bois. Naît alors dans son cœur une passion dévorante pour le poète de la modernité. Entre rêveries, égarements et hallucinations vont défiler les muses du poète et les souvenirs d’une divinité oubliée : Florent doit-il accepter sa folie, ou croire en l’inconcevable ? Dans cet hommage à la poésie et à la nature, Alexandra Koszelyk nous entraîne dans une fable écologique, un conte gothique, une histoire d’amours. Et nous pose cette question : que reste-il de magique dans notre monde ?

Alexandra Koszelyk est née en 1976. Elle enseigne, en collège, le français, le latin et le grec ancien.
280 pages / Format : 14 x 20,5 cm / ISBN : 9782373051001 / Date de parution : 15 Janvier 2021 / 20.00 €

Hannibal Meriadec et les larmes d’Odin

Envie d’une histoire de pirates matinée de fantastique ?

1 L’ordre des cendres

C’est l’heure d’embarquer sur un bateau pirate avec Hannibal Meriadec, capitaine du Mac Lir. Ce dernier convoite les pierres précieuses que l’on nomme aussi les larmes d’Odin. Ce sont des diamants d’une pureté exceptionnelle, mais surtout ce sont des pierres qui selon la légende apportent l’immortalité à celui qui les possède.

Il doit sauver Kyle Macstone, que l’on conduit à la mort et au bourreau… Le peuple aime ce genre de spectacle, alors pourquoi l’en priver.
Sur le marché aux esclaves, Mériadec est tombé sous le charme de Sélina, il l’a âprement disputée à Miguel de la Cuervas, un homme aussi rancunier que sanguinaire, mais ce dernier lui a aussitôt dérobé la belle esclave.
Enfin, la course aux larmes d’Odin s’annonce périlleuse et l’île infestée de dragons n’est pas seulement une légende…

Le chemin d’Hannibal est semé d’embûches. Seul réconfort, cette ombre masquée qui hante le bateau à ses côtés, comme un rappel que l’amour peut tout sauver.

Le trait, les couleurs, les mises en pages des personnages et des différentes scènes donnent un rythme à l’ensemble. Violent, sanguinaire, habité par des forces obscures et magiques, cette série mêle combats oniriques et récit fantastique. A se demander où nous allons partir lors des prochains épisodes.

2 Le manuscrit de Karlsen

En se basant sur les souvenirs d’une jeune femme, qui n’était qu’une enfant terrorisée à l’époque où son père les a cachés sur l’île des Dragons, Hannibal Meriadec compte bien retrouver la cachette des larmes d’Odin. Mais la route, ou plutôt les flots, sont semés d’embûches et de dangers surtout lorsque l’on décide d’affronter l’Ordre des Cendres. Les combats seront une fois de plus violents et sans pitié. Traîtrise, embuscade, piège et sorcellerie, rien ne sera épargné à Hannibal et à ses hommes.

Là aussi, le graphisme, les couleurs, rendent particuliérement bien l’impression de violence, les combats, mais aussi le côté fantastique de la série.

Catalogue éditeur : Delcourt, Collection Soleil Celtic

scénariste Jean-Luc Istin
Illustrateur Stéphane Créty
coloriste Sandrine Cordurié

Hannibal Meriadec et les larmes d’Odin T01 L’Ordre des cendres
Paru le  23.06.2010 / EAN 9782302012233 / Dimensions 23.4 x  32.3 cm / Pages 48 / Prix : 14,50€

Hannibal Meriadec et les larmes d’Odin T02 Le Manuscrit de Karlsen
Paru le  23.06.2010 / EAN 9782302011175 Dimensions 23.3 x  32.3 cm / Pages 48 / Prix : 14,50€

La boîte à musique Tome 1 Bienvenue à Pandorient, Carbone & Gijé

Une boite à musique, quel bel objet pour fêter un anniversaire ! Et si cette boite vous ouvre les portes d’un autre monde… Bienvenue à Pandorient est une BD pour les plus jeunes qui plaira à tous.

Domi_C_Lire_la_boite_a_musique_dupuis.jpgNola ne veut pas fêter son anniversaire, c’est trop triste maintenant que Annah, sa maman, n’est plus. Pourtant, son papa lui fait un beau cadeau, un gâteau, des bougies, et cette jolie boule qui est en fait une boite à musique, cette surprise « trop belle » qui appartenait à Annah depuis son plus jeune âge.

Nola est ravie, cette boite à musique c’est un peu de sa maman auprès d’elle, aussi le sommeil va mettre longtemps à arriver, l’envie de contempler et d’écouter son cadeau est bien plus fort. Et quelle n’est pas sa surprise lorsque elle voit une petite fille lui faire signe depuis le fond de la boule ! Elle l’appelle au secours. Le moyen d’aider ? Nola ne le sait pas mais il existe une entrée magique dans cette boite à musique, entrée qui vous permet d’arriver dans cet univers parallèle qu’est le monde de Pandorient.

A Pandorient, Nola fait la connaissance d’Andréa, puis de sa maman malade et de son frère. Dans ce monde-là, elle va rencontrer des êtres étranges, les percecoeurs, un herboriste bien singulier aux bras pluriels, un vieil Octopus, un Guérimaux qui porte si bien son nom, une brigade qui fait respecter l’ordre. Et surtout, Loris, un affreux trafiquant qui fabrique … Mais chut, ne révélons pas tout !

Voilà un bien étrange voyage au pays de Pandorient pour notre petite Nola, prémisse sans doute à de nombreuses autres découvertes, si d’aventure elle décidait d’y revenir un jour !

Si les dessins semblent un peu brouillons et les traits et les couleurs un peu trop fondues au premier abord, au final les couleurs, les traits, les personnages et leurs décors foisonnent de détails. C’est finalement assez bariolé, avec une belle harmonie de camaïeux et de teintes, au milieu de décors sans âge, un soupçon moyenâgeux, un soupçon fantasy, un peu irréel. L’histoire est intéressante qui présente bien les caractères et les personnalités des principaux protagonistes. Solidarité, fidélité, amitié, courage ne sont pas de vains mots dans l’univers de Nola, comme un joli rayon de soleil dans sa vie par ailleurs bien triste. Si ce tome peut se lire indépendamment des autres tomes d’une série annoncée, malgré tout, on attend déjà la suite !

💙💙💙


Catalogue éditeur : Dupuis

Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l’intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu’un lui fait signe et lui demande de l’aide. Dès lors, en suivant les instructions d’Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable… Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d’Andréa et de son frère Igor, est gravement malade… Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L’eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s’occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne… avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père. À moins que tout cela ne fût qu’un rêve… ou pas !

Parution le 26/01/2018 / Genre : Fantastique/ésotérique / Aventure / Collection : Dupuis « Tous Publics » / Age du lectorat : 6+ / Etat de la série : En cours / Album cartonné – 56 pages en couleurs / Hauteur : 300 mm / Largeur : 218 mm / ISBN : 782800173191 / PVP : 12.00EUR

Le Grand Mort, T 7, Dernières migrations

Parce qu’on aime cette série, le plaisir de retrouver Le Grand Mort

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Dans le petit monde, les grand dignitaires ne savent plus comment faire, car Macare est dans le coma et comme ils ont enfin compris où elle voulait en venir, ils attendent avec impatience son réveil. Mais comment contacter Erwan, le transporteur, quand la communication est rompue entre Blanche et Sombre ? Comment Pauline et Gaëlle peuvent-elles réussir à revenir quand dans leur monde tout s’écroule, famine, catastrophes naturelles, pillages, rébellion et violence s’enchainent et leur chemin est difficile vers la paisible maison où tout ne se passe pas comme elles imaginent.

Toujours aussi beau graphiquement parlant, plus sombre aussi, par les couleurs et les intentions, les personnages, l’alternance entre les deux mondes, le dérèglement de la planète qui interrogent le lecteur, c’est toujours un régal à découvrir. Mais à mon goût un peu trop de lenteur, on a l’impression qu’il ne se passe pas assez de choses, et du coup on a juste envie de découvrir le tome suivant pour enfin connaitre l’issue. Et si le plaisir finalement c’était d’attendre le dernier pour les lire tous en même temps, la frustration serait sans doute moins grande ?

Retrouvez les épisodes précédents :

Catalogue éditeur : Glénat

Le sort des deux mondes est entre leurs mains

Les dignitaires sont atterrés. Macare, la prêtresse hermaphrodite sortira-t-elle de son coma ? Le petit monde est au bord du chaos le plus total, car elle-seule aurait la possibilité de le sauver : elle détient la connaissance, mais risque de mourir avec… La seule solution pour remédier à cela est de faire revenir Erwan, le transporteur, afin qu’il la partage équitablement entre les clans. Mais Macare vivra-t-elle assez longtemps ? Et comment prévenir Erwan qu’il y a urgence … lire la suite…

Scénariste Régis Loisel & Jean-Blaise Djian / Dessinateur Vincent Mallié / Coloriste François Lapierre

Format : 240 x 320 mm / 64 pages /  ISBN : 9782749308371 / Prix : 14.50€

Le Grand Mort, T 5, Panique

Comment avancer dans un monde dévasté… Retrouver avec plaisir cette superbe série

Le Grand Mort

Un tremblement de terre dévaste Paris, dans ce monde en décrépitude  Pauline et Gaëlle vont tenter de rejoindre la Bretagne et Erwan.

Pendant ce temps, Erwan apprivoise Blanche, et comprend peu à peu la force qui est en elle et les étranges phénomènes qui ont émaillé son parcours depuis le début de l’aventure.

Des liens se tissent entre Blanche et Sombre, d’un monde à l’autre, d’une pensée à l’autre. Pourtant il ne se passe pas grand-chose, simplement les idées s’éclaircissent, la suite se met en place, et le lecteur attend avec impatience la suite au prochain tome.

Catalogue éditeur : Glénat

Rescapées du tremblement de terre qui a dévasté Paris, Pauline et Gaëlle tentent par tous les moyens de retourner en Bretagne. Ici aussi, la catastrophe a frappé. Elle s’est même visiblement répandue à l’ensemble de la planète. Naviguant au milieu des décombres en compagnie d’Erwan, Blanche découvre peu à peu la nature du lien qui l’unit à cet étrange garçon de l’autre monde, Sombre. Erwan mesure quant à lui l’étendue des inquiétants pouvoirs de la petite fille… Ensemble, ils commencent à rassembler les pièces du puzzle dans ce monde détruit. La prêtresse hermaphrodite du Petit Monde aurait utilisé Pauline pour intervenir sur leur réalité par l’intermédiaire de Blanche. Erwan serait son unique espoir…

Confrontant une galerie de personnages ordinaires à un terrible destin, Loisel et Djian trouvent un ton juste et intelligent pour revisiter le récit apocalyptique, y mêlant de subtiles touches de fantastique, et livrer une série singulière et attachante. Vincent Mallié, par son dessin expressif et poétique, restitue à merveille l’ambiance unique qui s’en dégage.

Scénariste : Régis Loisel Jean-Blaise Djian Dessinateur : Vincent Mallié Coloriste : François Lapierre

Parution : 26.11.2014 / Format : 240 x 320 mm / Pages : 64 / EAN : 9782749307800

Royaume de vent et de colères, Jean-Laurent Del Socorro

Un roman qui combine fait historique, fantasy et aventure à l’époque du bon roi Henri IV

Puisque « Paris vaut bien une messe », Henri IV va se convertir au catholicisme en 1593 pour accéder au trône de France et de Navarre. En 1596, la France est enfin en paix, seule Marseille la catholique s’oppose encore au roi. Dans l’auberge de la Roue de la Fortune, le lecteur fait connaissance tour à tour avec les principaux protagonistes de l’intrigue. Si l’idée de départ est ancrée dans la réalité, la rébellion Marseillaise face au roi de France, la magie est également présente dans le roman, à la limite de la sorcellerie. L’Artbon, sorte de pierre philosophale émettant des ondes maléfiques pour le corps humain,  porte à la fois bien et mal son nom, puisqu’il est source de miracle dans les combats les plus intenses, mais également artisan de la mort de celui qui le maîtrise.

Dans ce roman choral, les différents personnages présentent leur histoire. Constitué de trois parties qui rythment bien l’intrigue, nous les découvrons d’abord un par un dans l’auberge  de la Roue de la Fortune, au moment où tout semble prêt à exploser dans la ville de Marseille, juste avant l’apogée de l’intrigue principale. Puis les flash-back de chacun, à des périodes différentes, nous font comprendre pourquoi et comment leurs chemins les ont fait converger vers cette auberge, enfin retour au présent, au moment de la bataille, de la confrontation et, qui sait, pour certains peut être, de la mort. Axelle, Victoire, Gabriel, Armand et Roland, Silas, ont tous un vécu et un passé important et différent, qui a fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui, prêts à combattre ou à vivre dans un affrontement final. Avec eux, nous partons en incursion dans le monde fermé des guildes, dans celui des bandits reconvertis,  dans le monde des religieux aux bien étranges pratiques qui préfèrent l’amour à la règle (et comme on les comprend), dans celui du chevalier converti qui n’a jamais oublié la fin tragique de sa famille la nuit de la saint Barthélémy. Tous ces univers très divers se rejoignent à Marseille.

Il faut se laisser porter par la magie et ne pas trop chercher une vérité historique (même si celle-ci existe bel et bien, mais là j’aurai souhaité un peu plus d’épaisseur et de densité au roman) puisque l’auteur  a voulu mêler adroitement histoire et magie, sentiments et tragédie, malgré quelques ficelles parfois trop évidentes, on s’y laisse prendre avec beaucoup de plaisir. L’intrigue historique est vite supplantée par les sentiments divers et parfois confus des différents personnages, pour le plaisir du lecteur qui passe un agréable moment de lecture.

Catalogue éditeur : Éditions Actusf

1596. Deux ans avant l’édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion, Marseille la catholique s’oppose à Henri IV, l’ancien protestant. Une rébellion, une indépendance que ne peut tolérer le roi.
À La Roue de Fortune se croisent des passés que l’on cherche à fuir et des avenirs incertains : un chevalier usé et reconverti, une vieille femme qui dirige la guilde des assassins, un couple de magiciens amoureux et en fuite, et la patronne, ancienne mercenaire qui s’essaie à un métier sans arme.
Les pions sont en place.
Le mistral se lève.
La pièce peut commencer.
Placé entre l’Histoire et la fantasy, ce premier roman de Jean-Laurent Del Socorro est époustouflant de maîtrise et d’érudition.
Jean-Laurent Del Socorro ferre son lecteur et lui murmure à l’oreille : “voici pile l’histoire qui te manquait pour retrouver le goût de la littérature”. Ugo Bellagamba

Couverture : Milek JAKUBIEC / Préface : Ugo BELLAGAMBA

Parution : 6 mars 2015 / Nombre de pages : 288 / 18 euros. / ISBN : 978-2-917689-83-7

Le Grand Mort, T 1, Larmes d’abeille

Le premier tome d’une série fantastique passionnante et addictive

Quand la très cartésienne Pauline part en Bretagne pour réviser tranquillement ses examens, elle ne s’attend certainement pas à tomber sur le très sympathique Erwan et sur les mystères de la Bretagne profonde et ensorceleuse.

Et pourtant, de Maitre Cristo au petit peuple, l’aventure commencée par quelques gouttes de larmes d’abeille semble bien étrange, passionnante et inattendue.
J’ai hâte de lire la suite. Un graphisme qui me plait sans être un coup de foudre, des couleurs qui laissent percer le côté sombre et mystérieux de la région et de l’intrigue. Sous la pluie bretonne partons à l’aventure vers les mondes parallèles.

Catalogue éditeur : Glénat

Tout avait été prévu pour que ce soit une semaine studieuse ! Pauvre Pauline ! Elle comptait se mettre au vert pour préparer sa maîtrise de sciences éco… La nuit recouvre la forêt bretonne et la « deuch » vient de tomber en panne d’essence juste devant chez Erwan, à 20 kilomètres de tout village. Erwan est un métis du genre placide. Solitaire, il vit simplement, entouré d’objets étranges. Il propose à Pauline de partager sa soupe et de l’héberger pour la nuit… Contrainte par les circonstances, elle finit par accepter… Tandis qu’elle mange, il parcourt un vieux grimoire traitant du « petit peuple »… Elle ricane de ces sornettes. Elle ignore, alors, que cette rencontre sera pour elle le point de départ vers un autre univers, un autre espace-temps, où toute sa vie et ses principes vont basculer… Les conséquences de cette aventure seront des plus surprenantes pour elle, pour son entourage, voire pour l’humanité…

Scénaristes : Régis Loisel &Jean-Blaise Djian / Dessinateur : Vincent Mallié / Coloriste : François Lapierre

Format : 240 x 320 mm / Pages : 64 / EAN : 9782749302683 / Prix : 13,90€ /EAN numérique: 9782331035371