Mon inventaire 2020

Janvier 2021, Domi C Lire 6 ans déjà

Domi C Lire est un rendez-vous quotidien indispensable pour partager ma passion et vous donner je l’espère quelques envies de lecture.

2020 était une drôle d’année avec des mois de confinement, des jours que l’on n’a pas vu passer, et souvent l’impression de perdre son temps, de ne pas avancer…

Heureusement l’envie de lire et de partager mes coups de cœur était toujours là. Que ce soit à propos de nouvelles lectures, de rencontres (trop rares cette année) avec des auteurs, d’expositions, de musées, théâtres et les villes ou les lieux que j’ai découvert et partagé ici.

Il y a beaucoup moins d’expositions, musées, théâtre, mais on se rattrapera en 2021 j’espère. Alors avec un peu plus de 190 livres tous genres confondus lus en 2020, combien en reste-t-il ? En tout cas, impossible de n’en garder que 10 comme je pensais le faire au départ…

Voici Mon inventaire 2020

Ces premiers romans bouleversants

Ces romans qui m’ont fait vibrer

Ces thrillers qui m’ont sortie du quotidien

Une envie de voyage

Une incursion réussie en littérature étrangère

Une BD, parce que Boris Vian !

Un été de neige et de cendres, Guinevere Glasfurd

Quand une catastrophe locale perturbe l’équilibre du monde

Le roman de Guinevere Glasfurd évoque l’éruption du volcan Tambora sur une ile indonésienne en 1815, la plus terrible éruption jamais enregistrée de mémoire d’homme. Les coulées de lave, les incendies, les pluies de cendres qui ont recouvert les environs, mais aussi la famine qui s’en suivit ont provoqué la mort de  plus de 90 000 personnes dans la région. Le plus terrible est que les effets se sont également répercutés à travers le globe pendant plusieurs mois, entrainant des pluies, le froid et même de la neige en été, des inondations ou au contraire la sécheresse, perturbant profondément les récoltes et entrainant une grande famine dans de nombreux pays. Emeutes, révoltes, vont alors se succéder sans qu’aucune solution ne puisse être envisagée.

L’auteur à l’intelligence de faire se croiser plusieurs destins, sur des contrées éloignées du lieu du sinistre, et de placer parmi les protagonistes des personnages connus de l’Histoire du XXe siècle.

Un obscur médecin écrit son journal des événements à bord du bateau qui a pu accoster sur l’ile en Indonésie juste après l’éruption et les mois suivants. En Europe, les effets du volcan se font peu à peu sentir sans que l’on en comprenne la cause. Mary Shelly passe l’été en Suisse avec son époux, des amis et son fils. Pluie, grisaille, froid, la situation singulière vécue alors pourrait avoir inspiré l’auteur d’un unique chef-d’œuvre, Frankenstein. En Angleterre, le talentueux peintre John Constable court après la reconnaissance de l’Académie et surtout l’argent pour épouser celle qu’il aime depuis tant d’années. La situation catastrophique n’est pas des plus favorables pour l’artiste qui peine à trouver des commandes. Les bouleversements engendrés par cette catastrophe climatique dans son milieu familial permettent de mieux comprendre l’origine de certaines révoltes paysannes.

Sarah est une fille de ferme qui doit mendier du travail à la journée pour que sa famille ne meure pas de faim. Les ouvriers agricoles et d’anciens paysans affamés comme elle, l’entrainent à participer aux émeutes. Hope Peter est un jeune soldat qui revient de Waterloo, auréolé de la gloire des vainqueurs des guerres napoléoniennes. Enfin, Charles Whitlock est un pasteur bien démuni. Il n’a que ses prières à offrir à ses ouailles affamées et malades, et son amour à donner à la belle Laurel.

Le roman alterne de courts chapitres sur chacun des différents protagonistes, nous plongeant dans leur vécu avec plus ou moins de bonheur et d’intérêt. Nous vivons avec eux les affres de la faim, leurs interrogations sur l’avenir et le pourquoi de ces étranges situations, la violence subie, le poids des inégalités sur la vie des plus pauvres, sur des destins aussi désespérés les uns que les autres.

Pourtant, une des grandes questions que pose ce roman est bien celle des effets que peut avoir une catastrophe à un point du globe sur la planète entière. Et par là même, celle des dérèglements climatiques engendrés par quelques puissances et leurs conséquences sur notre planète. On se souvient trop peu souvent de la théorie du chaos et de l’effet papillon. Bien sûr face aux catastrophes climatiques, nous sommes bien peu de choses. Mais si au moins cette lecture pouvait nous rappeler que nous pouvons agir chaque jour à notre niveau pour sauvegarder l’équilibre de la planète.

Catalogue éditeur : Préludes

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Claire Desserrey.

Été 1816. Un été polaire, comme de mémoire d’homme  on n’en avait jamais vu… Sarah Hobbs, une fille de ferme courageuse et déterminée, et Hope Peter, un jeune soldat de retour des guerres napoléoniennes, tentent de résister à la misère qui guette les campagnes et les villes.  Cet été-là, l’écrivaine Mary Shelley et le peintre John Constable décident aussi de leur destin au prix d’intenses sacrifices. Tous subissent les conséquences sans précédent de l’éruption du volcan Tambora, en Indonésie, un an auparavant.

Porté par une plume précise et poétique, et par  des personnages inoubliables, Un été de neige et de  cendres s’inspire d’une catastrophe climatique mal connue et raconte comment le sort du monde et celui des hommes sont inextricablement liés.

Guinevere Glasfurd vit dans les Fens, près de Cambridge. Auteure de nouvelles remarquées, elle a obtenu une bourse du Arts Council England pour l’écriture des Mots entre mes mains, qui a été finaliste du Costa First Novel Award et du Prix du roman Fnac. Un été de neige et de cendre est son deuxième roman. 

Prix : 18.90 € /Ebook 13.99 € / Parution: 02/09/2020 / Pages : 448 /EAN : 9782253040484