L’habit ne fait pas le moineau, Zoé Brisby

Humour, tendresse et fantaisie, quand une rencontre insolite donne un sens à la vie

Maxine est une vieille dame de 90 ans et des poussières dynamique et sans espoir. Alex est l’amoureux transi d’une jeune fille qui ne le calcule même pas.

Il a envie de partir à Bruxelles mais pas seul. Elle a besoin de partir à Bruxelles mais pas seule

Grâce à un site de covoiturage, ils se rencontrent un beau matin devant la maison de retraite. De quiproquo en confidences ils vont finir par découvrir les vraies raisons de leur voyage, une euthanasie pour l’une, une fuite en avant pour l’autre.

Et si cette rencontre était le détonateur qui va transformer leurs vies qui vont passer de fades, inconsistantes, sans amour ni amis, en feu d’artifice permanent et envie de vivre et de rire, enfin ?

Alors oui, parfois le discours est un peu facile, un peu trop évident, un peu trop salvateur. Mais que ça fait du bien ces lectures qui nous montrent la réalité de nos émotions, de nos dépressions, de nos espoirs déçus et de nos rêves déchus. Qui nous montrent et nous démontrent que la lumière si on la cherche bien et si on la laisse nous éclairer un tant soit peu, est parfois tout simplement au bout du chemin.

J’ai passé un bon moment en compagnie de ces deux protagonistes terriblement attachants, et c’est ce qui fait leur charme, que tout éloigne mais que la vie rapproche pour le meilleur après quelques émotions et un peu du pire (on ne manquera pas de suivre les Infos en continu qui nous font vivre leur périple !).

Une lecture d’été comme on les aime, rafraichissante, sensible et pétillante.

Impossible de ne pas évoquer ces romans qui nous parlent également de fin de vie et dont je vous ai déjà parlé ici, comme par exemple le très beau roman Suzanne de Frédéric Pommier ou encore Tout le bleu du ciel de Melissa Da Costa.

Roman lu dans le cadre de ma participation au Jury du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2020

Catalogue éditeur : Le Livre de Poche et Fayard Mazarine

Maxine, vieille dame excentrique, s’échappe de sa maison de retraite, avec un projet bien mystérieux.
Alex, jeune homme introverti au cœur brisé par un chagrin d’amour, décide sur un coup de tête de faire un covoiturage.
Réunis dans une Twingo hors d’âge, les voici qui s’élancent à travers le pays.
Mais quand Maxine est signalée disparue et que la police s’en mêle, leur voyage prend soudain des allures de cavale inoubliable. C’est le début de la plus belle aventure de leur vie…

Prix 8,70€ / 512 pages / Date de parution : 25/03/2020 / EAN : 9782253934622

Mémé dans les orties, Aurélie Valognes

Humour, mauvaise humeur et tendresse, rencontre avec un grand-père acariâtre et attachant

Vous voulez passer un agréable moment, découvrez donc Aurélie Valognes, auteur de best-sellers qui font du bien. Depuis le temps qu’il était dans ma bibliothèque, prêté maintes fois, et jamais encore lu !

Ferdinand Brun a 83 ans, sa femme l’a quitté pour le facteur. Il espérait qu’elle reviendrait vers lui, mais voilà, maintenant qu’elle est décédée, c’est fichu. Aujourd’hui, Ferdinand vit dans l’appartement de son ex-femme, qui appartient à Marion, sa fille installée avec son petit-fils à Singapour.

Dans l’immeuble il n’y a que des voisines et une concierge méchante à souhait qui fait tout pour pourrir la vie de Ferdinand. Il faut dire qu’il ne fait rien pour se faire aimer non plus. Il vit seul et cela convient parfaitement à ce solitaire, taiseux, ronchon. Depuis que Daisy, sa chienne adorée a disparu  il n’a plus le goût à rien. Il souhaite simplement en finir rapidement avec la vie.

Mais un jour, une jolie petite Juliette, gamine surdouée et terriblement attachante, vient sonner à sa porte pour déjeuner avec lui, parce que là c’est tellement mieux qu’à la cantine. Puis un autre jour Ferdinand a besoin de l’aide de Madame Claudel qui habite juste en dessous. Peu à peu, au contact de ses voisines, qui sait s’il ne va reprendre goût à la vie. Ce retour progressif à l’envie de vivre pour Ferdinand est un généreux  moment de lecture. Plein de fraicheur, de gentillesse, de rires et de bonheur à partager entre les différentes générations, une lecture qui fait du bien au moral.

Catalogue éditeur : Le livre de Poche

Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

264 pages / Date de parution : 09/03/2016 / EAN : 9782253087304 / Prix : 7,20€ / Éditeur d’origine : Michel Lafon

Une vie et des poussières, Valérie Clo

Dans Une vie et des poussières, Valérie Clo évoque avec humanité et tendresse la vie dans un Ehpad

Mathilde sait bien qu’elle ne perd pas la tête. Mais ce n’est pas ce que pense sa fille Rose, qui l’a placée dans une maison de retraite près de chez elle pour pouvoir aller la voir régulièrement. Contrairement à son fils qui ne vient quasiment jamais, car affronter la vieillesse n’est pas toujours facile, surtout quand elle est en perdition, voir sa mère entourée de personnes aussi dépendantes, ça a de quoi déprimer.

Là, Mathilde s’ennuie de sa vie d’avant, avec ses compagnons de galère, qui pour certains portent encore beau, mais dont la tête est ailleurs. Comme Chantal, qui se croit dans un hôtel en villégiature au bord de la mer, mais la mer elle ne la voit pas vraiment depuis la fenêtre de sa chambre. Ou encore comme Marcel et ces bouts de chanson qu’il entonne à chaque instant, lassant les autres sans même s’en apercevoir.

Heureusement il y a Maryline, enfin, c’est Mathilde qui l’a baptisée de ce prénom qui lui va si bien, car l’aide-soignante lui fait penser à la pulpeuse beauté blonde que les hommes admiraient de son temps sur les écrans. Maryline qui fait son travail avec ce supplément d’âme et d’amour envers les pensionnaires dont tout le monde rêve, mais qu’il est si difficile de tenir quand le personnel manque et que les horaires ne sont pas élastiques.

Un jour, Maryline lui apporte un cadeau. Un petit carnet dans lequel Mathilde va écrire des instants de vie, des souvenirs, l’enfance pendant la guerre, la disparition des parents, ceux de la famille qui ne sont jamais revenus des camps, elle et sa sœur cachées en province chez les Marius, des paysans qui les accueillent avec leur cœur et leurs bras grands ouverts. Puis la rencontre avec Paul le beau et séduisant journaliste, avoir le même métier, ça rapproche, le mariage, les enfants, et la vie qui va, vite, si vite que déjà c’est le crépuscule qui s’annonce dans les murs de cet Ehpad.

De jolis et émouvants moments de vie, racontés ici non pas seulement par la plume de Mathilde dans son carnet, mais bien par l’auteur qui sait de quoi elle parle. Et il y a beaucoup de réalisme et une certaine vérité dans ces lignes, on s’y retrouve pour peu que l’on ait eu dans sa famille des personnes en maison de retraite. Et pourtant ce n’est pas triste, il y a même quelques moments de rires et de sourires. Le bilan de vies qui passent dans un roman à découvrir.

Ehpad : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Catalogue éditeur : Buchet-Chastel

Mathilde n’est plus toute jeune et sa fille a décidé qu’elle serait bien mieux dans un Ehpad que chez elle, où elle commence à oublier trop de choses. Le roman est le journal de Mathilde tenu pendant les mois passés dans ce nouveau monde.
Il y a les souvenirs anciens : l’enfance pendant la guerre, la disparition du père, la fuite dans la zone libre, la disparition de la mère, la planque chez des paysans. Puis le retour à la vie, alors que tout est dévasté…
Et il y a la vie au quotidien dans cet univers étrange qu’est l’Ephad. Sa voisine de chambre qui a perdu la boule. Les voisins de table, hauts en couleurs et passablement amochés. Les aides-soignantes, et en particulier Maryline qui est un rayon de soleil… Les jours passent. Il y en a des bons, il y en a des mauvais. C’est l’heure des bilans, l’apprentissage de la solitude radicale.
Une vie et des poussières est une leçon de vie. Valérie Clo a voulu rendre visible ce lieu (l’Ehpad) que l’on préfère ignorer.

Valérie Clo vit à Meudon. Depuis plusieurs années, elle est art-thérapeute et intervient auprès de publics en grandes difficultés.

Parution : 05/03/2020 / Format : 11,5 x 19,0 cm, 240 p., 16,00 EUR € / ISBN 978-2-283-03303-6

Le répondeur, Luc Blanvillain

A l’ère des communications instantanées, découvrir « le répondeur » ce roman absolument réjouissant de Luc Blanvilain publié chez Quidam, éditeur indépendant dénicheur de pépites


Étonnant, plein d’humour, un rythme prenant, je vous conseille cette lecture qui sous ses airs légers nous fait également réfléchir à nos besoins de communication dans l’urgence, de réponses immédiates, qui parfois polluent notre quotidien.

Baptiste galère dans le théâtre que tient tant bien que mal son ami Vincent, chaque soir il fait des imitations d’hommes politiques ou d’artistes que la plupart de ses spectateurs ne connaissent même pas ; mais c’est ainsi qu’il conçoit son métier d’imitateur, avec ces voix et ces textes qu’il a envie de partager. Pourtant le succès peine à venir.
Aussi lorsqu’un soir, à la fin de son spectacle, l’auteur qu’il admire lui demande de l’aider, Baptiste n’en croit pas ses oreilles.
Mais oui, alors qu’il est dans l’écriture de ce qu’il pense être son meilleur roman, le grand Chozéne a besoin de calme et n’en peut plus de devoir répondre aux dizaines d’appels qu’il reçoit chaque jour sur son mobile.
Le talent d’imitateur de Baptiste le rassure. Il va lui confier son téléphone et la gestion de son carnet d’adresse. Et avec ce carnet d’adresse, Baptiste va pouvoir se fier aux fiches que Chozéne a rédigées à propos de chacun de ses interlocuteurs, cela devrait au moins l’aider à répondre et à comprendre qui il a au bout du fil.

Mais confier sa vie à un autre n’est pas sans risque, et chacun des deux hommes va en faire l’expérience à sa façon. Chozéne, libéré du stress, des obligations et des contraintes liées à la réponse immédiate attendue à chaque coup de fil, au temps et surtout à l’énergie que cela lui fait gagner, va se consacrer à l’écriture de son roman, serein, apaisé, il peut enfin prendre son temps.

Baptiste quant à lui va se prendre au jeu, chercher à découvrir qui se cache derrière les voix qu’il va entendre au bout du fil, derrière ces fiches qui décrivent des interlocuteurs qu’il a envie de découvrir. Et peu à peu se prendre au jeu de remplacer cet autre qu’il n’est pas. Et entrer en contact avec les proches du grand auteur, cela n’est certainement pas sans risque, mais il est prêt à en faire l’expérience.

Voilà assurément un livre étonnant, fantasque et malicieux, Jubilatoire et réaliste, qui ne laisse cependant pas de côté l’humanité qu’il y a en chacun de nous. C’est un vrai régal, l’auteur nous prend dans son intrigue avec talent, humour, bienveillance et pose de vraies questions sur notre société de communication à tout va, où les réseaux sociaux, le besoin de savoir, de connaître, d’avoir toujours quelqu’un au bout du fils prennent le pas sur les véritables relations entre humains, sans oublier le sentiment de perte de liberté qui en résulte.

Du même auteur, je vous avais parlé lors de sa parution du premier roman Nos âmes seules, mon avis à retrouver ici

Catalogue éditeur : Quidam

Baptiste sait l’art subtil de l’imitation. Il contrefait à la perfection certaines voix, en restitue l’âme, ressuscite celles qui se sont tues. Mais voilà, cela ne paie guère. Maigrement appointé par un théâtre associatif, il gâche son talent pour un quarteron de spectateurs distraits. Jusqu’au jour où l’aborde un homme assoiffé de silence.
Pas n’importe quel homme. Pierre Chozène. Un romancier célèbre et discret, mais assiégé par les importuns, les solliciteurs, les mondains, les fâcheux. Chozène a besoin de calme et de temps pour achever son texte le plus ambitieux, le plus intime. Aussi propose-t-il à Baptiste de devenir sa voix au téléphone. Pour ce faire, il lui confie sa vie, se défausse enfin de ses misérables secrets, se libère du réel pour se perdre à loisir dans l’écriture.
C’est ainsi que Baptiste devient son répondeur. A leurs risques et périls.

Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Agrégé de lettres, il enseigne à Lannion en Bretagne. Son goût pour la lecture et pour l’écriture se manifeste dès l’enfance. Pas étonnant qu’il écrive sur l’adolescence, terrain de jeu où il fait se rencontrer les grands mythes littéraires et la novlangue de la com’, des geeks, des cours de collèges et de lycée.
Il est l’auteur d’un roman adulte qui se déroule à la Défense, au sein d’une grande entreprise d’informatique: Nos âmes seules (Plon, 2015).

260 pages 20 € / janv. 2020 / 140 x 210mm / ISNB : 978-2-37491-123-6

Les P’tites Poules, Christian Jolibois et Christian Heinrich

On aime et on vous conseille ces P’tites Poules et leurs belles aventures à raconter aux plus petits

Dans chaque épisode, des enfants désobéissants mais si mignons, des parents attentifs, déroulent avec tendresse et humour une vie de famille dans laquelle les petits peuvent se retrouver à un moment ou un autre de leur jeune vie.

Cette série écrite par Christian Jolibois, avec les illustrations de Christian Heinrich est un régal pour tous les enfants qui aiment les belles découvertes. A lire, relire et écouter avec les plus jeunes pour se régaler avec eux et que les plus grands vont aimer lire eux-mêmes.

Les P’tites Poules et l’œuf de l’empereur

A chaque épisode, nous découvrons des récits à l’imagination débordante. Ici, les petits s’amusent avec des cerfs-volants taillés dans de grandes chemises sous une brise légère. Mais arrive une bourrasque de vent bien plus forte que les autres et voilà nos jeunes compères embarqués par-delà le pays jusque sur la muraille de Chine. Mais entre poules on se comprend, et après quelques belles péripéties, faites d’anecdotes super drôles et intelligentes, propices à de malins jeux de mots.

Et surtout, ces petits-là n’ont qu’une hâte, retrouver le câlins et les bisous de leurs parents, être rassurés par leur présence chaleureuse et douce. Mais comment peuvent-ils retrouver le chemin du poulailler ?

Le poulailler dans les étoiles

Ici, un livre, un CD pour cette histoire à lire, ou à faire écouter racontée par André Dussollier. Quelques bruitages, de la musique, formidable moment d’écoute et de partage.

Carmélito n’a peur de rien, et écouter sa maman n’est pas le premier de ses soucis. Alors quand il découvre une merveilleuse étoile filante, maman peut dire ce qu’elle veut, la nuit est à lui ! Pourtant, il est très déçu car son étoile filante n’est qu’une triste étoile de mer. A bien y réfléchir, si les étoiles existent, il y a peut-être aussi d’autres poules, là-bas dans l’univers ? Mais ça, Carmélito le saura seulement quand les poules auront des dents, c’est dit ! Ah, mais avec les P’tites Poules, la surprise est parfois au rendez-vous !

Allez, embarquez avec Carmélito et son ami le bélier pour une belle aventure interstellaire.

Les P’tites poules pop-up : Jean qui dort et Jean qui lit

Comme chaque lundi, les P’tites Poules sont surexcitées, car c’est soir de conte à poulailler land. Le Rat Conteur vient passer la soirée et leur faire découvrir toutes ces mystérieuses histoires qui se sont transmises de génération en génération. Mais aujourd’hui, le Rat Conteur est bien fatigué, et il faut absolument qu’il trouve un successeur. Pas facile, car pour cela il va devoir découvrir la réponse à l’énigme que lui a posée le fantôme de l’oncle Ésope, le plus grand des Rat Conteurs. Aidé de nos gentils compères, va-t-il y parvenir ?
Un superbe pop-up qui fourmille de détails, de caches à découvrir, de dessins à soulever, pour le régal des petits à partir de 5 ans.

Catalogue éditeur : PKJ

Les P’tites Poules – tome 17 : Les P’tites Poules et l’œuf de l’Empereur

Après une séance inoubliable de cerf-volant où les P’tites Poules se sont amusées comme des folles, Carmélito, Carmen, Bélino et Coquenpâte sont perplexes. À leur retour, leur poulailler chéri a changé. Le mur d’enceinte est maintenant infranchissable… Quant à leur grand copain Pédro le cormoran, l’ami de toujours, il ne semble pas les reconnaître…
Parution : 03/10/2019 / EAN : 9782266294126 / Pages : 56 / Format : 225 x 285 mm / Prix : 10.70 €

Les P’tites Poules – Un poulailler dans les étoiles

Approcher les étoiles ! Depuis qu’il est sorti de son œuf, Carmélito, le petit poulet, ne rêve que de ça. En digne fils de Carméla, la poulette de La petite poule qui voulait voir la mer, rien ne peut l’abattre, ni la difficulté, ni les moqueries de Pédro le cormoran….
Parution : 03/10/2013 / EAN : 9782266189736 / Pages : 48 / Format : 225 x 285 mm / Prix : 10.70 €

Les P’tites Poules pop-up- Jean qui dort et Jean qui lit

Les petites poules sont tristes! Le rat Conteur, trop vieux, ne viendra plus leur raconter des histoires le soir, avant qu’elles aillent au nid. Un mystérieux Jean pourrait le remplacer… Oui, mais, des Jean, il en existe des centaines! L’astucieuse Carmen et son frère Carmélito, réussiront-ils à dénicher le bon?
Parution : 07/11/2019 / EAN : 9782266294133 / Format : 185 x 260 mm / Prix : 23.90 €

Ma vie de marmotte, Hervé Kuhn

Partir pour la Savoie avec Hervé Kuhn en suivant les aventures loufoques de deux marmottes avec « Ma vie de marmotte », sa nouvelle BD aux éditions Boule de neige.

Je viens de finir « Ma vie de Marmotte » La BD de Hervé Kuhn aux éditions Boule de neige.
Une BD destinée aux plus de 7 ans, mais pas seulement… puisque ces aventures de marmottes montagnardes en feront sourire plus d’un !
La plupart des pages sont composées de deux bandes en 5 ou 6 vignettes. Ce sont de courts récits au fil des saisons, où l’on suit les aventures et les événements qui ponctuent la vie d’Églantine et Séraphin, ce désopilant couple de marmottes avec leurs différents amis, animaux de la montagne comme eux. Une jolie atmosphère de montagne en toutes saisons, avec boule de neige, Grolle et fondue savoyarde, et surtout un humour à toute épreuve qui ravira les plus jeunes.

Voilà donc une BD que je compte bien faire lire rapidement à Arthur, bientôt 7 ans, qui adore passer ses vacances en Savoie ! Un plus il me semble, les textes écrits en lettre bâton, ce qui doit faciliter la lecture des apprentis lecteurs.
Hervé Kuhn est né en Savoie, ce professeur d’allemand partage sa vie entre l’enseignement et ses crayons. Il puise son inspiration dans ses montagnes natales.

Catalogue éditeur : Éditions Boule de neige

Les aventures intimes, drôles et loufoques d’un petit couple de marmottes des Alpes : Églantine et Séraphin, en compagnie de leurs amis de toujours : bouquetins, vaches, chamois, bélier, etc.  
Retrouvez l’humour d’Hervé Kuhn et les personnages de la série « Là-Haut sur la montagne ».
Date de parution : juin 2019 / ISBN : 978-2-918735-34-2 / Format : 20 x  27 cm, album souple / Nb de pages : 68 pages / Prix : 11,00 €

Les poulets guerriers, Catherine Zarcate et Élodie Blandras

Quand une auteur et une illustratrice détournent un conte africain pour le plus grand bonheur des enfants, des parents et des grands-parents qui leur lisent l’histoire ou l’écoutent avec eux !

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Quand les adolescents poulets veulent être les plus forts, ils partent  sur le sentier de la guerre, décorés de peintures de guerre, en véritables conquérants Masaï. Et ils laissent au village le tout petit qui pourtant, comme tous les enfants, veut suivre les grands.

Alors bien sûr tout ne se passe pas comme prévu, et les grands devront bien se rendre à l’évidence, dans la vie, on a toujours besoin d’un plus petit que soi. Dédain des plus grands pour les plus jeunes, entraide, solidarité, respect, voilà des notions à faire comprendre aux plus petits, et voilà une façon originale et poétique de le faire.

Le graphisme est très coloré, rythmé de couleurs chatoyantes, de personnages aux dimensions intéressantes qui les placent bien dans le paysage du conte,  et ce texte est comme un chant guerrier, à scander, à entonner avec les petits ! Et le CD ou le MP3 à télécharger permettent d’écouter l’histoire avec les enfants.

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Nous sommes les poulets guerriers !
Yé, yé !!!
Nous chassons les chats !
Nous tuons les chats !
Nous mangeons les chats !
Yé !

💙💙💙💙

Catalogue éditeur : Syros

Un conte africain tendre et malicieux, raconté avec l’humour de Catherine Zarcate.
Pour les 5, 6 ans.
Il était une fois, dans un village, en Afrique, des poulets adolescents. Ils ont décidé de partir sur le sentier de la guerre ! Ils se sont fait des peintures de guerre, ont coiffé leur crête en crête avec du gel, ont bombé le torse et ont traversé le village en file indienne. Un petit poussin les voit et crie : « Je peux venir avec vous, s’il vous plaît ? Je peux venir avec vous ? »

Illustratrice : Élodie Balandras. Diplômée de l’école Émile Cohl en 2003, Élodie s’installe en free-lance en 2004, où elle oscille entre le graphisme et l’illustration, avec la même envie de mieux répondre à la demande et d’aller plus loin dans son dessin… La presse, l’édition jeunesse, et la publicité sont ses domaines de prédilection, essentiellement en région Rhône-Alpes où elle s’est installée, mais aussi Paris, Londres Genève et Lausanne… Chaque commande est une « excuse » de plus pour essayer un nouvel outil, papier, ou technique !

Auteur : Catherine Zarcate. Professionnelle dès 1979, Catherine ZARCATE fait partie des conteurs de la « première génération » qui ont initié le renouveau du conte en France. Improvisatrice infatigable, elle s’enrichit auprès de chanteurs et danseurs contemporains et conte des nuits entières, jamais avec les mêmes mots. Femme présente à son monde, elle crée une parole contemporaine. Sensible à la profondeur humaine, elle interroge notre relation à la nature et s’ouvre aux mythes.  Son choix essentiel : unir dans chaque récit profondeur et humour.

Date de publication : 10/08/2011 / ISBN : 9782748511093 /Prix : 9,49 €

Des mirages plein les poches. Gilles Marchand

Il y avait l’inaccessible étoile, il y a aujourd’hui la quête vers l’inaccessible rêve selon Gilles Marchand. Alors lisez, rêvez, et vous aurez Des mirages plein les poches … Un recueil de nouvelles à découvrir d’urgence !

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Si la nouvelle est déjà un genre littéraire que j’affectionne, Gilles Marchand lui apporte ce brin de folie et de nostalgie, de douceur et de tendresse qui ne pouvait que me le faire apprécier encore d’avantage !

Bravo, mille fois bravo, de nous avoir embarqués au bout d’un fil qui se détricote et se retricote ; d’une soirée de noël en tous points semblable aux plus grands films, enfin, plutôt totalement dissemblable ; dans la tête d’un homme qui accumule les objets laissés par tous au bord du chemin ; dans celle de ces portions de truite, ou de demi-truite c’est selon ; dans la tête de ces enfants qui cherchent le vrai, le seul super-héros auquel s’identifier ; de ces rangements qui indiscutablement placent les Beach-Boys à côté des Beatles ; mais aussi dans le comment être bon en foot avec les bonnes chaussures, et comment être doué pour faire l’amour avec… Ah mais là je vous laisse découvrir la suite par vous-même !

Lisez Des mirages plein les poches pour savoir, comprendre, sourire, aimer, rire aux éclats ou avoir la larme à l’œil, devant tant de nostalgie déjantée, d’humour magique, de bonheur simple, d’humanité du quotidien, de fantaisie bouleversante comme sait si bien les écrire et les faire passer Gilles Marchand.

Ce recueil rassemble une dizaine de nouvelles écrites entre 2011 et 2017, d’abord publiées chez différents éditeurs ou dans des revues, et enfin rassemblées ici grâce à David Meulmans, éditeur des Forges de Vulcain. On y retrouve une belle unité malgré le temps qui est passé entre l’écriture des différents textes. Et surtout elles ont un point commun, le désenchantement et les rêves inaccessibles, qu’il nous parle de paternité, d’aventure, de football, d’un marin au long court ou d’amour, chacun de ses héros s’accroche à son rêve jusqu’au bout.

💙💙💙💙💙

Retrouvez mon avis sur le premier roman de Gilles Marchand Une bouche sans personne.

Lecture par Gilles Marchand lors du lancement à la librairie L’attrape Cœur

Gilles Marchand est né en 1976 à Bordeaux. Il a notamment écrit « Dans l’attente d’une réponse favorable » (24 lettres de motivation) et coécrit « Le Roman de Bolaño » avec Eric Bonnargent. « Une bouche sans personne » est son premier roman.


Catalogue éditeur : Aux Forges De Vulcain

Un musicien de rue, un homme qui retrouve sa vie au fond d’une brocante, des chaussures qui courent vite, deux demi-truites, une petite lampe dans un couffin, le capitaine d’un bateau qui coule, la phobie d’un père pour les manèges, un matelas pneumatique… On ne sait jamais qui sont les héros des histoires de Gilles Marchand : objets et personnages se fondent, se confondent et se répondent chez cet auteur qui sait, comme nul autre, exprimer la magie du réel. Sous ses airs de fantaisiste, il raconte la profondeur de l’expérience humaine.

EAN 9782373050448 / Paru le 19 Octobre 2018

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans. Marie-Fleur Albecker

Et j’abattrai l’arrogance des tyrans, de Marie-Fleur Albecker, une histoire de gens ordinaires, du besoin vital de justice, de liberté, d’égalité entre Hommes… Car on est encore loin de l’égalité hommes-femmes.

DOMI_C_Lire_et_j_abattrai_l_arrogance_des_tyransAux Forges de Vulcain est décidément une maison d’éditions qui nous surprend avec ses auteurs et ses découvertes. Voici un premier roman qui n’a rien du roman historique classique, pourtant nous voilà embarqués par le ton et la narration de Marie-Fleur Albecker.

1381 en Angleterre, la grande peste et la guerre de cent ans ruinent le pays, les paysans vont devoir payer un nouvel impôt. Alors la rage éclate, car écrasés de taxes et d’impôts divers ils arrivent tout juste à survivre. La révolte éclate, serfs, paysans, par milliers de pauvres ères quittent leurs régions de l’Essex et du Kent armés de haches et de gourdins à l’assaut de Londres et de la garde du Roi Richard – le deuxième du nom, un roi à peine âgé de quatorze ans – pour demander l’annulation de la loi scélérate.

Dans cette foule, il y a aussi des hommes plus instruits qui mènent les troupes, mais également Johanna Ferrour. Une jeune femme d’à peine trente ans, mariée à un homme plus âgé, avec qui elle vit une relation qui, si elle n’est pas d’amour et de folie douce, est pour le moins harmonieuse. Mais Johanna décide de se battre aux côtés des gueux avec son époux William, pour demander justice et réparation pour ces inégalités, pour ces affronts endurés par des générations de paysans dociles et exploités. Elle part cheveux aux vents quand toute femme qui se respecte porte un foulard sur la tête, reste au foyer et ne demande ni ne prend surtout pas la parole… La suite on s’en doute sera épique et combative…

Ce que j’ai aimé dans ce roman si atypique ? Sans doute ce qui m’a au départ le plus déroutée, ce langage si moderne qu’on oublie forcément qu’il s’agit de la narration d’un fait historique. L’auteur nous entraine dans le présent, dans ses références, son langage, son argot aussi et ses situations. Sa façon de faire parler ses personnages, en donnant à leur action une brulante actualité, langage de banlieue, de voyous, de justiciers ou de paysans du Moyen Age, chacun d’eux ne cherche qu’à obtenir justice avec un grand J. Justice qui ne leur est bien évidement pas rendue, car l’inégalité est criante face aux nobles, aux propriétaires, au Roi bien sûr, à qui l’on n’ose pas s’adresser puisqu’il est Roi de droit divin. Mais après tout ce n’est qu’un homme, et ici un tout jeune homme, à peine un adolescent.

Et puis il y a Johanna, qui veut conquérir sa place parmi les hommes, ceux qui la dédaignent ou voudraient bien l’utiliser, car à quoi servent les femmes dans un combat si ce n’est au repos du guerrier, elles sont filles de petite vertu ou pute, mais certainement pas femme honnête et soldat. Combat absolument actuel et permanent pour assoir la place des femmes, qui du moyen âge à aujourd’hui doivent lutter pour exister, avoir le droit à la parole, à l’égalité.

Cette lecture, enfin non, cette écriture, m’a par ailleurs fait penser à un style d’écriture que j’avais découvert avec le roman de Sylvain Pathieu, dans la sélection du Prix Orange du Livre 2016, Et que celui qui a soif, vienne. Je pense que c’était ma première expérience d’intrusion, dans un texte qui relate un fait historique, de pensées et questionnements qui appartiennent au vécu et au quotidien de l’auteur, contemporains de l’écriture et non de la narration. Mais c’est réalisé de façon beaucoup plus prépondérante ici, et je n’ai pas toujours réussi à m’y faire. J’avoue avec été parfois  perdue dans les digressions, nombreuses. Pourtant, si le ton est actuel, humoristique parfois et moderne avant tout, la situation est parfaitement maitrisée par l’auteur. Marie-Fleur Albecker s’appuie sur des connaissances précises et étayées pour nous conter un épisode sanglant de l’Histoire d’Angleterre mais qui, hélas pour eux, n’aura bien évidement pas réussi aux révoltés, puisque aucun servage n’a été aboli à cette époque …

Enfin, l’analyse de la révolte, de son amplitude, puis de son déclin m’a fait penser aux révolutions des dernières décennies : comment des foules peuvent s’emballer, se révolter, partir au combat, puis comment tout cela va s’éteindre sans aucun résultat, ou si peu établi que tout se délite rapidement. Intéressante analyse mais qui est il me semble un peu  noyée sous ces digressions contemporaines.

Dans tous les cas, voici donc une étonnante et assez unique expérience de lecture ! A conseiller en particulier à vous que le roman historique rebute mais qui aimez être surpris par l’écriture.

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Catalogue éditeur : Aux Forges de Vulcain

En 1381, la grande peste et la Guerre de Cent ans ont ruiné le royaume d’Angleterre. Quand le roi décide d’augmenter les impôts, les paysans se rebellent. Parmi les héros de cette première révolte occidentale : John Wyclif, précurseur du protestantisme, Wat Tyler, grand chef de guerre, John Ball, prêtre vagabond qui prône l’égalité des hommes en s’inspirant de la Bible. Mais on trouve aussi des femmes, dont Joanna, une Jeanne d’Arc athée, qui n’a pas sa langue dans la poche et rejoint cette aventure en se disant que, puisque l’on parle d’égalité, il serait bon de parler d’égalité homme-femme…

Date de parution : 24/08/2018 / EAN : 9782373050424 / Nombre de page : 250

La Somme de nos folies. Shih-Li Kow

Lire « La Somme de nos folies », partir en Malaisie et s’immerger dans le quotidien plein de fantaisie des personnages attachants de Shih-Li Kow. Un enchantement !

Domi_C_Lire_la_somme_de_nos_folies_shih_li_kow_zulma.jpgLoin de Kuala Lumpur, le village de Lubok Sayong, ses trois lacs, ses habitants… ça pourrait commencer comme un guide touristique tant le paysage donne envie, mais non, la vie à Lubok Sayong n’a rien d’idyllique. Enfin, ça dépend pour qui ! Et en fait, au moment où commence cette narration, elle n’est peut-être pas aussi paisible qu’elle en a l’air.

Dès le début du roman, nous faisons la connaissance de Beevi alors qu’une inondation mémorable vient de détruire la plus grande partie du village, et sa maison… C’est à ce moment-là qu’elle décide de libérer son poisson de l’aquarium sur mesure qu’elle lui avait fait construire, et depuis lequel il semble implorer sa liberté. Cette année là également, alors que sa sœur et son beau-frère partis adopter la jeune Mary Anne décèdent dans un accident de voiture, Beevi prend sous son toit la jeune fille doublement orpheline.

Cette femme âgée mais alerte, seule mais très dynamique et truculente, est secondée par Auyong, un chinois installé depuis longtemps au village, directeur d’une conserverie de litchis. Auditeur attentif de ses contes et de ses bavardages, il assiste en spectateur fidèle aux péripéties de la vie de Beevi.

Au fil de l’histoire, le lecteur assiste avec un humour, une humanité et une allégresse renouvelés à chaque page, à la vie de ces habitants, de ces hommes, femmes, enfants, prêts à vivre autrement. Que ce soit à l’orphelinat, où toutes les filles élevées par une sœur Tan bien peu orthodoxe – ou catholique c’est selon- portent toutes pour premier prénom Mary, ou dans le Bed and Breakfast de Beevi, à l’usine ou au village, où l’on croise un potier un peu rêveur, une folle qui élève des sangsues, une Miss Boonsidik attachante et fervent défenseur des droits des homosexuels, chacun vit dans une forme de douce et folle jubilation les changements qui s’opèrent jusque dans leur village. Dans cette région éloignée de la capitale, touristes et hommes d’affaires viennent chercher un peu de pittoresque, faisant parfois fi de la tranquillité des villageois et de la tradition.

Ce premier roman est un moment de plaisir rare, un voyage au pays du bonheur pas si innocent que ça. Le récit alterne entre deux personnages, ce qui permet au lecteur de s’approprier leurs deux points de vues. Ils sont en apparence aux antipodes l’un de l’autre puisque Auyong, âgé, est sans doute blasé par la vie, et Mary Anne quant à elle attend tout de la vie qu’elle regarde avec beaucoup d’innocence. Enfin, beaucoup ? Pas tant que ça, car au contact de Beevi, elle apprend vite, dans une douce folie mais avec bonheur, et elle est très rapidement plongée dans la réalité du quotidien.

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Catalogue éditeur : Zulma

À Lubok Sayong, petite ville au nord de Kuala Lumpur, tout est indéniablement unique. Jusqu’à la topographie, une cuvette entre deux rivières et trois lacs, qui lui vaut chaque année une inondation et son lot d’histoires mémorables.
Cette année-là, exceptionnelle entre toutes, l’impétueuse Beevi décide de rendre enfin la liberté à son poisson qui désespère dans un aquarium trop petit, d’adopter Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat où toutes les filles s’appellent Mary quelque chose, et d’embaucher l’extravagante Miss Boonsidik pour l’aider à tenir la grande demeure à tourelles de feu son père, reconvertie en bed & breakfast…
Le tout livré en alternance et avec force commentaires par la facétieuse Mary Anne et par Auyong, l’ami fidèle, vieux directeur chinois de la conserverie de litchis, qui coulerait des jours paisibles s’il ne devenait l’instigateur héroïque d’une gay pride locale.

La Somme de nos folies est la chronique absolument tendre, libre, drôle, profonde, et volontiers incisive, d’un genre très humain quelque part en Malaisie, aujourd’hui.

Née dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur, Shih-Li Kow écrit en anglais. Son premier recueil de nouvelles, Ripples and Other Short Stories, publié en 2009, a été finaliste du Prix international Frank O’Connor.
Jouant admirablement du proche et du lointain, du particulier et de l’universel, du vraisemblable et du fabuleux, du sérieux et du cocasse, sa voix singulière défend sans conteste la diversité et l’ouverture – politique, artistique, ou écologique – dans la Malaisie multiculturelle d’aujourd’hui, à travers des figures qu’elle nous rend inoubliables.
La Somme de nos folies est le premier roman de Shih-Li Kow, et c’est un enchantement.

Premier roman traduit de l’anglais (Malaisie) par Frédéric Grellier
12,5 x 19 cm / 384 pages / ISBN 978-2-84304-830-2 /21,50 € / Paru le 23/08/18