Horrora Borealis, Nicolas Feuz

Horrora Borealis est diabolique à souhait. Laissez-vous happer par Nicolas Feuz et son thriller angoissant. Avec ce polar glaçant vous ne rêverez plus jamais de la même façon d’une aurore boréale !

Sur les rives du lac, à Neuchâtel en Suisse, pendant un festival de musique.  Un homme marche, et se sent traqué. Walker est inquiet, il guette et découvre celui qu’il cherche depuis longtemps, depuis ce voyage en Laponie. Car … que s’est-il passé en Laponie ?

Rapidement, une bagarre éclate, les hommes se battent, les coups de feu partent à l’aveugle, les morts tombent autour des deux hommes. Et toujours cette question, que s’est-il passé en Laponie ? Walker prend un  otage, un négociateur est appelé sur les lieux, puis un autre, Marc Boileau, dont la femme est à l’hôpital… et l’attente dure, l’angoisse monte, lancinante et violente.

En parallèle, Walker revit ce voyage en Laponie. Toute la famille était réunie pour passer les vacances de Noel, les trois enfants et les parents, là-haut près du cercle polaire pour découvrir chiens de traineaux, rennes et aurores boréales. Mais en lieu et place de toutes ces distractions idylliques, il y a cet homme qui rôde la nuit près du chalet, cette jeune femme qui erre la nuit dans le froid glacial, les mains ensanglantées, et le mystère qui plane. Car Walker est semble-t-il partiellement amnésique, et aujourd’hui il veut se remémorer ces instants que sa mémoire blessée avait choisi d’obérer. Car il s’avère bien évidement que le séjour vire au drame…

C’est passionnant, étonnant, différent des thrillers classiques, à aucun moment le suspense ne faiblit, l’intrigue est étonnement bien ficelée, complexe à souhait. Nicolas Feuz nous balade dans les étendues glacées pour notre plus grand bonheur de lecteur amateur de mystères, frissons garantis ! Je me suis laissée embarquer par ce roman que je n’ai absolument pas pu lâcher avant la fin, nuit blanche garantie, une réussite. Bien sûr, il en faut pas essayer de chercher des cohérences ou un réalisme pour certaines scènes, en particulier dans le froid et la neige, mais qu’importe. Eh oui, l’auteur sème des pistes que l’on peut suivre, ou pas… A lire au chaud sous la couette, avec un bon chocolat chaud, ou cet été bien sûr !

Catalogue éditeur : le Livre de Poche

Sur les rives du lac de Neuchâtel, en Suisse, des coups de feu éclatent en plein festival de musique. Le site est évacué. La grande scène devient le théâtre d’une prise d’otages. Un négociateur intervient. Le groupe d’intervention de la police s’organise. Dans l’esprit de Walker, une seule question compte : que s’est-il passé en Laponie ? Ses souvenirs sont flous. Mais il est clair que, de longue date, il ne croit plus au Père Noël. Et vous, y croyez-vous encore ?
Pages : 288 / Prix : 7,40 € / Date de parution: 22/08/2018 / EAN : 9782253258056 Éditeur d’origine: Slatkine et Compagnie

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Avec toute ma colère, Alexandra Lapierre

Le roman d’un duel mère fille, « Avec toute ma colère » est né de la rencontre d’Alexandra Lapierre avec Maud et Nancy Cunard.

blog Domi CLire photo de la couverture du roman "avec toute ma colère"d'Alexandra Lapierre éditions Pocket

Il faut avouer que les héritières de la flotte de paquebots The Cunard Line ont de quoi retenir l’attention et forcer l’intérêt pour qui se penche sur leur histoire. Une relation mère-fille absolument pas banale puisqu’au cœur des années folles, ces héritières de fortunes colossales se sont détestées, ferraillant dans un duel à mort sur fond d’égalité, de liberté, d’insoumission.

D’abord, la mère Maud… Richissime  héritière américaine, amateur éclairée, femme cultivée et collectionneuse d’art tenant salon, véritable mécène dans l’Angleterre du XXe. Cette séductrice est aussi une femme terriblement conformiste qui se fond dans le rang pour garder la place qu’elle a obtenu de haute lutte dans la société, et qu’elle ne veut perdre sous aucun prétexte.

Puis Nancy, la fille…Elle est élevée par des nurses et délaissée par sa mère, qui va certainement la jalouser pour sa beauté et le risque quelle lui fait courir avec ses amants. Elle est belle cette femme que l’on découvre en couverture du roman, dans cette inoubliable photo de Man Ray en 1926, les bras parés d’innombrables bracelets anciens en ivoire. La fortune ? Elle nait avec, il ne lui reste donc qu’à trouver comment la dilapider et s’en servir, pour son plaisir celui de la cour qui l’entoure, puis rapidement pour s’opposer à sa mère, lutter contre le racisme anti noirs et pour l’égalité de tous dans la société dans laquelle elle vit. Véritable muse adulée par les artistes et les intellectuels, femme libre et sans entrave, elle partage la vie d’Aragon, de Neruda puis d’Aldous Huxley. Courageuse et désintéressée (mais comment ne pas l’être quand la fortune est là quoi qu’elle fasse) elle s’engage auprès des républicains pendant la guerre d’Espagne. Elle vit ensuite avec Henry Crowder, son grand amour, un noir américain qui lui vaudra l’ire de sa mère. Touchée par les implications de la ségrégation, elle publie un livre sur l’histoire de la négritude aux Etats-Unis, Negro : An Anthology publié en 1934. Nancy Cunard décède dans la solitude en 1965.

Ces deux héroïnes, tout comme l’époque dans laquelle elles évoluent, ont tout pour faire une œuvre  romanesque et vibrante de liberté. Quelle violence cette lutte à mort entre ces femmes, sans aucun espoir de réconciliation quand elles auraient eu tout pour vivre en bonne intelligence. Mais sans doute fallait-il batailler pour affirmer une indépendance et une soif d’égalité qui n’entrait pas dans le moule des convenances.

Alexandra Lapierre est une passeuse d’histoire et de témoignage sur des personnages forts qui ont marqué l’Histoire à leur façon. En s’appuyant sur des faits avérés, elle nous enchante et nous embarque dans ce duel à mort sans espoir de rédemption entre deux femmes qui ont passé leur vie à se déchirer dans l’incompréhension mutuelle. En faisant parler l’une et l’autre, puis leurs amis intimes, elle donne corps et puissance à ce témoignage de vies singulières, flamboyantes et fantastiques. Même si le lecteur reste quelque peu abasourdi face à la violence de leur conflit.

Catalogue éditeur : Pocket, Flammarion

Toute leur vie, c’est deux-là se sont aimées à se haïr. Un duel à mort.
À ma droite : la mère, Maud Cunard, richissime héritière d’une célèbre ligne de paquebots, mécène internationale à la conversation exquise, grande dame pétrie de conformisme.
À ma gauche : sa fille, Nancy Cunard. Excessive, audacieuse, scandaleuse, muse et amante d’Aragon, de Neruda, d’Aldous Huxley. De tous les combats pour la liberté, pour l’égalité raciale, pour le progrès social…
D’accord sur rien. Semblables en tout.
De la guerre qui les oppose, aucune ne sortira victorieuse.

EAN : 9782266287456 / Nombre de pages : 336 / Format : 108 x 177 mm / Date de parution : 07/03/2019 / Pire : 7,50€

Meurtre à Montaigne, Estelle Monbrun

Meurtre à Montaigne, d’Estelle Monbrun célèbre les 25 ans de la collection chemins nocturnes, des éditions Viviane Hamy.

En Dordogne, à Saint-Michel-de-Montaigne, les touristes adorent visiter la tour et la célèbre librairie du château de Montaigne. Olivier, un étudiant spécialiste de l’auteur fait le guide pendant ses vacances. Un matin, il découvre le corps inanimé d’un jeune homme au pied de la tour.
Sur l’Ile d’Oléron, Mary, une étudiante américaine assistante de Michel Lespignac est aussi la baby-sitter des petites filles de ce grand spécialiste de Montaigne. Sur la plage, elle retrouve Caro, une jeune fille rencontrée lors de son arrivée à Paris…  Un instant d’attention, et les petites filles ont disparu…
Le commissaire Foucheroux  vient de prendre sa retraite et n’a pas encore trouvé son rythme. Lorsqu’on l’appelle à la rescousse pour résoudre cette affaire d’enlèvement qui s’avère plus complexe que prévu, il est ravi de seconder son ancienne assistante, la commissaire Leila Djemani. Ils doivent être efficaces et très discrets, eu égard au statut de Lespignac. Ce dernier doit très prochainement faire paraitre une bombe qui va secouer le milieu littéraire et les aficionados de Montaigne.

De l’enlèvement aux découvertes multiples sur les personnalités et le passé des différents protagonistes, faux-semblants, trahison, envie, jalousie, désir de vengeance, filiation et généalogie, de nombreux  thèmes vont être adroitement abordés par Estelle Monbrun. L’intrigue est parfois embrouillée et semble traitée avec légèreté, trop fin de siècle peut-être (mais où est passée la police scientifique ?) Sans doute parce que nous avons affaire à des littéraires purs et durs ! Par contre l’humour et les références littéraires sont constamment présents dans ce polar rocambolesque qui plonge le lecteur dans l’histoire des lieux et de l’écrivain. Malgré tout, ce thriller plus littéraire que noir se laisse lire fort agréablement. N’y cherchez pas une enquête fouillée et des policiers aguerris, mais plutôt une écriture et un texte érudits qui donnent envie de découvrir ces lieux chers à Montaigne, parce que c’était lui, parce que c’est vous !

Catalogue éditeur : Viviane Hamy

Un rapide pincement des lèvres rouge vif aurait indiqué à une personne moins naïve que Mary que sa présence n’était pas vraiment souhaitée. Mais sa proposition fut acceptée, et, en chemin, elle apprit que Caro faisait ses études à l’École des beaux-arts et habitait à la Cité universitaire. Après deux bises à la française, que les Américains appellent air kisses et qui n’engagent à rien, Mary suivit des yeux sa nouvelle connaissance, qui emprunta l’avenue Foch après lui avoir fait un petit signe faussement désinvolte. Quelques instants plus tard, Caro envoyait sur son portable le message suivant à une adresse cryptée­ : « Le cabillaud sera une rascasse. Veronica. »

Avec Meurtre chez tante Léonie, Estelle Monbrun a inauguré la collection « ­Chemins Nocturnes­ » aux Éditions Viviane Hamy. D’autres « meurtres » suivront. On la compare souvent à David Lodge et à Agatha Christie : « L’auteur emprunte au premier des références sarcastiques sur le milieu universitaire, représenté avec un humour impitoyable, mais aussi attendri. À la seconde, son art de la narration, des fausses pistes, des coups de théâtre. » René de Ceccatty, Le Monde.
Vous voilà prévenus.

Parution : 14/03/2019 / ISBN : 9791097417277 / Pages : 224 p. / Prix : 19€

Estelle Monbrun (nom de plume d’une proustienne émérite) s’est lancée dans une carrière de professeur de littérature française contemporaine aux États-Unis, à New-York puis à Saint-Louis. Elle s’avère être une spécialiste reconnue dans le monde entier de l’œuvre de Marcel Proust et de celle de Marguerite Yourcenar. Parallèlement à son métier d’enseignante, Estelle Monbrun écrit des polars publiés par les Éditions Viviane Hamy. Ses écrits mêlent fraîcheur d’écriture, par l’aspect ludique et parodique de sa production littéraire, et profondeur, par la qualité documentaire et scientifique que ceux-ci proposent.
« Mes livres peuvent être lus comme de simples romans policiers, mais, si on connaît le texte source sur lequel je m’appuie, on peut s’amuser à reconnaître des citations cachées, des références stylistiques, des noms de personnages codés… C’est comme un clin d’œil permanent, une complicité à trois : un écrivain, une romancière, un lecteur. »

Nymphéas noirs, Cassegrain, Duval, Bussi

Être autant embrouillée par l’intrigue originale que séduite par l’adaptation de Duval et Cassegrain. Pari réussi pour l’adaptation en roman graphique du thriller de Michel Bussi, Nymphéas noirs, aux éditions Dupuis.

Nymphéas noirs est l’un des romans de Michel Bussi dont les lecteurs m’ont le plus parlé, mais que je n’avais encore jamais lu ; je commence donc par une expérience originale, et avouons-le géniale, l’adaptation en BD chez Dupuis de ce roman paru en 2011.

Il était une fois trois femmes, Stéphanie Dupin, la jeune et jolie institutrice du village, la vieille sorcière qui habite au moulin, et Fanette Morelle, une jeune fille très douée en dessin. Toutes trois vivent dans ce joli et champêtre coin de d’Eure. Joli, mais étouffant semble-t-il, car irrémédiablement figé au temps des impressionnistes. Trois femmes qui vont voir leurs vies bouleversées pendant quelques jours en mai 2010, parenthèses maudite entre la découverte du cadavre d’un notable du village, et un deuxième assassinat.

Enquête, contre-enquête, l’auteur brouille les pistes avec une intrigue hors du temps, maniant avec dextérité les illusions. Le graphisme superbe, tout en douceur et en nuances, fait la part belle à la magie qui opère au fil des pages. C’est beau, étrange. Un superbe hommage au talent de Claude Monet, en son village de Giverny. Ce roman graphique aborde avec bonheur les codes des impressionnistes et les mêle savamment à ceux du roman noir ; on s’y laisse prendre, avec l’envie de tout reprendre à zéro quand on a enfin terminé, car la surprise finale est à la hauteur de celles dont sait nous gratifier Michel Bussi. Quel plaisir de lire et pourquoi pas offrir ou faire lire, cette BD particulièrement réussie.

💙💙💙💙💙

Lire également les chroniques des romans de Michel Bussi :

Catalogue éditeur : Dupuis

Dans le village de Claude Monet, à Giverny, vivent trois femmes : une fillette passionnée de peinture, une séduisante institutrice et une vieille dame recluse qui observe tout depuis sa fenêtre. Lorsqu’un meurtre est perpétré dans ce tableau pourtant idyllique, ce sont tous les secrets et les non-dits qui ressurgissent…
Une remarquable adaptation par Fred Duval du roman culte de Michel Bussi, auquel Didier Cassegrain rend sublimement hommage à la façon des impressionnistes.

Collection : Aire Libre / Genre : Suspens & Thrillers / Roman graphique / Drame / Age du lectorat : 15+ / Date de parution : 25/01/2019 / EAN : 9782800173504 / Nombre de pages : 144

Ressentiments distingués. Christophe Carlier

Si l’on reçoit généralement l’assurance de quelques sentiments distingués, ici tout le sens de ces « Ressentiments distingués » apparait au fil des pages du court roman de Christophe Carlier.

DomiCLire_ressentiments_distinguesSur une ile isolée de Bretagne, quelques habitants vivent depuis longtemps en bonne intelligence. Le facteur est le fil qui les relient entre eux et qui apporte les nouvelles du continent. Sans relâche, quel que soit le temps qu’il fait, il apporte à chacun son courrier. Jusqu’au jour où, oiseau de mauvais augure, il s’avère qu’il apporte dans sa besace de facteur innocent une lettre du corbeau.

Mais oui, du corbeau ! Oh, un corbeau pas trop méchant, qui fait juste émerger quelques défauts, rancœurs, jalousies, travers, dans les quelques lignes qu’il adresse à chacun. Car tous ou presque finissent par recevoir un courrier. Mais de qui, et surtout pourquoi ? Qui peut en vouloir aux bonnes âmes du village, de l’ile, à ces plus ou moins jeunes qui vivent là depuis si longtemps et qui n’ont jamais créé de vague ou de conflit.

Mais qui ? Oui, qui peut bien être ce corbeau ? Chacun s’interroge, parle, commente. Les boites aux lettres se transforment en objet menaçant et vengeur, les sentiments s’exacerbent, les tensions se réveillent, les apprentis enquêteurs tentent de comprendre, de trouver qui est le coupable de ces perturbations qui transforment cette petite ile en enfer. Mais jusqu’où ira-t-il, que cherche-t-il, et surtout pourquoi ?

Christophe Carlier décrit la vie sur ce microcosme qu’est une ile avec beaucoup de subtilité et de finesse, analysant les comportements, les silences, les rancœurs, pour le plus grand plaisir du lecteur. Le roman est composé de courts chapitres, de nombreux paragraphes qui permettent de bien situer les personnages, de savoir qui parle ou de qui on parle, de suivre et de comprendre, sans toutefois en dévoiler trop, pour mener le lecteur stupéfait jusqu’à la dernière page.

Retrouvez aussi la chronique de Nicole du blog MotspourMots ici


Catalogue éditeur : éditions Phébus

Sur l’île, le facteur ne distribue plus de lettres d’amour. Mais des missives anonymes et malveillantes qui salissent les boîtes aux lettres.
Un corbeau avive les susceptibilités, fait grincer les armoires où l’on cache les secrets. Serait-ce Tommy, le benêt ? Irène, la solitaire ? Ou bien Adèle qui goûte tant les querelles ? Ou encore Émilie, Marie-Lucie ou Félicien ? Bien vite, les soupçons alimentent toutes les conversations. Et l’inquiétude s’accroît. Jusqu’où ira cet oiseau maléfique ?

Avec L’assassin à la pomme verte, Christophe Carlier avait séduit les amateurs de polars sophistiqués. Il nous offre ici une réjouissante histoire de rancœurs, pleine de sel et vent.

ISBN 978-2-7529-1083-7 / Date de parution : 12/01/2017 / Format : 14 x 20,5 cm, 176 p., 16,00 EUR €

Treize. Aurore Bègue

Treize, c’est une chronique réaliste et acerbe sur les premiers émois de l’adolescence, sur les exigences et les affres de cette période difficile mais indispensable pour grandir.

domi_c_lire_treizeAlice à treize ans. Treize ans, c’est l’âge de l’adolescence dans tout ce qu’elle a de plus énigmatique, émotion, attirance, premiers émois, premières amours ; de plus interpellant, naissance à l’état de femme, bouleversement des corps ; de plus individualiste, jalousie envers l’ainée, celle qui sait, qui a déjà « un peu » vécu, qui a l’expérience et qui plait aux garçons ; de plus intransigeant envers les parents dont on exige l’amour, total, absolu.
Alice à un père qui ne sait pas quoi faire pour plaire à ses filles, une mère bipolaire, malade et fragile, et Marie, sa grande sœur de 16 ans, si jolie, si sure d’elle. Comme tous les ans pour les vacances d’été, Alice part au bord de la mer dans la maison familiale avec ses parents et sa sœur. Cette année, Paul, le collègue de son père, sera là aussi, et comme souvent, malgré la différence d’âge, c’est de lui qu’Alice va tomber amoureuse pour la première fois.
Mais les enfants de cet âge sont exclusifs, exigeants, sans pitié pour ceux qui se mettent en travers de leur route. Forte de ses convictions d’enfants, Alice va provoquer un drame dont elle ne se remettra sans doute jamais.

Construit en flashback entre cet été là et Alice aujourd’hui, à la fois étrange et étouffant de culpabilité, Treize est un roman sur la fin de l’enfance, sur la trahison, l’égoïsme des enfants, la maladie aussi, ici celle de la mère, qui fait que l’enfance des filles ne pourra jamais être celle d’enfants ayant des parents équilibrés. Failles profondes, déséquilibre, manque d’amour et de compréhension, vont s’ajouter au caractère intransigeant des ados, pour aboutir au drame dont on sait dès les premières pages qu’il va arriver, chronique annoncée du malheur, mais intrigue à l’atmosphère parfois lourde qui nous maintient en haleine jusqu’au bout.

 les 68 premieres fois DomiClire


Catalogue éditeur : Rue fromentin

Alice, treize ans, part en vacances en famille sur la côte méditerranéenne.
Durant cet été, elle observe sa sœur aînée, Marie et son comportement face aux hommes. Les trois ans qui les séparent lui semblent être désormais un fossé infranchissable.
Elle porte aussi un regard lucide sur sa mère fragile psychologiquement et son père qui surjoue la normalité pour rassurer ses filles.
A treize ans, on est parfois plus réaliste que les autres. Alice sent avant tout le monde le drame qui se noue pendant ces vacances et va bouleverser toute son existence.

Un premier roman à l’atmosphère tendue et envoûtante. Un texte poignant et juste sur la collision entre les attentes de l’adolescence et les lâchetés du monde adulte.

Prix : 16 € ISBN : 9782919547487