Prix SNCF du Polar 2020

 Avec plus de 44 000 votes en 2018, le Prix SNCF du Polar est le 1er prix littéraire en France décerné à 100% par le public

Pour sa 20e édition, le Prix SNCF du Polar nous propose un très beau choix de titres.
Les lecteurs et les voyageurs ont quelques mois pour voter sur le site Sncf.

Les romans en compétition : La catégorie roman est la toute première du Prix SNCF du Polar. Depuis le lancement du Prix en 2000, plus de 200 livres ont été présentés et 31 récompensés.

  • L’Écrivain public Auteur : Dan Fesperman  (États-Unis) 10/18
  • Le Diable en personne Auteur : Peter Farris (États-Unis) Gallmeister
  • L’Été circulaire Auteure : Marion Brunet (France)  Le Livre de Poche
  • En pays conquis Thomas Bronnec (France) Folio Policier
  • Les Chemins de la haine Eva Dolan (Angleterre) Points Policier
  • Seules les bêtes Colin Niel (France) Babel Noir
  • Le Manuscrit inachevé Franck Thilliez (France) Pocket

Les 6 BD / albums en compétition : Le Prix SNCF du Polar offre à tous les amateurs de bulles noires une plongée exclusive dans les abysses du 9e art

  • Cassandra Darke de Posy Simmonds (Angleterre) Denoël Graphic
  • Tumulte de John Harris Dunning et Michaël Kennedy (Angleterre) Presque Lune
  • Le Detection Club de Jean Harambat (France) Dargaud
  • Dans la tête de Sherlock Holmes de Cyril Liéron et Benoît Dahan (France) Ankama
  • No direction d’Emmanuel Moynot (France) Sarbacane
  • Grasskings de Matt Kindt et Tyler Jenkins (États-Unis) Futuropolis

Retrouvez ma chronique de GrassKings ici.

Les 8 films en compétition : Pour fêter les 20 ans, et parce que nous les avons tant aimés, les 8 courts métrages en compétition cette année ont tous été déjà récompensés par le Prix SNCF du Polar depuis 2012.

  • L’Accordeur d’Olivier Treiner, 24 25 Films (France)
  • Kerosene de Joachim Weissmann, Artemis Productions (Belgique)Penny
  • Dreadful de Shane Atkinson, Rob Cristiano (États-Unis)
  • CarJack de Jeremiah Jones Société de production : 100 to 1 Productions (États-Unis)
  • Mr Invisible de Greg Ash, Tin Monkey & Big Bright Lights (Irlande)
  • Hasta que la celda nos separe de Mariana & Joserro Emmanuelli ; Black Dog Production Mansion & French Alliance of Puerto Rico (Porto Rico)
  • Speed/Dating de Daniel Brunet & Nicolas Douste, Affreux, sales & méchants Productions (France)
  • Troc Mort de Martin Darondeau, La Voie Lactée, Slumdog Production et les Films du Duc (France)

Toute la vérité, Karen Cleveland

Quand la vie d’une famille américaine ordinaire se transforme en cauchemar. On adore plonger dans ce premier thriller de Karen Cleveland qui nous dit « toute la vérité »… ou presque

Vivian a un mari aimant, quatre beaux enfants et un super métier, que rêver de plus ? Bien sûr, les salaires ne sont pas à la hauteur. Mais son mari Matt est toujours présent pour l’épauler, en particulier lors des soins importants qu’il faut apporter à l’un des jumeaux. Et si son métier la passionne toujours autant, il est aussi une source de revenus et une garantie d’assurance santé non négligeable.

Vivian est analyste à la CIA, spécialisée sur la Russie. Son projet phare va bientôt aboutir et lui permettre de percer à jour l’ordinateur d’un espion russe. Mais elle découvre sur l’ordinateur en question une photo de son mari, certainement l’un des agents étrangers dormants. A partir de là, plus rien n’est sûr dans la vie de Vivian. Le doute s’installe, qui alterne avec l’assurance de connaître parfaitement cet homme qui partage sa vie depuis plus de dix ans. Mais que valent les certitudes face à une telle découverte ? Que faire, et comment réagir à une telle révélation ? Penser d’abord à son pays ou à sa famille ?

Tout l’art de Karen Cleveland est de distiller le doute, les certitudes, les interrogations, avec une apparente véracité qui fait frissonner. De flashback en souvenirs, de certitudes en moments de doute, la tension monte et le lecteur est pris au piège. Car Karen Cleveland est du sérail, huit années comme analyste à la CIA, forcément ça aide à planter un décor juste et réaliste. Alors bien sûr les russes sont un peu trop caricaturaux, ou est-ce tout simplement l’image donnée aux espions, mais qu’importe. Le suspense est garanti pour ce page turner parfaitement maitrisé que l’on dévore avec l’envie de connaitre Toute la vérité et de se laisser balader par l’auteur jusqu’à la fin.

Roman lu dans la cadre de ma participation au Prix des nouvelles voix du polar Pocket

Catalogue éditeur : Pocket et Robert Laffont

Malgré un travail passionnant qui l’empêche de passer du temps avec ses enfants et un prêt immobilier exorbitant, Vivian Miller est comblée par sa vie de famille : quelles que soient les difficultés, elle sait qu’elle peut toujours compter sur Matt, son mari, pour l’épauler.
En tant qu’analyste du contre-renseignement à la CIA, division Russie, Vivian a la lourde tâche de débusquer des agents dormants infiltrés sur le territoire américain. Un jour, elle tombe sur un dossier compromettant son époux. Toutes ses certitudes sont ébranlées, sa vie devient mensonge. Elle devra faire un choix impossible : défendre son pays… ou sa famille.

Diplômée du Trinity College de Dublin et de Harvard, Karen Cleveland a passé huit ans à la CIA en tant qu’analyste. Elle vit dans le nord de la Virginie avec son mari et ses deux enfants.

Robert Laffont : Date de parution : 25/01/2018 / EAN : 9782221214947 / Nombre de pages : 384 / prix : 21€
Pocket : Date de parution : 10/01/2019 / EAN : 9782266287869 / Nombre de pages : 408 / prix : 7.90€

Pamela, Stéphanie des Horts

Pamela est si belle que tous les hommes succombent à son charme, et l’écriture de Stéphanie des Horts nous enchante en nous faisant découvrir la belle-fille de Churchill.

photo roman "Pamela" de Stephanie des Horts, blog Domi C Lire

Pamela est une jeune et belle femme bien décidée à se faire une place dans la société. Les  hommes succombent à son charme, elle n’a que l’embarras du choix pour réussir.  Elle aime l’amour autant que les hommes, et ce sera son moteur pour avancer malgré les embûches.

A 19 ans, elle épouse le fils de Winston Churchill. Sa relation avec le père sera bien plus profonde et sincère qu’avec son mari. Si elle divorce rapidement après lui avoir donné un fils, elle gardera néanmoins ce nom prestigieux toute sa vie ou presque.

Ensuite, elle va collectionner avec toujours beaucoup de passion et de sincérité des amants tous plus prestigieux les uns que les autres, Ali Khan, Gianni Agnelli, Harriman, Druon, Rothschild, Sinatra, Maurice Druon, pour ne citer qu’eux. Mais bien souvent, elle qui sait ce que représente l’argent et le confort que lui procure ces hommes n’arrivera pas à les épouser. Il lui manque toujours quelque chose, le nom, la lignée aristocratique, la position sociale. Ils lui resteront cependant fidèles en amitié et ne la lâcheront pas lorsqu’elle se retrouve dans l’adversité. Jusqu’à son mariage avec Harriman. Bien plus âgé qu’elle, il lui permet d’entrer en politique et  d’assoir une « respectabilité » qui la mènera jusqu’au titre d’ambassadrice des États-Unis en France.

Elle mène une vie flamboyante. Souvent traitée de putain par ses détracteurs, elle avance jusqu’au bout dans le sillon qu’elle s’est tracé, fidèle en amitié mais aussi à ses amours le temps qu’ils veulent bien durer. Quand elle aime, elle aime vraiment, de toutes ses forces, et les ruptures n’en sont que plus douloureuses.

Alors c’est vrai, cette vie-là peut sembler un peu futile et légère, tournée vers un but, l’amour d’un homme assez riche pour vivre dans un réel confort. Mais cette femme est passionnante et bouleversante. Sa façon de traverser le siècle et de s’y faire une véritable place au soleil est bluffante. Elle aura su s’adapter, rebondir, assoir sa position, en particulier auprès de Churchill mais aussi de Clinton. Elle qui sait rester fidèle le sera toute sa vie à « dear Papa » (Winston Churchill) avec qui elle refaisait le monde et s’entendait très bien, excusez du peu !

Elle croise la route de tant de monde ! La maîtresse de Malaparte n’est autre que la mère de Gianni Agnelli, son grand amour. Malaparte que l’on retrouve dans l’excellent roman Amour propre de Sylvie Le Bihan. Elle croise la route d’Emerald Cunard dans ses salons littéraires à Londres. Emerald Cunard que l’on retrouve dans Avec toute ma colère d’Alexandra Lapierre. Puis de Louise de Vilmorin, que l’on retrouve dans Edmonde, là aussi passionnant roman de Dominique de Saint-Pern sur une femme singulière et attachante.

Pamela m’a fait voyager dans le temps et dans la vie de cette femme dont j’ignorai tout, c’est envolé, subtilement écrit, alerte, vivant. Un véritable plaisir de lecture.

En parcourant le XXe siècle, les historiens trouveront partout des traces du rouge à lèvres de Pamela Churchill. Daily Mail.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury des lecteurs du Livre de Poche 2019

Catalogue éditeur : Le Livre de Poche et Albin Michel

Légère, séduisante, insolente, Pamela décide très tôt de capturer l’homme qui la mènera à la gloire. Randolph Churchill, qu’elle épouse à dix-neuf ans. Ali Khan, Agnelli, Sinatra, Harriman, Druon, Rubirosa, Rothschild… aucun ne résiste à son charme. S’ils ont le pouvoir, elle exerce sur eux une attirance fatale. Ils l’ont tous désirée. Elle les a tous aimés. Les conquêtes de Pamela sont des alliances, des trophées qu’elle brandit sans crainte de choquer les cercles mondains. Scandaleuse ? Intrigante ? Courtisane ? La ravissante Anglaise à la réputation sulfureuse, morte comme une légende dans la piscine du Ritz à Paris où elle était ambassadrice des États-Unis, a emporté ses secrets. Stéphanie des Horts en recherche les parfums et nous révèle l’existence flamboyante d’une séductrice hors norme.

288 pages / Date de parution : 27/02/2019 / EAN : 9782253237990

Changer l’eau des fleurs, Valérie Perrin

Voilà un beau roman d’espoir et de vie, d’amour et de solitude, de résilience et de bonheur. Pourquoi il faut découvrir « Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin sans plus attendre !

photo couv du roman changer l'eau des fleurs, Valérie Perrin, blog Domi C Lire

Violette Toussaint est gardienne de cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Elle connait aussi bien les vivants que les morts de son domaine et semble trouver un véritable plaisir à vivre au milieu des morts. Pour elle, Changer l’eau des fleurs, c’est entretenir les tombes et parler aux visiteurs. Quelle étrange idée, un peu lugubre ou mortifère. Il s’agit plutôt d’un bel élan de vie et de courage, d’amitié et de partage, d’empathie et de confiance.

Violette est née sous X. Jeune fille paumée, elle tombe amoureuse du plus beau client du bar dans lequel elle travaille, ils se marient. Puis c’est une mère comblée par la naissance de sa fille Léonine. Comme le couple doit travailler et malgré la grande paresse de Philippe, ils seront garde-barrière, puis gardiens de cimetière. La cohabitation avec Philippe Toussaint n’est pas un long fleuve tranquille, il est bien trop souvent absent ou silencieux, Violette doit gérer et travailler pour deux. C’était une enfant abandonnée, c’est une mère et une épouse fracassée par les trahisons et les absences, par le deuil et la perte, c’est aussi une femme capable d’aller de l’avant en se forgeant une carapace pour affronter la vie sans recevoir trop de coups.

Violette n’a pas une vie facile, le malheur semble lui coller au corps. Et pourtant, c’est une belle âme qui se cache sous ses habits de dehors comme elle les nomme, une femme qui sait entendre, écouter, consoler. Une femme qui a peur de ressentir des sentiments, qui ne s’octroie pas le droit au bonheur par crainte de trop souffrir encore. C’est surtout une femme que l’on aime d’emblée tant elle donne aux autres, qu’il est doux de connaître.

Quel bonheur ce roman. D’abord, il semble être le roman idéal à lire sans réfléchir pendant les vacances. Mais peu à peu l’intrigue prend corps, les sentiments émergent, les personnages souvent bien plus complexes qu’ils ne le semblent au premier abord trouvent leur place. Le mystère s’éclaircit mais comme pour Violette, la lumière est au bout du chemin. Violette est une belle âme meurtrie tellement positive malgré tout ce qu’elle doit affronter, exactement le genre d’amie que l’on souhaite rencontrer. Valérie Perrin nous offre là un excellent moment de lecture, avec ce pavé que l’on n’a absolument pas envie de lâcher et que l’on referme à regrets tant les personnages sont attachants. Il ne faut surtout pas bouder son plaisir !

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury des lecteurs du Livre de Poche 2019

Catalogue éditeur : Le Livre de Poche & Albin-Michel

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?
Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.

672 pages / Date de parution : 24/04/2019 / EAN : 9782253238027

Un mariage anglais, Claire Fuller

Roman épistolaire délicat et nostalgique, on aime le charme et la sensibilité du roman de Claire Fuller « Un mariage anglais » .

PHOTO roman un mariage anglais de Claire Fuller, blog Domi C Lire

Ingrid est une jeune étudiante amoureuse de Gil, son professeur de littérature. Vingt ans les sépare mais l’amour les réuni pour le meilleur et pour le pire.

Le couple s’installe au pavillon de nage, puis naissent deux filles, Nan et Flora. La mer et la nature sont présentes à chaque instant. Si le mariage est heureux en apparence, Gil est terriblement volage. Il n’arrive pas à écrire son prochain et merveilleux roman, s’absente, collectionne les aventures et les livres qui envahissant peu à peu la maison. Loin de ses rêves de jeunesse et des promesses de Gil, Ingrid,  trahie par celui qu’elle aime et cantonnée dans un rôle de mère au foyer qui ne lui convient pas, s’étiole peu à peu. Seules la mer et ses longues séances solitaires de natation trouvent grâce à ses yeux. Quelques années après leur mariage, Ingrid disparait. Personne ne sait ce qu’elle est devenue, noyée, évaporée ?

Ce roman aux sensations douces amères est construit en deux récits parallèles.

D’abord le temps présent. Gil vient d’avoir un accident, enfin, sans doute, car nul ne sait si la chute était accidentelle finalement. Il s’en sort plutôt bien, mais ses filles veillent à son chevet. Entre Nan et Flora, les souvenirs resurgissent, Flora cherchant toujours en vain la présence d’Ingrid.

Puis les années de vie commune, à travers les lettres d’Ingrid. Face à l’absence et au silence de son époux, elle décide de lui écrire et de cacher ses lettres entre les pages de romans de sa bibliothèque. A travers ce récit épistolaire se dessine peu à peu une vie pas du tout idyllique, aux contours plus sombres qu’il n’y parait. Bien qu’elle soit toujours amoureuse, Ingrid est malheureuse. La vie dont elle avait rêvé, les promesses de Gil, rien de tout cela ne vient égayer son quotidien.

Voilà un étonnant roman sur le couple et sur la place des femmes, mais femme au foyer qui se doit d’être mère avant tout, sur l’amour, l’absence, le poids des non-dits et le manque de communication. La nature est omniprésente, à travers la mer et ses promesses de bonheur et d’évasion, la lande et ses chemins, le jardin qu’Ingrid dessine avec obstination. Un beau roman d’été empreint de nostalgie.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury des lecteurs du Livre de Poche 2019

Catalogue éditeur : Stock, puis Le Livre de Poche

Roman épistolaire construit à rebours, ce récit relate le mariage d’Ingrid et de Gil Coleman, son professeur de littérature, de vingt ans son aîné. Quinze ans plus tard, Ingrid, lassée des absences répétées de son mari, disparaît, laissant une série de lettres dans lesquelles elle revient sur l’histoire de son mariage.

432 pages / Date de parution : 24/04/2019 / EAN : 9782253237600 / Prix  8,20€

P.A.L, vous avez dit P.A.L d’été ?

Été lecture, été studieux, avec mes participations à différents jury de Prix des lecteurs… Comme chaque année, non seulement je lis pour mon plaisir, mais en plus j’ai le bonheur d’être jurée pour différents prix littéraires.

Le Prix des Lecteurs du Livre de Poche

Pendant 7 mois, le Livre de Poche espère révéler de nouveaux auteurs, faire découvrir ou redécouvrir des romanciers talentueux. Le Livre de Poche vous invite à rêver, à voyager, à vous informer, à vous indigner tour à tour avec eux.
Amis jurés, nous nous réjouissons de vous accueillir parmi nos lecteurs. À vos marques… lisez, commentez !

Pour ces deux mois de juillet et août, ce sera les lectures de :

  • Claire Hajaj, La maison aux orangers
  • Stéphanie des Horts, Pamela
  • Claire Fuller, Un mariage anglais
  • Valérie Perrin, Changer l’eau des fleurs
  • Alice Adams, Un été invincible
  • Carolina de Roberts, Les dieux du tango

Voir le site Prix des Lecteurs 2019 Livre de Poche

Prix français et étranger des Nouvelles Voix du polar 2019 avec les éditions Pocket

Les jurés reçoivent les titres sélectionnés par les libraires (2 romans français et 2 romans étrangers). Les 4 romans retenus sont soumis au vote des lecteurs pendant l’été. Les lecteurs élisent le lauréat du prix des Nouvelles Voix du polar français et le lauréat du prix des Nouvelles Voix du polar étranger.

Polar français :

  • Hervé Jourdain, Femme sur écoute
  • Marc Voltenauer, Qui a tué Heidi ?

Polar étranger :

  • Karen Cleveland, Toute la vérité
  • Wendy Walker, Emma dans la nuit

Voir le site Nouvelles Voix du Polar

Le Prix Littéraire de la Vocation 2019

Le Prix Littéraire de la Vocation, fondé en 1976, est le prolongement littéraire de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet pour la Vocation créée en 1960. Elle est aujourd’hui présidée par Élisabeth Badinter, la fille de Marcel Bleustein-Blanchet le fondateur de Publicis. Le lauréat du prix – qui a nécessairement entre 18 et 30 ans et a publié un roman ou un recueil de nouvelles depuis le mois de juin de l’année dernière – reçoit 8 000€.

Quel bonheur d’avoir été contactée pour participer au jury des lecteurs de ce prix prestigieux.

Mes lectures pour cet été :

  • Diane Château Alaberdina, La Photographe, éditions Gallimard
  • Bertille Dutheil, Le fou de Hind, éditions Belfond
  • Maëlle Lefèvre, Jiazoku, éditions Albin-Michel
  • Louise Chennevière, Comme la chienne, éditions P.O.L
  • Lola Nicolle, Après la fête, éditions les Escales
  • Hector Mathis, K.O, éditions Buchet-Chastel
  • Victor Jestin, La chaleur, Flammarion

Voir le site de la Fondation de la Vocation

Le Prix Hors Concours

Peut faire partie de la sélection un titre de création littérature francophone, de fiction ou de récit, paru ou à paraître entre le 31 mars 2018 et le 1er octobre 2019.
Mars 2019 : L’Académie Hors Concours annonce la sélection des 40 titres lors de Livre Paris.
Mars – Juin 2019 : Les professionnels du livre et les lecteurs s’inscrivent en ligne.
Juillet – Septembre 2019 : Les professionnels du livre et l’Académie des lecteurs reçoivent la Bibliothèque Hors Concours et découvrent la sélection 2019. En s’appuyant sur une grille de lecture et leur ressenti, ils choisissent puis votent en ligne pour leurs cinq titres favoris.
Octobre 2019 : L’Académie Hors Concours annonce les cinq finalistes du prix Hors Concours 2019.
Octobre – Novembre 2019 : Les cinq journalistes du jury lisent les cinq œuvres complètes et choisissent lors d’une délibération à huis clos leur lauréat. Pendant ce temps, les professionnels du livre et l’Académie des lecteurs lisent également les cinq ouvrages, et votent en ligne pour attribuer les mentions spéciales.
Décembre 2019 : L’Académie Hors Concours annonce le lauréat du prix Hors Concours 2019 lors d’une Cérémonie à la Société des Gens de Lettres, soirée à laquelle sont conviés les éditeurs, les auteurs, les professionnels du livre et les lecteurs.

Voir le site Hors Concours

Le bonheur n’a pas de rides, Anne-Gaëlle Huon

Lire « Le bonheur n’a pas de rides » de Anne-Gaëlle Huon, un véritable hymne à la vie qui donne envie de manger les petits Lu en commençant par les coins !

Mais qui est Paulette, une vielle dame revêche et bougonne, ou une gentille octogénaire qui attend la fin de sa vie ? Elle est très désagréable avec sa belle-fille, surtout depuis qu’elle vit chez son fils. Elle rêve d’une maison de retraite grand luxe dans le sud de la France. Mais c’est dans un petit village francilien, dans une auberge improbable choisie par sa belle-fille qu’elle est lâchement déposée au début des vacances. Un peu comme on abandonnerait son chien !

Paulette a décidé d’être désagréable. Avec son caractère bien trempé et son côté acariâtre, elle s’y entend pour embêter son monde. D’abord le propriétaire de l’auberge, qui ne sait plus comment la gérer, puis les autres pensionnaires. Elle ne leur trouve que des défauts et refuse de s’intégrer. Pire, elle fait tout pour les provoquer.

Pourtant, sa perspicacité, son bon cœur, et le caractère attachant de ses compagnons d’infortune dans cette auberge improvisée maison de retraite auront raison de son mauvais caractère. En cherchant bien sous les carapaces de chacun – et en fouinant un peu dans les affaires des autres il faut l’avouer – l’aventure est au bout du couloir, l’amour et l’amitié aussi.

Plein de bons sentiments, pétillant d’humour et non dépourvu de réalisme parfois, voilà un roman qui se lit avec bonheur, sans se poser de question. Léger mais pas simpliste, rempli de bons sentiments pas toujours évidents, c’est le roman idéal sur la plage ou pour les longues soirées d’été.

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury des lecteurs du Livre de Poche 2019

Catalogue éditeur : Le Livre de Poche

Le plan de Paulette, quatre-vingt-cinq ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part.
La nouvelle pensionnaire n’a qu’une idée en tête : quitter ce trou, le plus vite possible ! Mais c’est compter sans sa nature curieuse et la fascination que les autres résidants, et surtout leurs secrets, ne tardent pas à exercer sur elle. Que contiennent en effet les mystérieuses lettres trouvées dans la chambre de monsieur Georges ? Et qui est l’auteur de l’étrange carnet trouvé dans la bibliothèque ?
Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens.

Prix : 7,90€ / Pages : 352 : Date de parution : 03/04/2019 / EAN : 9782253906803

Editeur d’origine : City Edition