Le nouveau Western, Marc Fernandez

Embarquer dans les pas du Cid avec Marc Fernandez

L’an dernier j’avais suivi sur les réseaux le récit des 900 kilomètres à vélo à travers l’Espagne médiévale, « désertiquement » vide et cependant magnifique de Marc Fernández. J’avais hâte de savoir ce qu’il pourrait ressortir de ces paysages que je connaissais pour partie et de cette aventure cycliste. Et surtout de savoir comment l’auteur allait mêler cette aventure et l’histoire mythique et cependant véridique de Rodrigue. 

Car il a existé  l’homme du « Cantar de mio Cid », du Camino del Cid, cet Ego Roderico que j’ai croisé lors de mes nombreux périples dans cette Espagne que je parcours dans tous les sens depuis si longtemps…

Alors je ne sais pas vous, mais personnellement à force de savoir, comme nous l’avait répété Corneille, que Rodrigue avait du cœur, mais aussi des sentiments pour Chimène, j’avais oublié que la légende avait été un homme, un vrai. Rodrigo, ou Rodrigue, est né dans le village de Vivar del Cid aux alentour de 1048, ou 49. Un enfant au cœur noble et valeureux qui apprend tout des règles de chevalerie. Sa légende se forge au grès de ses victoires et de ses multiples combats à la tête de son armée.

Mais en 1081, à la suite d’un différent, le roi de Castille Alphonse VI va le bannir de son royaume. Rodrigue met à l’abri sa femme et ses filles et part sur les routes, combattant tantôt les musulmans tantôt les chrétiens, tantôt aux côtés des uns ou des autres, tantôt contre. En plusieurs année et à la tête d’une armée de plusieurs centaines d’hommes il traverse l’Espagne jusqu’à la méditerrannée. Là il devient le prince de Valence. Rodrigue meurt en 1099, un 10 juillet.

Ce que j’ai aimé ? L’écriture, le rythme, l’alternance entre la partie historique de la vie de Rodrigue et le vécu de l’auteur sur son épopée cycliste. Un texte d’une grande sincérité. Marc Fernandez a su faire vivre le récit historique pour nous faire découvrir ce Lucky Luke trop méconnu qui est tout simplement passionnant. Récit très adroitement mêlé à ses propres aventures sur Tornado, le cheval de Zorro, ah, non le vélo sur lequel l’auteur a pédalé à travers les terres ocres et rouges d’Espagne. J’ai aimé le suivre et Rodrigue avec lui, de Burgos à Daroca, d’Albarracin jusqu’à Valence, et jusqu’au village où lui-même passait ses vacances en famille enfants puis adolescent. Car à travers cette géographie de l’Espagne se dessine aussi un passé et un vécu pas toujours faciles, la dictature de Franco, l’émigration pendant la guerre civile, tout au long du chemin les souvenirs heureux ou malheureux se mêlent à l’Histoire.

C’est à Valence que se termine ce trajet de 12 jours, 900 kilomètres, ces rencontres et ce texte passionnant. C’est aussi pour moi de nombreux sites encore à découvrir, en particulier le château de Gormaz. 

Ah, et puis comment dire, je me sens moins seule à avoir aussi mal aux mains lorsque je pars sur mon vélo dans mes villages de Pyrénées, moi qui n’en avait plus fait depuis si longtemps. Pardon Marc Fernandez car je crois avoir lu dans Le nouveau Western que le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un vélo électrique et ceux qui pédalent. Là, je crois que toi, tu pédales. 🚴😉

Merci pour ce formidable livre, courez en librairie, vous ne serez pas déçus.

Photos prises à Albarracin, une des étapes du Camino Del Cid

Vous ne connaissez pas encore les romans de Marc Fernandez ? Découvrez Mala Vida, Bandidos et Guerilla Social Club

Catalogue éditeur : Éditions Paulsen

900 kilomètres à vélo dans un décor de western pour retracer la vie d’un chevalier mythique : le Cid, figure espagnole légendaire aux résonances actuelles et digne d’un personnage de polar.

Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom du Cid, n’est pas que le héros d’une pièce de théâtre. Ce fut un chevalier. Un vrai. Banni par le roi Alphonse VI, il a traversé l’Espagne au XIe siècle. Il a gagné des batailles. Contre les Musulmans, et avec eux. Un mercenaire avant l’heure. Un combattant légendaire.
Si le Cid voyageait à cheval, c’est sur son VTT – baptisé Tornado – que Marc Fernandez suit sa route de Burgos, ville natale du chevalier, jusqu’à Valence, où il mourut en 1099. Une épreuve et un défi pour l’auteur, à la découverte d’une partie méconnue de l’Espagne, médiévale, immensément vide. 900 kilomètres à vélo, 11 302 mètres de dénivelé positif dans un décor de western, pour retracer la vie extraordinaire d’une figure mythique digne d’un personnage de polar.

Parution : 19 mars 2020 / Format 13 x 21 cm / Nombre de pages : 192 / ISBN 978237502-0746  / Prix : 19,50 €

Que faire à Rouen ?

Partir sur les traces de Pierre Corneille ! Visiter deux maisons, l’une est la maison natale de Pierre Corneille, l’autre, l’ancienne métairie de la famille Corneille.

La maison natale de Pierre Corneille est située au 4, rue de la Pie à Rouen.

C’est dans cette maison qu’est né Pierre Corneille en 1606, qu’il a vécu et écrit en particulier sa pièce la plus célèbre, Le Cid. Il ne reste aucun meuble, si ce n’est un superbe coffre clouté au rez-de-chaussée, mais dans certaines pièces, l’ameublement a été reconstitué pour donner au visiteur une idée de ce que devait être la maison à l’époque, meubles du XVIIe et superbe bibliothèque.

A l’étage, de belles photos des acteurs les plus emblématiques du répertoire classique de Corneille, Gérard Philippe, Francis Huster, etc. et un rappel pas du tout inutile des différentes œuvres.

Le Musée Pierre Corneille est situé au 502, rue Pierre Corneille à Petit-Couronne, dans la banlieue proche de Rouen.

Si Pierre Corneille reçoit en héritage à la mort de son père, en 1639, la maison manante de Petit-Couronne, cette propriété était depuis un demi-siècle dans sa famille. Ce domaine était à l’origine constitué d’une ferme, d’un verger et de nombreux hectares de métairie. il sera vendu en 1686 par le fils de Pierre Corneille. En 1874, le Département fait l’acquisition de la propriété et installe ce musée-manoir cornélien. Dans les années 1956, la ville de Petit-Couronne connait un développement industriel important, on réalise alors qu’il faut sauvegarder l’aspect agreste de la ferme. Le potager date des années 1990, on y trouve seulement des espèces cultivées au 17e siècle.

On peut y visiter quelques salles. En passant tout d’abord par l’entrée, dont l’existence est attestée dès le début de la demeure en 1608, puis sur les cartes postales des 19e et 20e  siècles.

Vient ensuite une salle à manger, même si les pièces à l’époque de Corneille n’avaient pas de destination précise (on se souvient que l’on « dressait la table » dans la pièce dans laquelle le roi par exemple avait décidé de manger…).  On a donc imaginé que c’est au rez-de-chaussée que se préparaient et se prenaient les repas.

Un cabinet de travail, là sont surtout présentées des œuvres originales, peintures, sculptures représentant Pierre Corneille. Une belle armoire, originaire de la région de Rouen, date du milieu du 17e siècle.

Si l’on ne trouve pas vraiment de meubles ou d’objets ayant appartenu au célèbre écrivain rouennais, les deux visites sont très agréables et nous replongent dans l’univers du 17e siècle. De plus, à Rouen, les musées sont gratuits pour tous, il faut savoir en profiter !

Retrouvez des idées de visite avec les articles Que faire à ?