L’appel de Portobello Road. Jérôme Attal

Forcément, un beau téléphone orange vintage en couverture, ça m’attire ! Alors j’ai embarqué avec Jérôme Attal et son roman qui vient de paraitre chez Pocket « L’appel de Portobello road »

portobello roadBien m’en a pris car j’ai vraiment passé un bon moment avec Ethan, à la recherche de cette jeune fille sur la photo. Qui est cette sœur inconnue ? Les parents d’Ethan viennent tout juste de l’évoquer via ce beau téléphone vintage chiné à Portobello road, et qui est branché … vers le ciel et les disparus.

En effet, pas de ligne au bout de ce téléphone qui a pourtant  bien sonné, puisque les parents d’Ethan lui ont parlé ! On peut alors se poser la question de savoir si ce dernier va bien ! Car ceux-ci sont décédés depuis deux ans maintenant et tout un chacun le sait bien, les appels téléphoniques ça ne vient pas du ciel.

Ethan a les pieds sur terre, et pourtant il va courir chez une vieille tante pour essayer de comprendre. Et à, miracle de la vieillesse sans doute, celle-ci va lui dévoiler le secret qui va le faire courir au bout de la Belgique à la recherche d’une fabrique de porcelaine anglaise… et d’une mystérieuse June, son hypothétique sœur.

portobello dedicaceOn se laisse embarquer dans cette histoire. C’est gentil, drôle et irréel et on aime courir avec Ethan, d’hôtel borgne en parking bizarre…de pom-pom girls avinées en tarte au riz offerte par un groupe plus folklo que folklorique. C’est légèrement déjanté, mais cela fait assurément passer un bon moment !

Merci Jérôme Attal pour la jolie dédicace !

💙💙💙


Catalogue éditeur : Pocket

C’est un vieux téléphone à cadran, chiné à Londres, à Portobello Road. La sonnerie surprend Ethan au milieu de la nuit. Au bout du fil, ses parents : « Dis à ta sœur qu’on pense à elle tous les jours. » Rien que de très normal, sinon qu’il est un peu tard pour téléphoner aux gens. Que les parents d’Ethan sont morts depuis deux ans. Et que jusqu’ici il se croyait fils unique…
Pour ce compositeur de chansons, c’est le début d’une quête à la recherche de cette sœur inconnue, tombée du ciel. Une aventure peuplée de pom-pom girls tchèques, de tartes au riz et de porcelaine anglaise. Une fuite en avant pour réparer les fêlures de la vie.
Car, comme dirait le photographe Robert Doisneau, l’essentiel est d’avancer avec le sourire dans la vie pour attirer la bienveillance du hasard.

« Entre poésie et extravagance. » CNEWS Matin

160 pages / 9782266282956

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Dis-moi que tu mens. Sabine Durrant

Paul Morris, le narrateur, se souvient du moment qui a tout déclenché, du moment où il est entré dans une librairie, … du moment donc. Mais que s’est-il passé ?

DomiCLire_dis_moi_que_tu_mens.JPGA Londres, Paul Morris, écrivain célèbre après avoir publié un premier roman est tombé dans l’oubli, il est incapable d’écrire à nouveau. Sans emploi, sans inspiration, il vit dans des appartements qu’on lui prête pendant l’absence des véritables propriétaires, ou alors rentre chez sa mère, à bientôt 40 ans ! Il raconte qu’il est sur le point de terminer son prochain roman, mais il se piège tout seul dans l’absurdité de son quotidien inventé. C’est finalement quelqu’un de tout à fait détestable qui pourtant nous tient en haleine pendant tout le roman.

Aussi, lorsqu’il croise la route d’Andrew, un ancien copain de fac, et de Tina, une jolie jeune femme qu’il va lui présenter, il n’arrivera pas à sortir de son ornière, et va s’y enfoncer encore plus profondément. De hasard en rencontres plus amicales, puis plus intimes, il s’installe chez Tina, au grand dam de ses enfants qui ne lui font pas un super accueil. Il saute aussi sur l’occasion lorsqu’incidemment elle lui propose de partager leurs vacances en Grèce. Là, avec la famille d’Andrew, elle loue pour le dernier été une maison dans le village où, des années auparavant, sa sœur d’Andrew et ancienne amie de Paul, avait disparu.

Après des péripéties inavouables pour parvenir à les rejoindre sur leur lieu de villégiature, Paul va tout faire pour s’intégrer au groupe sans trop dépenser et sans montrer à quel point il est fauché. Les vacances idylliques sont là, à portée de main, de serviette de plage et de peau bronzée, sous la  belle lumière des iles grecques.

Mais ce qu’il pensait être des vacances de tout repos va vite se transformer en une aventure pas du tout banale, où l’amie disparue va occuper toute sa place, où celui qui pensait manipulé n’est pas forcément celui qu’on croit, et où le mensonge ne mène pas forcément au meilleur des mondes possibles. Car sous le soleil de Grèce les menteurs s’enlisent, les amis se dévoilent, les comptes sont enfin soldés.

Malgré parfois quelques longueurs, mais sans doute fallait-il bien installer l’intrigue, voilà un roman tout à fait étonnant. Construit avec un suspense qui monte crescendo, une intrigue intelligente et fine, il entraine le lecteur vers des sommets tout à fait inattendus. J’ai vraiment aimé me laisser surprendre et séduire par la faconde et le bagou de Paul (malgré le fait qu’il dégage une certaine antipathie !) l’écouter manipuler son monde, tenter de faire le malin puis de se sortir de ses propres imbroglios. Car à machiavélique, machiavélique et demi ! Le tel est pris qui croyait prendre trouve ici toute sa signification.

Une écriture adroite, qui vous pousse à la fin de chaque chapitre à lire juste un paragraphe du suivant, puis encore le suivant, qui par petites touches subtiles, distille doucement l’impression qu’il va réellement se passer quelque chose, puisque le narrateur en parle et se demande comment il aurait pu éviter ça. Ça ? Oui, ça bien sûr, alors à vous de lire « Dis-moi que tu mens » pour en savoir un peu plus et vous laisser séduire par Paul, Tina, et peut-être Andrew… En tout cas par quelque menteur magnifique qui va vous emberlificoter jusqu’au bout !

Voilà un roman à la couverture tellement lumineuse et si gaie qu’on a envie de le dévorer, surtout pendant les vacances ! Quelle bonne idée cette collection des éditions Préludes, ni vraiment en poche, ni tout à fait en format classique, mais qui en plus propose des nouveautés à des prix abordables.

💙💙💙💙


Catalogue éditeur : Préludes

Tout commence par un mensonge. De ceux qu’on fait tous pour impressionner une vieille connaissance. L’histoire de votre vie, légèrement embellie, face à cet avocat brillant, époux et père comblé, que vous avez croisé par hasard.
Puis, sans savoir comment, vous vous retrouvez à dîner chez lui, à accepter une invitation en vacances, propulsé dans une vie de rêves – celle à laquelle vous avez toujours aspiré. Jusqu’à ce que cette vie ne semble plus si idyllique…
Mais vous êtes déjà pris au piège, transpirant sous l’impitoyable soleil de Grèce, brûlant d’échapper à la tension ambiante. Alors vous comprenez que, si douloureuse la vérité soit-elle, ce sont vos mensonges qui ont causé le plus de tort… Et, à ce moment-là, il est déjà trop tard.

Parution : 03/05/2017 / Format : 130 x 200 mm / Nombre de pages : 416 / EAN : 9782253107897 / Prix 16 ; 90€