Mon inventaire 2020

Janvier 2021, Domi C Lire 6 ans déjà

Domi C Lire est un rendez-vous quotidien indispensable pour partager ma passion et vous donner je l’espère quelques envies de lecture.

2020 était une drôle d’année avec des mois de confinement, des jours que l’on n’a pas vu passer, et souvent l’impression de perdre son temps, de ne pas avancer…

Heureusement l’envie de lire et de partager mes coups de cœur était toujours là. Que ce soit à propos de nouvelles lectures, de rencontres (trop rares cette année) avec des auteurs, d’expositions, de musées, théâtres et les villes ou les lieux que j’ai découvert et partagé ici.

Il y a beaucoup moins d’expositions, musées, théâtre, mais on se rattrapera en 2021 j’espère. Alors avec un peu plus de 190 livres tous genres confondus lus en 2020, combien en reste-t-il ? En tout cas, impossible de n’en garder que 10 comme je pensais le faire au départ…

Voici Mon inventaire 2020

Ces premiers romans bouleversants

Ces romans qui m’ont fait vibrer

Ces thrillers qui m’ont sortie du quotidien

Une envie de voyage

Une incursion réussie en littérature étrangère

Une BD, parce que Boris Vian !

L’enfant céleste, Maud Simonnot

Un roman de vie et de résilience qui donne envie d’atteindre d’inaccessibles étoiles

Célian est un enfant sensible, il s’ennuie à l’école et la tension est vive avec ses professeurs. Difficile pour l’éducation nationale d’accepter et de faire émerger ces enfants qui sortent du cadre, trop peu de temps et d’énergie disponibles. Pourtant, lorsqu’il est avec sa mère Mary, cet enfant surdoué est passionné par de nombreux sujets et fait preuve d’une belle intelligence du cœur.

Mary vient de vivre une rupture amoureuse abrupte et déstabilisante. L’envie est forte de se ressourcer loin de la ville et d’éviter la dépression qui la guette. Sans attendre la fin des classes, elle part avec son fils, tout aussi passionné d’astronomie qu’elle, pour Ven, une ile de la mer Baltique sur laquelle l’astronome Tycho Brahe avait construit autour de 1580 l’observatoire astronomique d’Uraniborg. Ce même astronome dont les observations révolutionneront l’immuabilité du monde céleste tel que le concevaient les anciens.

A Ven, Mary et Célian sont accueillis par Solveig, dans sa pension qui héberge aussi  Des Esseintes, et où vient parfois son neveu, le beau et mystérieux Björn. Là, ils vont renaitre à la vie au contact de la nature sauvage, se ressourcer sous le ciel étoilé limpide et scintillant dans la nuit noire. Souvenirs d’enfance pour l’une, souvenirs pour demain pour l’autre, et pour nous lecteurs, la découverte de leurs émotions, avec la voix tantôt de Mary, tantôt de Célian, et toujours en fil rouge le passionnant et singulier parcours de Tycho Barne, ses recherches, ses découvertes. La littérature n‘est jamais loin non plus, Shakespeare -et si Tycho était l’inspirateur d’Hamlet ?-, Tennyson, pour ne citer qu’eux, ont la part belle et c’est tant mieux.

Le voyage est multiple. Dans le temps, à la rencontre de cet astronome de la Renaissance dont l’auteur nous fait découvrir la vie. Dans l’espace sur l’Ile de Ven, avec sa faune, sa tranquillité, sa nature sauvage préservée. Voyage vers l’apaisement pour Mary qui après être passée par tous les stades du chagrin dus à la rupture va enfin renaitre au bonheur. Enfin cheminement vers une meilleure connaissance de soi pour Célian, cet enfant céleste qui peut enfin se construire et s’accepter tel qu’il est, différent.

Les chapitres très courts donnent le rythme, impulsent les émotions, les chagrins, la résilience. L’écriture est belle, ciselée, délicate et émouvante. C’est une lecture qui nous fait partir loin, hors du monde des vivants, dans cet espace-temps serein, paisible, loin des complications, au plus près de la nature et des étoiles. Cette lecture m’a transportée dans un univers quasi magique, presque irréel. Merci Maud Simonnot de nous offrir ce moment de grâce.

Catalogue éditeur : L’observatoire

Sensible, rêveur, Célian ne s’épanouit pas à l’école. Sa mère Mary, à la suite d’une rupture amoureuse, décide de partir avec lui dans une île légendaire de la mer Baltique. C’est là en effet qu’à la Renaissance, Tycho Brahe – astronome dont l’étrange destinée aurait inspiré Hamlet – imagina un observatoire prodigieux depuis lequel il redessina entièrement la carte du Ciel.
En parcourant les forêts et les rivages de cette île préservée où seuls le soleil et la lune semblent diviser le temps, Mary et Célian découvrent un monde sauvage au contact duquel s’effacent peu à peu leurs blessures.

Porté par une écriture délicate, sensuelle, ce premier roman est une ode à la beauté du cosmos et de la nature. L’Enfant céleste évoque aussi la tendresse inconditionnelle d’une mère pour son fils, personnage d’une grande pureté qui donne toute sa lumière au roman.

Date de parution 19/08/2020 / Nombre de pages 176 / Code ISBN 979-10-329-1369-7 / Format 14 x 20 cm / 17€