Le courage des autres, Hugo Boris

Un regard lucide sur les transports en commun, ce lieu où s’expriment courage ou lâcheté

Un dossier qui déborde, empli de petits bouts de papiers, tous griffonnés par l’auteur lors de trajets en transport en commun. Puis un jour vient l’envie d’en faire quelque chose. De dire la foule et la solitude, les moments d’angoisse ou de silence, de grâce ou de violence, de tendresse ou d’étonnement, la vie de tous ces inconnus que l’on croise le temps d’un trajet sans jamais revoir.

Alors qu’il venait de passer sa ceinture noire de judo et se sentait capable de répondre à toutes les agressions, Hugo Boris assisté à une agression dans un train de banlieue. Comme tant d’autres, il est quasi paralysé face à ça. Son seul réflexe est de tirer la sonnette d’alarme, c’est déjà pas si mal.
À partir de là, régulièrement il pose sur le papier ses impressions lors de ses voyages dans les transports en commun. Petits instants de vie, petits bouts de papier qui s’empilent pour ne pas oublier.

Car on se retrouve dans ces moments, peur, sourire, crainte, lâcheté, tête baissée pour ne rien voir, oreilles bouchées pour ne rien entendre, changement de wagon, mais aussi sourires, tendresse, émotion, humour, crainte, violence, silence, absence, curiosité, étonnement, sidération, tout est là, chaque jour, devant chacun de nous, voyageur occasionnel ou habituel. Elle court elle court la banlieue dans le train, métro, RER, témoins de moment de vies qui passent et que l’on ne remarque même plus. Tout cela nous rappelle un quotidien qui parfois inquiète mais que nous aimerions tant retrouver en ces temps confinés.

Du même auteur, retrouvez les avis de Alex Mot-à-Mots et Les Miscellanées de Cookie. Lire également ma chronique de Police, un roman disponible chez Pocket.

Catalogue éditeur : Grasset

Hugo Boris vient de passer sa ceinture noire de karaté lorsqu’il fait face à une altercation dans le RER. Sidéré, incapable d’intervenir, il se contente de tirer la sonnette d’alarme. L’épisode révèle une peur profonde, mélange d’impuissance et de timidité au quotidien. Trait de caractère personnel ou difficulté universelle à affronter l’autre en société ? Ce manque de courage l’obsède. Sa femme lui suggère de «  se faire casser la gueule une bonne fois pour toutes  » pour l’exorciser.
Mais Hugo Boris est écrivain, alors, pendant quinze ans, il consigne sur le vif ces situations d’effroi dans les transports en commun. Il peint aussi le ravissement d’une rencontre, l’humanité d’un dialogue, l’humour d’un échange imprévu. À travers ces miscellanées heureuses ou tragiques, il décrypte une mythologie contemporaine, celle du métro et du RER, et cherche à appréhender ses craintes, à la maîtriser par la distance, la littérature ou… la lecture de Dragon Magazine !
Il tente aussi de conjurer sa peur en guettant le courage des autres sous toutes ses formes, profondément admiratif de tous ceux qui parviennent à intervenir lorsqu’une situation les interpelle, les sollicite, exige une prise de parole, un geste. Il dessine un hommage à tous ceux qu’il a vu avoir, sous ses yeux, le cran qui lui manquait. Et se demande si le courage est contagieux.
Totalement original, sincère, d’une actualité, d’une précision d’écriture et d’observation remarquables, ce recueil de textes brefs touche au plus juste. En se mettant à nu, Hugo Boris parle de chacun de nous, de nos lâchetés et de nos malaises quotidiens, de nos éblouissements et, parfois, de nos héroïsmes.

Ancien assistant réalisateur, Hugo Boris travaille dans une école de cinéma. Il est l’auteur de cinq romans très remarqués et a reçu de nombreux prix littéraires. Aux éditions Belfond : Le Baiser dans la nuque, La Délégation norvégienneJe n’ai pas dansé depuis longtemps et Trois grands fauves. Il a publié POLICE chez Grasset en 2016 : prix Eugène Dabit, prix des lycéens PACA, traduit en trois langues, sortie prévue au cinéma en mars 2020 (réalisation Anne Fontaine, avec Omar Sy et Virginie Efira). Tous ses livres sont disponibles chez Pocket.

Parution : 8 Janvier 2020 : Format : 130 x 209 mm / Pages : 180 / EAN : 9782246820598 / Prix : 17.00€ / EAN numérique: 9782246820604 Prix : 11.99€

Groove, Airwan Isle de Beauchaine

Venez, on embarque avec Airwan Isle de Beauchaine sur les quais du métro pour une balade dans le Groove !

D’abord il y a le papier, comme un joli papier recyclé qui donne tout de suite envie de tourner les pages,

Ensuite vient la rencontre avec Airwan Isle de Beauchaine, cet artiste de Street-Art dont les motifs au pastel éclairent régulièrement les quais du métro.

Enfin, découvrir les visages, les traits, noir et blanc ou couleurs, les affiches revisitées, les dessins spontanés, et ce style que l’on retrouve à chaque page, que l’on a vu mainte fois dans les couloirs du métro parisien (oui, je sais, je vous parle souvent de Paris, sans doute parce que j’y suis très souvent ?). Et donc ce style, qui dit, qui trace, coloré, vif, incisif, témoin d’un art aussi éphémère qu’actuel.

Pour le rendre éternel, quoi de mieux que cet étonnant recueil de 80 photographies, moderne et résolument graphique, porteur d’une poésie citadine tout à fait inclassable, que ces photos d’œuvres éphémères, commentées et dessinées par l’artiste sur la page blanche.

Pour amateurs graffeurs avertis !

Catalogue éditeur : Hugo et Cie

Sur les quais du métro parisien, à même l’affiche publicitaire, il trace au pastel à l’huile des visages, un horizon, une étoile. Dans ce lieu de passage, la présence de ces lignes aux couleurs primaires interpelle et intrigue.
Fragiles et éphémères, ses dessins nous plongent dans un monde surréaliste où l’inconscient de l’artiste s’exprime en dialogue avec une réelle photographie de la société.
Dans cet ouvrage, découvrez le langage poétique d’Airwan Isle Groove en une centaine de photographies, de légendes ainsi que des notes extraites de ses carnets.

Date de publication: 12/09/2019 / ISBN: 9782755641936 / 128 pages / Prix 13€