Les aiguilles de l’oubli, Alizée Ambroise

Un témoignage fort, émouvant, une écriture salvatrice

Elle a quelques semaines lorsque ses parents la déposent dans un orphelinat, et deux ans lorsqu’elle est prise en charge dans la famille de Nanou. Mais Nanou a déjà une fille, Nelly, pourtant, elle souhaite s’occuper aussi d’une autre enfant placée par la DDAS.
Alizée devait y rester deux ans, elle y passera son enfance avec toujours dans son cœur la crainte d’être à nouveau abandonnée, rendue à la DDAS, oubliée comme un vulgaire paquet dont on se débarrasse.

Pourtant jamais sa mère biologique ne l’abandonne, lui interdisant tout espoir d’être adoptée et de vivre heureuse dans une autre famille. Alors elle devra toute sa vie composer avec une Nanou qui l’élève tant bien que mal, mais sans vraiment l’aimer, avec une presque sœur Nelly, jalouse, qui ne l’a jamais adoptée ni acceptée, avec les questions qui forcément se posent un jour, d’où vient-elle, pourquoi a-t-elle été abandonnée et pas son frère, pourquoi n’a-t-elle jamais été aimée.
Elle grandi pourtant, se marie, étudie et devient professeur de français, mais toujours avec cette blessure à vif impossible à refermer.

Un cancer et de nombreuses séances de psy plus tard, Alizée décide d’écrire son histoire. Catharsis sur plaie ouverte, remède à l’abandon, tentative d’explication, mais c’est tellement difficile pour cette mère de trois enfants de se mettre dans la peau de celle qui l’a abandonnée.

Un témoignage fort, qui montre à quel point les blessures de l’enfance façonnent notre vie entière, qui montre aussi l’égoïsme de certains parents qui jamais ne font le bien de ces enfants qu’ils ont pourtant mis au monde.
Une lecture rapide, des moments forts et émouvants, un témoignage intéressant.

Catalogue éditeur : éditions LC

Tout à la fois abandonnée et non adoptable, Alizée n’est pas la bienvenue dans ce monde. Elle grandit avec peu d’illusions et peu de rêves, presque invisible, mais cible facile. Plus cruels que des cris ou des coups, les silences de son entourage passé l’enferment davantage et alimentent les questions toujours plus nombreuses : quelles raisons à son abandon initial ? Quelle force lui a permis de s’accrocher à la vie ? Où puise-t-elle l’énergie qui la rend si résistante aux combats ? Comment n’a-t-elle pas renoncé à aimer ? En se saisissant des mots, Alizée affronte ses démons d’hier et se réconcilie peu à peu avec elle-même. Un beau récit de vie et de résilience pour se rappeler que la vie est parfois cruellement belle.

En dépit d’une enfance chaotique et mal engagée dans l’existence, Alizée Amboise trouve, par une détermination sans faille, une forme de stabilité. Mariée et mère de trois enfants, elle exerce pendant plus de vingt-cinq ans le métier d’enseignante. A la cinquantaine, une avalanche de coups l’assaille. A bout de souffle, elle entame une thérapie au cours de laquelle ressurgissent ses traumatismes enfouis. En chemin vers sa libération, elle ose, pour la première fois, prendre la plume et s’exprimer au grand jour.

ISBN : 9782376961475 / 187 pages / 17,00€

Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, Maria Larrea

Une histoire de vie et d’amour, où tout est inventé, où tout est vrai

À Bilbao en 1943 naît Julian, hijo de puta au vrai sens de l’expression, mais hijo abandonné par cette mère qui l’a enfanté sans désir. C’est à l’orphelinat chez les jésuites qu’il va vivre désormais. En Galice naît Victoria, déposée à l’orphelinat d’un couvent de bonnes sœurs par Dolorès, cette mère qui ne veut pas de sa fille mais ne l’abandonne pas vraiment. Elle ne sera jamais adoptée et sera « récupérée » à dix ans par une mère ingrate et peu ou pas aimante. Les enfants peuvent travailler et faire vivre certains parents, c’est cette vie là qui est désormais dévolue à Victoria.

Un jour, le destin fait se rencontrer ces deux orphelins. Amoureux, ils se marient, quittent Bilbao et partent vivre à Paris.

Julian est concierge au théâtre de la Michodière. Passionné et excessif, l’alcool est son meilleur ami, même s’il rencontre et devient l’ami de tous ces grands noms qui fréquentent le théâtre.
Victoria ne sait ni lire ni écrire, on se demande bien qui aurait bien pu lui apprendre entre l’orphelinat et une mère aussi peu mère, aussi peu attentive et si peu aimante. Elle sera femme de ménage et secondera son mari concierge.

L’amour entre ces deux là est une réalité, mais il leur est si difficile d’avoir un enfant. Heureusement dans ces années 70 a Bilbao des gynécologues peuvent aider les femmes infertiles à avoir des enfants. Cela s’est pratiqué au bon temps du franquisme pour de bien mauvaises raisons, cela se pratique encore en ces années là pour d’aussi obscures raisons, l’appât du gain en particulier.

C’est dans ces conditions que naît Maria, mais elle ne le sait pas encore. La jeune femme a toujours senti une sorte de flou autour de sa naissance sans en comprendre la raison, la future naissance de son premier enfant et la rencontre avec une cartomancienne vont déclencher une quête de quatorze longues années pour découvrir d’où elle vient.

Une quête longue et éprouvante, non pas pour connaître ses parents biologiques, mais plutôt la genèse de sa vie, l’histoire avant la naissance, le pourquoi et le comment de ce qui a permis qu’elle vienne au monde.

Un roman incroyable, dans lequel comme disait Boris Vian, « tout est vrai puisque je l’ai écrit » . Mais ici, tout est romancé, et tout est vrai. Je ne veux pas vous en dire plus si ce n’est lisez-le !

La rencontre avec l’autrice à Manosque puis à la librairie Tonnet de Pau m’a donné un bel éclairage sur la genèse du roman, mais il n’est pas besoin de trop en savoir pour lire avec bonheur et intérêt ce magnifique premier roman.

Catalogue éditeur : Grasset

L’histoire commence en Espagne, par deux naissances et deux abandons. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux jésuites. Un peu plus tard, en Galice, une femme accouche d’une fille et la laisse aux sœurs d’un couvent. Elle revient la chercher dix ans après. L’enfant est belle comme le diable, jamais elle ne l’aimera.
Le garçon, c’est Julian. La fille, Victoria. Ce sont le père et la mère de Maria, notre narratrice.
Dans la première partie du roman, celle-ci déroule en parallèle l’enfance de ses parents et la sienne. Dans un montage serré champ contre champ, elle fait défiler les scènes et les années : Victoria et ses dix frères et sœurs, l’équipe de foot du malheur  ; Julian fuyant l’orphelinat pour s’embarquer en mer. Puis leur rencontre, leur amour et leur départ vers la France. La galicienne y sera femme de ménage, le fils de pute, gardien du théâtre de la Michodière. Maria grandit là, parmi les acteurs, les décors, les armes à feu de son père, basque et révolutionnaire, buveur souvent violent, les silences de sa mère et les moqueries de ses amies. Mais la fille d’immigrés coude son destin. Elle devient réalisatrice, tombe amoureuse, fonde un foyer, s’extirpe de ses origines. Jusqu’à ce que le sort l’y ramène brutalement. A vingt-sept ans, une tarologue prétend qu’elle ne serait pas la fille de ses parents. Pour trouver la vérité, il lui faudra retourner à Bilbao, la ville où elle est née. C’est la seconde partie du livre, où se révèle le versant secret de la vie des protagonistes au fil de l’enquête de la narratrice.  

Pages : 224 / EAN : 9782246831969 prix : 20.00€ / EAN numérique: 9782246831976 prix :

14.99€ Parution : 17 Août 2022

Mémoire de soie, Adrien Borne

Quand la famille est un monde et que son histoire se mêle à celle du pays

Lorsque Émile part pour le service militaire, en juin 1936, il a vingt ans et connaît si bien Auguste et Suzanne, ses parents, qu’il sait déjà comment ils vont réagir face à la séparation annoncée. Continuer leur vie, leurs habitudes, sans rien en changer. Pourtant, lorsque sa mère dépose au fond de son sac un mystérieux carnet, il n’imagine pas à quel pont sa vie va en être transformée.

Car ce n’est pas le nom de son père, Auguste, que le militaire va dire à haute voix lors de son incorporation, mais celui de Baptistin, un prénom inconnu qui lui ouvre un monde de questions et de silences. Dès lors, il n’aura de cesse de comprendre, pourquoi cet inconnu, pourquoi ces silences dans la famille, pourquoi l’absence de son véritable père.

Peu à peu, il remonte le fil de son histoire, et de l’histoire de son pays.

Suzanne abandonnée par ses parents. Sans doute n’ont-ils pas assez d’argent pour faire vivre la famille, alors une fille choisie au hasard dans la fratrie va être donnée à l’orphelinat des sœurs. Là, elle sera éduquée et apprendra comment tenir une maison pour trouver un mari, et surtout un métier. Elle connaît bien les cocons du vers à soie, et maîtrise parfaitement le processus pour faire naître le fil tant convoité.

Elle croise dans l’église du village un beau garçon. De rencontre silencieuse en œillade intimidée, les deux jeunes gens échangent quelques mots, puis décident de se fréquenter. Suzanne quitte l’orphelinat pour la magnanerie de Bapstistin. Car Bapstistin a repris l’œuvre du père, cette magnanerie avec ses papillons, ses vers à soie qui éclosent et prospèrent pour donner le fil de soie tant apprécié par les soieries lyonnaises. Pourtant l’installation ne se fait pas sans mal, la future bru ne plaît pas beaucoup à la mère.

Mais la guerre, mais la grippe espagnole, mais le deuil et l’enfant… Baptistin n’est pas rentré du front en 1918. Auguste qui lui n’est jamais parti pourra prendre la suite, la place du frère préféré, et pourquoi pas tenir le rôle du père absent.

Ce roman est magnifique, tout en finesse dans l’évocation des sentiments. Il est à la fois dur, profond, violent parfois, et très fort, surtout quand il parle de l’intime et du silence, de la solitude et de la séparation, de la jalousie et de l’absence. Basé sur une histoire vraie, celle de l’ancêtre de l’auteur, il est aussi le reflet d’une époque. Il évoque les années difficiles des deux grandes guerres, mais aussi une époque où dire ses sentiments, les montrer, aimer, espérer, souffrir, se faisait en silence et loin des autres.

L’écriture est ciselée, poétique, même pour dire le tragique et la douleur, les mots sont posés, les sentiments décryptés avec subtilité, sensibilité et beaucoup d’empathie. C’est une belle découverte de cette rentrée littéraire.

Catalogué éditeur : JC Lattès

Ce 9 juin 1936, Émile a vingt ans et il part pour son  service militaire. C’est la première fois qu’il quitte la  magnanerie où étaient élevés les vers à soie jusqu’à la fin  de la guerre. Pourtant, rien ne vient bousculer les habitudes  de ses parents. Il y a juste ce livret de famille, glissé au fond  de son sac avant qu’il ne prenne le car pour Montélimar.
À l’intérieur, deux prénoms. Celui de sa mère, Suzanne, et  un autre, Baptistin. Ce n’est pas son père, alors qui est-ce ?  Pour comprendre, il faut dévider le cocon et tirer le fil,  jusqu’au premier acte de cette malédiction familiale.
Ce premier roman virtuose, âpre et poignant, nous  plonge au cœur d’un monde rongé par le silence. Il explore  les vies empêchées et les espoirs fracassés, les tragédies  intimes et la guerre qui tord le cou au merveilleux. Il raconte  la mécanique de l’oubli, mais aussi l’amour, malgré tout, et la vie qui s’accommode et s’obstine.

Nombre de pages : 250 / EAN 9782709666190 / Prix du format papier : 19,00 € / EAN numérique : 9782709665889 / Prix du format numérique : 13,99 € / Date de parution : 19/08/2020

Les enfants du secret, Marina Carrère d’Encausse

Quand une enquête criminelle révèle un scandale national

A Paris, les policiers sont appelés sur une scène de crime sordide. Deux corps ont été découverts en quelques heures et à quelques mètres de distance… Suite à l’hospitalisation de l’un des deux, des décès inexplicables surviennent dans l’équipe médicale qui a tenté en vain de le sauver.

Mais qui pouvait en vouloir à ces hommes pour les mutiler à ce point ? Et que signifient ces tatouages, véritables scarifications ante mortem réalisées sur les deux victimes ? Remonter le fil ne sera pas chose aisée, mais leur signification et leur origine pourront peut-être aider à résoudre ce mystère.

Au fil de l’enquête, les équipes de police arrivent sur la piste des enfants de l’Île de la Réunion envoyés en métropole dans les années 70. Pas toujours orphelins, ils ont pourtant été placés dans des famille du sud de la France, en particulier dans la Creuse. L’auteur évoque ici un sujet douloureux qui aurait à mon goût mérité d’être un peu plus exploité.

Le roman aborde également le sujet de ces traumatismes liés à l’enfance, secrets, jugements, violences familiales, qui peuvent avoir de répercussions pour ceux qui les subissent pendant toute une vie. Un polar qui fait passer un bon moment. Et si l’intrigue est parfois trop légèrement traitée à mon goût, il a cependant l’avantage de nous interpeller sur un épisode méconnu de notre histoire récente.

Ce que nous dit Wikipédia sur l’affaire des Enfants de la Creuse (révélée essentiellement depuis les années 2000) : De 1962 à 1984, au moins 2 150 enfants réunionnais « abandonnés ou non » et immatriculés de force par les autorités françaises à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, furent déportés par les autorités dans le but de repeupler les départements métropolitains victimes de l’exode rural comme la Creuse, le Tarn, le Gers, la Lozère, les Pyrénées-Orientales

Catalogue éditeur : éditions Héloïse d’Ormesson

Paris, porte de la Chapelle. À quelques heures d’intervalle, deux hommes sont retrouvés défigurés, scarifiés, empreintes effacées. L’affaire s’annonce compliquée pour le commandant de la Crim’, Marie Tebert. Et elle vire au cauchemar lorsque la légiste succombe à une fièvre hémorragique après l’autopsie.
Que cache le rituel autour de ces crimes ? Quel lien unissait les victimes aux profils si différents ? Au fil de l’enquête, Marie et son équipe remontent la piste d’un scandale entre la Creuse et la Réunion. Un drame qui dépasse de loin tout ce qu’elle pouvait imaginer.
Avec Les Enfants du secret, Marina Carrère d’Encausse signe un polar implacable où les traumatismes de l’enfance enclenchent des bombes à retardement.

176 pages / 17€ / Paru le 1 octobre 2020 / ISBN : 978-2-35087-557-6

La Somme de nos folies. Shih-Li Kow

Lire « La Somme de nos folies », partir en Malaisie et s’immerger dans le quotidien plein de fantaisie des personnages attachants de Shih-Li Kow. Un enchantement !

Domi_C_Lire_la_somme_de_nos_folies_shih_li_kow_zulma.jpgLoin de Kuala Lumpur, le village de Lubok Sayong, ses trois lacs, ses habitants… ça pourrait commencer comme un guide touristique tant le paysage donne envie, mais non, la vie à Lubok Sayong n’a rien d’idyllique. Enfin, ça dépend pour qui ! Et en fait, au moment où commence cette narration, elle n’est peut-être pas aussi paisible qu’elle en a l’air.

Dès le début du roman, nous faisons la connaissance de Beevi alors qu’une inondation mémorable vient de détruire la plus grande partie du village, et sa maison… C’est à ce moment-là qu’elle décide de libérer son poisson de l’aquarium sur mesure qu’elle lui avait fait construire, et depuis lequel il semble implorer sa liberté. Cette année là également, alors que sa sœur et son beau-frère partis adopter la jeune Mary Anne décèdent dans un accident de voiture, Beevi prend sous son toit la jeune fille doublement orpheline.

Cette femme âgée mais alerte, seule mais très dynamique et truculente, est secondée par Auyong, un chinois installé depuis longtemps au village, directeur d’une conserverie de litchis. Auditeur attentif de ses contes et de ses bavardages, il assiste en spectateur fidèle aux péripéties de la vie de Beevi.

Au fil de l’histoire, le lecteur assiste avec un humour, une humanité et une allégresse renouvelés à chaque page, à la vie de ces habitants, de ces hommes, femmes, enfants, prêts à vivre autrement. Que ce soit à l’orphelinat, où toutes les filles élevées par une sœur Tan bien peu orthodoxe – ou catholique c’est selon- portent toutes pour premier prénom Mary, ou dans le Bed and Breakfast de Beevi, à l’usine ou au village, où l’on croise un potier un peu rêveur, une folle qui élève des sangsues, une Miss Boonsidik attachante et fervent défenseur des droits des homosexuels, chacun vit dans une forme de douce et folle jubilation les changements qui s’opèrent jusque dans leur village. Dans cette région éloignée de la capitale, touristes et hommes d’affaires viennent chercher un peu de pittoresque, faisant parfois fi de la tranquillité des villageois et de la tradition.

Ce premier roman est un moment de plaisir rare, un voyage au pays du bonheur pas si innocent que ça. Le récit alterne entre deux personnages, ce qui permet au lecteur de s’approprier leurs deux points de vues. Ils sont en apparence aux antipodes l’un de l’autre puisque Auyong, âgé, est sans doute blasé par la vie, et Mary Anne quant à elle attend tout de la vie qu’elle regarde avec beaucoup d’innocence. Enfin, beaucoup ? Pas tant que ça, car au contact de Beevi, elle apprend vite, dans une douce folie mais avec bonheur, et elle est très rapidement plongée dans la réalité du quotidien.

💙💙💙💙💙


Catalogue éditeur : Zulma

À Lubok Sayong, petite ville au nord de Kuala Lumpur, tout est indéniablement unique. Jusqu’à la topographie, une cuvette entre deux rivières et trois lacs, qui lui vaut chaque année une inondation et son lot d’histoires mémorables.
Cette année-là, exceptionnelle entre toutes, l’impétueuse Beevi décide de rendre enfin la liberté à son poisson qui désespère dans un aquarium trop petit, d’adopter Mary Anne, débarquée sans crier gare de son orphelinat où toutes les filles s’appellent Mary quelque chose, et d’embaucher l’extravagante Miss Boonsidik pour l’aider à tenir la grande demeure à tourelles de feu son père, reconvertie en bed & breakfast…
Le tout livré en alternance et avec force commentaires par la facétieuse Mary Anne et par Auyong, l’ami fidèle, vieux directeur chinois de la conserverie de litchis, qui coulerait des jours paisibles s’il ne devenait l’instigateur héroïque d’une gay pride locale.

La Somme de nos folies est la chronique absolument tendre, libre, drôle, profonde, et volontiers incisive, d’un genre très humain quelque part en Malaisie, aujourd’hui.

Née dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur, Shih-Li Kow écrit en anglais. Son premier recueil de nouvelles, Ripples and Other Short Stories, publié en 2009, a été finaliste du Prix international Frank O’Connor.
Jouant admirablement du proche et du lointain, du particulier et de l’universel, du vraisemblable et du fabuleux, du sérieux et du cocasse, sa voix singulière défend sans conteste la diversité et l’ouverture – politique, artistique, ou écologique – dans la Malaisie multiculturelle d’aujourd’hui, à travers des figures qu’elle nous rend inoubliables.
La Somme de nos folies est le premier roman de Shih-Li Kow, et c’est un enchantement.

Premier roman traduit de l’anglais (Malaisie) par Frédéric Grellier
12,5 x 19 cm / 384 pages / ISBN 978-2-84304-830-2 /21,50 € / Paru le 23/08/18