Le Sud-Ouest n’existe pas, Raymond Chabaud

Il parait que « Le Sud-Ouest n’existe pas » en tout cas c’est ce qu’explique Raymond Chabaud, dans cet essai publié par les éditions Cairn.

photo couverture du livre le sud_ouest n'existe pas éditions Caïrn blog Domi C Lire

Édité par Cairn, cet éditeur palois qui nous réjouit avec ses polars régionaux, voilà un postulat intéressant affirmé par un géographe qui « pense avec ses pieds », de ceux qui ont parcouru en long, en large et en travers le sud-ouest divers et authentique qui existe car il le connait bien.

Car oui, ce pays-là existe bel et bien, mais ce n’est pas celui dont parlent ceux qui ne le connaissaient pas, qui n’y ont pas vécu, mais bien celui d’un homme qui l’a parcouru et le connait par ses terroirs, habitants, coutumes.
Si l’on s’en tient à l’aspect purement géographique, ou géopolitique, il semble bien qu’il existe un grand Sud-Ouest… Enfin, jusqu’à présent c’est ce que je pensais, et j’y ai passé ma jeunesse et tel Ulysse j’y reviens sans cesse. Et effectivement il y a de vraies différences entre les départements, et régions d’origine, gascons, bigourdans, béarnais, landais ou basques pour ne citer qu’eux.

Mais selon Raymond Chabaud,
Il n’existe pas car il est multiple et divers, du Béarn aux Landes en passant par le Tarn-et-Garonne et la Bigorre, terres et hommes ont ici leur singularité et l’auteur nous parle d’eux.
Il n’existe pas car sa cuisine et ses productions locales sont multiples aussi, canard de Rouen ou pas, cochon noir de Bigorre, palombes, vins de Jurançon, de Madiran, Iroulegy et tant d’autres.
Il n’existe pas car ses paysages et son patrimoine sont multiples, il faut aller dans ces régions pour les visiter, les connaître et en savourer toute les différences.

Alors, il y a une multitude de terroirs, accents, cultures, traditions à découvrir, à regarder, savourer, goûter… C’est ce que dit l’auteur avec force, enthousiasme et parfois même sans modération et parfois même un brin d’acidité, comme la tomate peut-être… Un recueil qui se lit facilement, fait de courts textes, puisque ce sont des articles de blog au départ, écrits avec une énergie et parfois une colère communicatives et bien instructives…

Il s’agit ici d’un recueil d’articles publiés sur le Blog « L’œil géopolitique » de l’auteur entre 2014 et 2016.

Catalogue éditeur : éditions Cairn

Le Sud-Ouest…. Vu de Paris… Dans les faits, ce qu’on appelle Sud-Ouest est surtout le Nord-Est du Pays basque. Jadis, on disait Novempopulanie, mais ça sonne désuet.
Sud-Ouest, ça semble unitaire alors que c’est divers, varié, changeant, des collines gersoises aux plateaux bigourdans. Ici, de grosses bâtisses qui se veulent tellement distinguées qu’on les nomme châteaux. Là, de belles et lourdes fermes tant chargées d’histoire qu’on ne peut que les appeler maisons. De puissantes rivières et des gaves sautillants. Des pins aériens qui voisinent avec des chênes aux puissantes racines Lire la suite…
ISBN :  9782350686448  / 17,00 € TTC / Format 13 x 21/ Nombre de pages 128/ Date de parution : été 2018

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Que faire à Rouen ?

Partir sur les traces de Pierre Corneille ! Visiter deux maisons, l’une est la maison natale de Pierre Corneille, l’autre, l’ancienne métairie de la famille Corneille.

La maison natale de Pierre Corneille est située au 4, rue de la Pie à Rouen.

C’est dans cette maison qu’est né Pierre Corneille en 1606, qu’il a vécu et écrit en particulier sa pièce la plus célèbre, Le Cid. Il ne reste aucun meuble, si ce n’est un superbe coffre clouté au rez-de-chaussée, mais dans certaines pièces, l’ameublement a été reconstitué pour donner au visiteur une idée de ce que devait être la maison à l’époque, meubles du XVIIe et superbe bibliothèque.

A l’étage, de belles photos des acteurs les plus emblématiques du répertoire classique de Corneille, Gérard Philippe, Francis Huster, etc. et un rappel pas du tout inutile des différentes œuvres.

Le Musée Pierre Corneille est situé au 502, rue Pierre Corneille à Petit-Couronne, dans la banlieue proche de Rouen.

Si Pierre Corneille reçoit en héritage à la mort de son père, en 1639, la maison manante de Petit-Couronne, cette propriété était depuis un demi-siècle dans sa famille. Ce domaine était à l’origine constitué d’une ferme, d’un verger et de nombreux hectares de métairie. il sera vendu en 1686 par le fils de Pierre Corneille. En 1874, le Département fait l’acquisition de la propriété et installe ce musée-manoir cornélien. Dans les années 1956, la ville de Petit-Couronne connait un développement industriel important, on réalise alors qu’il faut sauvegarder l’aspect agreste de la ferme. Le potager date des années 1990, on y trouve seulement des espèces cultivées au 17e siècle.

On peut y visiter quelques salles. En passant tout d’abord par l’entrée, dont l’existence est attestée dès le début de la demeure en 1608, puis sur les cartes postales des 19e et 20e  siècles.

Vient ensuite une salle à manger, même si les pièces à l’époque de Corneille n’avaient pas de destination précise (on se souvient que l’on « dressait la table » dans la pièce dans laquelle le roi par exemple avait décidé de manger…).  On a donc imaginé que c’est au rez-de-chaussée que se préparaient et se prenaient les repas.

Un cabinet de travail, là sont surtout présentées des œuvres originales, peintures, sculptures représentant Pierre Corneille. Une belle armoire, originaire de la région de Rouen, date du milieu du 17e siècle.

Si l’on ne trouve pas vraiment de meubles ou d’objets ayant appartenu au célèbre écrivain rouennais, les deux visites sont très agréables et nous replongent dans l’univers du 17e siècle. De plus, à Rouen, les musées sont gratuits pour tous, il faut savoir en profiter !

Chambord, l’œuvre ultime de Léonard de Vinci de Jean-Sylvain Caillou & Dominic Hofbauer

Quand un livre vous donne envie d’aller voir « Chambord, l’œuvre ultime de Léonard de Vinci »

DomiCLire_chambord3.jpgUn archéologue Jean-Sylvain Caillou accompagné d’un guide du château Dominic Hofbauer nous font part dans cet ouvrage du résultat des recherches d’une équipe à laquelle ils ont collaboré pour tenter de lever le mystère sur le nom de l’architecte de l’un des plus impressionnants édifices du royaume de François 1er le château de Chambord.
Il n’est pas fait mystère dès l’avant-propos que ces chercheurs vont apporter par leurs découvertes des éléments déterminants à la thèse d’un Léonard de Vinci architecte.

Les auteurs commencent à nous présenter les différentes hypothèses sur l’évolution de la construction par rapport à un supposé plan initial avant de nous faire part de leurs découvertes dans les soubassements et latrines du château qui remettent en cause la thèse officielle. Ainsi, une fois le projet original mieux cerné par l’analyse des fouilles, ils vont tenter de le rapprocher des travaux et œuvres connues d’un certain Léonardo Da Vinci. A vous de juger pour voir si ça « matche » !

Ce livre très court mais bien illustré et documenté, est un peu technique. La découverte de l’équipe ne bouleversera pas l’histoire mais nous rapproche d’un pas vers la certitude que l’architecte de Chambord n’est autre que Léonard de Vinci.

L’ouvrage passionnera les amateurs d’architecture et d’histoire de l’art, les amis du château comme ceux de Léonard de Vinci. On n’est pas dans un polar archéologique encore moins dans le Da Vinci code mais on a quand-même une furieuse envie d’aller visiter le château après sa lecture, pour simplement s’émerveiller de l’existant dévoyé ou rêver au projet initial du célèbre florentin.


Et pour tout dire, l’envie a été tellement forte qu’en ce beau samedi de février, j’ai  passé quelques heures dans les pas de François 1er !

 


Catalogue éditeur : Editions Faton

Parmi les nombreux chantiers qu’ouvre François Ier durant son long règne, celui du château de Chambord compte parmi les plus ambitieux. À l’aube de la Renaissance, ses mensurations inouïes en font alors le plus vaste palais civil connu. Que dire de la clarté géométrique de son plan, de l’harmonie de ses proportions, de la fantaisie de ses toitures hérissées de tourelles, de cheminées et de lucarnes vertigineuses, de la silhouette improbable de ce palais abandonné avant d’être véritablement achevé ? Que penser de l’obscurité qui entoure la genèse de ce palais si célèbre… et pourtant si méconnu ?

En effet, on ignore toujours qui fut l’architecte de cette construction étrange, à la fois prodigieuse et inhabitable. En outre, le palais de François Ier présente de nombreuses anomalies qui soulèvent une question cruciale : à quoi le premier château – celui dont Léonard de Vinci pourrait être l’auteur – aurait-il ressemblé si les plans originaux n’avaient pas été modifiés ? lire la suite

Format : 29,7 × 21 cm à l’italienne / 80 pages / 70 illustrations  / Date de parution : Décembre 2016 / ISBN : 978-2-87844-228-1 / Prix : 14,50€