Rentrée Littéraire, Stock

« Lisez! On a besoin de vous. Quelle belle injonction pour les amoureux de lecture que nous sommes !

🌞📘☕🥐 Il faisait vraiment beau ce matin-là chez Paul & Rimbaud pour la présentation de la rentrée littéraire des éditions Stock.


🌞📘☕🥐 Les femmes étaient à l’honneur, trois auteurs, dont deux primo romancières, sont venues présenter leurs romans à paraître pour la rentrée littéraire de septembre.

📘 Constance Rivière pour « Une fille sans histoire » un premier roman court qui se lit comme un souffle et fait revivre à son héroïne les semaines qui ont suivi les attentats de 2015.

📘 Romane Lafore pour ce premier roman qui parle d’Italie et de traducteurs, comme un bel hommage à la littérature

📘 Claire Berest, dont j’avais tant aimé « Gabriële » le roman écrit avec sa sœur Anne, nous a littéralement embarqués dans les pas et la vie de Frida, amoureuse de cet homme emblématique qu’est Diego Rivera avec qui elle va former ce couple mythique qui nous fait tant rêver.

Une belle rentrée, avec de nombreux autres beaux romans à découvrir à partir du moins d’août. Merci à toute l’équipe des éditions Stock pour cette matinée 💙

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Un funambule. Alexandre Seurat

Étrange, oppressant, émouvant, déroutant, ce sont les mots qui me viennent après avoir refermé « Un funambule » le dernier roman d’Alexandre Seurat.

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Le funambule d’Alexandre Seurat est un personnage qui a perdu ses repères, un malade qui  tente de retrouver ses souvenirs d’enfance, surtout ceux qui l’ont rendu heureux. Car il s’en rend bien compte, la vie passe à côté de lui, comme ce quad sur la plage qui ne le voit même pas, cette boulangère qui ne le sert pas quand c’est son tour dans la file, elle ne le remarque même pas. Comme s’il était éternellement perdu, pour lui autant que pour les autres. Il écrit, mais ne veut pas être lu, il vit, mais en marge de la vie, terrorisé sans doute par cette normalité qui lui est inconnue.

Alors, les mots pour décrire les sentiments que je ressens à la lecture de ce roman sont divers.
Étrange, car ce jeune homme est un funambule qui se promène en marge de la vie, de la sienne comme de celle des autres sans arriver à se mettre à leur niveau, toujours en décalage, trop en haut, trop en bas, et surtout à côté, des gens, des choses, de la vie.
Oppressant, car il est malade, sans doute, incompris, certainement, malheureux, forcément, mais le lecteur est si démuni en le découvrant au fil des pages qu’un sentiment d’étrangeté et d’incompréhension domine cette lecture.
Émouvant, car on le comprend vite, Solenne l’a quitté, sa mère en a peur, son père ne lui parle par, sa sœur le regarde comme un extra-terrestre, il ne trouve pas sa place dans ce monde qui l’entoure.
Déroutant, car on le découvre au bord du vide, en équilibre, dans une bulle, seul, et pourtant l’impression est sous-jacente et nous laisse entrevoir que le monde pourrait l’intéresser, qu’il voudrait s’y inclure, qu’il attend on ne sait quoi.

J’avais beaucoup aimé l’écriture de La maladroite ce roman terriblement émouvant au sujet si difficile que j’avais attendu des semaines avant de trouver le courage de le lire. Je retrouve ici cette écriture hors du temps et des conventions. Phrases courtes, sentiment de solitude, étrangeté, qui passent si bien à travers les mots et les phrases d’Alexandre Seurat. Mais pourtant, j’ai l’impression d’être un peu passée à côté tant la prise en compte du personnage, la maitrise du sujet, m’a déroutée.

💙💙


Catalogue éditeur : Le Rouergue

Un jeune homme est réfugié dans la maison de vacances de ses parents, en bord de mer. Cela ne « va » pas, tout l’engloutit, la pensée de sa mère, sa relation avortée à la seule femme qu’il ait aimée, sa non-existence sociale. C’est un être effondré, un funambule qui marche au-dessus du vide. Alors qu’il retrouve les siens pour la fête des mères, il apprend qu’il doit se rendre avec son père à un rendez-vous médical dont il ne sait rien.

janvier 2018 / 96 pages / 12,00 € / ISBN 978-2-8126-1508-5