Le loup en slip se les gèle méchamment. Mayana Itoiz, Wilfrid Lupano & Paul Cauet

On aime cette BD qui nous parle du loup, qui en parle aux petits, mais qui est tellement utile aussi pour les plus grands ! à consommer sans modération.

Domi_C_Lire_le_loup_en_slip_2Vous aussi vous avez lu Le loup en slip ? Alors vous savez déjà que depuis que la chouette lui a tricoté un chouette slip, il ne se les gèle plus, les fesses ! Du coup, il n’est plus aussi terrifiant qu’avant et il ne fait plus peur aux habitants du  village dans la forêt. Alors depuis que chacun peut vaquer à ses activités, certains ont prospéré bien plus que d’autres, et leurs affaires florissantes ont quelque peu envahi le territoire.

Mais voilà l’hiver qui se pointe, et il fait froid, très froid même.
Mais voilà aussi le loup qui se pointe au village, et il le dit et le répète, « On se les gèle ici ! ». Alors chacun d’avoir à nouveau peur, car lorsqu’il a froid, le regard du loup devient terrible et il fait très peur… et s’il se mettait à les manger tous ? On lui envoie des émissaires pour tenter de l’amadouer, mais ils ne reviennent pas, où sont-ils passés ?

C’est ce que vous allez découvrir, pour le régal de tous. Car la morale de l’histoire est une belle morale pour les petits autant que pour les grands… protéger les faibles, ce n’est pas seulement l’affaire de certains, mais bien plutôt l’affaire de tous.


Catalogue éditeur : Dargaud

L’hiver arrive, il neige, il fait froid… Grognon, le loup répète sans cesse qu' »on se les gèle » ! Mais que peut-il donc bien se geler, lui qui est toujours en slip ? Les habitants de la forêt vont vite devoir le découvrir s’ils ne veulent pas que leur compagnon redevienne le grand méchant loup qui les terrorisait autrefois !

Dessinateur : Mayana Itoïz / Scénariste : Wilfrid Lupano / Coloriste : Mayana Itoïz

/ Auteur : Paul Cauuet  / 40 pages / Format : 225×298 / EAN : 9782505070405

 

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La vie automatique. Christian Oster

A la fois loufoque et déroutant, « La vie automatique » de Christian Oster est un roman étrange qui porte un regard étonné sur la vie.

DomiCLire_la_vie_automatiqueJean a oublié d’éteindre le feu sous la casserole… Est-ce un oubli ? Un acte manqué ? En tout cas, Jean en profite pour abandonner aussitôt sa maison aux flammes qui doivent rapidement la consumer et faire envoler dans les cendres une vie, ses souvenirs, son passé…
Puis Jean s’en va, à la ville, ailleurs, vivre autrement.
Lui qui est acteur de seconde zone va devoir squatter quelque temps chez ses amis, trouver du travail, un moyen de vivre, survivre simplement. Il rencontre France Rivière, une actrice, et reste chez elle. Là, toutes sortes de péripéties vont lui arriver, qu’il va vivre de façon totalement imprévue, désordonnée, saugrenue même, comme porté par les autres, comme s’il n’avait plus de conscience ou d’envie, comme si la vie était aussi simple que ça…

Étrange voyage d’un homme qui renie un passé, qui est censé être parti en fumée avec sa maison, mais qui ne se construit pas pour autant un avenir. Il se laisse porter comme si la volonté, l’envie, le plaisir n’avaient plus de sens pour lui, ou de raison d’être. Quel roman désabusé, introspection d’un homme sans avenir, et tout d’un coup sans passé… On en sait pas forcément ce que Jean veut quitter, mais on comprend vite que la vie n’a plus vraiment d’importance, alors pourquoi cette fuite, pourquoi pas un départ plus définitif ? Voilà une drôle de façon de se demander ce que la vie nous apporte. Au final un roman étonnant qui nous pousse également à nous demander ce que nous attendons de cette vie…. et si cela nous satisfait.


Catalogue éditeur : éditions de l’olivier

Au départ, il y a l’incendie. Jean a oublié d’éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de séries B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie elle-même une toile de fond.
C’est dans cette atmosphère de désenchantement qu’il rencontre France Rivière, une actrice encore célèbre qui lui propose de s’installer chez elle. Lire la suite…

Parution  02 février 2017 / 140 × 205 mm / 144 pages / EAN : 9782823608786 / 16,50 €

Le grand marin. Catherine Poulain

Lire « Le grand marin » de Catherine Poulain, c’est embarquer dans les eaux froides de l’Alaska, pour un aventure humaine incroyable…

Le Grand MarinAvec Lili, on embarque vers le grand nord, vers Kodiak en Alaska, ses bateaux de pêche au flétan, à la morue noire, au crabe. Avec ses hommes qui une fois à terre trainent de bar en bar en attendant la prochaine campagne, la prochaine aventure, qui leur fera gagner assez pour quelques doses de cocaïne, pour quelques bouteilles de whisky ou de vodka, pour quelques cuites dans les bars à filles, pour repartir quelques jours auprès de leurs familles quand ils en ont encore, ou qu’il en ont encore le souvenir. Car ces hommes-là sont rudes, compagnons de galère qui embarquent sur des bateaux comme ils épouseraient une femme, là où leur vie ne tient souvent qu’à un fil, où la solidarité est primordiale, où les femmes trouvent leur place seulement quand elles arrivent à prouver qu’elles le méritent, bien au-delà des capacités des hommes. Car elles doivent être quasiment exceptionnelles pour survivre et se faire accepter, ou mieux encore s’imposer dans cet univers, peu le font, quelques indiennes, et … Lili la fragile, la fluette, la toute fine en apparence, mais si forte tout au fond.

Lili arrive de Manosque-les-Couteaux, et manifestement Lili fuit quelque chose, ou quelqu’un, ou elle tout simplement, pour avoir autant envie d’aller vers ce grand nord, vers the last frontier, et comme en rêve, peut-être un jour jusqu’à Point Barow, au bout de la route, au bout d’elle-même ? Nous allons la suivre jusqu’à Anchorage, jusqu’à Kodiak, jusqu’au Rebel, ce bateau sur lequel elle embarque, sur lequel elle va souffrir et où elle rencontre l’homme-lion, le grand marin, solitaire et sauvage comme elle.

Les descriptions de la vie sur le bateau sont les plus grands moments de ce roman. La préparation de la pêche, des palangres, les lignes qu’il faut appâter tous ensemble avant d’embarquer, puis qu’il faudra réparer au retour, la campagne de pêche, avec le froid, la glace, le sel, les poissons à dépecer, dans des mares de sang et d’eau, la force des éléments qu’il faut combattre, le manque de sommeil, la faim aussi, parfois, sont décrits avec énormément de force et un réalisme qui frôle parfois le documentaire. La rivalité entre armateurs, entre marins aussi, la solidarité bien sûr, les rêves de s’en sortir, d’avoir son propre bateau un jour, qui font tenir dans les moments les plus intenses de douleur et de combat contre les éléments, les misères quotidiennes, les chicaneries, les mises à l’épreuve, sont également tellement réalistes, émouvantes, qu’on s’y croit et qu’on a terriblement mal aux mains comme Lili. Le spleen, de Jude et de tous les autres, on passe même de bar en bar avec eux, désespéré et solitaire après la lutte sans merci pour ramener la meilleure pêche, celle qui va enfin vous rendre riche…

Catherine Poulain est sans doute une femme peu commune, à la fois intrépide, aguerrie, et peut-être aussi en fuite de quelque chose, ou en recherche d’elle-même, pour avoir poursuivi une telle aventure, dix ans de pêche en Alaska ! J’avais hâte de lire son roman « Le grand marin », tant j’en avais entendu de commentaires élogieux. J’ai particulièrement aimé la première partie, sur le bateau, intense et dure comme ce climat qu’on imagine sans en avoir jamais ressenti la brûlure physique, mais qu’on ressent à la lecture. Il en ressort aussi un sentiment d’humanité entre ces Hommes, malgré la lutte et les rivalités. Peut-être un bémol sur la suite, ces divagations de bar en bar, où je me suis parfois un peu lassée. Mais quel rythme malgré tout, quelle expérience, aventure, folie, je ne sais pas comment le qualifier en fait ! Peut-être suis-je (un peu ! ) victime du trop grand battage fait autour du livre qui m’en faisait attendre trop, mais c’est un roman à lire absolument, une belle découverte d’un univers qui m’était totalement méconnu.

Sélection 2016 du Prix Orange du livre


Catalogue éditeur : éditions de L’olivier

Une femme rêvait de partir.
De prendre le large.
Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures…
C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade.
Traîne dans les bars.
En attendant de rembarquer.
C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

Collection : Littérature française / Parution : 04 février 2016 / Livre : 140 × 205 mm 384 pages EAN : 9782823608632 / 19,00 €