L’enfant céleste, Maud Simonnot

Un roman de vie et de résilience qui donne envie d’atteindre d’inaccessibles étoiles

Célian est un enfant sensible, il s’ennuie à l’école et la tension est vive avec ses professeurs. Difficile pour l’éducation nationale d’accepter et de faire émerger ces enfants qui sortent du cadre, trop peu de temps et d’énergie disponibles. Pourtant, lorsqu’il est avec sa mère Mary, cet enfant surdoué est passionné par de nombreux sujets et fait preuve d’une belle intelligence du cœur.

Mary vient de vivre une rupture amoureuse abrupte et déstabilisante. L’envie est forte de se ressourcer loin de la ville et d’éviter la dépression qui la guette. Sans attendre la fin des classes, elle part avec son fils, tout aussi passionné d’astronomie qu’elle, pour Ven, une ile de la mer Baltique sur laquelle l’astronome Tycho Brahe avait construit autour de 1580 l’observatoire astronomique d’Uraniborg. Ce même astronome dont les observations révolutionneront l’immuabilité du monde céleste tel que le concevaient les anciens.

A Ven, Mary et Célian sont accueillis par Solveig, dans sa pension qui héberge aussi  Des Esseintes, et où vient parfois son neveu, le beau et mystérieux Björn. Là, ils vont renaitre à la vie au contact de la nature sauvage, se ressourcer sous le ciel étoilé limpide et scintillant dans la nuit noire. Souvenirs d’enfance pour l’une, souvenirs pour demain pour l’autre, et pour nous lecteurs, la découverte de leurs émotions, avec la voix tantôt de Mary, tantôt de Célian, et toujours en fil rouge le passionnant et singulier parcours de Tycho Barne, ses recherches, ses découvertes. La littérature n‘est jamais loin non plus, Shakespeare -et si Tycho était l’inspirateur d’Hamlet ?-, Tennyson, pour ne citer qu’eux, ont la part belle et c’est tant mieux.

Le voyage est multiple. Dans le temps, à la rencontre de cet astronome de la Renaissance dont l’auteur nous fait découvrir la vie. Dans l’espace sur l’Ile de Ven, avec sa faune, sa tranquillité, sa nature sauvage préservée. Voyage vers l’apaisement pour Mary qui après être passée par tous les stades du chagrin dus à la rupture va enfin renaitre au bonheur. Enfin cheminement vers une meilleure connaissance de soi pour Célian, cet enfant céleste qui peut enfin se construire et s’accepter tel qu’il est, différent.

Les chapitres très courts donnent le rythme, impulsent les émotions, les chagrins, la résilience. L’écriture est belle, ciselée, délicate et émouvante. C’est une lecture qui nous fait partir loin, hors du monde des vivants, dans cet espace-temps serein, paisible, loin des complications, au plus près de la nature et des étoiles. Cette lecture m’a transportée dans un univers quasi magique, presque irréel. Merci Maud Simonnot de nous offrir ce moment de grâce.

Un roman de la sélection 2021 des 68 premières fois

Catalogue éditeur : L’observatoire

Sensible, rêveur, Célian ne s’épanouit pas à l’école. Sa mère Mary, à la suite d’une rupture amoureuse, décide de partir avec lui dans une île légendaire de la mer Baltique. C’est là en effet qu’à la Renaissance, Tycho Brahe – astronome dont l’étrange destinée aurait inspiré Hamlet – imagina un observatoire prodigieux depuis lequel il redessina entièrement la carte du Ciel.
En parcourant les forêts et les rivages de cette île préservée où seuls le soleil et la lune semblent diviser le temps, Mary et Célian découvrent un monde sauvage au contact duquel s’effacent peu à peu leurs blessures.

Porté par une écriture délicate, sensuelle, ce premier roman est une ode à la beauté du cosmos et de la nature. L’Enfant céleste évoque aussi la tendresse inconditionnelle d’une mère pour son fils, personnage d’une grande pureté qui donne toute sa lumière au roman.

Date de parution 19/08/2020 / Nombre de pages 176 / Code ISBN 979-10-329-1369-7 / Format 14 x 20 cm / 17€

Lagom, le juste équilibre. Niki Brantmark

Merci Harper Collins avec « Lagom ou le bienêtre à portée de tous »  de Niki Brantmark nous avons des clés pour tout ranger dans la maison… .

Domi_C_Lire_lagom_1Écrit par une londonienne installée en Suède avec sa famille depuis plus de dix ans, voilà un livre d’astuces, d’idées, de conseils qui nous fait changer notre façon de voir ces suédois qui ont envahi nos intérieurs avec leurs Ikea et krisprolls and co. Mais Lagom, le juste équilibre, c’est manifestement plutôt un art de vivre, que ce soit en famille, avec les enfants, c’est toujours proche de la nature et dans une simplicité apaisante et rassurante, cela semble être de façon plutôt innée chez les suédois.

Alors si on s’y mettait, ça nous ferait quel effet ?
Ouvrir ce livre est déjà un instant de sérénité, le graphisme de la couverture est simple et chaleureux, et simplement tourner les pages appelle au bien-être ! si si ! Car en fait, cette approche-là, il faut l’adapter et y prendre ce que l‘on veut, la vivre à sa façon, elle devient à la fois commune à tous et différentes chez chacun. Une bel art de vivre non ? une façon aussi d’apprécier chaque chose qui vous arrive, chaque instant, ce que la vie nous apporte, et d’en profiter pleinement au lieu de courir après toujours plus. Et ça, c’est quand même tellement évident qu’on se demande pourquoi on ne le met pas en pratique tous les jours.

Ce livre fourmille d’idées pratiques, sur le rangement, le vide à faire chez soi (mais non, pas forcément autour de soi, enfin pas encore…). De bonnes idées que j’aurai bien besoin d’appliquer, moi qui collectionne ou conserve tant de choses inutiles, pas vous ? Car on garde, au cas où, ça peut resservir, un jour, aux copains, aux enfants, au suivant.. ou jamais en fait. Et les placards, les pièces, débordent car ils ne sont pas extensibles.

Alors on aime, ces idées qui nous font réfléchir autrement. Cet art de vivre, que l’on peut voir, et mettre en pratique dans sa vie, puis en famille et autour de soi, des idées, des exercices, des conseils en cinq leçons, c’est court, simple et facile à mettre en pratique…aucune prise de tête, mais juste une envie de bien faire, de mieux-être.

Ensuite, il y a tout le côté pratique des exercices à faire en famille, avec les enfants, ou seul, pour utiliser ce que la nature nous apporte, pour capitaliser sur ce qu’on a déjà chez soi, pour ne pas perdre ni gaspiller.. cuisine, décoration, rangement.

Vous l’aurez compris, c’est un livre à poser là où vous aurez envie de l’ouvrir et de le consulter régulièrement, pour y piocher des idées, vous rassurer sur une action que vous avez prévu de faire, pour en feuilleter quelques pages en vous relaxant. A ne surtout pas ranger au fond d’une armoire normande ou dans un endroit où vous ne pourriez pas le retrouver rapidement, ce serait dommage !

💙💙💙

Quelques photos du lancement du livre en présence de Niki Brantmark dans la très jolie boutique NorDik rue Charlot dans le marais.


Catalogue éditeur : Harper Collins

Dans ce très joli livre, Niki Brantmark dévoile les secrets du lagom, cette philosophie suédoise qui signifie littéralement « juste ce qu’il faut ». S’inscrivant dans la tendance « slow » : slow food, slow fashion, slow design… se trouve en son cœur l’idée que l’on peut trouver l’équilibre, la juste mesure dans sa vie, sans faire des changements radicaux, et en sachant apprécier ce que l’on a déjà sans pour autant se priver.
Introduire le lagom dans son mode de vie signifie par exemple apprendre à désencombrer sa maison, à acheter « conscient », à s’octroyer un jour de… [suite]