Un amour parfait, Gilda Piersanti

La relation amoureuse toxique dans ce qu’elle a de plus pervers, ou l’amour fou à la vie à la mort…

Une fois de plus, la très parisienne Gilda Piersanti nous embarque à Rome dans les pas de ses personnages.
Lorenzo a tout pour être heureux, un travail qui le satisfait, une femme qui le rend heureux, des enfants formidables et en bonne santé. Mais un jour, Lorenzo retrouve par hasard Laura, l’amour de sa jeunesse, absolu, dévastateur, qu’il avait occulté pour pouvoir continuer à vivre, tant la rupture avait été imprévue et douloureuse.

Laura lui fait vivre des moments intenses d’amour fou dans les hôtels et les villes les plus insolites, puis lui fait comprendre que sans lui elle ne pourra jamais quitter son mari, il doit l’aider à s’en libérer.

Peu à peu, totalement envouté, Lorenzo oubli son travail, trompe a femme sans remords, ment à son meilleur ami sans regrets, prêt à tout pour l’amour de Laura, cet amour parfait qui le ressuscite. Mais le piège se referme, l’homme heureux, mari comblé, directeur prometteur se laisse peu à peu détruire par cet amour machiavélique qui le consume. L’aventure n’est peut-être pas aussi limpide et idyllique qu’elle en a l’air, la descente s’annonce douloureuse et vertigineuse, et le réveil cruel et terrifiant.

Avec habileté et une sacré dose de perversité, Gilda Piersanti décrit les affres de la relation amoureuse, ici totalement toxique, par cet amour perdu puis retrouvé qui tel un ouragan balaye tout sur son passage, laissant Lorenzo exsangue et pantelant. Si l’homme amoureux n’a plus de scrupule, s’enlisant dans le mensonge et les faux-semblants, l’homme inquiet de ses actes est habilement décortiqué et finement analysé par l’auteur qui le soumet sans relâche à la diabolique et perverse manipulation de Laura.

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Catalogue éditeur : Le Passage

La vie de Lorenzo n’a pas d’ombre, sa carrière est au zénith, son couple se porte à merveille, ses enfants l’adorent.

Jusqu’à ce soir où il la revoit au bar de l’hôtel : Laura, l’amour de ses 18 ans. Trente ans plus tôt, il a failli mourir pour elle. Le hasard l’a-t-il remise sur son chemin pour faire renaître le passé ou faire disparaître le présent ?
Une femme fatale ne revient jamais pour réparer ses fautes mais pour continuer son œuvre de destruction. Elle est revenue et elle lui dit qu’elle l’aime encore, mais doit-il la croire ? Lorenzo est prêt à tout pour l’avoir de nouveau dans ses bras. Prêt à tout… Même à tuer ?

Avec Un amour parfait, Gilda Piersanti signe un thriller psychologique d’une puissance redoutable où la passion amoureuse prend la forme d’une fascination venimeuse. Commence alors une lente descente aux enfers.

ISBN : 978-2-84742-409-6 / Date de publication: Mars 2019 / Nombre de pages : 288 / Dimensions du livre : 15 x 24 cm / Prix public : 19.50 €

Personne n’a peur des gens qui sourient, Véronique Ovaldé

Roman noir, roman d’amour d’une mère pour ses filles ? Avec « Personne n’a peur des gens qui sourient » Véronique Ovaldé nous entraine dans un road trip du sud jusqu’en Alsace.

Gloria est la jeune maman de Stella, une adolescente et de Loulou, une fillette de six ans. En ce matin de juin, tout semble prêt, au moins dans son esprit à elle, pour partir loin toutes les trois, fuyant on ne sait quoi. Depuis son sud-est ensoleillé, elle prend la route pour la maison de la grand-mère en Alsace, plus de téléphone, pas de message, l’affaire semble sérieuse, elle ne part pas, elle fuit.

Il faudra au lecteur quelques dizaines de pages pour comprendre qui est Gloria et d’où elle vient. De cette enfance entre deux parents qui ne s’aiment pas assez, avec une mère qui quitte le foyer en l’abandonnant avec un père inconsolable et son ami Giovanelli, qui est aussi son associé dans le bar La Trainée. A la mort du père, ce sera justement tonton Gio qui s’occupera d’elle, aidé par maitre Santini, l’avocat Corse, encore un ami du père, qui gère l’héritage de Gloria jusqu’à sa majorité.

Lorsqu’elle quitte l’école, Gloria travaille à La trainée. C’est dans ce bar qu’elle rencontre le beau et si séduisant Samuel, l’amour de sa vie, le père de ses enfants. Samuel l’absent, dont on comprend rapidement qu’il est décédé dans l’incendie de son atelier. Incendie criminel semble-t-il, mais cela nulle enquête ne l’a établi. Alors Gloria fuit, et le lecteur s’interroge, pourquoi part elle se terrer avec ses filles, que risque-t-elle ? …

Alors roman, ou roman noir ? En alternant le présent et le passé, Véronique Ovaldé fait monter le suspense et nous embarque dans les pas de Gloria. Tout en faisant quelques incursions dans le texte, comme si l’auteur s’adressait à nous ses lecteurs, pour nous impliquer dans son intrigue. Elle nous dévoile une jeune femme bien étrange, pas si faible que ça, pas si fragile, et capable d’aller jusqu’au bout pour protéger ses filles. Elle nous dit aussi l’amour, maternel, fraternel, celui d’un père, d’une mère absente, le recherche de soi, comment se construire sur l’abandon d’une mère. Elle nous dit l’amour d’une mère qui se bat pour ses filles, elle nous dit la folie…

C’est rythmé, surprenant, émouvant, révoltant parfois, et c’est en cela aussi que l’auteur nous dit la vie !

Roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix des lecteurs BFM l’Express

Catalogue éditeur : Flammarion

Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l’école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances… Lire la suite

Paru le 06/02/2019 / 270 pages – 138 x 210 mm / EAN : 9782081445925 / Prix : 19€

La face cachée de Ruth Malone. Emma Flint

Wouahou, quel effet ce polar ! vous n’en sortirez pas indemne, c’est évident. La face cachée de Ruth Malone d’Emma Flint est exactement le genre de polar qui vous fait poser des questions longtemps après !

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Ruth Malone est une jeune femme qui prend soin elle aussi de son aspect extérieur, toujours apprêtée, maquillée, faisant bonne figure et bien habillée. Mais à cette époque la femme se devait d’être d’abord mère et épouse avant d’être elle-même. Alors coquette et parfois séductrice, cette image passe mal. Ruth vit séparé de son mari Franck et ne craint pas d’attirer le regard des hommes, ou même de les attirer dans son lit, pourquoi pas. Elle vit en femme libre et exacerbe les jalousies.

Un matin, alors qu’elle les avait bordés la veille dans leur lit et qu’elle pensait qu’ils étaient sagement endormis dans leur chambre, elle constate la disparition de ses deux enfants, Cindy et Frankie Jr. Puis on retrouve le corps de Cindy. Et lorsqu’elle verra sa fille, Ruth toujours impeccable, montrera à tous un visage parfaitement maquillé mais point de larmes. Il n’en faut pas plus pour déchainer bavardages, dénonciations et suspicion des policiers, puisque bien évidement, dans la plupart des cas, c’est un proche qui est coupable, Ruth devient alors la coupable idéale.

Un jeune journaliste s’intéresse à l’affaire. Il est en mal de premier article important à signer pour le journal dans lequel il débute. Ainsi, il va enquêter, produire quelques papiers conforme aux attentes de  sa rédaction, puis peu à peu s’intéresser au personnage qu’est vraiment Ruth, tentant de comprendre qui se cache derrière cette façade, ce visage apprêté et maquillé qui dissimule sans doute des failles et des blessures profondes, cherchant la vérité derrière les apparences.

La charge psychologique importante qui apparait derrière le drame, le mal que peuvent faire jalousies, incompréhension, ragots et quand dira-t-on est immense. Tout comme l’obstination de la police, qui lorsqu’elle est aveuglée par des évidences ne cherche pas toujours à creuser toutes les pistes qui s’ouvrent à elle, et ce malgré l’importance des pièces de son enquête qui comporte des révélations et des témoignages parfois laissés de côté.

Comment imaginer, accepter, comprendre. Car Emma Flint s’est librement inspirée d’un fait divers réel, l’histoire d’Alice Crimmins, une jeune femme américaine accusée dans les années 60 d’avoir assassiné ses propres enfants ! Ce roman est intéressant à plusieurs titres, d’abord par son intrigue, à découvrir d’urgence pour le amateurs du genre ! Mais aussi par l’image qu’il nous donne de ce que devait être la place de la femme dans les années 60, la force des préjugés, des apparences, comportements et apriori, voilà qui est terriblement instructif et parfois même inquiétant… Car n’oublions pas que rien, jamais n’est acquis.

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Catalogue éditeur : Fleuve éditions

Traduit par : Hélène AMALRIC

En 1965; Une vague de chaleur déferle sur le Queens, banlieue ouvrière de New York, et plonge ses habitants dans un état léthargique. Un matin ordinaire, Ruth Malone, mère célibataire aux allures de star hollywoodienne, constate la disparation de ses deux enfants.
Peu après, le corps de la petite Cindy est retrouvé abandonné sur un chantier, son doudou encore à la main. Lorsque, quelques jours plus tard, la dépouille de son fils, Frankie Jr, est découverte dans des conditions similaires, des voix accusatrices s’élèvent contre Ruth. Lire la suite…

Date de parution 19 Octobre 2017 / Fleuve noir  / 432 pages / Format : BROCHE / 9782265116429

Dis-moi que tu mens. Sabine Durrant

Paul Morris, le narrateur, se souvient du moment qui a tout déclenché, du moment où il est entré dans une librairie, … du moment donc. Mais que s’est-il passé ?

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A Londres, Paul Morris, écrivain célèbre après avoir publié un premier roman est tombé dans l’oubli, il est incapable d’écrire à nouveau. Sans emploi, sans inspiration, il vit dans des appartements qu’on lui prête pendant l’absence des véritables propriétaires, ou alors rentre chez sa mère, à bientôt 40 ans ! Il raconte qu’il est sur le point de terminer son prochain roman, mais il se piège tout seul dans l’absurdité de son quotidien inventé. C’est finalement quelqu’un de tout à fait détestable qui pourtant nous tient en haleine pendant tout le roman.

Aussi, lorsqu’il croise la route d’Andrew, un ancien copain de fac, et de Tina, une jolie jeune femme qu’il va lui présenter, il n’arrivera pas à sortir de son ornière, et va s’y enfoncer encore plus profondément. De hasard en rencontres plus amicales, puis plus intimes, il s’installe chez Tina, au grand dam de ses enfants qui ne lui font pas un super accueil. Il saute aussi sur l’occasion lorsqu’incidemment elle lui propose de partager leurs vacances en Grèce. Là, avec la famille d’Andrew, elle loue pour le dernier été une maison dans le village où, des années auparavant, sa sœur d’Andrew et ancienne amie de Paul, avait disparu.

Après des péripéties inavouables pour parvenir à les rejoindre sur leur lieu de villégiature, Paul va tout faire pour s’intégrer au groupe sans trop dépenser et sans montrer à quel point il est fauché. Les vacances idylliques sont là, à portée de main, de serviette de plage et de peau bronzée, sous la  belle lumière des iles grecques.

Mais ce qu’il pensait être des vacances de tout repos va vite se transformer en une aventure pas du tout banale, où l’amie disparue va occuper toute sa place, où celui qui pensait manipulé n’est pas forcément celui qu’on croit, et où le mensonge ne mène pas forcément au meilleur des mondes possibles. Car sous le soleil de Grèce les menteurs s’enlisent, les amis se dévoilent, les comptes sont enfin soldés.

Malgré parfois quelques longueurs, mais sans doute fallait-il bien installer l’intrigue, voilà un roman tout à fait étonnant. Construit avec un suspense qui monte crescendo, une intrigue intelligente et fine, il entraine le lecteur vers des sommets tout à fait inattendus. J’ai vraiment aimé me laisser surprendre et séduire par la faconde et le bagou de Paul (malgré le fait qu’il dégage une certaine antipathie !) l’écouter manipuler son monde, tenter de faire le malin puis de se sortir de ses propres imbroglios. Car à machiavélique, machiavélique et demi ! Le tel est pris qui croyait prendre trouve ici toute sa signification.

Une écriture adroite, qui vous pousse à la fin de chaque chapitre à lire juste un paragraphe du suivant, puis encore le suivant, qui par petites touches subtiles, distille doucement l’impression qu’il va réellement se passer quelque chose, puisque le narrateur en parle et se demande comment il aurait pu éviter ça. Ça ? Oui, ça bien sûr, alors à vous de lire « Dis-moi que tu mens » pour en savoir un peu plus et vous laisser séduire par Paul, Tina, et peut-être Andrew… En tout cas par quelque menteur magnifique qui va vous emberlificoter jusqu’au bout !

Voilà un roman à la couverture tellement lumineuse et si gaie qu’on a envie de le dévorer, surtout pendant les vacances ! Quelle bonne idée cette collection des éditions Préludes, ni vraiment en poche, ni tout à fait en format classique, mais qui en plus propose des nouveautés à des prix abordables.

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Catalogue éditeur : Préludes

Tout commence par un mensonge. De ceux qu’on fait tous pour impressionner une vieille connaissance. L’histoire de votre vie, légèrement embellie, face à cet avocat brillant, époux et père comblé, que vous avez croisé par hasard.
Puis, sans savoir comment, vous vous retrouvez à dîner chez lui, à accepter une invitation en vacances, propulsé dans une vie de rêves – celle à laquelle vous avez toujours aspiré. Jusqu’à ce que cette vie ne semble plus si idyllique…
Mais vous êtes déjà pris au piège, transpirant sous l’impitoyable soleil de Grèce, brûlant d’échapper à la tension ambiante. Alors vous comprenez que, si douloureuse la vérité soit-elle, ce sont vos mensonges qui ont causé le plus de tort… Et, à ce moment-là, il est déjà trop tard.

Parution : 03/05/2017 / Format : 130 x 200 mm / Nombre de pages : 416 / EAN : 9782253107897 / Prix 16 ; 90€

Incision, Marc Raabe

Plonger dans l’univers glauque de Marc Rabe, avec Gabriel le héros de son roman noir, Incision

Incision de Marc Raabe

A onze ans, après avoir assisté à une scène particulièrement difficile, Gabriel sauve son petit frère David des flammes qui dévastent la maison familiale. Leurs parents décèdent dans l’incendie, Gabriel et son frère sont séparés par la vie et les circonstances. A quarante ans passés, Gabriel  travaille pour Youri, son tuteur, propriétaire de Phyton, une société de surveillance. Il vient d’entamer une relation avec Liz Anders, une jeune et jolie journaliste. Quand Liz est enlevée et disparait, l’univers de Gabriel, à l’équilibre déjà bien instable, s’écroule. La course contre la montre peut commencer, rythmée de façon efficace par un agenda qui s’égrène au fil des chapitres.

L’intrigue est prenante, la tension monte et les différents personnages apportent à tour de rôle leur vision des événements, mettant à jour peu à peu un passé sordide, violent, qui les poursuit jusque dans leur présent. Les traitements hors du temps des maladies mentales, les troubles psychiques,  l’amnésie, les chocs post traumatiques,  l’incompréhension de certaines pathologies par les spécialistes  et leurs effets dans la vie des malades, mais aussi les angoisses, les douleurs, les peurs, sont particulièrement bien traités.

Gabriel est un personnage ambigu au départ, on est peu enclin à l’apprécier, puis les sentiments du lecteur évoluent avec la compréhension de ses craintes, de ses peurs, de ses désirs de s’en sortir. C’est prenant et haletant, je n’ai pas eu envie de lâcher cette intrigue dans un pays que je connais mal mais qui est bien décrit. Un premier roman à l’intrigue aboutie et des personnages singuliers vous feront passer un excellent moment de lecture.

Roman lu dans le cadre du jury de l’édition 2015 du Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points

Catalogue éditeur : Points

Prix du meilleur polar des lecteurs de points 2014

Traduit de l’allemand par Georges Sturm

ISBN : 2757849026 / Parution 08/01/2015

Leçons d’un tueur. Saul Black

La quatrième de couverture de « leçons d’un tueur » nous parle d’une série de meurtres sordides. Ceux de femmes retrouvées à des époques différentes ayant toutes un point commun, la torture avant la mort, mais surtout des objets particulièrement étranges sont retrouvés dans les corps de ces victimes, objets que les enquêteurs n’arrivent pas à rattacher à un fantasme précis. Valérie Hart est inspectrice à la criminelle à San Francisco, elle enquête depuis des années sur cette série d’homicides, sans succès. Ces crimes monstrueux l’obsèdent et elle sent que l’issue est enfin possible.

Dans « leçons d’un tueur » Saul Back présente plusieurs situations en parallèle. Le roman démarre fort sur une scène de meurtre, puis sur la fuite de Nell, une fillette de dix ans, réfugiée chez Angelo, un vieil homme qui n’attend plus rien de la vie. Puis il alterne les scènes avec différents protagonistes. Tout d’abord, Xander et Paulie, les deux paumés sanguinaires. Puis Valérie, l’inspectrice amoureuse et solitaire, paumée, alcoolique et épuisée, mais aux réelles compétences d’enquêtrice et qui veut poursuivre ses recherches. Claudia, une victime pour qui plus rien ne sera jamais comme avant, si seulement elle arrive à s’en sortir. Carla, une inspectrice du FBI dont ne sait pas trop ce qui la motive et la fait avancer, mais on comprend vite qu’elle a une vengeance à assouvir laquelle, là, l’auteur nous laisse dans le flou. Et enfin, Blasko, l’ex de Valérie, tout juste revenu dans le service, fil conducteur des amours malheureuses de l’inspectrice.

L’auteur alterne des chapitres courts avec ses différents personnages, leurs points de vue, du coup je n’arrivai absolument pas à lâcher ce roman qui se lit tout seul. Il déroule plusieurs situations inextricables en parallèle, situations qui se font jour peu à peu, une enquête qui met des années à aboutir, et soudain un grain de sable dans la machine bien rodée des tueurs en série va peut-être permettre à des policiers pugnaces de comprendre, de dénouer les fils.  On s’y laisse prendre tout en plongeant parfois dans l’horreur, souvent abordée, parfois suggérée, et heureusement pas trop largement décrite.

De nombreux thèmes sont évoqués dans ce roman. La jalousie, le problème de gérer une vie de flic à la criminelle en étant sans cesse confronté à l’horreur, comment doit-on appréhender les victimes, jusqu’à quel point faut-il les dépersonnaliser, quelle incidence sur sa vie de famille. Mais aussi le dur sujet de l’enfance maltraitée, où parfois la victime se change en criminel encore plus féroce que son propre bourreau, comment comprendre, comment gérer, comment réparer. La justice est-elle la mieux placée pour cela d’ailleurs. Et peut-on seulement expliquer l’horreur absolue aux familles des victimes. De vraies questions, sans réponses, mais avec de véritables interrogations pour chacun à la suite de cette lecture.

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Reçu dans le cadre des explorateurs de polars de lecteurs.com


Catalogue éditeur : Presses De La Cité

Katrina, Sarah, Angelica, Shyla, Yun-seo, Leah, Lisbeth… Sept femmes âgées de vingt-quatre à quarante ans. Sept femmes retrouvées mortes aux quatre coins des États-Unis. Violées, torturées, exécutées. L’œuvre d’un homme ou de plusieurs ? Depuis trois ans, la police tourne en rond et n’a pour indices que d’étranges objets découverts dans les corps mutilés des victimes. Aujourd’hui, l’inspectrice à la Criminelle de San Francisco, Valerie Hart, sent qu’elle tient enfin une piste sérieuse. Mais il faudra faire vite, car la prochaine cible pourrait bien être une petite fille de dix ans piégée dans une cabane isolée du Colorado. Alors que ses vieux démons refont surface, Valerie se lance dans une course contre la montre….

Saul Black signe un thriller implacable et nous plonge avec maestria dans l’horreur la plus totale. En sortirez-vous indemne ?

« Ne lisez pas ce texte. Aucun lecteur ne mérite d’être autant terrifié. »  Linwood Barclay

Date de parution : 26/03/2015 / Collection : Sang d’Encre / Traduit par Isabelle Maillet