Chut. Charly Delwart

Athènes, de nos jours. Dimitra Aegiolis grandit. Tout la perturbe, son corps, sa vie, sa famille, cette ville, ce pays dans lesquels elle vit et qu’elle ne reconnait pas. Et pourtant, Dimitra n’a que quatorze ans, la vie devant elle et tout à découvrir. Un jour devant sa glace, devant cet inconnu qu’est ce corps qui se transforme, elle prend une décision importante, celle de ne plus parler pendant un temps encore indéterminé. La décision prise, il faut l’annoncer, à cette famille qui se délite, ses parents qui se séparent, sa sœur qui ne la comprend pas, son frère qui s’éloigne (pour fuir ou pour se protéger ?) à l’école et à ses professeurs dubitatifs et perplexes, à cette grand-mère à qui elle n’a rien à reprocher, mais qui finalement aime son silence.
Alors la parole est remplacée par les mots, ceux que Dimitra va lire dans les bibliothèques, pour s’imprégner des paroles des sages de la Grèce antique, des grapheurs, connus ou pas, qui crient leurs mots sur les murs des villes du monde. Dans cette ville aux murs constellés de graffitis, d’affiches, de cris de révolte, petit à petit, Dimitra a trouvé un vecteur pour ses pensées, son cahier pour communiquer, ses mots sur les murs pour s’exprimer. Timides et désordonnés tout d’abord, puis plus structurés, percutants, aux intentions mieux affirmées, ses mots sur les murs sont comme des messages et des bouteilles à la mer pour ceux qui l’entourent, pour les passants, pour les touristes. le tout dans une Grèce en pleine période de crise financière et politique, le chômage, les déficits, les manifestations, la révolte conte le FMI et les banquiers du monde qui ne laissent plus vivre les hommes en paix.
L’intrigue est intéressante et m’a bien plu, mais que dire de cette écriture, des phrases sans verbes ou sans pronom, qui s’étirent indéfiniment sans ponctuation, des phrases aux structures étranges qui perdent le lecteur. C’est fastidieux à lire. Certes l’écriture est voulue ainsi par Charly Delwart, mais honnêtement je m’y suis perdue et j’ai parfois eu envie de fermer le livre uniquement à cause de ça. Ç’aurait été dommage, mais du coup je n’ai pas eu un grand plaisir à lire ce roman. Mais Chut, je ne vous en dis pas plus, vous pouvez aller voir par vous-même.

Sélection du prix Orange du livre 2015


Catalogue éditeur

Dans la Grèce plongée au cœur de la crise, une jeune fille de quatorze ans décide d’arrêter de parler et se met à écrire sur les murs d’Athènes, au milieu des inscriptions qui se multiplient dans la ville pour dénoncer le système qui a conduit à l’effondrement. Ses slogans a elle sont tournés vers l’après, car elle est de la génération qui devra reconstruire, croire. Ses parents se séparent, sa sœur ne veut rien savoir, son frère s’est exile, son entourage est perplexe. Mais elle tient bon.

Seuil / Date de parution 08/01/2015 / Fiction et Cie / 176 pages – 17.00 € TTC

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