Que faire à Roubaix ? Visiter la Villa Carvois

Réalisée entre 1929 et 1932 par l’architecte Robert Mallet-Stevens dont elle est l’œuvre emblématique, cette villa art déco est pensée comme une œuvre d’art

La maison, alors dénommée château, doit abriter la famille Carvois, leurs sept enfants et le personnel. Paul Cavrois est un industriel du textile du Nord.
Le programme de ce château moderne commandé en 1929 est clair : « air, lumière, travail, sports, hygiène, confort et économie ».

Classée Monument historique en 1990, elle est acquise par l’état en 2001, puis restaurée pendant 12 ans grâce au centre des monuments nationaux, elle se visite depuis 2015.

Un peu d’histoire :

La société Cavrois-Mahieu, fondée en 1865 fabrique des tissus haut de gamme pour des maisons parisiennes. En 1923, l’entreprise, qui compte cinq usines, emploie près de 700 employés.
Quand Paul Cavrois, le propriétaire de cette société, décide de faire bâtir une demeure pour sa famille, il acquiert un terrain au lieu-dit de Beaumont, sur la commune de Croix, en périphérie de Roubaix. Le couple Carvois est séduit par la perspective du cadre de vie sain, confortable et moderne que leur promet l’architecte.

Les dimensions :

Ce sont véritablement les dimensions d’un château moderne. Une façade de 60 m de long, 2800 m² de plancher. Pour 1840 M² habitables. Cette maison immense a des lignes résolument modernes, faite de briques jaunes striées de noir à l’extérieur, des lignes horizontales noires que l’on retrouve partout dans la maison.

Le modernisme de la villa :

La villa est résolument moderne aussi grâce aux volumes dépouillés voulus par Mallet-Stevens. Pas d’ornement dans le décor, une multiplication des toits terrasses et surtout un équipement de pointe avec ce qui se fait de plus moderne à l’époque : chauffage central, téléphonie, heure électrique, ascenseur… Enfin, le recours aux matériaux et aux techniques industriels, partout l’on retrouve le verre, le métal, l’acier.

Des marbres de couleurs et de provenances différentes, mais aussi du bois avec de multiples essences, de provenances là aussi différentes selon les pièces dans lesquelles les meules sont construits, une modernité art déco qui accroche le regard, mais qui le laisse aussi se perdre vers des horizons délimités seulement par la verdure et la lumière. Grâce à de grandes baies vitrées largement ouvertes sur le parc, de grandes portes donnant sur l’extérieur et de nombreuses terrasses, le tout donne une impression de confort et laisse entrer la lumière à profusion.

Mallet-Stevens applique le concept d’œuvre totale et va jusqu’à dessiner l’intérieur, meubles, etc. avec une savante combinaison de matériaux luxueux, marbres, bois précieux, mais sans omettre de privilégier l’hygiène et la fonctionnalité, comme dans la cuisine ou les salles de bain.

Après avoir visité la Villa Savoye construite par le Corbusier à Poissy, j’avais très envie de découvrir celle-ci. C’est chose faite et je vous conseille vivement cette visite.

Où : Villa Carvois 60, avenue Kennedy 59170 Croix France
Comment y aller : Pour préparer sa visite, aller voir le site Villa Carvois 

Retrouvez des idées de visite avec les articles Que faire à ?

Marie-Antoinette, métamorphoses d’une image, La Conciergerie

Hommage, culte, figure historique, célébrité d’une personnalité hors du commun, Marie-Antoinette s’expose à la Conciergerie

Retour sur cette figure emblématique de la France qui a suscité tant de sentiments divers et de passions, allant de l’amour à la haine, et vice versa. C’est aussi le personnage historique le plus représenté par les artistes, que ce soit de son vivant, après sa mort le 16 octobre 1793, ou par nos contemporains. Une femme libre, qui souhaitait le bonheur dans sa vie de famille, ce qui était totalement contraire à son statut de Reine, et qui par sa singularité et sa condition, s’est attirée bien des inimitiés.

Ici, dans la magnifique grande salle de la Conciergerie, plus de 200 œuvres passent en revue l’icône absolue. A travers affiches, lettres, objets lui ayant appartenu ou pas, qu’importe d’ailleurs, robes somptueuses, coiffures extravagantes, portraits réels ou imaginaires, se dessine à chaque fois une femme différente.

Son séjour à la conciergerie. Là, objets, lettres de la main de la Reine, documents d’archive, tableaux, retracent ces dix semaines passées là avant son exécution. On ne manquera pas d’aller voir après l’exposition sa cellule transformée en chapelle expiatoire.

Tous les livres, histoires, romans, biographies qui lui sont consacrés à travers les années. Son parcours est retracé de 1788 à aujourd’hui.

L’image qu’elle véhicule à travers le temps. D’abord adulée puis honnie, enfin retournée en grâce auprès de tant d’artistes de son temps ou du nôtre qu’elle a inspiré. Peintures, caricatures, gravures, films, mode, tout est là et c’est foisonnant.

Il y a aussi une sorte de fétichisme autour de la Reine, ses cheveux, son corps, sa tête coupée, représentés à l’infini. Quoi qu’elle fasse ou dise, elle ne laisse pas indifférent. 

L’image de la Reine aujourd’hui, bien présente dans l’imaginaire populaire, via des mangas, des films encore, la mode et les poupées par exemple. Si la Barbie exposée dans les premières salles était destinée à des collectionneurs, les propositions faites pour des fillettes en mal de représentation féminine sont foison, et accessibles à tous, comme le montrent les différents produits dérivés présentés en fin d’exposition.

Où : à la Conciergerie, 2, boulevard du Palais, 75001 Paris
Quand : jusqu’au 26 janvier 2020, Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h
Nocturnes le mercredi soir jusqu’à 20h30, dernier accès 1 heure avant la fermeture

Le Greco, Grand Palais

Rétrospective chronologique d’un artiste singulier «  dernier grand maître de la Renaissance, premier grand peintre du Siècle d’Or »

Mystique ? Fou ? Tout a été dit sur son œuvre et sur cet artiste atypique. Né en 1541 en Crète, Domenico Theotokopoulos, dit Le Greco, fait son premier apprentissage dans la tradition byzantine.  Inspiré depuis toujours par l’Italie de la renaissance, il va parfaire sa formation à Venise en 1567.

Lorsqu’il s’installe à Rome en 1570, il découvre les grands artistes de l’époque. Il rencontre Le Titien, et les œuvres Michel-Ange mort depuis quelques années. Il emprunte les compostions du Tintoret, le clair-obscur de Bassano, ou les couleurs du Titien, et à son tour passe maitre dans l’art du portrait.

N’arrivant pas à trouver sa place, il quitte l’Italie en 1577 pour Madrid puis Tolède. Là, il reçoit de nombreuses commandes, y compris pour l’Escorial du roi Philippe II. Cherchant à se singulariser, il va proposer d’autres modèles, couleurs, formes, et ainsi créer puis imposer son propre style.

Certains personnages semblent avoir sa faveur, les Saints, la Pietà, Marie-Madeleine ou encore Jésus chassant les marchands du temple. Il les représente souvent méditatifs, visages penchés, comme repentants, aux yeux larmoyants, aux mains fuselées, aux doigts infiniment longs, ou au contraire auréolés de gloire. Il pose sur ses toiles des détails anachroniques, mais aussi parfois les portraits de ses maitres.

Compositions aux personnages rassemblés, ou au contraire démesurément allongées, bras levés vers le ciel, personnages étirés nimbés de couleurs vives sur fond sombres… Tout au long de sa carrière, il aura également peint à de multiples reprises la même toile à laquelle il apporte quelques modifications mineures. Idée reprise dans les séries par Monet ou Warhol ?… Le Greco meurt en 1614 à Tolède, à l’âge de soixante-treize ans.

L’exposition du Grand Palais propose 75 œuvres de divers formats, très peu de dessins, mais il faut dire que très peu sont parvenus jusqu’à nous.

Quand : jusqu’au 10 février
Où : Grand Palais 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

Degas à l’Opéra, musée d’Orsay

Degas était-il hanté par l’Opéra ? Une belle exposition toute en grâce et mouvement à voir au musée d’Orsay

Edgar de Gas (1834/1917) peintre et sculpteur, est un homme qui sort beaucoup et observe, même si ensuite il réalise la plus grande partie de ses œuvres dans son atelier. Pendant quasiment toute sa carrière d’artiste, il a peint les danseuses et le mouvement, avec leurs gestes répétés à l’envi, les répétitions ou les ballets, les leçons de danse et les arrières salles où se donnent ces leçons, souvent aussi l’orchestre, les musiciens et leurs instruments.

Degas est d’abord un habitué de la salle Le Pelletier, puis à la suite de l’incendie de celle-ci en 1873 et la construction du nouvel opéra par Garnier, de celle que l’on connait aujourd’hui, le Palais Garnier inauguré en 1875.

Il y a ses entrées dès les années 1870 grâce à son ami Ludovic Halèvy. Il assiste à des centaines de représentations, passe régulièrement en coulisse ou dans le foyer de la danse. Et pourtant, il peint rarement les véritables salles de l’opéra.
Ses toiles sont essentiellement des compositions de personnages et de mouvements réalisées le plus souvent dans son atelier.
Il a parfois un cadrage décalé que je trouve résolument moderne comme pour ses musiciens placés sur le devant du tableau, les ballerines apparaissant au second plan, seulement reconnaissables à l’alignement de leurs jambes et tutus. Ou encore pour Le rideau.Mais aussi dans le mouvement, la ligne de fuite des séries de danseuses dans des tableaux en long.

Il répète indéfiniment les mêmes sujets, danseuses, expression du corps, équilibre, mouvement, comme pour les chevaux qu’il peint aussi beaucoup.

Même si le musée d’Orsay avait déjà exposé Degas et la danse il y a peu, là encore, de nombreuses toiles, pastels, dessins, et quelques sculptures attendent les visiteurs jusqu’au 19 janvier.

Et pour compléter la visite, pourquoi ne pas lire également le très beau roman La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens.

Où : au musée d’Orsay 1 rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris 7e

Quoi : Sur toute sa carrière, de ses débuts dans les années 1860 jusqu’à ses œuvres ultimes au-delà de 1900, Degas a fait de l’Opéra le point central de ses travaux, sa « chambre à lui ». Il en explore les divers espaces – salle et scène, loges, foyer, salle de danse -, s’attache à ceux qui les peuplent, danseuses, chanteurs, musiciens de l’orchestre, spectateurs, abonnés en habit noir hantant les coulisses. Cet univers clos est un microcosme aux infinies possibilités et permet toutes les expérimentations : multiplicité des points de vue, contraste des éclairages, étude du mouvement et de la vérité du geste.
Aucune exposition jusqu’ici n’a envisagé l’Opéra globalement, étudiant tout à la fois le lien passionné que Degas avait avec cette maison, ses goûts musicaux, mais aussi les infinies ressources de cette merveilleuse « boîte à outils ». A travers l’œuvre d’un immense artiste, le portrait de l’Opéra de Paris au XIXe siècle.

Quand : 24 septembre 2019 – 19 janvier 2020

Exposition organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris et la National Gallery of Art, Washington où elle sera présentée du 1er mars au 5 juillet 2020, à l’occasion du trois cent cinquantième anniversaire de l’Opéra de Paris.

L’âge d’or de la peinture anglaise, Musée du Luxembourg

De Reynolds et Gainsborough à Turner, l’âge d’or de la peinture anglaise à travers les chefs-d’œuvre de la Tate Britain,  de la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle

Mrs Robert Trotter

On y trouve portraits, peintures d’histoire ou animalières, paysages et aquarelles. Des œuvres assez étonnantes par leur construction, leurs couleurs, et leur taille. Dans les premières salles, les portraits sont si gigantesques qu’ils semblent à l’étroit dans l’espace du musée. Par la suite, quelques paysages ont au contraire des tailles bien modestes, quand on connait par exemple l’œuvre de Turner.

Vers 1760, puis tout au long du règne de George III, soit jusqu’en 1820 environ, la société anglaise se transforme et avec elle l’art et la culture connaissent une mutation importante. Sans pour autant renier les grands maîtres précédents, les peintres anglais s’essaient à de nouveaux styles, de nouvelles techniques, renouvelant le genre du portrait, les rendant plus sensibles et même expressifs, ou celui du paysage et de la peinture d’histoire.

Jusqu’au moment de la révolution française, on assiste au développement du paysage comme un genre en soi. Le goût en est sans doute favorisé par les échanges que font les artistes avec l’étranger, notamment lors de leur Grand Tour au cours desquels les peintres se familiarisent avec les œuvres italiennes en particulier. Après la révolution, les voyages étant plus compliqués, ils se tournent vers leurs propres paysages et mettent en valeur la campagne anglaise.

Et l’on peut voir au hasard des salles :

Ce portrait portrait où le personnage ne regarde pas devant lui, une construction assez surprenante et très belle.

Mrs Robert Trotter par George Romney. On sait que le peintre pouvait réaliser un portrait avec seulement quelques séances de pose. Ce portrait est novateur car seul le personnage est travaillé alors que le fond est à peine esquissé, presque flou. Contrairement à un portrait plus classique, avec un arrière-plan très fouillé.

À la façon de…

Francis Cotes, Paul Sandby, l’artiste fait le portrait d’un peintre spécialiste du pastel en le représentant à sa fenêtre, ses crayons de pastel à la main.
J’ai apprécié dans ce tableau de George Stubbs Un Hunter gris avec un palefrenier et un lévrier à Creswell Crags le regard que l’on devine entre le chien et le cheval.

L’empire colonial…

Mais il ne faut pas oublier la grande période de l’empire colonial Anglais, en particulier en Inde, que l’on retrouve notamment dans des paysages ou des portraits de famille. Ici un détail, une jeune fille et sa jeune servante indienne.
Ou encore, le peintre, découragé car ne recevant plus aucune commande, sombre dans l’alcool, puis se suicide. Ici il pose devant sa toile blanche…

Ce n’est pas forcément une exposition inoubliable, mais de belles choses à voir.

Que voir : L’âge d’or de la peinture anglaise, de Reynolds à Turner
Où : Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard 75006 Paris
Quand : jusqu’au 16 février 2020, tous les jours de 10h30 à 19h, nocturne jusqu’à 22h le lundi

Samuel Beckett, le plus beau visage du XXe siècle, Tullio Pericoli

Pour les 30 ans de la mort de Samuel Beckett, l’artiste italien Tullio Pericoli s’expose à la galerie Gallimard

L’artiste a une passion tant pour l’œuvre que pour le visage de Samuel Beckett, qui est selon lui le plus beau visage du XX° siècle.

Tullio Pericoli est un artiste peintre né en Italie en 1936. Il a réalisé une centaine de portraits de l’écrivain, bien qu’il en l’ait jamais rencontré et se base toujours sur le fonds de photos disponible dans les différentes archives.

A ma question, pourquoi seulement des portraits de l’écrivain âgé, Tullio Pericoli m’a répondu une évidence : pour trouver sur ce visage les traces d’une vie, d’une passion, de tout ce qui fait l’homme et l’artiste. Les sillons, les rides, les expressions du visage, voilà ce qu’il recherche, et ce qu’il rend de façon incroyablement pertinente.

« Beckett est l’écrivain que j’ai le plus peint et dessiné. C’est même devenu une obsession. Son visage me fascine. J’y vois une sorte de mystère, je scrute les rides, les marques ; c’est comme si le temps s’était mis à raconter tout ce qu’il avait pensé et vécu. »

J’ai particulièrement aimé les peintures, huiles sur toile ou sur bois, colorées ou ton sur ton, mais aussi de très expressifs dessins au fusain ou les aquarelles sur papier.

Allez-y, rencontrez Samuel Beckett, il vous regarde, mutique et secret, et qui sait si comme moi en sortant vous n’aurez pas envie de le relire !

Exposition vente à l’occasion des 30 ans de la mort de Samuel Beckett
Quand : Jusqu’au 30 Novembre 2019
Où : Galerie Gallimard au 30/32 rue de l’université Paris 7

Musée Zadkine, Paris

Le plaisir de découvrir le musée Zadkine 🌿

Le Musée Zadkine est situé au 100 bis rue d’Assas, tout près du jardin du Luxembourg, à Paris. C’est un des musées de la ville de Paris, il fait donc partie du groupe Paris Musées et comme presque tous les autres, l’entrée est gratuite en dehors des périodes d’expositions 🌿

Dans un cadre lumineux, le visiteur parcourt les salles de l’atelier puis peut se promener dans un petit jardin qui incite au repos et à la rêverie. C’est un véritable bonheur de découvrir les œuvres du Zadkine, un artiste trop peu connu il me semble. Et admirer les sculptures de bois, plâtres, pierre ou bronze, de diverses tailles.

Le musée :

C’est l’un des rares ateliers de sculpteurs, avec celui d’Antoine Bourdelle, qui ont pu être sauvegardés à Paris, témoignant du Montparnasse des artistes.

Dédié à la mémoire et à l’œuvre du sculpteur d’origine russe Ossip Zadkine (1888-1967), qui vécut et travailla dans la maison et les ateliers qui l’abritent, de 1928 à 1967 ; ce lieu conservatoire a été inauguré en 1982. Il a été créé grâce au legs consenti par Valentine Prax, veuve du sculpteur, elle-même artiste peintre, à la Ville de Paris, instituée légataire universelle de ses biens. (Source Musée Zadkine)

Zadkine en quelques dates :

Ossip Zadkine naît le 4 juillet 1890 à Vitebsk, aujourd’hui en Biélorussie.
En 1905, ses parents l’envoient à Sunderland, au nord l’Angleterre, chez un certain « oncle John » qui le fait inscrire à l’Art school locale et l’initie à la sculpture sur bois.
En décembre 1910, Zadkine s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Paris. Le Salon d’automne de 1913 lui vaut son premier collectionneur.
En 1920 il épouse Valentine Prax, une jeune femme peintre, à Bruniquel (tout près de Montauban, parmi les plus beaux villages de France).
Zadkine embarque à Lisbonne le 20 juin 1941 sur l’Excalibur, dernier bateau américain à quitter l’Europe, le 5 septembre 1945, Zadkine obtient son visa, le 28 il débarque au Havre.
Il meurt le 25 novembre au matin. Il est enterré au cimetière Montparnasse.

Réouverture du musée le 27 septembre avec l’exposition Le rêveur de la forêt renseignements ici.

Bien penser à vérifier sur leur site si c’est ouvert ou s’il y a des expositions.