« Chut, maman dort »

C’est ce que disent deux petites filles de 5 et 3 ans lorsque les pompiers viennent à leur domicile, où elles vivent seules depuis une dizaine de jours.
Une factrice attentive a prévenu la mairie qui a prévenu les pompiers, qui préviennent les gendarmes… une chaîne de solidarité qui enfin se met en route grâce à l’attention d’une femme qui fait son métier avec plus d’humanité que d’autres.
Car personne n’a vu les fillettes depuis la rentrée scolaire mais personne n’a rien dit.
Six ans après Angélique et Bérengère vivent en famille d’accueil et tentent d’oublier le traumatisme, de le comprendre.
Angélique essaie de se souvenir de ce qu’il s’est passé, et de quoi est morte sa mère, pour avancer dans cette vie qui a commencé de façon aussi tragique.
Le début du roman m’a fait penser à la structure de « La maladroite », mais fort heureusement il est moins dramatique sur le sort des fillettes orphelines.
Les différents témoignages montrent ici l’intérêt ou le désintérêt, le soucis du prochain, l’humanité qui pousse chacun à agir, pour le bien-être des enfants, d’inconnus parfois, ou au contraire l’indifférence que l’on peut parfois montrer dans son quotidien en n’agissant pas lorsque l’on sait.
L’écriture est sans pathos ni larmoiement, juste et précise y compris lorsque l’auteur se met dans la tête des fillettes, qu’elles aient 3, 5 ou 11 ans. Le rythme est fluide, de courts chapitres pour donner les différents témoignages, trois parties comme trois époques de la vie d’Angélique, la découverte du drame, l’accueil des enfants par une nouvelle famille aimante et attentionnée, et l’intérêt que porte à cette histoire le nouveau propriétaire de la maison du drame.
Un roman pour démontrer si besoin était qu’il est indispensable d’agir lorsque l’on est témoin de faits qui sortent de l’ordinaire.
Catalogue éditeur : J C Lattès
« Chut… Maman dort… » C’est ce que diront Angélique, cinq ans, et sa petite soeur Bérangère, trois ans, aux pompiers qui viennent d’enfoncer la porte d’entrée de la maison. Les fillettes vivent depuis une dizaine de jours livrées à elles-mêmes. La factrice, intriguée de voir la boîte aux lettres s’emplir de prospectus, a fini par donner l’alerte. Les secours découvriront le corps de la mère à l’étage, dans sa chambre. Sans vie. Dans le village, c’est la stupéfaction. Les petites, elles, doivent continuer à vivre.
Six ans plus tard, Angélique, l’aînée, est occupée à grandir auprès de sa soeur, à retrouver le sourire dans une famille d’accueil. Pourtant, le souvenir de leur mère est là, lointain, insaisissable, une mère inachevée qui renaît par bribes dans le cahier que remplit Angélique, le temps d’un été, celui de la résilience.
Parution 08/01/2025 / 21,50€








