Quelle drôle d’expérience cette plongée dans un avenir dystopique stressant

Léa et Tom, un couple qui s’est séparé mais qui est toujours uni dans l’amour de Lou, leur petite fille de quatre ans.
Lou, cette enfant née d’un couple qui n’a plus de relation, comme en écho à une certaine Marie sans doute.
Léa et Tom qui vivent désormais sur RockSolid1, une capsule située dans un Plan dimensionnel secondaire.
Mais de quoi parle-t-on ?
Léa, physicienne au talent extraordinaire a réussi à ouvrir la voix vers ce Plan dimensionnel secondaire, grâce à des expériences et découvertes incroyables.
Dans un monde dystopique, un futur où la terre victime des errements de l’humanité souffre de famine, de chaleurs extrêmes, où les populations déplacées n’ont plus de place où vivre, où la pollution a raréfié l’air que les humains respirent avec peine, rendant impropre à la vie océans, forêts, terres et cultures, il faut trouver d’autres solutions pour tenter de survivre.
Et les sociétés multinationales capitalistes qui ont déjà réussi à rendre stérile la moitié de la planète ne vont pas hésiter à aller puiser les ressources de ce nouvel espace, de ce Plan dimensionnel secondaire.
Alors qu’ils vivaient auparavant dans le Plan dimensionnel initial, cette terre qui n’a plus rien du monde que nous avons connu. Désormais c’est là que 2500 personnes soigneusement sélectionnées vivent pour une durée prévue de sept ans au total, dans une sorte de bulle extra-temporelle, où ils sont investis d’une mission de la plus haute importance.
Dans ce Plan dimensionnel secondaire, les machines sont là pour extraire des ressources minières d’un sous sol atypique, dans l’espoir de sauver une partie de la terre.
Mais, et si ce plan dimensionnel secondaire n’était finalement qu’une autre dimension ? Celle de la mort, celle où les âmes s’échappent après la mort des individus.
Et si ce plan se rebellait face aux pilleurs de ressources qui ont envahi leur espace ?
C’est une drôle d’expérience que cette lecture qui nous plonge dans un avenir stressant. Celui où notre planète ne peut plus supporter les humains qui l’ont détruite peu à peu, utilisant jusqu’à leur extinction les ressources, les plantes, les animaux, les océans, l’air que l’on respire et tout ces choses que nous pressentons déjà mais que nous laissons faire de façon inéluctable.
Ce que j’ai aimé dans ce roman ?
C’est une dystopie qui fait réfléchir à la façon dont l’homme détruit l’univers qui le fait vivre, dont les multinationales utilisent les ressources en faisant fi de l’humanité.
Les personnages, Léa et Tom, sont attachants chacun avec ses failles, ses faiblesses et son amour, couple désuni mais qui reste soudé par l’amour pour sa petite fille.
Un sujet original, qui mêle science fiction et réflexion philosophique sur l’existence et les valeurs humaines.
Ce qui m’a un peu moins intéressée ?
Je me suis un peu lassée de la multiplication des équations, termes techniques scientifiques ou pseudo scientifiques, sans doute faudrait-il chercher les notions évoquées par l’auteur mais cela m’a semblé fastidieux, long et inutile car cela aurait ralenti ma lecture.
Cependant, après une première approche qui m’a semblé rébarbative, je me suis laissée prendre par le rythme, le thème, l’intrigue, me demandant où l’auteur voulait me mener.
Un roman de science fiction qui va plaire par la singularité du sujet à une époque où de trop nombreuses autofictions nous laissent des impressions de déjà trop vu.
Un roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix du Roman Fnac
Catalogue éditeur : Au Diable Vauvert
Lorsqu’une physicienne découvre l’accès à une dimension parallèle, il faut peu de temps au capitalisme pour s’en emparer. On y construit des bases. On fore. On détruit. L’objectif ? Exploiter ce qui fut pendant longtemps le plus grand mystère de l’être humain.
Date de parution : 2026-08-20 / pages : 396 / EAN-ISBN : 9791030707359








