New-York Mosaïc, Bertrand Dal Vecchio

Une histoire intime de New-York sur vingt années emblématiques

1990, New-York est la ville de tous les dangers.
Si le taux de criminalité a explosé tous les compteurs, la police est tellement pourrie que l’équilibre est loin d’être atteint.

Lorsqu’un braquage tourne mal, et qu’un rabbin est froidement assassiné, l’inspecteur Louis Scarcella entre dans la danse et doit impérativement trouver un coupable.
Mais les enquêtes s’avèrent plus difficiles que prévu, alors les flics s’arrangent et un coupable noir ferait bien l’affaire.

Il fait dire aussi que pendant ces années là, corruption, violences policières, affrontement et violences raciales ont la vie belle.

La maire actuel ne fait plus l’affaire, et les ficelles sont tirées dans l’ombre pour faire élire un certain Rudolph Giuliani, aussi pourri sinon plus mais qui correspond aux attentes des différents milieux, politiques, journalistes, mafieux. Il serait un candidat idéal.

De très nombreux personnages entrent rapidement en scène. Au début on s’y perd un peu, la plupart de ces personnages ont réellement existé, mais on arrive ensuite à faire le lien entre eux pour suivre leurs différentes interactions.
Policiers, journalistes, élus, mafieux, drogués, noirs ou blancs se succèdent pour donner une image réaliste du New-York de ces années noires.

Le rythme est soutenu, l’intrigue réaliste et l’ensemble est dynamique, assez prenant pour donner envie de tourner  les pages de ce roman social aux allure de thriller politico-socio-historique.
Une histoire intime de New-York sur vingt années emblématiques.

Petit bémol, mais qui ne gâche en rien le plaisir de la lecture, la multiplicité des personnages peut rendre l’intrigue difficile à suivre. Il manque peut-être une liste de noms et fonctions en fin ou début du roman pour mieux comprendre et suivre les différentes actions et activités.

Un roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix du Roman Fnac

Catalogue éditeur : Rue Fromentin

Une vile au bord de la rupture. Criminalité hors de contrôle. Corruption. Tensions raciales. Violences policières. Des communautés qui s’embrasent. Un rabbin est assassiné. Scarcella, inspecteur star sous pression, doit trouver un coupable dans une ville qui en réclame un. Pouvoir, médias, rue : tout s’entrechoque sur fond de campagne électorale. Et déjà, dans l’ombre, Donald Trump avance ses pions. Dans ce chaos, l’élection de Rudolph Giuliani marque un basculement : la fin du New York du XXe siècle, brutal, sale, incandescent, vile-monde où tout semblait possible.

Bertrand Dal Vecchio est un ancien capitaine de police ayant servi pendant plus de vingt ans. Aujourd’hui journaliste et scénariste, il est l’auteur de La loi et la rue (Cherche-Midi), un récit-témoignage sur son expérience dans la police, publié en 2022. New York Mosaic est son premier roman. Issu de dix ans de recherches sur le New York des années 1990, le livre s’inspire de faits réels pour raconter une ville traversée par des tensions politiques et sociales.

22 € / 320 pages / parution le 27 août 2026

Les bateaux d’argile, Constantia Sotiriou

À Chypre, l’an 2000. Une vieille femme observe les plongeurs qui font des recherches dans le lac rouge pour y retrouver les corps de femmes disparues.

À Chypre quelques années auparavant, les hommes descendaient dans la mine pour en extraire le minerai.

Les british étaient propriétaires de ces mines, et exploitaient les ressources avec des hommes qui ne bénéficiaient d’aucune protection.
Nikolai, l’époux de la vieille femme, était l’un d’eux. Il est mort comme tant d’autres les poumons totalement obstrués par la silice inhalée pendant de longues années de labeur.
Les propriétaires des mines n’ont rien fait pour protéger ces hommes qui ont laissé leur vie pour quelque misérable salaire. Seulement modifié le système d’extraction en creusant depuis le haut, une immense excavation pour inverser le système, faire diffuser les poussières à l’air libre et ne plus les laisser piégées dans des galeries.
Mais après l’extraction du minerais et l’assèchement des filons, les gigantesques trous à ciel ouvert sont devenus des lacs rouges aux effets mortiféres.

C’est dans ce contexte que désormais on recherche les corps des femmes disparues. Ce sont des étrangères venues aider les familles, dont la vie n’intéressait personne. Portées disparues sans être recherchées et dont les bouleversements climatiques, des pluies diluviennes, ont fait sortir les cadavres.

Un étrange roman qui scande les plaintes et les souvenirs des vieilles femmes, comme un refrain incessant pour dire la douleur, la difficulté, dangerosité, pénibilité de ce travail mortifére.
Des répétitions de mots, de phrases, donnent un rythme à la fois lent et répétitif au roman, comme pour assèner au lecteur la plainte et la douleur des actions passées.

Des textes viennent s’intercaler qui explicitent l’histoire de l’île, les textes ancestraux racontent sa création, ses habitants, ses coutumes.

Un thème inspiré de la vie des grands-parents de l’autrice et des souvenirs égrenés par une population aujourd’hui disparue.
J’ai aimé découvrir cet épisode dramatique de l’histoire chypriote.

Catalogue éditeur : éditions Héloïse d’Ormesson

Même à Chypre, il arrive que la pluie se précipite du ciel. Qu’elle inonde les routes, les champs et les puits. Les secrets remontent alors à la surface. C’est ainsi qu’affleure un corps. Puis un autre, et d’autres encore. Toutes les victimes sont des femmes, toutes sont étrangères.

De sa maison, une grand-mère suit l’affaire de près. C’est qu’elle sait, elle qui a survécu aux époques et aux occupations, qui a vu son mari descendre à la mine et se remplir les poumons de poussière, reconnaître le malheur. Saura-t-elle pour autant, tandis que la mort elle-même semble l’avoir oubliée, s’écrire une fin heureuse et briser la chaîne des dominations ?

Date de parution : 03/09/2026 / 9782387430052 / 144 pages

Vous, Madame, Charlotte Milandri

Jeanne est de retour dans la maison de son enfance pour une réunion familiale.
Son père annonce la nouvelle « Madame P est morte » à ses enfants qui tous l’ont eue  comme professeur de sport.
Madame P qui habitait la maison voisine.
Madame P qui aimait un peu trop le contact avec les petites filles de 5e, ces fillettes de 12 ans à peine qui entrent doucement dans l’adolescence et qui comme Jeanne se retrouverons brisées à jamais.

C’est cet épisode de sa vie que Jeanne va revivre en entrant subrepticement dans la maison de la morte.
En fouillant ses placards, vie ordinaire d’une femme ordinaire, solitude assumée, secrets enfouis à jamais.

Alors les souvenirs remontent.
Ceux enfouis à jamais,
Ceux que l’on a osé dire un jour mais qui n’ont jamais été pris à leur juste douleur,
L’époux qui entend mais ne comprend pas la réalité de la peine, le poids du traumatisme,
Les parents à qui Jeanne ne dit rien, jamais,
Et la vie qui avance, mais qu’elle doit vivre en étant incomplète, brisée, salie, abîmée.

J’ai aimé ce ton jamais larmoyant, les mots qui disent pour réparer, la fillette de 12 ans qui affleure sous le corps, les émotions, les souvenirs de la femme qu’elle est devenue, le silence que l’on s’impose par peur de ne pas être comprise, parce que l’autre vous dit ce n’est pas si grave, parce qu’une femme sur une fillette cela semble impossible anodin dérisoire, tout sonne juste, vrai.

L’émotion est présente tout au long de cette centaine de pages pour dire avec des mots simples ce qui ronge à l’intérieur.

Catalogue éditeur : Arléa

Je regarde mon tee-shirt d’enfant dans son armoire d’adulte sur d’autres tee-shirts d’enfants. J’ai une preuve, alors c’est réel ce rien a existé.

Prix 15.00 € / Date de parution 27/08/2026 / EAN 9782363084538

Les Narcisses Blancs, Sylvie Wojcik

Depuis qu’elle a trouvé cette revue qui en parle, Gaëlle la rebelle a décidé de quitter Ludo, le squat, et la vie qu’elle mène depuis des années, pour s’engager sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

A-t-elle un but précis ? Pas sûr, mais elle veut faire cette route pour aller au bout d’elle-même et mieux se connaître.
En chemin, elle rencontre Jeanne, une femme plus âgée qui marche elle aussi, et pour ses propres raisons.

Les deux femmes, bien que terriblement dissemblables, vont trouver immédiatement une entente et une envie de continuer ensemble.
Pas forcément sur le chemin de Saint-Jacques mais avec une compréhension mutuelle et une communion qui les dépasse et les aide à avancer.
Peu à peu leurs secrets se dévoilent, celui de Jeanne est bien lourd à porter, dans ce contexte Gaëlle est une présence amicale qui s’avère rapidement indispensable.

Alors quelles ne se connaissent que depuis quelques jours, elles ressentent une forte communion d’âme et de désir pour aller au bout de leur quête.

Ce très court roman d’une grande sensibilité est un pur moment de douceur dans lequel la sorrorité, l’amitié, la compassion, l’entraide prennent toute leur place.

Le lecteur s’attache à Jeanne et Gaëlle comme s’il les avait toujours connues, et lui prend alors l’envie de faire un bout de chemin avec elles, de les accompagner tout au long de cette route si intime et délicate, personnelle et universelle, celle de l’amour du prochain et des sentiments d’amitié qui ne se commandent pas mais qui trouvent à s’exprimer pour le bien-être de chacune.

J’ai aimé cette écriture à la fois sobre et émouvante, cette façon de nous faire connaître ces femmes et leurs sentiments, déceptions, attentes et espoirs.

Catalogue éditeur : arléa

Roman sur le dépassement de soi, sur la puissance des rencontres et sur le grandiose d’une nature sublimée, Les Narcisses blancs nous embarque avec grâce au cœur de cette région magnifique et sauvage qu’est l’Aubrac.

Collection : Arléa-Poche Numéro dans la collection : 304 / paru en avril 2026 / 104 pages / 7 € / ISBN : 9782363084385

Des idées d’incendie, Angelique Villeneuve

1910, crue centennale, la Seine, la Marne sont sorties de leurs lits et ont inondé Paris et la région.
Sans même l’avoir prémédité, Paulie et une autre femme profitent de la panique qui a saisi l’asile dans lequel elles sont internées pour prendre la fuite.
Avant de s’échapper, Paulie tente d’emporter quelques feuilles chères à son cœur, alors que les bâtiments sont déjà en grande partie sous l’eau.

Flash-back, Paulie a 13 ans, 15 ans, 17 ans.
Paulie est une jeune fille secrète et silencieuse. Elle est amoureuse d’un vagabond irrévérencieux et fauché.
Mais l’amour, mais l’enfant à naître. Et Paulie quitte la maison familiale pour le suivre dans une masure, pour une vie de solitude, de violence, de douleurs, avec les enfants qui arrivent les uns derrière les autres.

Paulie a quitté sa mère que tous appellent La Grande. Elle a laissé ses abeilles. Ces mouches que son défunt père lui a appris à connaître, dompter, aimer, et dont elle suit l’évolution et les récoltes année après année.

La vie passe, faite de violences subies, d’amour pour ses trois fils, de soins prodigués aux abeilles avec toujours plus d’attachement.

Paulie devient la grand-mère qui s’occupe de Louise l’enfant différente, qui glane avec les femmes, qui est un poids pour Mona, sa belle-fille. Et les années passent.

Jusqu’au jour où elle est internée à l’asile.
Pourquoi ? Comment ?
Il y a tant à lire dans cette vie, dans ces pages sublimes d’humanité que je vous engage à découvrir.

Une fois de plus, Angélique Villeneuve a su me séduire. J‘ai aimé ce portrait d’une femme emblématique de ces générations de femmes qui ont eu à subir les violences des hommes, le rejet des autres, la solitude, la pauvreté.

Le roman est porté par une écriture sensible, emplie de douceur et de grâce même pour dire les vies compliquées, la violence du couple, de la société, et montrer tout l’amour d’une mère.

Catalogue éditeur : Phébus

Janvier 1910. C’est la crue du siècle. Alors que les eaux envahissent cet asile d’aliénées du département de la Seine, deux femmes se dirigent vers les grilles laissées ouvertes dans la confusion. L’une tient encore dans la main une liasse de pages arrachées. Dehors, la rue inondée appelle et effraie.

Date de parution :20/08/2026 / EAN : 9782752915672 / 21.90 €

Venezia è viva, Venice is alive, Venise est vivante


Une belle couverture rouge qui annonce ce que l’on y trouve, des textes en italien, anglais, français.
Après une introduction, on rentre directement dans les quartiers de la sérénissime.
Rialto, Guidecca, Castello, Santa Marta, les îles.

Dans chaque partie, une ou plusieurs photos, et page de gauche, un texte pour nous faire visiter autrement les monuments et emplacements emblématiques de la ville.
À chaque fois, dans les trois langues. En fin de chaque chapitre, une conclusion pour comprendre ce que chacun de ces quartiers visités sont aujourd’hui pour ceux qui y vivent, leur importance, leur actualité.

Un livre tout à fait original dans sa structure et sa présentation, un papier de qualité, des photos qui illustrent très bien les propos, c’est sûr une fois lu on n’a plus qu’une envie, revenir à Venise et y poser un regard neuf, moins touriste, plus citadin du monde, respectueux des monuments mais surtout des hommes et des femmes qui vivent et travaillent à Venezia.

Catalogue éditeur : Liana Levi

Le titre de cet ouvrage nous a été suggéré par une affiche collée sur un mur latéral du marché de Rialto en 2020. L’affiche proclamait « Venezia è viva ». Depuis cette phrase est devenue quasiment un slogan dans la ville et ailleurs, y compris récemment dans des soirées-cinéma à Paris. En le reprenant celles et ceux qui ont collaboré à ce livre souhaitent juste rappeler qu’il existe des parties de Venise et des îles avoisinantes dans lesquelles la volonté des citoyens de résister à l’hypertourisme, et à l’expropriation qui en dérive, est tout à fait évidente. Les citoyens défendent la survie de la communauté et de son tissu social. Ils bataillent pour des innovations et des transformations qui composent avec les usages et les savoirs d’autrefois.

Date de parution : 18 octobre 2025 / 160 pages / ISBN : 9791034911233 / 25,00 €

L’Odyssée d’Homère

Une superbe version illustrée adaptée par Barry B Powell

Comme l’a si bien mis en poésie Johachim Du Bellay

« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge ! »

Il est revenu le bel Ulysse, mais il en aura mis du temps !

Après 10 ans à faire la guerre du côté de Troie, il rêve de rentrer au bercail, retrouver Pénélope qui l’attend sagement.

Mais les Dieux en ont décidé autrement.

Et les obstacles vont s’accumuler pour l’empêcher d’arriver au but qu’il s’était fixé. Dix longues années de rencontres toutes plus improbables les unes que les autres, mais nous le savons tous, il finira par revenir à Itaque.

J’aime beaucoup cette superbe version ponctuée des dessins vivants, colorés, expressifs, de l’artiste Joanna Lisowiec. Donnant au lecteur une grille pour mieux lire chaque chapitre.

Ce livre est vraiment une magnifique opportunité de réviser nos classiques ! Lire ou relire ce texte qui semble totalement dans l’air du temps et dont tout le monde parle, pour en avoir lu l’une ou l’autre des versions proposées en ce moment, ou vu le film.

Alors si vous hésitez encore, plongez dans ce livre qui me semble être à la portée de tous. Pour ma part, j’ai également hâte de savoir ce que vont en penser mes petits-fils.

Catalogue éditeur : Guy Trédaniel éditeurs

Dans cette adaptation du célèbre classiciste Barry B. Powell, l’Odyssée prend vie comme jamais auparavant. Les illustrations vibrantes et évocatrices de Joanna Lisowiec donnent forme aux créatures mythiques, aux tempêtes furieuses et aux paysages légendaires, offrant une lecture moderne et captivante.

Parution : juillet 2026 / ISBN : 978-2-8132-3694-4 / Prix : 26,00€

C’était ça ou mourir, Thélyson Orélien

Et si c’était la seule solution pour avancer, passer les frontières, arriver au pays de l’espoir et des vivants ?
Et si c’était la seule solution lorsque l’on a quitté Haïti, son île embrasée par la violence, les gangs, la mort, le feu.

Jonas Dorléon est professeur d’histoire-géographie à Port-au-Prince.
Le jour où son quartier s’embrase sous les tirs des gangs, il n’a qu’une issue, fuir, avec quelques maigres possessions, une photo de sa mère et l’espoir chevillé au corps. Et il en faut de l’espoir pour avancer lorsque vous n’avez plus rien et que vous vivez du mauvais côté de la frontière.

République Dominicaine, Brésil Pérou Équateur Guatemala, il parcours des milliers de kilomètres et de nombreux pays avant d’atteindre le Canada,  enfin…

Il en aura fait des rencontres,
Celle de menteurs qui vous volent le peu d’argent ou de bien que vous avez sauvé du désastre.
Ceux qui vous promettent des visa, des passages, des solutions qui n’arriveront jamais.
Des étrangers comme lui qui fuient la misère et trouvent le danger, la mort, le désespoir sur les routes à la merci des passeurs, des douaniers, des personnels froids et rigoureux de l’immigration.
Des hommes, des femmes, des enfants, à rencontrer et à perdre sur un chemin long et difficile, des formulaires à remplir, des heures, des jours, des mois à attendre. Et peut-être au bout une lueur d’espoir.

Il y a une urgence dans ces mots, dans ce texte, dans ces phrases, qui rythment le chemin, l’espoir parfois vain, les refus, les retour arrière, et enfin, le bout d’un chemin, l’arrivée dans un pays qui ouvre enfin sa porte.

Une grande partie du roman est écrite avec ce rythme sec, phrases courtes et hachées qui m’ont paru refléter l’urgence, la fuite, le passage d’un pays à l’autre, les rencontres et les pertes tout au long de ce difficile parcours.
Puis la fin reflète une sorte de douceur, presque de sérénité apaisée qui va de pair avec l’accueil enfin possible, avec cette humanité dont font preuve ceux qui accueillent, et qui a tant fait défaut tout au long de ces milliers de kilomètres.
Avec ce sentiment d’être enfin arrivé, loin de Haïti mais auprès des siens, de ceux qui l’accompagnent dans ses rêves et sa fuite d’un pays qui se meurt.
Une lecture dont on ne sort pas tout à fait le même, un texte marquant et important de cette rentrée littéraire.

Ce roman est le lauréat du Prix du Roman FNAC 2026

Catalogue éditeur : Grasset

Après l’embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n’emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d’abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d’histoire franchit les frontières tantôt à bord d’un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l’espoir d’atteindre le Canada et le peu de famille qu’il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l’ICE et d’une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Lire la suite…

Date de parution 19/08/2026 / pages 272 / EAN 9782246847069 / Prix 21,50 €

L’Affaire Protheroe, Agatha Christie

À St Mary Mead, calme petit village de la campagne anglaise, les potins fusent de toutes part lors des thé du presbytère, et les langues sont bien pendues.

Lorsqu’un meurtre est découvert justement dans le bureau du pasteur Léonard Clément, au presbytère, chacun s’interroge.

Une vieille fille du village, à la fois curieuse, observatrice, et très douée pour faire parler les gens, est très intéressée elle aussi par ce mystérieux meurtre.

Car en fait, ce colonel Protheroe était détesté de tous, et chacun avait une raison, bonne ou mauvaise mais là n’est pas la question, de souhaiter sa disparition.

Alors notre Miss Marple, dont c’est semble-t-il la première apparition dans les romans d’Agatha Christie, va tout faire pour démasquer le coupable. Au grand dam de la police locale qui semble quant à elle avoir des problèmes pour dénouer la pelote.

Sept coupables potentiels, il faut dire que ce colonel était tout sauf aimable, et justement bien peu apprécié. Une tension qui monte, une Miss plus futée que jamais, et une enquête menée tambour battant pour le plus grand plaisir des lecteurs.

J’ai aimé me replonger dans le style d’Agatha Christie, que j’avais lue il y a bien longtemps. Et écouter ce livre dans sa version audio lue par Stéphane Ronchewski était un moment de lecture tout à fait divertissant.

Catalogue éditeur : Audiolib, JC Lattès

Quand on découvre dans le bureau du presbytère le colonel Protheroe tué d’une balle dans la tête, le pasteur a sans doute déjà une idée sur l’identité possible de l’assassin ou, en tout cas, sur un mobile vraisemblable.
N’assiste-t-il pas au thé hebdomadaire de sa femme, où s’échangent potins et cancans ?
Traduit par Raymonde Coudert
Lu par Stéphane Ronchewski
Parution : 10/12/2025 / Durée : 7h28 / EAN 9791035421809 Prix du format Numérique 22,95 €

Anatomie d’un meurtre, Jo Muray

Leila Reynolds est une jeune femme brillante qui vient d’être choisie par Jack Millman pour assurer sa défense dans une affaire de meurtre. Et pas n’importe quel meurtre puisque la victime n’est autre qu’un juge de la cour.
Qui plus est, elle est également l’épouse de Julian, son ex maître de stage, le sémillant et prestigieux procureur chargé de l’accusation.

Ayant déjà eu affaire à la justice, et connaissant le professionnalisme de Leila Reynolds, le mis en cause refuse de parler avant le procès.
Leila va donc mener une enquête à l’aveugle pour tenter de disculper son client.

La partie va être d’autant plus complexe qu’elle vit sous le même toit que le procureur de l’accusation. Chacun ayant à cœur de gagner ce procès.
Et la pression va être grande, dans ce milieu d’hommes qui ne laissent rien passer, Leila va devoir tout mettre en œuvre pour arriver à sauver son client.

Comme l’intrigue se déroule en Grande-Bretagne, les informations distillées tout au long du roman à propos des mécanismes et des habitudes de ladite justice britannique sont bien utiles au lecteur. Dans ce monde d’hommes, notre jeune protagoniste va tout faire pour tenir sa place.

Le récit chronologique du procès, mais aussi l’intervention d’un témoin X, les rôles des différents protagonistes et les étapes qui vont mener jusqu’au meurtre, et après, vont alterner pour le plus grand plaisir du lecteur.

J’ai particulièrement aimé la façon dont l’autrice nous mène parle bout du nez, et les retournements de situation de dernière minute qui donnent tout son intérêt à l’intrigue.

Alors, selon vous, « Coupable ou non coupable » ? il n’y a plus qu’à lire le roman pour le découvrir !

Malgré quelques élans un peu emphatiques, j’ai aimé la lecture de ce thriller par Alice de Ferran. Elle a su se mettre à la place de Leila, lui donner vie et nous faire participer à toutes ses craintes, ses inquiétudes, ses avancées, aussi bien dans sa vie personnelle que dans son travail. Qu’elle perde confiance ou au contraire décide de se battre, elle lui a donné une vraie présence.

Catalogue éditeur : Audiolib, Bragelonne

Leila Reynolds est une brillante avocate et se voit confier sa première affaire de meurtre. Un juge renommé et respecté vient d’être assassiné. L’accusé, Jack Millman est formel : c’est elle et uniquement elle qu’il veut pour sa défense. Mais quand l’accusé refuse de parler, comment faire ses preuves dans un procès qui semble déjà perdu d’avance ? Surtout dans ce milieu d’hommes où toute femme doit prouver chaque jour sa valeur. Leila va devoir se battre non seulement pour éviter la prison à Jack, mais aussi pour préserver ses secrets. Car chaque histoire a toujours deux facettes…

Traduit par Benoît Robert
Lu par Alice de Ferran

Éditeur d’origine Bragelonne / Titre d’origine Dissection of a murder
Durée 11h48 / EAN 9791035424671 / Prix du format Numérique 24,95 € / Date de parution 08/07/2026