La mauvaise fille, Dandy Smith

C’est un bonheur pour Caitlin et Olivia, elles vont enfin rester toutes les deux seules pendant que leurs parents sont de sortie. Mais alors que la soirée s’était bien passée, Caitlin entend un bruit dans la maison, et voit l’ombre d’un homme partir avec sa sœur. Figée, l’enfant n’ose rien dire ni rien faire. Et Olivia disparaît sans laisser de traces.

Seize années se sont écoulées lorsque celle-ci réapparaît. Plus personne n’y croyait, les recherches étaient restées vaines, le bonheur des parents est à son comble. Mais peu à peu, Caitlin a des soupçons… et si cette jeune femme n’était pas sa sœur ?

Les souvenirs des deux fillettes devenues femmes semblent souvent diverger. Sur des détails, mai qui ont leur importance. Et le mystère s’épaissit. Bien sur le physique correspond, et de très nombreux souvenirs semblent bien partagés par toute la famille, mais le doute se diffuse avec des détails étranges de plus en plus nombreux.

Pour couronner le tout, un homme qui porte un masque similaire à celui qui a enlevé Olivia traîne souvent dans les parages.

Caitlin décide de mener son enquête, accumule des preuves, et tente de convaincre son entourage. Mais c’est l’effet inverse qu’elle provoque, et tous se mettent à la rejeter.

Jusqu’au moment où… mais pour le savoir, il vous faut aussi lire ou écouter ce roman qui sait nous surprendre.

Disparition inquiétante, syndrome de Stockholm, famille brisée par le silence et le doute, usurpation d’identité, conflit intrafamilial, relation entre membres d’une fratrie, relation parents enfants, de nombreux thèmes sont abordés dans cette intrigue aux surprenants rebondissements.

J’ai aimé la version audio. Le fait qu’il y ait deux lectrices aussi, cela permet de mieux situer qui est qui, même si au début je n’ai pas vraiment fait la différences, rapidement les caractères des deux sœurs s’affirment dans les deux voix.

Un roman qui fait passer un excellent moment, même s’il ne laisse pas un souvenir impérissable. Il y a une intrigue qui nous interpelle, un rythme soutenu, et des personnages à la fois attachants ou énervants, mais avec ce qu’il faut pour que l’on ait envie de s’intéresser à eux.

Catalogue éditeur : Audiolib, City Édition

Caitlin et Olivia sont ravies d’être enfin assez âgées pour rester seules à la maison. Mais, cette nuit-là, quelqu’un s’introduit dans la maison. À leur retour, leurs parents trouvent le lit d’Olivia vide. Leur fille aînée a disparu…
Dix ans plus tard, Olivia réapparaît. Mais Caitlin ne fait pas confiance à la femme qui prétend être sa sœur. Leurs souvenirs de cette nuit ne correspondent pas, et elles cachent toutes deux des secrets qui pourraient détruire leur famille…
Que se passerait-il s’ils faisaient confiance à la mauvaise fille ?

Traduit par Raphaëlle Pache

Lu par Céline Espérin et Juliette Lamboley

Parution : 27/08/2025Durée : 14h19 / EAN 9791035419974 Prix du format Numérique 26,95 €

Si tu ne dors pas, Claire Mc Gowan

Enquêtes pour nuits blanches


Mary, avocate, a arrêté de travailler pour s’occuper de ses enfants. Et malgré des journées harassantes, elle a beaucoup de mal à dormir.

C’est lors d’une de ses insomnies qu’elle pense avoir aperçu une silhouette de femme dans une maison de l’autre côté du parc qui borde sa maison.

Cette même nuit, Tim, un de ses voisins  fait la même constatation.
Aucun des deux ne se connaissent mais cette vision nocturne les rapproche. Constatant que ce qu’ils ont vu pourrait être cette jeune femme qui vient juste de disparaître, ils décident d’appeler la police. Mais leurs appels restent sans effet.

Ils vont peu à peu décider de mener l’enquête ensemble.
Mais comment enquêter lorsque l’on est atteint de douleurs post-traumatiques et que l’on a même du mal à se gérer ?
Comment enquêter lorsque l’on a deux jeunes enfants à charge et que l’on arrive tout juste à s’en sortir.
Ils vont pourtant réussir à remonter les différentes pistes qui s’offrent à eux, ensemble et soudés malgré tout ce qui les oppose.

Malgré de nombreuses longueurs et de répétitions, je me suis laissée prendre par les différents thèmes abordés, disparition d’une jeune femme, violences intra-familliales, prostitution par les réseaux sociaux, souffrances post-traumatiques, duplicité des plus nantis. Mais aussi difficulté qu’il y a à retrouver sa place pour une femme qui arrête de travailler pour s’occuper de ses enfants, manque de confiance en soi et rapidité pour perdre tous ses moyens lorsque l’on est devenue une « simple femme au foyer ».

Une intrigue intéressante qui perd beaucoup de son intérêt par l’écriture pas assez directe à mon goût.
À conseiller cependant si vous aimez les intrigues où la psychologie des personnages tient une vraie place.
Une version audio très agréable à écouter, la voix d’Audrey Sourdive est tout à fait adaptée à chaque événement ou personnage incarné.

Catalogue éditeur : Audiolib

Avec deux enfants en bas âge à la maison, Mary ne dort plus. Quant à Tim, c’est son passé traumatique qui lui fait perdre le sommeil. Par une étouffante nuit caniculaire londonienne, Mary et Tim se rencontrent dans un parc. Ils ne se connaissent pas, mais ils vont très vite nouer un lien indéfectible : ce sont les seuls témoins d’un drame. Dans la maison d’en face, à travers la fenêtre, ils ont assisté à ce qui ressemblait à une violente agression. Lorsque les journaux annoncent la disparition d’une femme, qui a été vue pour la dernière fois marchant seule dans le quartier, ils sont convaincus qu’il s’agit de la personne qu’ils ont aperçue. Mais la police ne les croit pas. Et Mary commence à douter d’elle-même… et de Tim. Peut-on se fier à un homme qui ne dort jamais ?

Parution : 03/06/2026Durée : 10h54 / Éditeur d’origine Hauteville
Traduit par Adèle Rolland-Le Dem, Juliette Rolland / Lu par Audrey Sourdive

Pas d’ici, Espérance Garçonnat

Un premier roman sensible et juste, pour dire une vie hors du temps dans cette île de Méditerranée

Il n’est pas de là, ce Pezzetino qui s’est réfugié dans le petit village de Fermagina, sur cette île loin du monde, du bruit, de la vie qui court.
Il s’est posé là et pour les villageois il n’est pas d’ici.
Mais ils vont finir par l’adopter cet homme qui a fuit on ne sait quoi et qui se ressource dans le calme et la beauté de l’île.

Les souvenirs de son autre vie affleurent à sa mémoire, Afrique, affaires, argent, vie, mais désormais il est Ici.
Au contact du patron du café du village, et de Lucio, l’ami secret et taiseux comme lui, il va commencer à donner des cours aux enfants en difficulté, et prendre peu à peu goût à cette nouvelle vie.

J’ai aimé ce texte tout en douceur, qui m’a fait ressentir à la fois le trouble dans la vie de Pezzetino, et la douceur du village, de l’île, du quotidien.

Les mots sont justes, les images cinématographiques, le lecteur est immergé dans cette vie, ce paysage, la douceur de vivre, les silences et les mots qui ne sont pas dits.

Une écriture que l’on retrouve chez les auteurs classiques, précise, douce, descriptive, presque contemplative lorsqu’on la rapporte au personnage principal. Et tout au long du roman, une lenteur, et une sorte d’élégance surannée qui m’ont totalement séduite.

Un roman de la sélection 2026 des 68 premières fois

Catalogue éditeur : Rivages

« Je suis tombé de ma vie comme d’autres tombent en se tordant la cheville. »
C’est par ces mots qu’un homme démarre le récit de son exil à Fermagina, un village perdu sur une île italienne. Décidé à n’être plus rien qu’une présence, il confie son salut à l’oubli et à la fuite, tournant le dos au passé, sans projet d’avenir. Comme un rescapé dont la vie ne tient qu’à un fil, il économise ses gestes, ses désirs et ses pensées. Du voyageur longtemps compulsif et assoiffé, il ne reste qu’une tesselle, un pezzettino, qui ne s’insère plus nulle part et ne complète aucune forme tronquée.
Comment survivre à soi sans pouvoir devenir un autre ?

ISBN 9782743665494 / paru le 02/01/2025 / 256 pages / 20,50€

New-York Mosaïc, Bertrand Dal Vecchio

Une histoire intime de New-York sur vingt années emblématiques

1990, New-York est la ville de tous les dangers.
Si le taux de criminalité a explosé tous les compteurs, la police est tellement pourrie que l’équilibre est loin d’être atteint.

Lorsqu’un braquage tourne mal, et qu’un rabbin est froidement assassiné, l’inspecteur Louis Scarcella entre dans la danse et doit impérativement trouver un coupable.
Mais les enquêtes s’avèrent plus difficiles que prévu, alors les flics s’arrangent et un coupable noir ferait bien l’affaire.

Il fait dire aussi que pendant ces années là, corruption, violences policières, affrontement et violences raciales ont la vie belle.

La maire actuel ne fait plus l’affaire, et les ficelles sont tirées dans l’ombre pour faire élire un certain Rudolph Giuliani, aussi pourri sinon plus mais qui correspond aux attentes des différents milieux, politiques, journalistes, mafieux. Il serait un candidat idéal.

De très nombreux personnages entrent rapidement en scène. Au début on s’y perd un peu, la plupart de ces personnages ont réellement existé, mais on arrive ensuite à faire le lien entre eux pour suivre leurs différentes interactions.
Policiers, journalistes, élus, mafieux, drogués, noirs ou blancs se succèdent pour donner une image réaliste du New-York de ces années noires.

Le rythme est soutenu, l’intrigue réaliste et l’ensemble est dynamique, assez prenant pour donner envie de tourner  les pages de ce roman social aux allure de thriller politico-socio-historique.
Une histoire intime de New-York sur vingt années emblématiques.

Petit bémol, mais qui ne gâche en rien le plaisir de la lecture, la multiplicité des personnages peut rendre l’intrigue difficile à suivre. Il manque peut-être une liste de noms et fonctions en fin ou début du roman pour mieux comprendre et suivre les différentes actions et activités.

Un roman lu dans le cadre de ma participation au jury du Prix du Roman Fnac

Catalogue éditeur : Rue Fromentin

Une vile au bord de la rupture. Criminalité hors de contrôle. Corruption. Tensions raciales. Violences policières. Des communautés qui s’embrasent. Un rabbin est assassiné. Scarcella, inspecteur star sous pression, doit trouver un coupable dans une ville qui en réclame un. Pouvoir, médias, rue : tout s’entrechoque sur fond de campagne électorale. Et déjà, dans l’ombre, Donald Trump avance ses pions. Dans ce chaos, l’élection de Rudolph Giuliani marque un basculement : la fin du New York du XXe siècle, brutal, sale, incandescent, vile-monde où tout semblait possible.

Bertrand Dal Vecchio est un ancien capitaine de police ayant servi pendant plus de vingt ans. Aujourd’hui journaliste et scénariste, il est l’auteur de La loi et la rue (Cherche-Midi), un récit-témoignage sur son expérience dans la police, publié en 2022. New York Mosaic est son premier roman. Issu de dix ans de recherches sur le New York des années 1990, le livre s’inspire de faits réels pour raconter une ville traversée par des tensions politiques et sociales.

22 € / 320 pages / parution le 27 août 2026

Les bateaux d’argile, Constantia Sotiriou

À Chypre, l’an 2000. Une vieille femme observe les plongeurs qui font des recherches dans le lac rouge pour y retrouver les corps de femmes disparues.

À Chypre quelques années auparavant, les hommes descendaient dans la mine pour en extraire le minerai.

Les british étaient propriétaires de ces mines, et exploitaient les ressources avec des hommes qui ne bénéficiaient d’aucune protection.
Nikolai, l’époux de la vieille femme, était l’un d’eux. Il est mort comme tant d’autres les poumons totalement obstrués par la silice inhalée pendant de longues années de labeur.
Les propriétaires des mines n’ont rien fait pour protéger ces hommes qui ont laissé leur vie pour quelque misérable salaire. Seulement modifié le système d’extraction en creusant depuis le haut, une immense excavation pour inverser le système, faire diffuser les poussières à l’air libre et ne plus les laisser piégées dans des galeries.
Mais après l’extraction du minerais et l’assèchement des filons, les gigantesques trous à ciel ouvert sont devenus des lacs rouges aux effets mortiféres.

C’est dans ce contexte que désormais on recherche les corps des femmes disparues. Ce sont des étrangères venues aider les familles, dont la vie n’intéressait personne. Portées disparues sans être recherchées et dont les bouleversements climatiques, des pluies diluviennes, ont fait sortir les cadavres.

Un étrange roman qui scande les plaintes et les souvenirs des vieilles femmes, comme un refrain incessant pour dire la douleur, la difficulté, dangerosité, pénibilité de ce travail mortifére.
Des répétitions de mots, de phrases, donnent un rythme à la fois lent et répétitif au roman, comme pour assèner au lecteur la plainte et la douleur des actions passées.

Des textes viennent s’intercaler qui explicitent l’histoire de l’île, les textes ancestraux racontent sa création, ses habitants, ses coutumes.

Un thème inspiré de la vie des grands-parents de l’autrice et des souvenirs égrenés par une population aujourd’hui disparue.
J’ai aimé découvrir cet épisode dramatique de l’histoire chypriote.

Catalogue éditeur : éditions Héloïse d’Ormesson

Même à Chypre, il arrive que la pluie se précipite du ciel. Qu’elle inonde les routes, les champs et les puits. Les secrets remontent alors à la surface. C’est ainsi qu’affleure un corps. Puis un autre, et d’autres encore. Toutes les victimes sont des femmes, toutes sont étrangères.

De sa maison, une grand-mère suit l’affaire de près. C’est qu’elle sait, elle qui a survécu aux époques et aux occupations, qui a vu son mari descendre à la mine et se remplir les poumons de poussière, reconnaître le malheur. Saura-t-elle pour autant, tandis que la mort elle-même semble l’avoir oubliée, s’écrire une fin heureuse et briser la chaîne des dominations ?

Date de parution : 03/09/2026 / 9782387430052 / 144 pages

Vous, Madame, Charlotte Milandri

Jeanne est de retour dans la maison de son enfance pour une réunion familiale.
Son père annonce la nouvelle « Madame P est morte » à ses enfants qui tous l’ont eue  comme professeur de sport.
Madame P qui habitait la maison voisine.
Madame P qui aimait un peu trop le contact avec les petites filles de 5e, ces fillettes de 12 ans à peine qui entrent doucement dans l’adolescence et qui comme Jeanne se retrouverons brisées à jamais.

C’est cet épisode de sa vie que Jeanne va revivre en entrant subrepticement dans la maison de la morte.
En fouillant ses placards, vie ordinaire d’une femme ordinaire, solitude assumée, secrets enfouis à jamais.

Alors les souvenirs remontent.
Ceux enfouis à jamais,
Ceux que l’on a osé dire un jour mais qui n’ont jamais été pris à leur juste douleur,
L’époux qui entend mais ne comprend pas la réalité de la peine, le poids du traumatisme,
Les parents à qui Jeanne ne dit rien, jamais,
Et la vie qui avance, mais qu’elle doit vivre en étant incomplète, brisée, salie, abîmée.

J’ai aimé ce ton jamais larmoyant, les mots qui disent pour réparer, la fillette de 12 ans qui affleure sous le corps, les émotions, les souvenirs de la femme qu’elle est devenue, le silence que l’on s’impose par peur de ne pas être comprise, parce que l’autre vous dit ce n’est pas si grave, parce qu’une femme sur une fillette cela semble impossible anodin dérisoire, tout sonne juste, vrai.

L’émotion est présente tout au long de cette centaine de pages pour dire avec des mots simples ce qui ronge à l’intérieur.

Catalogue éditeur : Arléa

Je regarde mon tee-shirt d’enfant dans son armoire d’adulte sur d’autres tee-shirts d’enfants. J’ai une preuve, alors c’est réel ce rien a existé.

Prix 15.00 € / Date de parution 27/08/2026 / EAN 9782363084538

Les Narcisses Blancs, Sylvie Wojcik

Depuis qu’elle a trouvé cette revue qui en parle, Gaëlle la rebelle a décidé de quitter Ludo, le squat, et la vie qu’elle mène depuis des années, pour s’engager sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

A-t-elle un but précis ? Pas sûr, mais elle veut faire cette route pour aller au bout d’elle-même et mieux se connaître.
En chemin, elle rencontre Jeanne, une femme plus âgée qui marche elle aussi, et pour ses propres raisons.

Les deux femmes, bien que terriblement dissemblables, vont trouver immédiatement une entente et une envie de continuer ensemble.
Pas forcément sur le chemin de Saint-Jacques mais avec une compréhension mutuelle et une communion qui les dépasse et les aide à avancer.
Peu à peu leurs secrets se dévoilent, celui de Jeanne est bien lourd à porter, dans ce contexte Gaëlle est une présence amicale qui s’avère rapidement indispensable.

Alors quelles ne se connaissent que depuis quelques jours, elles ressentent une forte communion d’âme et de désir pour aller au bout de leur quête.

Ce très court roman d’une grande sensibilité est un pur moment de douceur dans lequel la sorrorité, l’amitié, la compassion, l’entraide prennent toute leur place.

Le lecteur s’attache à Jeanne et Gaëlle comme s’il les avait toujours connues, et lui prend alors l’envie de faire un bout de chemin avec elles, de les accompagner tout au long de cette route si intime et délicate, personnelle et universelle, celle de l’amour du prochain et des sentiments d’amitié qui ne se commandent pas mais qui trouvent à s’exprimer pour le bien-être de chacune.

J’ai aimé cette écriture à la fois sobre et émouvante, cette façon de nous faire connaître ces femmes et leurs sentiments, déceptions, attentes et espoirs.

Catalogue éditeur : arléa

Roman sur le dépassement de soi, sur la puissance des rencontres et sur le grandiose d’une nature sublimée, Les Narcisses blancs nous embarque avec grâce au cœur de cette région magnifique et sauvage qu’est l’Aubrac.

Collection : Arléa-Poche Numéro dans la collection : 304 / paru en avril 2026 / 104 pages / 7 € / ISBN : 9782363084385

Des idées d’incendie, Angelique Villeneuve

1910, crue centennale, la Seine, la Marne sont sorties de leurs lits et ont inondé Paris et la région.
Sans même l’avoir prémédité, Paulie et une autre femme profitent de la panique qui a saisi l’asile dans lequel elles sont internées pour prendre la fuite.
Avant de s’échapper, Paulie tente d’emporter quelques feuilles chères à son cœur, alors que les bâtiments sont déjà en grande partie sous l’eau.

Flash-back, Paulie a 13 ans, 15 ans, 17 ans.
Paulie est une jeune fille secrète et silencieuse. Elle est amoureuse d’un vagabond irrévérencieux et fauché.
Mais l’amour, mais l’enfant à naître. Et Paulie quitte la maison familiale pour le suivre dans une masure, pour une vie de solitude, de violence, de douleurs, avec les enfants qui arrivent les uns derrière les autres.

Paulie a quitté sa mère que tous appellent La Grande. Elle a laissé ses abeilles. Ces mouches que son défunt père lui a appris à connaître, dompter, aimer, et dont elle suit l’évolution et les récoltes année après année.

La vie passe, faite de violences subies, d’amour pour ses trois fils, de soins prodigués aux abeilles avec toujours plus d’attachement.

Paulie devient la grand-mère qui s’occupe de Louise l’enfant différente, qui glane avec les femmes, qui est un poids pour Mona, sa belle-fille. Et les années passent.

Jusqu’au jour où elle est internée à l’asile.
Pourquoi ? Comment ?
Il y a tant à lire dans cette vie, dans ces pages sublimes d’humanité que je vous engage à découvrir.

Une fois de plus, Angélique Villeneuve a su me séduire. J‘ai aimé ce portrait d’une femme emblématique de ces générations de femmes qui ont eu à subir les violences des hommes, le rejet des autres, la solitude, la pauvreté.

Le roman est porté par une écriture sensible, emplie de douceur et de grâce même pour dire les vies compliquées, la violence du couple, de la société, et montrer tout l’amour d’une mère.

Catalogue éditeur : Phébus

Janvier 1910. C’est la crue du siècle. Alors que les eaux envahissent cet asile d’aliénées du département de la Seine, deux femmes se dirigent vers les grilles laissées ouvertes dans la confusion. L’une tient encore dans la main une liasse de pages arrachées. Dehors, la rue inondée appelle et effraie.

Date de parution :20/08/2026 / EAN : 9782752915672 / 21.90 €

Venezia è viva, Venice is alive, Venise est vivante


Une belle couverture rouge qui annonce ce que l’on y trouve, des textes en italien, anglais, français.
Après une introduction, on rentre directement dans les quartiers de la sérénissime.
Rialto, Guidecca, Castello, Santa Marta, les îles.

Dans chaque partie, une ou plusieurs photos, et page de gauche, un texte pour nous faire visiter autrement les monuments et emplacements emblématiques de la ville.
À chaque fois, dans les trois langues. En fin de chaque chapitre, une conclusion pour comprendre ce que chacun de ces quartiers visités sont aujourd’hui pour ceux qui y vivent, leur importance, leur actualité.

Un livre tout à fait original dans sa structure et sa présentation, un papier de qualité, des photos qui illustrent très bien les propos, c’est sûr une fois lu on n’a plus qu’une envie, revenir à Venise et y poser un regard neuf, moins touriste, plus citadin du monde, respectueux des monuments mais surtout des hommes et des femmes qui vivent et travaillent à Venezia.

Catalogue éditeur : Liana Levi

Le titre de cet ouvrage nous a été suggéré par une affiche collée sur un mur latéral du marché de Rialto en 2020. L’affiche proclamait « Venezia è viva ». Depuis cette phrase est devenue quasiment un slogan dans la ville et ailleurs, y compris récemment dans des soirées-cinéma à Paris. En le reprenant celles et ceux qui ont collaboré à ce livre souhaitent juste rappeler qu’il existe des parties de Venise et des îles avoisinantes dans lesquelles la volonté des citoyens de résister à l’hypertourisme, et à l’expropriation qui en dérive, est tout à fait évidente. Les citoyens défendent la survie de la communauté et de son tissu social. Ils bataillent pour des innovations et des transformations qui composent avec les usages et les savoirs d’autrefois.

Date de parution : 18 octobre 2025 / 160 pages / ISBN : 9791034911233 / 25,00 €

L’Odyssée d’Homère

Une superbe version illustrée adaptée par Barry B Powell

Comme l’a si bien mis en poésie Johachim Du Bellay

« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge ! »

Il est revenu le bel Ulysse, mais il en aura mis du temps !

Après 10 ans à faire la guerre du côté de Troie, il rêve de rentrer au bercail, retrouver Pénélope qui l’attend sagement.

Mais les Dieux en ont décidé autrement.

Et les obstacles vont s’accumuler pour l’empêcher d’arriver au but qu’il s’était fixé. Dix longues années de rencontres toutes plus improbables les unes que les autres, mais nous le savons tous, il finira par revenir à Itaque.

J’aime beaucoup cette superbe version ponctuée des dessins vivants, colorés, expressifs, de l’artiste Joanna Lisowiec. Donnant au lecteur une grille pour mieux lire chaque chapitre.

Ce livre est vraiment une magnifique opportunité de réviser nos classiques ! Lire ou relire ce texte qui semble totalement dans l’air du temps et dont tout le monde parle, pour en avoir lu l’une ou l’autre des versions proposées en ce moment, ou vu le film.

Alors si vous hésitez encore, plongez dans ce livre qui me semble être à la portée de tous. Pour ma part, j’ai également hâte de savoir ce que vont en penser mes petits-fils.

Catalogue éditeur : Guy Trédaniel éditeurs

Dans cette adaptation du célèbre classiciste Barry B. Powell, l’Odyssée prend vie comme jamais auparavant. Les illustrations vibrantes et évocatrices de Joanna Lisowiec donnent forme aux créatures mythiques, aux tempêtes furieuses et aux paysages légendaires, offrant une lecture moderne et captivante.

Parution : juillet 2026 / ISBN : 978-2-8132-3694-4 / Prix : 26,00€