« Hammershøi, le maître de la peinture danoise » musée Jacquemart André

Visiter l’Expo « Hammershøi, le maître de la peinture danoise » et ressentir un moment de sérénité pure à contempler ces toiles en impressions de gris et blancs.

Un artiste éternellement contemporain, superbement étonnant, une jolie découverte. Apparemment tombé dans l’oubli pendant de nombreuses années, Wilhem Hammershøi (1864-1916) est parfois considéré comme le Vermeer du XX° siècle.

Il se dégage de ces quelques 40 toiles, à mesure que l’on progresse dans les salles, une telle sérénité, un tel calme, que l’on a envie d’y revenir. Si le thème des intérieurs était en vogue à l’époque chez les peintres danois, il l’a en quelque sorte sublimé. Les couleurs sont quasi absentes, essentiellement des tonalités de gris, bruns, blancs, tonalités froides donnant une impression de mélancolie, voire d’austérité, peu de meubles ou d’objets, et des compositions de lignes horizontales et verticales pour arrêter le regard… Chaque pièce semble la même et pourtant l’artiste a voyagé et peint les différents intérieurs dans lesquels il a évolué avec sa femme Ida.

Si la fiancée est représentée de face, l’épouse quant à elle ne le sera que de dos ou visage penché. Un parti pris artistique, pour ne retenir du tableau que les formes, la lumière, la pièce dans laquelle elle se situe ?

Alors oui, avouons-le, ce rendu est superbe. On a l’impression de se trouver face à des partis-pris photographiques, cadrage resserré, ombre et lumière, contrejour, suite de pièces et de portes… L’artiste est mort jeune, 51 ans, on peut se demander jusqu’où serait allé son désir d’abstraction dans ses œuvres…

💙💙💙💙💙

Le musée Jacquemart André met l’artiste danois à l’honneur jusqu’au 22 juillet. Ouvert 7/7 de 10h à 18h, nocturnes les lundis jusqu’à 20h30.

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Que faire à Rouen ?

Partir sur les traces de Pierre Corneille ! Visiter deux maisons, l’une est la maison natale de Pierre Corneille, l’autre, l’ancienne métairie de la famille Corneille.

La maison natale de Pierre Corneille est située au 4, rue de la Pie à Rouen.

C’est dans cette maison qu’est né Pierre Corneille en 1606, là aussi qu’il a vécu et écrit en particulier sa pièce la plus célèbre, Le Cid. Il ne reste aucun meuble, si ce n’est un superbe coffre clouté au rez-de-chaussée, mais dans certaines pièces, l’ameublement a été reconstitué pour donner au visiteur une idée de ce que devait être la maison à l’époque, meubles du XVIIe et superbe bibliothèque.

A l’étage, de belles photos des acteurs les plus emblématiques du répertoire classique de Corneille, Gérard Philippe, Francis Huster, etc. et un rappel pas du tout inutile des différentes œuvres.

Le Musée Pierre Corneille est situé au 502, rue Pierre Corneille à Petit-Couronne, dans la banlieue proche de Rouen.

Si Pierre Corneille reçoit en héritage à la mort de son père, en 1639, la maison manante de Petit-Couronne, cette propriété était depuis un demi-siècle dans sa famille. Ce domaine était à l’origine constitué d’une ferme, d’un verger, et de nombreux hectares de métairie. il sera vendu en 1686 par le fils de Pierre Corneille. En 1874, le Département fait l’acquisition de la propriété et y installe ce musée-manoir cornélien. Dans les années 1956, la ville de Petit-Couronne connait un développement industriel important, on réalise alors qu’il faut sauvegarder l’aspect agreste de la ferme. Le potager date des années 1990, on y trouve seulement des espèces qui étaient cultivées au 17e siècle.

On peut y visiter quelques salles. En passant tout d’abord par l’entrée, dont l’existence est attestée dès le début de la demeure en 1608, puis sur les cartes postales des 19e et 20e  siècles.

Vient ensuite une salle à manger, même si les pièces, à l’époque de Corneille, n’avaient pas de destination précise (on se souvient que l’on « dressait la table » dans la pièce dans laquelle le roi par exemple avait décidé de manger…).  On a donc imaginé que c’est au rez-de-chaussée que se préparaient et se prenaient les repas.

Un cabinet de travail, là sont surtout présentées des œuvres originales, peintures, sculptures représentant Pierre Corneille. Une belle armoire, originaire de la région de Rouen, date du milieu du 17e siècle.

Si l’on ne trouve pas vraiment de meubles ou d’objets ayant appartenu au célèbre écrivain rouennais, les deux visites sont très agréables et nous replongent dans l’univers du 17e siècle. De plus, à Rouen, les musées sont gratuits pour tous, il faut savoir en profiter !

Éblouissante Venise. Venise, les arts et l’Europe au XVIIIe siècle, au Grand Palais

Vous rêvez de partir en voyage pour fuir l’hiver, au Grand Palais embarquez pour Venise pour le prix d’un billet


Exposition scénographiée par Macha Makeïeff. Les robes en papier d’Isabelle de Borchgrave (2018)

Cette exposition est un hommage aux artistes de cette cité-état indépendante instituée en république depuis le Moyen Age. C’est aussi un voyage dans la vie de la Venise du XVIIIe siècle. Bien que sur le déclin, elle fascine néanmoins toujours l’Europe par sa création artistique foisonnante.

Peintres, sculpteurs, décorateurs, de Gian Antonio Canaletto à Francesco Guardi, et leurs suiveurs, tous produisent les riches œuvres présentées ici. Il s’en dégage une atmosphère manifestement festive et légère, il faut dire que le décor des canaux et des bâtiments qui s’y reflètent offre une magnifique scénographie sans cesse renouvelée.

Si le parcours parait parfois légèrement incohérent, ou tout au moins peut sembler hermétique pour les non-avertis que nous sommes souvent, les œuvres présentées donnent une image intéressante et multiforme de la production artistique de la Sérénissime. En particulier à l’heure où fêtes, opéra, théâtre, réceptions et divertissements ponctuent la vie de ses habitants et des voyageurs qui la découvrent. Elle fait également la part belle aux œuvres des artistes vénitiens qui ont parcouru l’Europe, en Angleterre, dans les pays germaniques ou à Paris, et porté haut les couleurs de la Sérénissime.

Et l’on découvre et savoure, au fil des différentes salles du Grand Palais, entre autre…

💙💙💙💙 Jusqu’au 21 janvier.

Musée de la chasse et de la nature

Chefs-d’œuvre de la collection Mellon, du Virginia Museum of fine Art

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Le musée, toujours dans la ligne de la vocation de la Fondation François Sommer, montre une fois encore les différents aspects de la relation entre l’homme et l’animal dans l’espace naturel. Ici, avec Chefs-d’œuvre de la collection Mellon, du Virginia Museum of fine Art, dans une belle scénographie proposée par Alexandre Platteau, chef décorateur de la maison Hermès, au milieu des stalles au noms des chevaux de Paul Mellon, on peut admirer quelques toiles emblématiques de cette collection.

domi_C_Lire_musee_chasse_et_nature_paul_mellon_1En cette période où grâce à la révolution industrielle et à l’essor des classes bourgeoises, la civilisation occidentale fait de la campagne un lieu de villégiature. Basé sur l’esprit de la country life britannique, la terre, l’animal domestique et le cheval tout particulièrement se voient également liées à une notion récréative. Émergence de la notion de loisir et idéalisation de la vie à la campagne vont alors de pair.

Le milliardaire et amateur d’art Paul Mellon (1907-1999) a collectionné toute sa vie, perpétuant une tradition familiale. Avec son épouse ils transposent au cœur de la campagne de Virginie le mode de vie des gentlemen Farmer.

Dans leur domaine d’Oak Spring, Bunny donne libre cours à son goût pour le jardinage, tandis que Paul élève des chevaux de course. Saturant les murs du cottage, leur collection de peintures illustre cette relation rêvée à la nature, aux antipodes de l’agriculture industrielle qui, au même moment, transforme radicalement le paysage rural.

 

On peut notamment découvrir dans cette exposition un genre artistique représenté dans l’école anglaise : la sporting painting. Mais également des impressionnistes français qui témoignent d’un autre aspect de la vie à la campagne, en cette époque où la petite bourgeoisie investit l’espace pour ses propres loisirs.

 

Les chefs-d’œuvre présentés au Musée de la Chasse et de la Nature ont été légués au Virginia Museum of Fine Arts (VMFA).

Et comme c’est aussi l’habitude dans ce musée très original et qui mérite le détour, une exposition en deux temps par deux artistes se mêle adroitement à l’ensemble des collections :

Kohei Nawa, avec ses Pixcell-Deer du 4 septembre au 2 décembre 2018

La présentation par le musée :
A l’occasion de la saison en France et dans la continuité d’une collaboration initiée il y a deux ans, le musée de la Chasse et de la Nature et la Villa Kujoyama à Kyoto présentent une exposition personnelle consacrée à Kohei Nawa.

Figure éminente de l’art contemporain japonais, l’artiste est à l’honneur à Paris cet automne avec la sculpture Trône exposée au musée du Louvre dans le cadre de la saison Japonismes 2018. Les œuvres disséminées dans les collections permanentes du musée de la Chasse et de la Nature reprennent les thèmes chers à l’artiste qui tente de renouveler l’imagerie sacrée. A cette fin, il mixe des éléments issus de la culture traditionnelle japonaise – et notamment les références aux cultes shintoïstes – avec des images issues de la technologie contemporaine. Ainsi, PixCell-Deer transforme la perception que l’on a d’un cerf – animal sacré dans le Japon ancien – en associant un spécimen naturalisé à des sphères de verre qui le recouvrent intégralement en fragmentant sa silhouette. Au musée de la Chasse et de la Nature, l’œuvre vient dialoguer avec les images de cerf issues de la culture occidentale qui sont déjà présentes dans la collection permanente.

 

Angelika Markul et ses Tierra Del Fuego du 4 septembre au 2 décembre 2018

La présentation par le musée :
domi_C_Lire_musee_chasse_et_nature_Aangelika_markulTierra Del Fuego est un projet artistique polymorphe, composé d’un ensemble d’œuvres plastiques qui porte sur la disparition d’un paysage de glaciers. Il est inspiré de l’archipel du même nom qui se situe en Patagonie, aux confluences de l’Argentine et du Chili, à l’extrême sud du continent américain… L’exposition donne lieu à un cycle autour des imaginaires du changement climatique et de la fonte des glaces.

Maurice Denis et Eugène Delacroix, de l’atelier au musée

Derniers jours pour l’exposition au Musée national Eugène Delacroix

DomiCLire_musee_delacroixIl est encore temps de revoir ce musée absolument charmant qu’est le Musée national Eugène Delacroix et de découvrir l’exposition « Maurice Denis et Eugène Delacroix De l’atelier au musée » qui se termine le 28 août 2017.

Bien qu’il soit né après le décès de Delacroix, le peintre Maurice Denis avait une admiration sincère pour l’œuvre d’Eugène Delacroix qu’il a approchée dans les musées, mais aussi par l’intermédiaire d’artistes plus âgés, Paul Cézanne, Odilon Redon, Paul Gauguin. Il a d’ailleurs été l’un des acteurs du sauvetage de l’atelier de Delacroix près de la place de Fürstenberg, puis de sa transformation en musée. L’exposition met en valeur l’admiration de l’œuvre d’Eugène Delacroix par des artistes nés après sa disparition.

 

 

J’ai découvert ce musée lors du vernissage de cette exposition, quel joli havre de paix dans un quartier par ailleurs absolument délicieux. C’est là que l’artiste était installé et qu’il est mort en 1863.
Le jardin vient d’être rénové. Quel charme !
Allez-y, savourez les tableaux et l’ambiance dans la maison ou dans l’atelier, prenez le temps de vous poser dans le jardin, asseyez-vous et écoutez, regardez, ils sont là, les artistes, les amis des peintres, vous les voyez ? …

 

Chefs-d’œuvre de Budapest. Dürer, Greco, Tiepolo, Manet, Rippl-Rónai…

Le Musée du Luxembourg accueille les chefs-d’œuvre des musées de Budapest.

DomiClire_budapest_1Pendant ses travaux de rénovation, le célèbre Szépmuvészeti Múzeum se joint à la Galerie Nationale Hongroise pour présenter à Paris les fleurons de leurs collections, depuis la sculpture médiévale jusqu’au symbolisme et à l’expressionnisme.
Quatre-vingt peintures, dessins et sculptures de Dürer, Cranach, Greco, Goya, Manet, Gauguin, Kokoschka entre autres, ainsi qu’une dizaine d’œuvres de l’art hongrois sont présentés, offrant ainsi une belle perspective de l’art européen.

La fin du moyen age, la renaissance germanique, l’age d’or hollandais, mais aussi les impressionnistes avec Manet, Monet ou Cézanne, aucun style n’est oublié. J’avais particulièrement aimé le tableau de Claude Monet « les barques » lorsque j’avais visité le musée à Budapest et je l’ai retrouvé avec plaisir.

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le musée des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise. Du 9 mars 2016 au 10 juillet 2016.

Mutations urbaines, la ville est à nous ! Cité des Sciences et de l’Industrie

 « Chaque seconde, la population mondiale augmente de deux personnes. »

 

Inauguration de l’exposition « Mutations urbaines » à la Cité des Sciences et de l’Industrie à la Villette, que l’on peut voir à partir du 14 juin 2016…

La ville se transforme, la ville est le reflet de notre civilisation, de nos habitudes, de notre mode de vie. La moitié de la population mondiale vit aujourd’hui dans les villes et les zones urbaines. Comment aborde-t-on ce changement dans les différents pays, est-ce déjà en marche ? Exemples, idées, réflexions sont présentés dans cette exposition organisée en trois axes, de la réalité actuelle aux réflexions et aux propositions pour demain.

Dans cette exposition, beaucoup à voir, et entre autre, on visualise sur des schémas en relief, sur des écrans la densité de la population des villes, la mobilité de chacun au fil du temps, nos déplacements par les flux de nos terminaux mobiles, mais aussi les efforts faits aujourd’hui pour remettre la végétation et l’oxygène au premier plan des cités modernes. Un mini atelier dessin pour les enfants… Une réflexion à la fois digitale et écologique.

Pour tout savoir sur Mutations urbaines