Que faire à Compiègne ? visiter le musée franco-américain de Blérancourt

Le musée franco-américain du château de Blérancourt célèbre l’aide française lors de l’indépendance américaine et l’aide américaine pendant 14 /18, autour de 3 thèmes : les idéaux, les épreuves et les arts.

Un peu d’histoire :
Le château de Blérancourt a été initialement construit entre 1612 et 1619 par l’architecte français Salomon de Brosse. Mais à la Révolution française, le bâtiment principal disparait complètement.

En juillet 1917, le château devient le quartier général d’une organisation humanitaire, le Comité Américain pour les Régions Dévastées (CARD) composée de femmes américaines.  L’organisation, dirigée par Anne Tracy Morgan (1873-1952) la fille du banquier John Pierpont Morgan, vient en aide aux populations civiles de l’Aisne très éprouvées par les années de guerre. Les volontaires sillonnent la région en voitures et portent secours aux villages isolés.

En mars 1918, les violents combats de la contre-offensive allemande les obligent à quitter la région, elles y reviennent en février 1919. Le château est en ruine, elles le rachètent pour le restaurer et y installer leur base. Car l’association contribue à la reconstruction de la région nord jusqu’en 1923 en créant des services sanitaires, des écoles, et même des bibliothèques. Il devient ensuite un musée.

Depuis, et surtout en 1989, le musée connaît une rénovation majeure, l’extension est confiée aux architectes Yves Lion et Alan Lewitt. Le nouveau bâtiment s’intègre aux constructions. Les matériaux, marbre et sycomore américain donnent une atmosphère apaisante aux volumes éclairés par la lumière naturelle.

Que trouve-t-on dans les deux pavillons ? (que je n’ai pas eu le plaisir de visiter !)

Pavillon Sud, la bibliothèque du musée de Blérancourt constitue un fond unique six mille volumes sur les relations franco-américaines. Accès gratuit à la bibliothèque, à la documentation et aux archives sur demande écrite adressée au conservateur en charge du musée franco-américain du château de Blérancourt.

Pavillon Nord ou Anne Morgan : C’est dans ce pavillon construit au XVIIème siècle qu’Anne Morgan s’installe en 1917.

Une visite intéressante qui, grâce à ces œuvres et à une pédagogie particulièrement bien mise en valeur, fait du bien et remet à leur vraie place les relations entre les deux pays. C’est très agréable de découvrir ce musée dédié à la coopération entre la France et les États-Unis bien sûr, mais aussi à l’union de philosophie qui a pu exister et ce depuis l’Indépendance des USA et bien avant notre Révolution française, et souhaitons-le qui existera encore dans le futur, dans ce lieu si bien rénové à la fois intemporel et moderne.

Quoi : musée franco-américain de Blérancourt infos pratiques ici
 : Château de Blérancourt 02300 Blérancourt

Que faire à Roubaix ? Visiter La Piscine

Visiter La Piscine, plonger dans ce lieu Art Déco emblématique pour y découvrir les œuvres exposées dans ce musée fascinant et totalement hors du temps

La Piscine, ou  Musée d’art et d’industrie André Diligent, a ouvert ses portes en octobre 2001. Elle est implantée sur le site d’une ancienne piscine Art Déco bâtie entre 1927 et 1932 selon les plans de l’architecte lillois Albert Baert (1863-1951).

Aujourd’hui inscrite au patrimoine du XXe siècle, cette piscine offrait à l’époque un service sportif et hygiénique de grande qualité, doté d’un fonctionnement social innovant qui présentait l’image d’une équipe municipale issue du monde ouvrier et capable de promouvoir des projets d’exception et de prestige.

La piscine ferme en 1985 en raison de la fragilité de sa voûte. Le projet d’en faire un musée est étudié puis confirmé en 1992. C’est l’architecte Jean-Paul Philippon qui va faire renaitre les lieux. Les travaux débutent en janvier 1998 et s’achèvent à l’automne 2001. Le monument est alors prêt à commencer sa nouvelle vie pour le plus grand bonheur des visiteurs.

On accède à la piscine depuis l’avenue Jean Lebas, via ce long mur de briques qui est l’ancienne façade de l’usine de textile Hannart qui se trouvait là.

Le bassin est un espace où subsiste encore un grand miroir d’eau. Il se laisse deviner peu à peu, à mesure que l’on parcourt les salles adjacentes, et lorsqu’on y entre, c’est absolument magique. On retrouve même la mosaïque à décor marin sur les bords du bassin, avec le lion d’un côté, à l’autre bout a été placé le grand portique en grès coloré de Sandier. Il est à noter que la lame d’eau de quarante mètres de long peut être recouverte par un plancher pour  y organiser des réceptions, expositions, etc.

L’endroit est sublime, la verrière colorée qui représente le soleil et que l’on voit de chaque côté donne un aspect irréel à l’ensemble, quelle que soit la lumière qu’elle diffuse.

Dans le musée lui-même et autour du bassin, les cabines de douche au rez-de-chaussée et de déshabillage à l’étage sont transformées en vitrines et en cabinets de consultation. Conservant ainsi à l’ensemble sa belle unité Art Déco. On peut y admirer de somptueux vases de Sèvres, mais aussi de céramiques de Picasso ou même originaires de la région Nord de France. Enfin, dans les ailes elles aussi réhabilités, on peut voir de nombreuses sculptures, peintures, etc.

Une visite passionnante, de belles œuvres et un décor sublime, voilà de quoi passer un excellent moment.

Toutes les informations sont à retrouver sur le site de La Piscine

Quoi : La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent
 : 23, rue de l’Espérance 59100 Roubaix

Une leçon de ténèbres, Léonor de Recondo

Dans  « Une leçon de ténèbres » Léonor de Recondo nous entraine pour une nuit magique dans le musée de Tolède consacré au peintre Domenikos Theotokopoulos, dit El Greco

Quel rapport  entre un peintre né en 1521 et Léonor de Recondo ?
Quel rapport entre Tolède et Paris ?
Entre la peinture et le violon ?

Tout simplement une rencontre magique…
Comme le dernier livre de Léonor de Recondo
Comme passer une nuit seule dans un musée
Comme le bonheur de découvrir  Tolède au mois de juin sous une chaleur caniculaire, entrer dans la maison musée du peintre El Greco, rencontrer puis oublier les gardiens du musée, le lit de camps sur lequel on va peut-être dormir, et aller à la rencontre du maitre et contempler ses œuvres seule, sans la foule des touristes, sans les amoureux du peintre et tous ceux qui viennent pour le découvrir sans le connaitre
Comme le bonheur d’avoir toute une nuit pour aller à sa rencontre.

Dans  Une leçon de ténèbres Léonor de Recondo nous fait passer une nuit magique dans le musée de Tolède où se trouvent les œuvres de Domenikos Theotokopoulos, dit El Greco.

Celle qui connait bien ses œuvres si singulières dans leurs formes, leurs thèmes, leurs couleurs, et cette façon qu’à l’artiste de restituer sur la toiles des personnages presque irréels mais qui procurent tant de bonheur à ceux qui les découvrent, part à la rencontre du maitre qu’elle admire. Des années après la visite faite avec ses parents, elle revient seule dans ce musée et son but est d’entrer en communion avec El Greco, que les deux artistes se retrouvent là, par-delà le temps, par-delà les siècles. Le peintre que les visiteurs ont pu admirer lors de l’exposition proposée cet hiver par Le Grand Palais devient le partenaire d’une nuit de passion amoureuse, la passion de l’art et de la beauté, de l’absolu vers lequel tendent tous les artistes à travers les âges.

Alternent tout au long du roman les souvenirs personnels de l’auteur et la vie du peintre, non pas comme une biographie, mais bien comme une rencontre. De ces rencontres que l’on fait à travers le  temps avec ceux que l’on aime, ceux à qui ont voue une admiration inconditionnelle.

Merci Léonor de Recondo de nous enchanter avec ces mots, ces images, cette poésie et cette si belle humanité que l’on ressent au fil de pages, de roman en roman.
Une belle idée cette collection « une nuit au musée » dirigée par Alina Gurdiel

Retrouvez également l’article sur l’exposition El Greco au Grand Palais

Du même auteur, lire également Manisfesto et Amours

Catalogue éditeur : Stock

Leçon de Ténèbres : « Genre musical français du XVIIe qui accompagne les offices des ténèbres pour voix et basse continue. Se jouait donc la nuit à l’Église, les jeudi, vendredi et samedi saints. »

Le Musée Greco à Tolède n’est certes pas une Église, et Léonor de Recondo, quoique violoniste, n’y va pas pour jouer, dans cette nuit affolante de chaleur, de désir rentré, de beauté fulgurante, mais pour rencontrer, enfin, le peintre qu’elle admire, Dominikos Theotokopoulos, dit le Greco, l’un des artistes les plus originaux du XVIe siècle, le fondateur de l’école Espagnole.
Oui, Léonor doit le rencontrer et passer une nuit entière avec lui, dans ce musée surchauffée et ombreux, qui fut sa maison. Le Greco doit quitter sa Candie, natale, en Crète et traverser Venise, Rome et Madrid, où il fut de ces peintres-errants, au service de l’Église et des puissants du temps. Mais Le Greco est mort en 1614 à Tolède. Viendra-t-il au rendez-vous ?

Prix : 18 € / 200 pages ; 18,5 x 12,2 cm / ISBN 978-2-234-08883-2 / Parution 08/01/2020

Marie-Antoinette, métamorphoses d’une image, La Conciergerie

Hommage, culte, figure historique, célébrité d’une personnalité hors du commun, Marie-Antoinette s’expose à la Conciergerie

Retour sur cette figure emblématique de la France qui a suscité tant de sentiments divers et de passions, allant de l’amour à la haine, et vice versa. C’est aussi le personnage historique le plus représenté par les artistes, que ce soit de son vivant, après sa mort le 16 octobre 1793, ou par nos contemporains. Une femme libre, qui souhaitait le bonheur dans sa vie de famille, ce qui était totalement contraire à son statut de Reine, et qui par sa singularité et sa condition, s’est attirée bien des inimitiés.

Ici, dans la magnifique grande salle de la Conciergerie, plus de 200 œuvres passent en revue l’icône absolue. A travers affiches, lettres, objets lui ayant appartenu ou pas, qu’importe d’ailleurs, robes somptueuses, coiffures extravagantes, portraits réels ou imaginaires, se dessine à chaque fois une femme différente.

Son séjour à la conciergerie. Là, objets, lettres de la main de la Reine, documents d’archive, tableaux, retracent ces dix semaines passées là avant son exécution. On ne manquera pas d’aller voir après l’exposition sa cellule transformée en chapelle expiatoire.

Tous les livres, histoires, romans, biographies qui lui sont consacrés à travers les années. Son parcours est retracé de 1788 à aujourd’hui.

L’image qu’elle véhicule à travers le temps. D’abord adulée puis honnie, enfin retournée en grâce auprès de tant d’artistes de son temps ou du nôtre qu’elle a inspiré. Peintures, caricatures, gravures, films, mode, tout est là et c’est foisonnant.

Il y a aussi une sorte de fétichisme autour de la Reine, ses cheveux, son corps, sa tête coupée, représentés à l’infini. Quoi qu’elle fasse ou dise, elle ne laisse pas indifférent. 

L’image de la Reine aujourd’hui, bien présente dans l’imaginaire populaire, via des mangas, des films encore, la mode et les poupées par exemple. Si la Barbie exposée dans les premières salles était destinée à des collectionneurs, les propositions faites pour des fillettes en mal de représentation féminine sont foison, et accessibles à tous, comme le montrent les différents produits dérivés présentés en fin d’exposition.

Où : à la Conciergerie, 2, boulevard du Palais, 75001 Paris
Quand : jusqu’au 26 janvier 2020, Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h
Nocturnes le mercredi soir jusqu’à 20h30, dernier accès 1 heure avant la fermeture

Le Greco, Grand Palais

Rétrospective chronologique d’un artiste singulier «  dernier grand maître de la Renaissance, premier grand peintre du Siècle d’Or »

Mystique ? Fou ? Tout a été dit sur son œuvre et sur cet artiste atypique. Né en 1541 en Crète, Domenico Theotokopoulos, dit Le Greco, fait son premier apprentissage dans la tradition byzantine.  Inspiré depuis toujours par l’Italie de la renaissance, il va parfaire sa formation à Venise en 1567.

Lorsqu’il s’installe à Rome en 1570, il découvre les grands artistes de l’époque. Il rencontre Le Titien, et les œuvres Michel-Ange mort depuis quelques années. Il emprunte les compostions du Tintoret, le clair-obscur de Bassano, ou les couleurs du Titien, et à son tour passe maitre dans l’art du portrait.

N’arrivant pas à trouver sa place, il quitte l’Italie en 1577 pour Madrid puis Tolède. Là, il reçoit de nombreuses commandes, y compris pour l’Escorial du roi Philippe II. Cherchant à se singulariser, il va proposer d’autres modèles, couleurs, formes, et ainsi créer puis imposer son propre style.

Certains personnages semblent avoir sa faveur, les Saints, la Pietà, Marie-Madeleine ou encore Jésus chassant les marchands du temple. Il les représente souvent méditatifs, visages penchés, comme repentants, aux yeux larmoyants, aux mains fuselées, aux doigts infiniment longs, ou au contraire auréolés de gloire. Il pose sur ses toiles des détails anachroniques, mais aussi parfois les portraits de ses maitres.

Compositions aux personnages rassemblés, ou au contraire démesurément allongées, bras levés vers le ciel, personnages étirés nimbés de couleurs vives sur fond sombres… Tout au long de sa carrière, il aura également peint à de multiples reprises la même toile à laquelle il apporte quelques modifications mineures. Idée reprise dans les séries par Monet ou Warhol ?… Le Greco meurt en 1614 à Tolède, à l’âge de soixante-treize ans.

L’exposition du Grand Palais propose 75 œuvres de divers formats, très peu de dessins, mais il faut dire que très peu sont parvenus jusqu’à nous.

Quand : jusqu’au 10 février
Où : Grand Palais 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

Degas à l’Opéra, musée d’Orsay

Degas était-il hanté par l’Opéra ? Une belle exposition toute en grâce et mouvement à voir au musée d’Orsay

Edgar de Gas (1834/1917) peintre et sculpteur, est un homme qui sort beaucoup et observe, même si ensuite il réalise la plus grande partie de ses œuvres dans son atelier. Pendant quasiment toute sa carrière d’artiste, il a peint les danseuses et le mouvement, avec leurs gestes répétés à l’envi, les répétitions ou les ballets, les leçons de danse et les arrières salles où se donnent ces leçons, souvent aussi l’orchestre, les musiciens et leurs instruments.

Degas est d’abord un habitué de la salle Le Pelletier, puis à la suite de l’incendie de celle-ci en 1873 et la construction du nouvel opéra par Garnier, de celle que l’on connait aujourd’hui, le Palais Garnier inauguré en 1875.

Il y a ses entrées dès les années 1870 grâce à son ami Ludovic Halèvy. Il assiste à des centaines de représentations, passe régulièrement en coulisse ou dans le foyer de la danse. Et pourtant, il peint rarement les véritables salles de l’opéra.
Ses toiles sont essentiellement des compositions de personnages et de mouvements réalisées le plus souvent dans son atelier.
Il a parfois un cadrage décalé que je trouve résolument moderne comme pour ses musiciens placés sur le devant du tableau, les ballerines apparaissant au second plan, seulement reconnaissables à l’alignement de leurs jambes et tutus. Ou encore pour Le rideau.Mais aussi dans le mouvement, la ligne de fuite des séries de danseuses dans des tableaux en long.

Il répète indéfiniment les mêmes sujets, danseuses, expression du corps, équilibre, mouvement, comme pour les chevaux qu’il peint aussi beaucoup.

Même si le musée d’Orsay avait déjà exposé Degas et la danse il y a peu, là encore, de nombreuses toiles, pastels, dessins, et quelques sculptures attendent les visiteurs jusqu’au 19 janvier.

Et pour compléter la visite, pourquoi ne pas lire également le très beau roman La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens.

Où : au musée d’Orsay 1 rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris 7e

Quoi : Sur toute sa carrière, de ses débuts dans les années 1860 jusqu’à ses œuvres ultimes au-delà de 1900, Degas a fait de l’Opéra le point central de ses travaux, sa « chambre à lui ». Il en explore les divers espaces – salle et scène, loges, foyer, salle de danse -, s’attache à ceux qui les peuplent, danseuses, chanteurs, musiciens de l’orchestre, spectateurs, abonnés en habit noir hantant les coulisses. Cet univers clos est un microcosme aux infinies possibilités et permet toutes les expérimentations : multiplicité des points de vue, contraste des éclairages, étude du mouvement et de la vérité du geste.
Aucune exposition jusqu’ici n’a envisagé l’Opéra globalement, étudiant tout à la fois le lien passionné que Degas avait avec cette maison, ses goûts musicaux, mais aussi les infinies ressources de cette merveilleuse « boîte à outils ». A travers l’œuvre d’un immense artiste, le portrait de l’Opéra de Paris au XIXe siècle.

Quand : 24 septembre 2019 – 19 janvier 2020

Exposition organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris et la National Gallery of Art, Washington où elle sera présentée du 1er mars au 5 juillet 2020, à l’occasion du trois cent cinquantième anniversaire de l’Opéra de Paris.

L’âge d’or de la peinture anglaise, Musée du Luxembourg

De Reynolds et Gainsborough à Turner, l’âge d’or de la peinture anglaise à travers les chefs-d’œuvre de la Tate Britain,  de la fin du XVIIIe au début du XIXe siècle

Mrs Robert Trotter

On y trouve portraits, peintures d’histoire ou animalières, paysages et aquarelles. Des œuvres assez étonnantes par leur construction, leurs couleurs, et leur taille. Dans les premières salles, les portraits sont si gigantesques qu’ils semblent à l’étroit dans l’espace du musée. Par la suite, quelques paysages ont au contraire des tailles bien modestes, quand on connait par exemple l’œuvre de Turner.

Vers 1760, puis tout au long du règne de George III, soit jusqu’en 1820 environ, la société anglaise se transforme et avec elle l’art et la culture connaissent une mutation importante. Sans pour autant renier les grands maîtres précédents, les peintres anglais s’essaient à de nouveaux styles, de nouvelles techniques, renouvelant le genre du portrait, les rendant plus sensibles et même expressifs, ou celui du paysage et de la peinture d’histoire.

Jusqu’au moment de la révolution française, on assiste au développement du paysage comme un genre en soi. Le goût en est sans doute favorisé par les échanges que font les artistes avec l’étranger, notamment lors de leur Grand Tour au cours desquels les peintres se familiarisent avec les œuvres italiennes en particulier. Après la révolution, les voyages étant plus compliqués, ils se tournent vers leurs propres paysages et mettent en valeur la campagne anglaise.

Et l’on peut voir au hasard des salles :

Ce portrait portrait où le personnage ne regarde pas devant lui, une construction assez surprenante et très belle.

Mrs Robert Trotter par George Romney. On sait que le peintre pouvait réaliser un portrait avec seulement quelques séances de pose. Ce portrait est novateur car seul le personnage est travaillé alors que le fond est à peine esquissé, presque flou. Contrairement à un portrait plus classique, avec un arrière-plan très fouillé.

À la façon de…

Francis Cotes, Paul Sandby, l’artiste fait le portrait d’un peintre spécialiste du pastel en le représentant à sa fenêtre, ses crayons de pastel à la main.
J’ai apprécié dans ce tableau de George Stubbs Un Hunter gris avec un palefrenier et un lévrier à Creswell Crags le regard que l’on devine entre le chien et le cheval.

L’empire colonial…

Mais il ne faut pas oublier la grande période de l’empire colonial Anglais, en particulier en Inde, que l’on retrouve notamment dans des paysages ou des portraits de famille. Ici un détail, une jeune fille et sa jeune servante indienne.
Ou encore, le peintre, découragé car ne recevant plus aucune commande, sombre dans l’alcool, puis se suicide. Ici il pose devant sa toile blanche…

Ce n’est pas forcément une exposition inoubliable, mais de belles choses à voir.

Que voir : L’âge d’or de la peinture anglaise, de Reynolds à Turner
Où : Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard 75006 Paris
Quand : jusqu’au 16 février 2020, tous les jours de 10h30 à 19h, nocturne jusqu’à 22h le lundi