Mon inventaire 2019

Quand ton blog te rappelle qu’il y a 5 ans Domi C Lire prenait forme peu à peu jusqu’à devenir ce rendez-vous indispensable qui me permet de partager ma passion.

Happy Anniversary with WordPress.com !

Comme le temps file vite, je ne les ai pas vues passer ces cinq années, à lire, puis écrire quelques lignes pour partager ici mes coups de cœur, 💙💙💙, 💙💙💙💙, 💙💙💙💙💙 que ce soit à propos de nouvelles lectures, de rencontres avec des auteurs, d’expositions, de musées, et de toutes les découvertes de lieux qui m’ont intéressée avec les Que faire à ?.

Il est grand temps de faire ici Mon inventaire 2019 ! Mais qu’il est difficile d’être concis avec un peu plus de 180 livres tous genres confondus lus dans l’année. Je n’en voulais que dix, ils seront douze…

Ces romans qui m’ont fait vibrer, qui m’ont apporté quelque chose

Amour propre, Sylvie Le Bihan

Le cœur battant du monde, Sébastien Spitzer

Rien n’est noir, Claire Berest

Manifesto, Léonor de Recondo

Ces premiers romans bouleversants

Le bal des folles, Victoria Mas

à crier dans les ruines Alexandra Koszelky

Comme la chienne, Louise Chennevière

Suiza, Bénédicte Belpois

Ces romans policiers ou thrillers qui m’ont sortie de mon quotidien

Surface, Olivier Norek

La mort selon Turner, Tim Willocks

Ce roman en format poche, à lire à faire lire

Manuel à l’usage des femmes de ménage, de Lucia Berlin

Ce roman young adulte que j’attendais

Je n’ai pas trahi, Frédéric Couderc

Et vous ? Quels livres avez-vous envie de partager de votre année 2019, et quels conseils pour l’année qui vient ?

Prix SNCF du Polar 2020

 Avec plus de 44 000 votes en 2018, le Prix SNCF du Polar est le 1er prix littéraire en France décerné à 100% par le public

Pour sa 20e édition, le Prix SNCF du Polar nous propose un très beau choix de titres.
Les lecteurs et les voyageurs ont quelques mois pour voter sur le site Sncf.

Les romans en compétition : La catégorie roman est la toute première du Prix SNCF du Polar. Depuis le lancement du Prix en 2000, plus de 200 livres ont été présentés et 31 récompensés.

  • L’Écrivain public Auteur : Dan Fesperman  (États-Unis) 10/18
  • Le Diable en personne Auteur : Peter Farris (États-Unis) Gallmeister
  • L’Été circulaire Auteure : Marion Brunet (France)  Le Livre de Poche
  • En pays conquis Thomas Bronnec (France) Folio Policier
  • Les Chemins de la haine Eva Dolan (Angleterre) Points Policier
  • Seules les bêtes Colin Niel (France) Babel Noir
  • Le Manuscrit inachevé Franck Thilliez (France) Pocket

Les 6 BD / albums en compétition : Le Prix SNCF du Polar offre à tous les amateurs de bulles noires une plongée exclusive dans les abysses du 9e art

  • Cassandra Darke de Posy Simmonds (Angleterre) Denoël Graphic
  • Tumulte de John Harris Dunning et Michaël Kennedy (Angleterre) Presque Lune
  • Le Detection Club de Jean Harambat (France) Dargaud
  • Dans la tête de Sherlock Holmes de Cyril Liéron et Benoît Dahan (France) Ankama
  • No direction d’Emmanuel Moynot (France) Sarbacane
  • Grasskings de Matt Kindt et Tyler Jenkins (États-Unis) Futuropolis

Retrouvez ma chronique de GrassKings ici.

Les 8 films en compétition : Pour fêter les 20 ans, et parce que nous les avons tant aimés, les 8 courts métrages en compétition cette année ont tous été déjà récompensés par le Prix SNCF du Polar depuis 2012.

  • L’Accordeur d’Olivier Treiner, 24 25 Films (France)
  • Kerosene de Joachim Weissmann, Artemis Productions (Belgique)Penny
  • Dreadful de Shane Atkinson, Rob Cristiano (États-Unis)
  • CarJack de Jeremiah Jones Société de production : 100 to 1 Productions (États-Unis)
  • Mr Invisible de Greg Ash, Tin Monkey & Big Bright Lights (Irlande)
  • Hasta que la celda nos separe de Mariana & Joserro Emmanuelli ; Black Dog Production Mansion & French Alliance of Puerto Rico (Porto Rico)
  • Speed/Dating de Daniel Brunet & Nicolas Douste, Affreux, sales & méchants Productions (France)
  • Troc Mort de Martin Darondeau, La Voie Lactée, Slumdog Production et les Films du Duc (France)

Ma sœur sérial killeuse, Oyinkan Braithwaite

Ma sœur sérial killeuse, d’Oyinkan Braithwaite, un roman teinté d’humour noir, quand deux sœurs unies à la vie à la mort bousculent nos habitudes

Korede aime sa sœur cadette, bien que celle-ci soit la plus belle et la favorite de leur mère. Elle s’est également donné pour mission de s’occuper d’elle. Mais Ayoola est une véritable mante religieuse, elle supprime ses amants quand elle n’en veut plus, ou peut-être quand ils se rapprochent trop d’elle. En tout cas, quelle qu’en soit la raison, le résultat est là, et c’est toujours la grande sœur qui doit faire le ménage pour la protéger.

Impossible de s’en ouvrir à leur mère, et comme le père n’est plus là… on comprendra d’ailleurs au fil des chapitre la relation ambigüe des filles au père.

Korede, infirmière à l’hôpital, est toujours célibataire. Tate, le médecin avec qui elle travaille, ne la laisse pas insensible. Aussi lorsque sa sœur s’en approche, elle compte bien sortir les griffes pour qu’il garde toutes ses chances d’avoir la vie sauve.

Vif, rythmé, fait de courts chapitres, qui donnent envie de continuer pour aller jusqu’au bout et de comprendre comment ces deux sœurs vont bien pouvoir s’en sortir. Mais permet de se poser des questions sur les méandres obscurs de la société nigériane avec ses strates infranchissables, une police inexistante, les relations hommes-femmes et la condition féminine pas forcément au top, les femmes qui luttent pour prendre la place qui devrait leur revenir.

Voilà un premier roman à la fois addictif et déjanté, décapant et hilarant. Famille et solidarité, société et culture africaine, de nombreux thèmes sont abordés par le biais de cet excellent thriller psychologique et sociologique. Un très plaisant moment de lecture que je vous recommande.

Catalogue éditeur : Delcourt littérature

Traduit de l’anglais (Nigeria) par Christine Barnaste

Korede s’est donné pour mission de protéger sa cadette envers et contre tout, et ce n’est pas une mince affaire. Non contente d’être la plus belle et la favorite de leur mère, Ayoola a aussi la fâcheuse habitude de tuer ses amants. Ainsi, au fil du temps, Korede est devenue experte pour faire disparaitre les traces de sang et les cadavres. Seulement, avec Femi, ça fait trois. Et à trois, on vous catalogue serial killer…
Korede a une vie à mener, elle aussi : elle est secrètement amoureuse de Tade, le séduisant médecin qu’elle croise tous les jours dans les couloirs de l’hôpital où elle travaille comme infirmière. Aussi, lorsque sa jeune sœur jette son dévolu sur Tade, Korede se trouve face à un dilemme : comment continuer à protéger Ayoola, sans risquer la vie de l’homme qu’elle aime ?
À l’instar d’une Jane Austen des temps modernes, Oyinkan Braithwaite interroge les liens du sang, tout en pratiquant une critique en règle de la société nigériane : sa corruption, ses différences de classe, son machisme exacerbé…
Une comédie noire et décalée, aussi grinçante que glaçante.

Parution le 13 février 2019 / 244 pages / 18.50€

La passe imaginaire, Grisélidis Réal, Vesna Etcha Dvornik

La passe imaginaire, de Grisélidis Réal interprétée et mise en scène par Vesna Etcha Dvornik « La prostitution est un art, un humanisme et un acte révolutionnaire » 

Etcha Dvornik, danseuse et chorégraphe originaire de Ljubljana, en Slovénie, est venue en France continuer ses études, et poursuivre ici son travail sur le corps. Elle aime travailler sur le corps, en particulier à travers l’expression de sa fatigue, et sur la création féminine en général. Elle incarne Griselidis Real par les attitudes et les mouvements d’un corps souvent épuisé, en donnant voix à son œuvre maitresse, La passe imaginaire. Jouant sur une chorégraphie et des accessoires qui disent ou font ressentir, chaussant et déchaussant ses vertigineux escarpins rouges si emblématiques du métier qu’elle incarne.

Un spectacle à la fois décalé et surprenant, tant la proximité avec Etcha Dvornik est grande dans ce petit théâtre. Spectacle qui peut être dérangeant dans sa nudité, ses mots ou ses gestes qui expriment une sexualité tarifée à la fois violente et scandaleuse. Sans doute aussi parce qu’il rend humaines les prostituées, et place le spectateur face à ce métier dont il n’a au fond le plus souvent que des impressions et des idées certainement aussi fausses que contradictoires.

On perçoit dans les mouvements du corps à la fois la révolte face aux idées reçues et la révolution dans les propos de Griselidis Real. Elle veut donner une autre image de ce métier qu’elle pratique en voulant toujours aider ces hommes qui viennent à elle, comme le font ses consœurs, les soulager sans doute, et là les mots deviennent aussi crus que les gestes sur la scène, aussi dérangeants que l’amour physique sans sentiments et sans jouissance partagée.

Peu à peu, on se laisse envoûter par la voix d’Etcha Dvornik et par sa présence ; par la danse du corps et par ses gestes qui disent la lassitude et la fatigue, l’attente et la violence contenue, le désespoir parfois, dans un rôle, une chambre, un corps. Qui disent l’enfermement aussi, avec ce moment qui m’a particulièrement happée, par ce déplacement circulaire quasi hypnotique, sur cette minuscule scène de la Comédie Saint-Michel, et qui incarnait parfaitement une forme d’emprisonnement.

Lire La Passe imaginaire, avec une préface de Jean-Luc Hennig, dans la Collection Verticales, Gallimard, 2006

«Voici les lettres intimes que j’ai reçues, en dix ans, d’une des femmes les plus rares que j’aie eu à connaître. Ces lettres racontent sa vie du jour et de la nuit, ses clients (immigrés turcs ou arabes, pour la plupart), ses rêveries de vieillesse, ses amants imaginaires, ses coups de gueule, ses imprécations contre Dieu, ses verres de royal-kadir, ses maladies à répétition, ses usures. Même si Grisélidis se dit encore prête à tout pour les hommes, prête à tout pour l’amour. Et surtout si elle rit de tout. Férocement. Grisélidis a peut-être le bonheur de la désespérance. C’est en tout cas sa dignité.»
Jean-Luc Hennig.

La Passe imaginaire, œuvre maîtresse de Grisélidis Réal, écrivaine, peintre et prostituée Suisse (1929-2005), est le fruit d’une correspondance entretenue de l’été 1980 à l’hiver 1991 avec Jean-Luc Hennig.

Voir « La Passe Imaginaire » spectacle chorégraphique d’après l’œuvre de Griselidis Réal

Ce document sur la prostitution au quotidien dévoile le panorama secret de la misère sexuelle masculine avec rage, crudité et tendresse. Au fil des lettres, l’autoportrait de cette P… irrespectueuse met à jour les autres femmes qui vivent en elle : la grande voyageuse, la lectrice éclectique, l’amoureuse passionnée, la sociologue amateur, l’altruiste libertaire et l’épicurienne raffinée. Écrivaine flamboyante à l’écriture large et puissante, lyrique et crue, femme libre et engagée, enragée et humaniste, elle fut à la tête de tous les combats et des mouvements de prostituées des années 70.

Quand : jusqu’au 2 janvier 2020 les jeudis soirs à 21h30

Où : au Théâtre de la comédie Saint-Michel au 95 boulevard Saint-Michel – 75005 Paris

Les Amazones, Jim Fergus

Avec Les Amazones, le dernier roman de Jim Fergus, faire une plongée hors du temps dans « Les journaux perdus de May Dodd et de Dolly McGill édités et annotés par Molly Standing Bear » au pays des indiens, de 1876 à aujourd’hui

D’abord il y a eu Mille femmes blanches ce roman que j’ai adoré dès sa parution en 2000. Souvenez-vous, en 1875, le chef cheyenne Little Wolf demande au président Grant de lui offrir mille femmes blanches en échange de mille chevaux ; Son idée, en épousant mille de ses guerriers, elles favoriseront l’intégration de son peuple. Si en réalité on ne sait rien de ce que les deux hommes se sont dit lors de cette rencontre, l’auteur prend malgré tout ce prétexte pour défendre la cause des natives américains, en particulier des indiens des grandes plaines. Sous la forme de carnets intimes, Jim Fergus retrace la vie de ces quelques femmes qui vont tenter de s’intégrer à ces tribus cheyennes, Arapahos ou Shoshones pour ne citer qu’elles. Puis viendra La vengeance des mères, deuxième opus de la série, et enfin Les Amazones, le troisième et dernier tome de la saga.

Non il ne s’agit pas là de ces guerrières que l’on retrouve dans la mythologie grecque, pourtant elles n’en sont pas si éloignées. Car Les Amazones sont ces femmes décrites dans les carnets retrouvés de May Dodd, que l’on va suivre tout au long du roman, en parallèle au récit de Mollie McGill, et leur histoire se prolonge pendant toute l’année 1876. Devenues guerrières à leur tour, elles vont créer une sorte de confrérie, celle des Cœurs Vaillants, et se battre aux côtés des indiens contre ce monde qu’elles ont quitté et dans lequel elles ont parfois dû abandonner leurs enfants. Leurs récits nous permettent de retrouver les batailles célèbres, celle de Little Big horn en particulier, mais aussi de faire vivre les récits chamaniques et les traditions spirituelles indiennes.

L’histoire de Mollie Standing Bear, native des réserves américaines contemporaines, apparait en fil rouge, comme une réminiscence de l’esprit des femmes du XIXe.

A la fois récit historique et évocation du surnaturel, l’auteur nous embarque une fois de plus dans une aventure que l’on a du mal à lâcher, et ce malgré quelques longueurs il me semble. L’alternance des récits, des personnages, du passé et du présent ancre totalement son roman dans la réalité quotidienne des indiens des réserves aux États-Unis aujourd’hui. La complexité de leur intégration, le plus souvent impossible, le poids de leurs traditions et de leurs croyances, sont toujours d’actualité. Sa présentation de la vie des tribus, le respect envers la nature et le gibier, leur organisation complexe au fil des saisons et des combats, les costumes et leurs significations, les danses et les rituels magiques, les rites religieux, l’extinction programmée des bisons, rien n’est négligé par l’auteur qui étoffe son récit grâce à ses connaissances impressionnantes du sujet.

J’ai aimé qu’en filigrane à ces récits d’aventure, l’auteur nous montre sans cesse la place des femmes dans la société. Pour celles qui intègrent les tribus, que ce soit la place qui leur était réservée dans la société puritaine des migrants des Amériques, ou celle qu’elles doivent se faire au sein des tribus, on se rend compte que le rôle des femmes, leur liberté, leur existence même ne sont jamais garantis.

Enfin, la déliquescence des tribus indiennes dans la société actuelle, la disparition de nombreuses femmes dans le pays sans que cela émeuvent le moins du monde les autorités, et la vie dans les réserves, nous sont également montrés avec toute la cruauté et tout ce que cela implique pour les amérindiens. J’ai le souvenir d’avoir traversé quelques réserves, lors de mes voyages aux États-Unis, et d’avoir vu certains de ces indiens perdus par l’alcool, la drogue et l’inactivité, au détriment de traditions qui se perdent.

Catalogue éditeur : Le Cherche Midi

Mille femmes blanches : L’héritage

1875. Un chef cheyenne propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens, au moment où commencent les grands massacres des tribus.
1876. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue « civilisation » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.
Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus mêle avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l’oppression, depuis la fin du xixe siècle jusqu’à aujourd’hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l’épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu’inoubliables.

Jim Fergus est né à Chicago en 1950 d’une mère française et d’un père américain. Il vit dans le Colorado.

EAN : 9782749155586 / Nombre de pages : 374 / Format : 154 x 240 mm / Prix : 23.00 €

Fêlures, Nora Roberts

Aborder le sujet grave des violences intrafamiliales et en faire un roman plaisant, découvrir le talent de Nora Roberts dans son dernier roman « Fêlures »

Zane et Britt ont de la chance, ils vivent dans une des familles les plus en vue, et certainement enviées, de Lakeview, en Caroline du Sud. Leur père Graham Bigelow est un chirurgien de renom, leur mère Elisa une parfaite épouse du style « soit belle et tais toi ». Mais derrière les apparences se cachent souvent des violences intrafamiliales qui laissent des traces indélébiles. Car Graham est un mari violent, Eliza une femme soumise qui oublie son rôle de mère au profit de sa vie d’épouse comblée. A la suite d’une énième dispute, les enfants vont réagir. Un enchainement de catastrophes va séparer à jamais la famille. Pour le bien des deux enfants, ils vont désormais vivre chez leur tante Emily. Zane devient avocat, Britt psychologue.

Des années plus tard, Zane décide de revenir dans cette ville qu’il avait fuie depuis trop longtemps. Il y fait la rencontre de Darby, une paysagiste de talent. La jeune femme souhaite s’installer à Lakeview, elle vient de quitter sa région suite au chagrin causé par le décès de sa mère. Elle aussi cache ses blessures. Zane et Darby sont inexorablement attirés l’un vers l’autre. Les victimes de violences intrafamiliales se reconnaissent souvent sans toutefois être capables de redonner leur confiance.

Voilà exactement le genre de roman qui file tout seul, bien qu’il aborde des sujets graves, violence du conjoint envers sa femme, soumission, violence envers les enfants, tant physiques que morales, il est pourtant écrit de telle façon que l’on a indiscutablement envie d’en savoir plus, de connaître la fin de l’intrigue. Des personnages plus ou moins attachants, plus ou moins détestables, parfois légèrement caricaturaux, mais qu’il est plaisant de connaitre et de suivre. C’est une lecture qui délasse avec des pages qui tournent seules. L’intrigue se déroule à un rythme soutenu, en trois parties qui situent les personnages à trois époques successives de leurs vies (de la vie de Zane essentiellement) sans jamais nous perdre. Alors, oui, bien sûr, la police est exemplaire, les enquêtes et les procès rapides (même si la justice est bien plus rapide aux USA qu’en France !) les méchants très méchants et les gentils idylliquement gentils, mais après tout nous ne sommes pas là pour envisager le côté plausible des choses.

Et l’on comprend aussi pourquoi Nora Roberts a autant de succès, car elle fait passer un excellent moment à ses lecteurs (lectrices ?) que demander de plus parfois ! C’est en cela aussi que ce roman-thriller est réussi.

Catalogue éditeur : Michel-Lafon

Un père chirurgien en vue et son élégante épouse, deux enfants modèles, une maison magnifique à Lakeview en Caroline du Sud : la famille Bigelow est absolument parfaite.
En tout cas, c’est ce que tout le monde croit.
Mais derrière les portes fermées, les enfants, Zane et sa petite sœur Britt, vivent dans la peur, terrorisés par leur père, Graham.
Jusqu’à ce terrible jour où Zane rentre en retard. La dispute qui s’ensuit marque le début d’un enchaînement d’événements qui brise la famille et change la vie des enfants pour toujours. Ils sont confiés à leur tante. Mais le passé ne se laisse pas oublier si facilement…

Des années plus tard, Zane, devenu avocat, revient à Lakeview. Il y retrouve sa tante, sa sœur et ses vieux amis. Il y rencontre également une nouvelle venue, Darby McCrae qui, derrière son optimisme et son énergie, cache ses propres blessures.

Avec plus de 400 millions d’exemplaires de livres vendus dans le monde, Nora Roberts est la plus populaire des romancières américaines. 

Parution : 29/08/19 / Prix : 17.95 € / ISBN : 9782749939292

Cape May, Chip Cheek

« Cape May » de Chip Cheek, le roman par excellence à lire pendant les vacances

J’ai d’abord été attirée par le titre du roman. Ayant séjourné quelques jours à Cape May, New Jersey, j’ai eu le plaisir de goûter au charme incroyable de cette ville. J’ai aimé les rues bordées de magnifiques maisons victoriennes aux jardins colorés et fleuris et l’ambiance hors du temps de cette station de villégiature estivale. C’est un  bonheur de s’y promener en saison, mais qu’en est-il le reste de l’année.

L’auteur nous entraine dans les pas de Henry et Effie, à la fin des années 50, alors qu’ils partent en voyage de noce dans cette station balnéaire. Effie a passé quelques vacances dans la maison de son oncle, et le souvenir des moments passés lui a donné envie d’y retourner avec son jeune époux. Mais hors saison, le charme qui avait séduit Effie n’opère plus, les rues sont vides et l’ambiance tristounette… L’envie de repartir afin d’éviter de mourir d’ennui est très forte. Aussi lorsqu’ils rencontrent une amie d’enfance d’Effie dans une maison voisine, tout devient possible et la fête peut enfin commencer. Alcool, séduction, éveil des sens  et jeux dangereux, les fêtes s’enchainent pour le pire et le meilleur et au final, rien ne sera épargné au jeune couple.

Chip Cheek réussi à nous séduire par ses mots, par le rythme soutenu, par ce qu’il nous laisse entrevoir des sentiments et des interrogations de ces jeunes gens. L’atmosphère totalement hors saison est bien rendue. Les problématiques très années 50 du jeune couple et la confrontation de deux classes sociales plutôt éloignées les rendent assez proches de nous. Enfin, la réalité du couple, sa construction au fils des années, est également évoquée. Sujet n’est pas forcément évident à une époque où il est plus facile de se quitter que de rester ensemble. Voilà assurément le genre de roman que l’on a envie de lire pendant les vacances.

Quelques photos de mon voyage à Cape May…

Catalogue éditeur : Stock

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Amfreville

Septembre 1957.
Henry et Effie passent leur lune de miel à Cape May, dans le New Jersey. Hors saison, la petite station balnéaire n’offre guère de distractions – si ce n’est la découverte du plaisir –, et le jeune couple ne tarde pas à s’ennuyer. Leur rencontre avec un groupe de New-Yorkais riches et délurés va leur ouvrir les portes d’un monde insoupçonné. Cape May devient alors leur terrain de jeu : ils s’invitent dans des maisons vides, font de la voile, se saoulent au gin et marchent nus sous les étoiles… jusqu’à cette nuit où tout bascule.

Né en 1976 à Macon en Géorgie, Chip Cheek a étudié le journalisme et le creative writing. Cape May, son premier roman, est en cours de traduction dans plusieurs pays. Il vit à El Segundo en Californie.

Parution 29/05/2019 / 350 pages / EAN : 9782234086012 / Prix 22.00 €